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L’Accomplissement des Prières (1)

Jamaal al-Din M. Zarabozo

 

Signification de « l’Accomplissement des Prières »

 

Un aspect très important que l’on doit souligner au sujet de ce pilier est que, l’on ne fait pas allusion tout simplement à « l’exécution » de la prière. Dans le Qur'an, Allah ne commande pas simplement l’exécution de la prière. Allah requiert des croyants l’iqaamat al-salat (« l’accomplissement des prières »). Ainsi, ce pilier de l’Islam, loin de se réduire simplement à la prière, relève de quelque chose de spécial qu’Allah et Son Prophète (paix sur lui) ont appelé « l’accomplissement de la Prière ».

L’homme ne peut respecter ce pilier que s’il accomplit convenablement et correctement la prière. Ce qui revient à dire que beaucoup de personnes prient, mais très peu accomplissent la prière. C’est quelque peut à l’image de cette déclaration rapportée de Umar au sujet du hadj : « Peu sont ceux qui accomplissent le hadj alors que les cavaliers [présents au hadj] sont bien nombreux »[1].

Al-Dausiri souligne une différence entre ces deux expressions que sont « l’accomplissement de la prière » et « l’exécution de la prière ». Il dit : « [Allah] n’a pas dit « exécutants de la prière » mais « ceux qui accomplissent convenablement la prière ». Allah a établi une distinction entre les deux dans le but de faire la différence entre la prière véritable et sincère et la prière purement de forme. La vraie prière est la prière du cœur et de l’âme, la prière de soumission, la prière de ceux qui se tiennent debout en silence, dans la crainte devant Allah »[2]. La prière ‘purement de forme’ n’a jamais été destiné par cette prescription.

A n’en point douter, l’accomplissement de la prière renvoie à l’accomplissement des aspects spirituels et intérieurs de la prière, comme l’a mentionné al-Dausiri. Cependant, il ne s’agit certainement pas de la seule différence qui existe entre les deux, comme l’on peut s’en apercevoir à travers la définition ou les affirmations relatives à « l’accomplissement de la prière ». Par exemple, le célèbre exégète du Qur'an, ibn Jarir al-Tabari écrit : « L’accomplir signifie l’effectuer dans le respect de ses normes, avec tous ses aspects obligatoires, avec ce qui a été rendu obligatoire à ce sujet par celui sur qui cela a été rendu obligatoire ». Il cite par la suite le Compagnon ibn Abbas qui dit : « L’accomplissement de la prière consiste à effectuer ses inclinaisons, ses prosternation et la récitation de ses paroles de façon intégrale, dans la crainte d’Allah et avec toute la concentration requise »[3]. L’érudit de la première heure, Qatada affirme également : « L’accomplissement de la prière consiste à observer et respecter ses heures, les ablutions, l’inclinaison et la prosternation »[4].

De façon générale, l’on pourrait dire que « l’accomplissement de la prière » signifie effectuer et exécuter la prière de manière correcte, conformément aux prescriptions du Qur'an et de la Sunnah. Ce qui inclut aussi bien les aspects extérieurs que les aspects intérieurs de la prière. Aucun de ces deux types d’aspects ne saurait à lui seul suffire à accomplir réellement la prière. L’on doit être en état de pureté avant la prière. L’on doit accomplir la prière à l’heure appropriée. L’on doit, pour les hommes, accomplir la prière en communauté dans une mosquée, dans la mesure du possible. L’on doit accomplir la prière conformément à sa réglementation et, en même temps, les actes corporels doivent s’effectuer avec application, soumission, humilité, calme, etc. Tous les actes de la prière doivent s’accomplir correctement et de la manière dont les a enseignés le Messager d’Allah (paix sur lui). Tout cela fait partie de l’accomplissement de la prière. Il s’agit des aspects essentiels de ce très important socle sur lequel repose l’ensemble de la structure de l’Islam.

Au vu de ce qui précède, il est évident que ce à quoi fait allusion Allah n’est pas quelque chose de léger ou quelque chose qui peut être pris à la légère. Il s’agit d’accomplir les prières de la meilleure des manières possible, conformément à la Sunnah du Prophète (paix sur lui), avec une intention correcte et toute la concentration nécessaire.

Cependant, il peut arriver que la personne accomplisse la prière dans une certaine mesure. La personne aura, du point de vue légal, effectué sa prière et pourrait cependant ne pas bénéficier de la récompense d’Allah. Comme le dit le Prophète (paix sur lui), « À l’issue d’une prière, l’on peut se voir accordé que le dixième, le neuvième, le huitième, le septième, le sixième le cinquième, le quatrième, le tiers ou la moitié de cette prière»[5].

