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Ma conversion a l’Islam, Louise

Le message de l'Islam

Je m’appelle Louise. Pour comprendre ma conversion, il faut d’abord asseoir le décor. Grands parents paternels catholiques pratiquants, avec qui je passais pas moins de 4 mois et demi par an de l’enfance à l’adolescence, dans la campagne nord aveyronnaise, et grand mère maternelle catholique pratiquante avec qui je passais mes mercredis et certains de mes week end.

Mes parents sont commerçants depuis toujours, et même s’ils n’avaient pas le temps de rester à nos côtés, ils nous ont tout offert à mes sœurs et moi. Sports, conservatoire de musique, catéchisme, nous n’avions pas le temps de nous ennuyer.

J’étais pour ma famille un enfant modèle jusqu’à l’âge de 16 ans : toujours dans les premières en classe, violoniste appréciée, nageuse accomplie ayant été jusqu’aux championnats de France minime ! Bref, tableau parfait n’est ce pas ? A l’âge de 16 ans j’ai craqué et ai arrêté d’être assidue en classe et au conservatoire. J’ai abandonné la natation après un stage en Grèce qui m’a fait prendre conscience que je ne vivais qu’à travers l’eau chlorée de mon bassin de 25m. Je suis devenue fainéante et provocatrice à l’égard de mes parents, suis passée en première STT, et c’est à l’âge de 18 ans que… ça vous le saurez un peu plus bas ! Aujourd’hui, j’ai 29 ans. Je travaille depuis l’âge de 19 ans, et ai enfin créé mon entreprise il y a deux ans el hamdouLILLAH. J’ai deux adorables filles qu’Allah les préserve, et un mari qui m’aide à me remettre en question chaque jour qu’Allah le récompense !

Revenons en arrière ; c’est donc à l’âge de 16 ans qu’il y a eu ce premier tournant dans ma vie. Envie de savoir qui je suis, et avant tout d’où je viens… Lors de recherches de la part d’un cousin pour établir l’arbre généalogique de mon nom de famille qui est unique en France, ce dernier découvre nos origines italiennes assez lointaines. J’en suis très fière et le crie au monde entier, même si ça n’est pas avéré !

Je découvre un peu plus tard, grâce aux recherches du cousin de ma mère cette fois, que mon arrière grand-mère maternelle était juive. Quelque chose que mes grands-parents nous ont caché toute leur vie, et que ma grand-mère nie encore au jour d’aujourd’hui comme s’il s’agissait d’une tare ou d’un bouton d’herpès disgracieux et contagieux… Moi, j’étais fière de tout ce qui pouvait expliquer d’où je venais. Et ça ne me suffisait jamais. Ceci pour que vous compreniez plus bas pourquoi j’ai ressenti le besoin d’en savoir plus sur ma religion au delà de mes origines.

L’on m’a appris, très jeune, environ une quinzaine de prières que nous devions réciter mes sœurs et moi avant le coucher. Peine perdue lorsque nous étions chez mes parents, mais que l’on respectait scrupuleusement lorsque nous vivions chez mes grands-parents paternels. C’était alors le moment des rires étouffés, des soupirs avouant notre lassitude, des bouches laissant filer un bâillement, et des plaintes, la moquette étant rêche, et nos genoux abîmés par toutes nos aventures dans la campagne aveyronnaise. L’église le dimanche était peu attrayante. Les discours du prêtre étaient parlés sur un ton monocorde, il ne fallait surtout pas lâcher la pièce pour la quête, sinon la honte nous envahissait lorsque le petit panier d’osier arrivait sous notre nez. Le seul moment où l’on pouvait enfin se dégourdir les jambes, c’était à l’heure de l’Ostie. Seuls ceux qui avait fait leur communion solennelle pouvait y prétendre, alors à l’âge de 11 ans j’étais fière de pouvoir enfin rejoindre les rangs des « mangeurs d’Ostie » !! « Le corps du Christ » qu’ils disaient… moi je trouvais que le goût ressemblait plus aux décorations que le pâtissier place au dessus des gâteaux.

