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Les leçons à tirer du retard de l'exaucement de l'invocation (1)

Cheikh Muhammad Ibn Ibrahim Al Hamad

 

Pour le croyant, c'est une rude épreuve que d’invoquer Allah sans être exaucé, malgré son insistance pendant une longue période. Profitant de cette occasion, le Diable commence à lui insuffler des pensées funestes, l’incite à avoir une mauvaise idée de son Seigneur et à s'opposer à la sagesse divine. Il incombe à quiconque se trouve dans cette situation de ne pas accorder le moindre intérêt à ces pensées sataniques. En effet, derrière toute invocation qui, bien que constamment répétée, tarde à être exaucée, il y a d'immenses enseignements et des mystères extraordinaires qui dissipent la lassitude de tout invocateur, dès lors qu’il les médite.

Voyons ci-dessous quelques-uns de ces enseignements que tout invocateurs se doit de méditer et d’avoir constamment à l’esprit :

 

1. Apprendre à faire preuve de patience face à l’épreuve

En vérité, le retard de l'exaucement est une épreuve face à laquelle l'on doit se montrer endurant. De la même manière, la promptitude de l'exaucement peut elle aussi être une épreuve. Allah dit en effet : [ Nous vous éprouverons par le mal et par le bien [à titre] de tentation. Et c'est a Nous vous serez ramenés ]258.

Quand Allah nous éprouve par le bien, nous devons Lui témoigner notre gratitude, et quand Il nous éprouve par le mal, nous devons endurer avec patience cette situation et ne pas fléchir face à la durée de l'épreuve, car l'endurance et l'invocation sont des actes d’adorations recommandées. Il ne faut pas perdre espoir en Allah quelle que soit la durée de l'épreuve car celle-ci sert à mettre en évidence la nature réelle de l’éprouvé.

Omar ibn Abd Al-Azîz a dit : « Je ne connais de réjouissance que dans l'attente du destin ; quand le destin est propice, je l'accueille avec gratitude. Par contre, quand il est funeste, je l'accueille avec patience ».

 

2. Reconnaître la royauté exclusive d'Allah

Allah seul répartit les bienfaits, Il donne aux uns et refuse aux autres. Nul ne peut entraver Sa grâce ni contester Son jugement. Il n'y a donc pas lieu de s'opposer à Ses décisions de donner ou de refuser, car quand Il donne, c'est par pure grâce, et quand Il prive, Il ne le fait que par justice.

Ibn Nâssir ad-Dîn ad-Dimachqi explique à ce propos : « Nul ne saurait trouver de refuge face à la décision et au décret d'Allah et nul ne peut se soustraire à la sagesse et à l'épreuve d'Allah. Certes, nous appartenons à Allah dont nous sommes les serviteurs et Il dispose de nous à Sa guise ».

 

3. Les créatures n’ont pas de droit sur le Créateur

En effet, les créatures sont des serviteurs soumis à leur Seigneur dont elles sont des esclaves ; tandis que le Créateur est le Seigneur, le Dominateur Suprême, Celui qui organise tout.

Il est du devoir de l’esclave sensé d’observer les droits de son seigneur. On sait également que le seigneur n’est pas obligé de lui offrir ce qu’il désire. Comment l’esclave peut-il alors être négligent et réclamer tous ses droits, bien qu’il n’ait pas de droit du tout ?

Ibn Al-Qayyim -Qu’Allah lui fasse miséricorde- a dit : « Méditer les devoirs dont les créatures doivent s'acquitter vis-à-vis d'Allah fait partie des choses les plus bénéfiques pour le cœur de l’homme. Cette méditation lui enseigne l'humilité et le débarrasse de son orgueil. Ainsi l’homme se rend compte de sa faiblesse et comprend que le salut est une pure grâce et miséricorde divine. Les devoirs des serviteurs envers Allah consistent à se montrer obéissants, à L’invoquer et à Le remercier. Quiconque médite ces devoirs se rendra compte du peu d’efforts qu’il fait dans ce domaine alors qu’il a grand besoin d'absolution. Il verra qu'il courrait à sa perte s'il s'en remettait uniquement à ses œuvres. Telle est la vision de ceux qui ont une profonde connaissance d'Allah et d’eux-mêmes, aussi placent-ils tout leur espoir en Allah et Sa miséricorde, et non en leur propre personne».

Puis Ibn Al-Qayyim ajoute : « Mais hélas, à bien regarder, on voit que la majorité des gens sont à l’opposé de ceux mentionnés plus haut. En effet, ils préfèrent penser aux droits qu’ils pourraient réclamer à Allah plutôt qu’aux devoirs qui leur incombent. Ainsi se sont-ils éloignés d’Allah et leurs cœurs ignorent la connaissance, l'amour et le délice qui naît de l'évocation d'Allah. En vérité, ils sont de tous, ceux qui méconnaissent le plus leur Seigneur et leur propre personne ».