L’accent a été mis ici sur la signification de « l’accomplissement de la prière » parce qu’il s’agit de ce qu’est ce pilier de l’Islam. Ce pilier ne consiste pas uniquement en l’exécution de la prière. Il ne s’agit nullement de l’exécuter n’importe comment ou juste par des mouvements corporels. Il ne s’agit pas non plus tout simplement de prier dans le cœur sans l’accompagnement des parties du corps. Il ne s’agit pas, non plus, de prier à l’heure que l’on juge convenable. L’on doit veiller à accomplir ce pilier de l’Islam de la meilleure et de la plus correcte des manières. A ce sujet, Nadwi écrit : « La Salat [prière] n’est pas simplement l’appellation de certains mouvements corporels. Il ne s’agit pas d’un rituel gauche et froid ou de quelque chose relevant d’une discipline militaire dans lequel le choix ou la volonté de l’individu n’a pas de place. Il s’agit d’un acte par lequel les trois aspects de l’existence humaine (corporel, mental et spirituel) trouvent la plénitude de leur expression. Le corps, l’âme et le cœur y participent ensemble de manière idéale. Les actes de station debout, à genou et de prosternation appartiennent au corps, ceux de la récitation à la langue, ceux de la méditation et de la contemplation à l’âme, et ceux de la crainte, du repentir et des lamentations au cœur »[6].

L’on ne soulignera jamais assez l’importance de la prière en Islam. Il s’agit du premier pilier de l’Islam mentionné par le Prophète (paix sur lui) après l’attestation de foi par laquelle l’on devient musulman. Elle a été rendue obligatoire à tous les prophètes et à tous les peuples.

Un jour, un homme interrogea le Prophète (paix sur lui) sur l’acte le plus vertueux. Le Prophète (paix sur lui) lui répondit que l’acte le plus vertueux est la prière. L’homme l’interrogea encore et encore. Les trois premières fois, le Prophète (paix sur lui) répondit : « La prière », et à la quatrième fois, il répondit « le djihad dans la voie d’Allah »[7].

L’importance de la prière est soulignée dans de nombreux propos du prophète. Par exemple, le Prophète (paix sur lui) a dit : « La première chose dont l’esclave sera appelé à rendre compte au Jour du Jugement est la prière. Si elle est correcte, alors le reste de ses œuvres sera correct. Et si elle est mauvaise, le reste de des œuvres sera mauvais »[8].

L’importance des prières s’illustre par le fait que, peu importe les actions que l’on accomplit au cours de sa vie, l’aspect le plus significatif reste sa relation avec Allah, c'est-à-dire, sa foi (imaan), la connaissance de Dieu (taqwa), la sincérité (ikhlaas) et l’adoration d’Allah (’ibaadah). Cette relation avec Allah est démontrée, pratiquée, améliorée et renforcée par la prière. Par conséquent, si les prières sont sincères et correctes, le reste des actions sera sincère et correcte ; et si les prières ne sont pas sincères et correctes, le reste des actions ne sera pas sincère et correct, comme l’a affirmé le Prophète (paix sur lui) lui-même.

En réalité, si la prière est correctement accomplie— dans le rappel véritable d’Allah et l’imploration de Son pardon— alors, elle aura un effet durable sur la personne. Son Cœur sera empli du rappel d’Allah a la fin de sa prière. Il sera empli de crainte et d’espérance à l’endroit d’Allah. Suite à cette expérience, il n’aura plus envie de quitter cette situation sublime pour celle de la désobéissance à Allah. Allah a souligné cet aspect de la prière lorsqu’Il dit : [En vérité la Salat préserve de la turpitude et du blâmable] (29:45). Nadwi a décrit cet effet avec beaucoup d’éloquence ainsi qu’il suit : « Il a pour but de susciter dans la personnalité sublime de l’homme une force spirituelle, une lumière de foi et de conscience de Dieu à même de l’aider à combattre avec succès toute sorte de mal et tentation, et rester fort dans les moments d’épreuves et d’adversité, et se protéger contre les faiblesses de la chair et les malices des appétits immodérés »[9].

Au sujet de l’Au-delà, le pardon et l’agrément d’Allah restent étroitement liés aux prières. Le Messager d’Allah (paix sur lui) a dit : « Allah a rendu cinq prières obligatoires. Quiconque fait parfaitement ses ablutions, accomplit ses prières aux heures prescrites, effectue les inclinaisons, les prosternations avec khushu’[10] obtient la promesse du pardon d’Allah. Et quiconque ne les accomplit pas n’obtient aucune promesse d’Allah. Il peut soit lui pardonner soit le châtier »[11].

Les prières constituent une sorte de purification pour l’homme. Il se tourne à la rencontre de son Seigneur cinq fois par jour. Comme il a été évoqué précédemment, cette présence répétée devant Allah doit empêcher l’individu de commettre des péchés au cours de la journée. Par ailleurs, cela doit également être le temps pour avoir des remords et se repentir, de façon à implorer sincèrement Allah pour le pardon de ses péchés. De plus, la prière constitue en elle-même une bonne action qui lave tous les mauvais actes commis. C’est justement ce que nous laisse entendre ce hadith du Prophète (Paix sur lui) : « Si quelqu’un possède devant sa porte un cours d’eau dans lequel il se baigne cinq fois par jour, pensez-vous qu’il reste de la saleté sur lui ? » Les gens dirent : « Il ne restera sur lui aucune saleté ». Alors, le Prophète (Paix sur lui) dit : « Telles sont les cinq prières quotidiennes : Avec elles, Allah lave les péchés »[12].