J’ai entendu parler de Dieu toute mon enfance. Et malgré toutes ces anecdotes amusantes, j’ai été attentive aux sermons des prêtres très tôt, et me suis posée des questions dès que j’ai été en âge de le faire. « Tout le monde ira vraiment au paradis ?? Qu’est ce exactement le purgatoire ? Comment Dieu peut-il être à la fois Jésus et l’Ange Gabriel ? Pourquoi faut-il avouer toutes nos bêtises à un homme dans cette boîte à sardine ? Pourquoi ces mêmes hommes ne se marient-ils pas ?? » Bref… j’ai 11 ans lors de ma communion solennelle, et ma grand mère maternelle m’offre une très grosse bible, 3 volumes, avec de l’or fin sur l’extrémité des pages (c’est ce qu’on lui a dit !). Et c’est cette grosse Bible qui, 7 ans plus tard, fera que je me pose Mes premières Questions.

C’est à l’âge de 18 ans que je ressors ma Bible. Je découvre en ouvrant ces pages poussiéreuses des tas de passages incompréhensibles, des tas de divergences entre les évangiles, des incohérences avec notre pratique, à moi et à ma famille… Bref, ça fuse !! J’entreprends alors de m’asseoir devant cet ordinateur qui devait bien peser à l’époque 5000 kg, et de faire quelques recherches sur internet. Mes parents ne répondant pas à mes interrogations, j’interroge Monsieur Wanadoo avec quelques mots clés… Et grâce à Dieu, je tombe à l’époque sur les bons sites ! Je lis, je stock, j’engloutis une tonne d’informations. Je me souviens avoir dis à mon père dans le couloir en coup de vent (puisqu’il était dur de lui parler au calme) : « papa, pourquoi ci, et pourquoi ça ? Savais-tu que… », peu importe ce que je lui ai demandé, sa réponse m’a encouragé à continuer à avancer, car il m’a simplement dit : « je suis fier de toi, tu cherches à comprendre ».

Personne ne m’a accompagné dans ce processus. Je suis à la base une solitaire, qui aime tout de même la compagnie, mais seulement le temps d’une après midi. A ce moment crucial de ma vie, je pense m’être encore plus isolée, excitée à l’idée de retrouver mon bon gros ordinateur qui rame pour de nouvelles révélations incroyables. J’ai perdu de nombreuses amies, pour ne pas dire quasiment toutes ! Plus j’en apprenais sur l’Islam, plus je cherchais à rencontrer ou à me rapprocher du peu de musulmans que je connaissais. Mauvais calcul, un pas en avant deux pas en arrière pendant plusieurs mois. J’étais en BTS et n’allais plus en cours, je ne faisais que lire, livres et écran d’ordinateurs… Mes plus proches amis (les seuls qui me restaient) ne connaissaient pas mes activités secrètes. Je n’en parlais pas, jusqu’à ce que mes convictions soient si assises qu’il me fallut « de l’aide ».

Je ne sais plus comment, une camarade me fit connaître une sœur, convertie depuis 10 ans à l’époque. Lorsque je la vis arriver la première fois, je l’ai aimé ! Toute de noir vêtue, avec ses yeux verts et son hijab très serré, elle m’a entraîné dans sa joie de vivre et sa foi à toute épreuve machaAllah. Nous avons parlé de longues heures, et j’ai sauté le pas le 6 septembre 2001 (oui oui, 5 jours avant !). Mon amie connaissait l’imam de Créteil ainsi que sa femme. Elle m’accompagna donc à la mosquée de Créteil. On prévient l’imam de notre visite, et ce dernier nous rejoint au deuxième étage pour me questionner. Seule mon amie et une sœur était présentes dans la pièce à ce moment. L’imam me regarde, et ose me le demander : « tu as rencontré quelqu’un ?? ». Et moi, tellement fière de lui expliquer que oui, j’ai rencontré Allah ! Je suis d’une timidité inquiétante parfois, et je n’ai sûrement pas employé ces termes là. Tout ce qui m’importait, c’était de prononcer LES doux mots qui feraient que l’on me reconnaitrait comme faisant partie de la communauté du Prophète (Paix et Bénédiction d’Allah sur lui).

Nous nous sommes ensuite levés, j’étais tellement joyeuse, un aboutissement ! Une gratitude envers Allah que je ne saurais décrire. Et c’est alors que pour la première fois, j’ai prié mon Dieu de la bonne manière ! Comme si toutes ces années de prières à prononcer des ignominies, du shirk étaient à présent effacées. J’étais devenue aussi pure qu’un nourrisson, et j’avais l’intention de le rester !