 

4. Apprécier la sagesse infinie d'Allah

En vérité, Allah ne donne ou ne refuse un don qu'en connaissance de cause. Il arrive que l’on soit aveuglé par les aspects positifs d'une chose, alors que la sagesse voudrait plutôt qu’on la désapprouve. Parfois, le profane ne perçoit pas d’emblée l'intérêt des traitements douloureux qu'un médecin fait subir à son patient. Il s’agit de la même situation ici. Il faut toujours se rappeler qu'Allah est le Sage par excellence dont les attributs sont incompatibles avec l'injustice, aussi infime soit-elle. Ainsi, le retard de l'exaucement des prières survient-il souvent dans l'intérêt du fidèle comme nous le verrons dans les lignes qui suivent.

 

5. Se préserver du mal inhérent à la chose demandée

Il est possible que la réalisation des vœux de l'invocateur l’amène à accomplir des péchés, freine sa progression spirituelle, ou pire encore, le transforme en être oppresseur et orgueilleux. Dans ce cas, on comprend qu’il est préférable que l'exaucement soit retardé, voire refusé. « On rapporte que l'un de nos prédécesseurs avait pour habitude d'implorer la venue de la guerre. Une fois, il entendit une voix lui dire : “Si les hostilités éclataient, tu serais fait prisonnier, et une fois prisonnier, tu deviendrais chrétien ”».

Ibn Al-Qayyim -Qu’Allah lui fasse miséricorde- a dit : « Ce qu'Allah décide pour Son serviteur croyant est toujours une grâce même s'il s’agit apparemment d’un refus. Ce qu'Il décide pour nous est un bienfait même si l'on a l'impression que c'est une épreuve, de même que Son épreuve est une source de salut même si c’est un malheur dans l’apparence. Mais hélas, l'ignorance fait que l'on ne voit la grâce, le bienfait et le salut que dans les choses dont on est à même de jouir instantanément et qui est convenable à notre nature. Certes, si on était doté d'un savoir profond, on se rendrait compte que le refus peut renfermer un bienfait autant que l'épreuve peut contenir une miséricorde. Ainsi, on arriverait à se réjouir de l'épreuve et de l'indigence plus que l'on se réjouit du salut et de la richesse et on en viendrait à rendre grâce à Allah dans la gêne plus qu’on le ferait dans l'aisance ».

 

6. Ce qu’Allah choisit pour l’individu est meilleur que le choix de ce dernier pour lui-même

En effet, un des merveilleux secrets que le serviteur doit avoir à l'esprit quand il invoque son Seigneur est le fait qu'Allah est le Sage et le Miséricordieux par excellence. Allah connaît mieux l'intérêt de Ses serviteurs qu’eux-mêmes et nul n’est plus miséricordieux que Lui à leur égard.

Lorsque Allah fait subir à Ses serviteurs ce qu’ils détestent, cela leur procure toujours plus de biens qu’ils n’en auraient eus en l’absence de cette épreuve ; et c’est là une manifestation de la sollicitude, la bonté et la grâce qu’Il leur témoigne. S’il leur était donné de choisir pour eux-mêmes, ils en seraient incapables parce qu'ils n’ont pas assez de connaissance, de volonté et de capacité pour agir dans leur propre intérêt. Cependant, Allah s’est chargé d’organiser leurs affaires en vertu de Sa science, Sa justice, Sa sagesse et Sa miséricorde, fût-ce contre leur gré.

Si l’individu se soumet à la volonté d’Allah, a la conviction que tout Lui appartient, que c’est Lui qui décide de tout, qu’Allah est plus miséricordieux envers lui qu’il ne l’est envers sa propre personne, il trouvera la paix intérieure quelle que soit l'issue de son invocation. Et quiconque s'en remet à Allah et se satisfait du choix qu’Allah fait pour lui, se verra gratifié par le Seigneur de la force, de la détermination et de la patience nécessaires pour surmonter les difficultés inhérentes à ce choix. En outre, Allah le mettra à l'abri des défauts inhérents aux choix humains et le fera aboutir à un résultat qu'il n'aurait pu atteindre par ses seules initiatives.

Cette attitude soulage le croyant des peines qui accompagnent les prises de décisions et le libère des calculs minutieux et des estimations qui le font passer d’une difficulté à une autre. Malgré cela, il ne peut échapper au destin voulu par Allah. S’il se montre satisfait du choix d’Allah, il subit le destin et reçoit en même temps les récompenses et les grâces d'Allah. Sinon, il subit tout de même le destin malgré lui et est en même temps blâmé et privé des grâces du Seigneur. Aussi, lorsque l'homme s'en remet sincèrement à Allah et fait montre de satisfaction, Allah l’entoure dans ce qu’Il lui prédestine de bienveillance et de grâce en sorte qu’il évolue entre la bienveillance et la grâce divines. Cette bienveillance le met à l’abri de ce qu’il craint, et cette grâce lui rend facile ce qui lui est prédestiné.