Dans un autre hadith, le Prophète (paix sur lui) a dit : « Les cinq prières quotidiennes et la Prière du Vendredi jusqu’à la prochaine Prière du Vendredi servent d’expiation pour tout ce qui se passe entre leurs intervalles »[13].

L’importance fondamentale de la prière par rapport à la foi du Musulman peut être perçue à travers cette déclaration du Prophète (paix et bénédiction d'Allah sur lui) : « L’abandon de la prière constitue le pont entre l’homme, le polythéisme (al-shirk) et la mécréance (al-Kufr) »[14]. Dans ce hadith, le Prophète (paix sur lui) utilise l’article défini al-shirk et al-kufr, ce qui renvoie à quelque chose de précis, de connu et de compris. Il s’agit d’une allusion au kufr qui écarte l’homme du sentier de l’Islam. Par ailleurs, l’utilisation à la fois des deux termes shirk et kufr constitue par là même un signe de ce que cet acte est celui qui sort l’homme du sentier de l’Islam.

Ces propos de Siddiqi qui soulignent l’importance de la prière résument parfaitement tout ce développement. Il écrit : « La prière est l’âme de la religion. Là où il n’y a pas de prière, il ne peut avoir aucune purification de l’âme. Un homme qui ne prie pas est considéré à juste titre comme un homme sans âme. Eliminez la prière de ce monde, et il en sera terminé de la religion puisque c’est à travers la prière que l’homme accède à la conscience de Dieu, à l’amour désintéressé pour l’humanité et au sens profond de la piété. La prière est, par conséquent, le phénomène et la manifestation les plus importants et les plus solennels de la religion »[15].

Le Prophète (paix sur lui) affirme la place de la prière en Islam lorsqu’il dit : « Le capital de la vie c'est l'Islam, Son pilier est la prière et son summum est le djihad »[16].

Extrait tiré du livre : Guide du nouveau Converti à l’Islam, de Jamaal al-Din M. Zarabozo.



[1]Cf., Al-Raaghib al-Isfahaani, Mu’jam Mufradaat Alfaadh al-Qur’an (Beyrouth: Dar al-Fikr, aucune information relative à la publication), p. 433.

[2] Abdul Rahman al-Dausiri, Safwat al-Athaar wa al-Mafaheem min Tafseer al-Qur’an al-Adheem (Koweït : Dar al-Arqam, 1981), vol. 2, p. 8.

[3]Muhammad ibn Jareer al-Tabari, Jaami al-Bayaan an Taweel Ayi al-Qur’an (Beyrouth : Dar al-Fikr, 1988), vol. 1, p. 104.

[4] Cité par Ismail ibn Kathir dans Tafseer al-Qur’an al-Adheem (Koweït : Dar al-Arqam, 1985), vol. 1, p. 168.

[5] Rapporté par Abu Dawud et Ahmad. D’après al-Albani, il s’agit d’un hadith sahih. Al-Albani, Sahih al-Jaami, vol. 1, p. 335.

[6] Abul Hasan Ali Nadwi, The Four Pillars of Islam (Lucknow, Inde : Academy of Islamic Research and Publications, 1976), pp. 22-23.

[7] Ceci est tiré d’un hadith rapporté par Ahmad et ibn Hibban. D’après al-Albani, il s’agit d’un hadith hasan. Muhammad Nasir al-Din al-Albani, Sahih al-Targheeb wa al-Tarheeb (Beyrouth : al-Maktab al-Islami, 1982), vol. 1, p. 150.

[8] Rapporté par al-Tabarani. D’après al-Albani, il s’agit d’un hadith sahih. Al-Albani, Sahih al-Jaami, vol. 1, p. 503.

[9] Nadwi, p. 24.

[10] Khushu’ dans la prière est le moment où le cœur est totalement absorbé par la prière. Cette sensation du cœur se reflète ainsi sur le corps. L’homme reste immobile et calme. Il baisse également son regard. Même sa voix est affectée par cette sensation du cœur. Pour plus de détails sur ce concept (aussi bien que la différence entre cela et le khudhu’), voir Muhammad al-Shaayi, Al-Furooq al-Laughawiyyah wa Atharahaa fi Tafseer al-Qur’an al-Kareem (Riyad : Maktabah al-Ubaikaan, 1993), pp. 249-254.

[11] Rapporté par Malik, Ahmad, Abu Dawud, al-Nasa`i et autres. D’après al-Albani, il s’agit d’un hadith sahih. Al-Albani, Sahih al-Jaami, vol. 1, p. 616.

[12] Rapporté par al-Bukhari et Muslim.

[13] Rapporté par Muslim.

[14] Rapporté par Muslim.

[15] Abdul Hameed Siddiqi, trad., Sahih Muslim, (Beyrouth: Dar al-Arabia, aucune information relative à la publication), vol. 1, p. 206.

[16] Un hadith authentique rapporté par Ahmad, al-Tirmidhi et autres.

 

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