Ma famille était au courant depuis quelques semaines avant ma conversion. Leur tristesse et leur désarroi nous ont gâché de nombreux moments. Leur colère les a poussé à agir avec moi comme si j’étais une inconnue, une traitre, un démon ! Autour de nous il y eut trois décès en quelques jours, et ma mère était convaincue que j’en étais la cause. Dès que ma sœur tombait malade dans la chambre mitoyenne à la mienne, c’était à cause de mes posters islamiques. Pire, je faisais partie de la même secte que les terroristes ayant foncé dans les tours du World Trade Center…

Mon innocence et ma gaité se sont alors transformées en tristesse et désespoir. J’avais perdu mes amies, et ma famille ne me considérait plus. Je connu la véritable solitude durant quelques mois, et décida pour préserver un semblant de relation en partant vivre dans un studio de 20 m2.

Je repris des études à la fac de Créteil, en plus de deux jobs qui me permettaient de vivoter mais pas de vivre. Je travaillais chez Quick et chez Brice, mais pas assez pour m’acheter de la viande.

La bourse n’arrivant pas « il manque un papier dans votre dossier », au mois de janvier 2003 je suis obligée de quitter les bancs de la fac pour bosser à plein temps. Fini la belle vie ! Mais paradoxalement je ne me suis jamais sentie aussi sereine, aussi sûre de mes choix. Et avec beaucoup de persévérance et ma fierté au placard, j’arrive à maintenir des relations pseudo-normales avec mes parents chez qui je retourne vivre 3 ans plus tard.

Les seules relations que j’entretenais avec la communauté, c’était mon amie convertie et ses amies. Je les voyais rarement, ayant toujours deux boulots à mon actif. 8h-20h sans compter le transport, mes journées comptaient zéro muslims. Ma seule activité hebdomadaires était le conservatoire de musique, le directeur m’appréciant beaucoup m’avait accordé un prix pour que je prépare les concours départementaux. Je n’avais plus goût à la compétition, je voulais juste jouer pour m’évader, me changer les idées… Et je voulais me marier. Je n’ai jamais accepté les rencontres que l’on voulait m’organiser. Dès que j’allais à la mosquée, des sœurs venaient me proposer de manger chez elle, au début j’acceptais, jusqu’à ce que je comprenne l’entourloupe !

Il y avait toujours un frère ou un cousin caché par là… J’ai accepté une seule fois une rencontre organisée. J’ai amèrement regretté. Puis en mars 2007 avec mon amie on décide de participer à un voyage entre musulmans, ‘ami hassan participant au voyage. Je rencontre alors mon mari et trois mois plus tard nous nous marions el hamdoulillah.

Les relations que j’entretiens aujourd’hui avec la communauté sont principalement familiales, mon mari étant marocain et ses sœurs étant machaALLAH. Je vois toujours quelques amies convertis que j’aime énormément. Le reste de mes relations avec la communauté est virtuel ! Je connais quelques sœurs de par leurs écrits et leur travail, je noue des amitiés virtuelles avec des clientes, ou bien des consœurs blogueuses ou entrepreneuses…  Mais je suis trop réservée dans la « vraie vie » et trop « sauvage » pour aller vers les gens.

Aujourd’hui, ma vie est rythmée par l’Islam. Chacun de mes actes est dicté par ma volonté de plaire au Très Haut. Le fait d’être engagée écologiquement, de vouloir instruire mes enfants à la maison, d’entreprendre, est une manière d’être utile. Je suis épanouie aujourd’hui, en harmonie avec mes valeurs, et mes convictions. Mes parents sont désormais respectueux de mes choix, même s’ils ne les acceptent pas en tant que tels. Ma mère cuisine de la viande AVS sans qu’on le lui demande et n’est plus choquée que je couvre mes cheveux.

Que demander de plus à part de les guider dans le chemin de l’Islam ? Ma sœur cadette est elle aussi mariée à un musulman, et pousse ses réflexions vraiment très proches de l’Islam. C’est pour bientôt inchaAllah !! Amour, patience, tolérance, miséricorde, voilà ce que m’apporte ma foi au quotidien. Une bouffée d’air pure, une confiance en l’avenir, mais aussi une perpétuelle remise en cause qui m’empêche de stagner et de me contenter de ce que je suis. Parce qu’il faut tendre vers le mieux chaque jour, pour Allah. Il m’a choisi pour faire partie de ses adorateurs, il faut que j’en sois digne, et il faut que je sois un exemple pour mes filles, leur faire comprendre l’importance de nos actes, et de nos intentions dans ce monde.

 

Qu’Allah me guide, qu’Allah les guide, qu’Allah nous guide tous !!

 

Louise

 

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