Sufyân ath-Thawri a dit : « Le refus d'Allah est en fait une donation vu qu'Il ne refuse point par avarice ou par manque. Bien au contraire, c'est au vu de l'intérêt du serviteur qu'Allah refuse en connaissance de cause de lui accorder sa demande ».

 

7. L’homme ignore la conséquence de son comportement

Du fait de son ignorance, l'être humain sollicite souvent des choses qui lui sont nuisibles, tel un enfant atteint de fièvre qui réclame à cor et à cris des friandises mauvaises pour son état de santé. Allah, qui a tout pouvoir sur l'être humain connaît ce qui lui est avantageux et la finalité des projets de ce dernier. Allah ne dit-il pas : [ Or, il se peut que vous ayez de l'aversion pour une chose alors qu'elle vous est un bien ].

Ce verset implique que l'on s'en remette à Celui qui connaît l'aboutissement de tout projet et que l'on accepte Sa décision dans l'espoir d'avoir une bonne issue. Il implique également que l'être humain se doit d'éviter de faire des propositions à son Seigneur tout comme il se doit d'éviter de demander obstinément la réalisation de choses dont il n’a aucune science, car elles peuvent présenter des inconvénients qu’il ignore. Il ne doit donc pas préférer son choix à celui de son Seigneur. Il n’y a donc rien de mieux pour lui que de solliciter d'Allah une bonne issue et une bonne finalité dans ce qu’Il choisit pour lui. « En vérité, parmi les bienfaits d'Allah sur son serviteur, il y a le fait que ce dernier peut désirer une chose de la vie présente, croyant que cela l’aiderait à atteindre son but. Sachant qu'elle lui serait nuisible et le distrairait de choses utiles pour lui, Allah prive ce serviteur de ce qu’il sollicite. Et là, le serviteur se morfond dans son ignorance de la grâce divine qui l'a mis à l'abri du mal et lui a réservé l'utile et l'agréable ».

 

8. Accéder au cercle des ceux qui sont aimés par Allah

Ceux qui invoquent Allah et sont éprouvés par le retard de l’exaucement finissent par accéder au cercle des élus honorés par l'amour d'Allah. En effet, lorsque Allah aime des gens, Il les éprouve.

Le Messager d'Allah (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) dit à cet effet : « En vérité, la grandeur de la récompense procède de la grandeur de l'épreuve. Et certes, quand Allah aime un peuple, Il l'éprouve. Et quiconque se montre satisfait, aura la satisfaction. Et quiconque se montre mécontent, aura le mécontentement ».

 

9. On peut avoir de l'aversion pour une chose alors qu'elle est un bien, et vice versa

Quand le serviteur acquiert une connaissance véritable de son Seigneur, il a la certitude que tout ce qu'il subit d’éprouvant dans sa vie, y compris le retard de l'exaucement [de ses invocations], renferme des bienfaits incommensurables.

En effet, la réalisation de grands objectifs ne passe-t-elle pas toujours par des moments difficiles ? Par ailleurs, les choses les plus nuisibles à l'homme sont souvent des choses qu'il chérit. Allah dit sur ce point : [ …il se peut que vous ayez de l’aversion pour une chose où Allah a déposé un grand bien ] ; [ Or, il se peut que vous ayez de l'aversion pour une chose alors qu'elle vous est un bien. Et il se peut que vous aimiez une chose alors qu'elle vous est mauvaise. C'est Allah qui sait, alors que vous ne savez pas ].

Quand on sait qu'une situation pénible peut aboutir à un bien et qu’au contraire, une chose désirée peut être source de malheur, on ne peut pas se sentir à l’abri d’un malheur qui pourrait procéder d’une chose désirée, ni désespérer d’une miséricorde qui pourrait découler d’un malheur.

 

Un poète a dit :

Les choses se déroulent selon la loi du destin,

Les événements comprennent ce qui est désiré et ce qui est détesté.

Il se peut que ce que j'évitais me fasse plaisir

Et ce que j'espérais me fasse mal.

 

Sufyân ibn Oyayna a dit : « Ce que l'homme déteste est meilleur pour lui que ce qu'il aime, car ce qu'il déteste l'incite à invoquer Allah tandis que ce qu'il aime pourrait l'en distraire ».

 

Ibn Nassiruddin Ad-Dimachqi -Qu'Allah lui fasse miséricorde- a dit :

Lorsque le malheur s’intensifie,

Enveloppe-toi de la satisfaction d'Allah,

Car celui qui est satisfait et vigilent est gagnant.

Qu’ils sont nombreux, les bienfaits associés aux malheurs,

Discrets aux yeux des gens,

et les malheurs peuvent être des dons.

A Suivre...

Extrait tiré du livre : L’invocation, de Cheikh Muhammad Ibn Ibrahim Al Hamad.

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