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Chapitre des ventes (3)

Le message de l'Islam

 7 – Les formes de ventes prohibées en Islam

Le Sage Législateur a interdit certaines formes de ventes en raison des préjudices qui peuvent en découler, portant atteinte à certains préceptes primordiaux, comme c’est le cas lorsqu’une vente occupe l’individu au point de négliger l’observation d’adorations obligatoires, ou bien qu’une vente cause des préjudices à autrui. Ainsi, parmi ces ventes :

 

 

1 – Les transactions effectuées après le deuxième appel à la prière le jour du vendredi

 

La vente effectuée après le deuxième appel à la prière n’est donc pas valable pour quiconque est tenu d’assister à la prière du vendredi, conformément à la parole d’Allah : « Ô vous qui avez cru! Quand on appelle à la Salât du jour du Vendredi, accourez à l’invocation d’Allah et laissez tout négoce »[1]. En effet, Allah a interdit la vente durant ce moment, et l’interdiction implique la nullité de cette vente.

2 – La vente d’objets à qui s’en sert dans la désobéissance d’Allah ou en fait usage lors d’actes illicites.

 

De ce fait, il est interdit de vendre du jus de fruit à quiconque s’en sert pour élaborer un alcool, ni des ustensiles à quiconque s’en sert pour boire de l’alcool, ni des armes en période de discorde entre musulmans. A ce sujet, Allah dit : « Entraidez-vous dans l’accomplissement des bonnes œuvres et de la piété et ne vous entraidez pas dans le péché et la transgression »[2].
 

3 – La vente d’un vendeur sur un autre (par accaparement et enchérissement)

 

Cette forme de vente revient à dire à un acheteur qui vient d’acquérir un objet pour dix (euros) : « Je te vend la même chose pour moins cher, ou un meilleur produit pour le même prix ». Et ce conformément au hadith d’Ibn ‘Omar selon lequel le Messager d’Allah a dit : « Que l’un d’entre vous ne vende pas une chose qui a déjà été vendue par un autre ».
 

4 – L’achat d’un client sur un autre

 

Cette forme de vente revient à dire à un vendeur qui vient de vendre un objet : « Annule cette vente, je te l’achète pour un meilleur prix », et ce après que la vente ait été conclue à prix déterminé. Ainsi, cette forme de vente entre dans l’interdiction précédemment citée dans le hadith ci-dessus.
 

5 – La vente dite « Al ‘Îna »

 

Cette vente consiste à vendre une marchandise à un individu à un prix déterminé à échéance. Ensuite, le vendeur rachète cette marchandise comptant (cash) à un prix moindre, sans annulation de la première dette qui devra être réglée par l’acheteur au terme de l’échéance. Exemple illustratif : Un vendeur vend une parcelle de terrain pour cinquante milles euros à échéance d’un an, puis le même vendeur rachète la parcelle pour quarante milles euros comptant à l’acheteur qui se devra malgré tout de payer la somme établie au préalable au terme de l’échéance[3].
 
Cette vente se nomme ainsi car l’acheteur acquiert une entité (ici de l’argent en espèce comptant « ‘aynan ») au lieu d’une marchandise. C’est une forme de vente interdite car elle constitue une ruse par laquelle l’on fait usage de l’usure. D’après Ibn ‘Omar le Messager d’Allah a dit : « Lorsque vous pratiquerez « Al ‘Îna », suivrez la queue des vaches, vous contenterez de [vos] cultures, et délaisserez le Jihâd, Allah fera s’abattre sur vous une humiliation qu’Il n’ôtera que lorsque vous retournerez à votre religion »[4].
 

6 – La vente d’un objet avant son acquisition complète

 

Cette forme de vente consiste à acheter une marchandise à un individu et de la vendre avant de l’avoir acquise et transférer de l’endroit où elle repose. A ce propos Abou Houreyra relate que le Messager d’Allah a dit : « Quiconque a acheté une nourriture (dans le but de la vendre), qu’il ne la vende qu’une fois acquise »[5]. Aussi, d’après Zayd Ibn Thabit le Messager d’Allah a interdit de vendre les articles là où ils ont été achetés jusqu'à ce que les commerçants en prennent possession et les déplacent chez eux.[6] Il est donc interdit en Islam de vendre un objet avant de l’avoir entièrement acquis.
 

7 – La vente de fruits avant leur maturité

 

Il est interdit de vendre un fruit avant l’apparition des signes de sa maturité, et ce, par crainte qu’il ne soit ravagé ou qu’il se dégrade (le rendant impropre à la consommation) avant sa récolte. A ce sujet, Anas rapporte que le Messager d’Allah a dit : « Vois-tu si Allah empêchait (la maturité) des fruits, à quel titre l’un d’entre vous prendrait-il l’argent de son frère ? »[7]. De plus, Ibn ‘Omar rapporte que le Prophète a interdit la vente de fruits jusqu’à ce qu’ils soient mûrs, qu’il s’agisse de la vente ou de l’achat.[8]
 
L’on reconnait ce stade par leur couleur jaunâtre et rougeâtre lorsqu’il s’agit des fruits issus du palmier, leur teint foncé lorsqu’il s’agit du raisin, concernant les graines, c’est qu’elles durcissent et deviennent s sèches, et autre signes semblables.
 

8 – La vente par enchère simulée dite « An Najch »

 

Il s’agit de la vente au cours de laquelle un individu enchérit le prix d’un objet destiné à la vente sans intention de l’acquérir, mais dans le but de tromper et d’encourager l’éventuel acheteur à conclure la vente à un prix élevé. Ibn ‘Omar rapporte que le Messager d’Allah a interdit la vente par enchère simulé « An Najch ».

 



[1] Sourate 62 Le vendredi verset 9.
[2] Sourate 5 La table servie verset 2.
[3] NB : Cheykh Al Fawzan dit à ce sujet dans son ouvrage intitulé « Le résumé jurisprudentiel » : « Cette vente est interdite car elle constitue en fait une ruse par laquelle les contractants ont recours à l’usure (ar-ribâ), car cela revient à vendre le l’argent en espèce à échéance pour de l’argent en espèce comptant avec profit, la marchandise ne servant ici que de ruse ».
[4] Rapporté par Ahmed (2/28), Abou Daoud (2136) et jugé authentique par Al Albani.
[5] Rapporté par Al Boukhari (2136) et Mouslim (1525).
[6] Rapporté par Abou Daoud (3499).
[7] Rapporté par Al Boukhari (2198) et Mouslim (1555).
[8] Rapporté par Al Boukhari (2194) et Mouslim (1534).

 

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inciseesy
jeudi 31 mai 2012
ce que je cherchais, merci

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