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Arabie Saoudite : Fermer les commerces aux heures de Prière, une innovation?

Le message de l'Islam

Dernièrement, une fatwa du Cheikh Abdoullah Al' Oulweith a fait grand bruit en Arabie Saoudite; elle préconisait l'ouverture des commerces aux heures de prière, afin de servir les intérêts de la population et de favoriser la croissance économique, sous le prétexte que d'imposer la fermeture des lieux de vente constitue une innovation ? Les répliques à cette proposition ne se sont pas faites attendre, et dans ce qui suit, nous allons synthétiser les propos tenus par les érudits…

Disons de prime abord que d'inviter les musulmans à délaisser la prière établie en groupe, dans les mosquées, est la marque d'une perdition et d'un égarement… L'Imam Mouslim rapporte dans son recueil authentique, de Abdoullah Ibn Massoud : "Que celui qui aimerait rencontrer Allah, demain, en soumis… sois donc assidu à accomplir ces prières là ou on y appelle. Allah a légiféré les voies de la guidée à votre Prophète –à lui le salut et la paix-, et ces (prières) relèvent de la guidée. Et si vous priiez dans vos demeures, à la manière dont le fait celui qui déroge (à la règle), vous auriez délaissé la Tradition de votre Prophète. Et si vous délaissiez la Tradition de votre Prophète, vous vous égareriez alors. J'ai vu (comment nous agissions), et seul un hypocrite à l'hypocrisie bien connue venait à se dérober. Et on amenait un individu (malade) soutenu par deux hommes afin de le placer dans le rang".

Et si la personne qui délaisse la prière en communauté est jugée hypocrite, qu'en sera-t-il de celui qui invite la masse à la délaisser ?!? L'établissement de la prière a été ordonné au groupe qui combat, comment ne pas l'ordonner au groupe qui vend et achète ? Celui qui a une arme à la main doit la rabaisser pour prier derrière l'imam, comment ne pas l'ordonner à celui qui n'a que des billets en main ? Allah de dire : (Et lorsque tu (Mouhammed) te trouves parmi eux, et que tu les diriges dans la prière, qu'un groupe d'entre eux se mette debout en ta compagnie, en gardant leurs armes. Puis, lorsqu'ils ont terminé la prosternation, qu'ils passent derrière vous et que vienne l'autre groupe, ceux qui n'ont pas encore célébré la prière. A ceux-ci alors d'établir la prière avec toi, prenant leurs précautions et leurs armes.) 4/102

En réalité, la fermeture des commerces aux heures des prières, est bien ce qui était pratiqué du temps du Prophète et de ses nobles compagnons, qu'Allah soit satisfait d'eux, et de ceux qui les ont suivis dans un bon comportement…

 

Premièrement : A l'époque du Messager d'Allah

Les marchés de Médine étaient fermés après l'appel à la prière, par estime pour cette marque de soumission à Allah, et dans le but de glorifier ses injonctions. Ibn Mardawayhi rapporte dans son "exégèse", que Abdoullah Ibn Abbàss a dit : "(Des hommes que ni le négoce, ni le troc ne distraient de l'invocation d'Allah, de l'accomplissement de la prière…) 24/37 Ils étaient des hommes. Ils recherchaient les faveurs d'Allah, ils vendaient et achetaient, et s'ils entendaient l'appel à la prière, ils lançaient ce qu'il y avait dans leurs mains, partaient à la mosquée et priaient !". La même interprétation du verset est transmise de Ali Ibn Abi Talha, de Ibn Abbàss… Et il s'agit de la chaine la plus authentique pour l'exégèse coranique, comme le disait l'imam Ahmad Ibn Hanbal : "Il existe un recueil en Egypte, relatif à l'exégèse, celui qui entreprend un voyage dans le but (de l'étudier) n'en aura pas trop fait, il est transmis de Ali, de Ibn Abbàss".

Abdou Razzàq, Ibn Jarir et Ibn Abi Hàtim ont transmis de 'Amroun Ibn Dinar, de Sàlim, de Ibn Oumar : "Qu'il était dans le marché, l'établissement imminent de la prière a été annoncé, les étales ont été fermées, ensuite, ils ont pénétré dans la mosquée… Ibn Oumar dit alors : C'est à leur sujet que fut révélé (Des hommes que ni le négoce, ni le troc ne distraient de l'invocation d'Allah…)".

Said Ibn Mansour et Ibn Jarir ont transmis de Ibn Massoud : "Il vit des gens du marché, qui entendant l'appel à la prière, abandonnèrent leurs marchandises et se dressèrent pour la prière. Il dit : Ce sont de ceux-là qu'Allah dit : (ni le négoce, ni le troc ne les distraient de l'invocation d'Allah)".

Et il relevait de l'attitude du Prophète – à lui le salut et la paix- d'attirer l'attention des gens rencontrés en route, sur le moment venu de prier. Il ne les abandonnait donc pas à leur foi, et ne les confiait pas à leur supposée piété, ni même à leur capacité à entendre l'appel…

On rapporte de Mouslim Ibn Abi Bakra, de son père, qu'il dit : "Je suis sorti avec le Prophète –à lui le salut et la paix- pour la prière de l'aube (Soubh), il ne passait pas auprès d'un homme sans l'appeler à la prière, ou sans secouer son pied". Ceci est rapporté par Abou Daoud qui s'est tu quant à la valeur argumentative de ce récit. Mais l'imam Abou Daoud a stipulé dans son livre "rissala li ahli makka" que : "Tout ce au sujet duquel il se tait, est valable"… C'est-à-dire que lorsque l'Imam n'apporte pas de commentaires sur la fiabilité du récit et de ses narrateurs, cela revient à le déclarer valable en tant qu'argument.

De nombreux autres récits vont d'ailleurs dans ce sens, comme ce que rapporte Ahmad dans le "mousnad", de Abdoullah Ibn Touhfa, que le Messager d'Allah –à lui le salut et la paix- "réveillait les gens, en sortant… (il disait) : La prière! La prière! La prière!".

Du temps du Prophète, les marchés ouvraient avec la prière de l'aube, et certains compagnons ont exposé le danger qu'il y a à manquer la prière en commun, et à se rendre au marché avant son établissement. Ibn Abi 'Assim a transmis selon une voie remontant à Abou Nou'eym, avec une chaine authentique remontant à Maytham, un des compagnons du Prophète, qu'il dit : "L'ange sort au matin en compagnie de la première personne allant à la mosquée, il porte son étendard et ne le dépose que lorsqu'elle s'en revient et entre dans son domicile. Et le Diable sort au matin avec son étendard, avec la première personne se rendant au marché". Ibn Hajar dit : "C'est une chaine authentique arrêtée aux compagnons"… Toutefois, ces propos relèvent des choses invisibles qui ne peuvent être le fruit d'une réflexion, ils ont donc été entendus du Messager d'Allah.

Et l'attitude des compagnons consistait sans nul doute à délaisser les transactions commerciales pour la prière, comme le rapporte Ahmad avec une chaine de transmission "bonne", de Zeyd Ibn Khalid Al Jouhni, qu'il dit : "Nous accomplissions la prière du crépuscule (Magribh) avec le Prophète –à lui le salut et la paix- et (ensuite), nous partions pour le marché". C'est-à-dire qu'ils quittaient leurs étales pour aller prier le Magrib, puis ils y revenaient.

Ainsi, le Prophète avait instauré cette coutume d'interpeller les gens sur l'heure de la prière, que ce soit à Médine ou au cours de ses voyages… Abou Nou'eym rapporte dans "Ma'rifatou Sahaba", de Mouslim Ibn Yassàr, de son père : "Je suis sorti en compagnie de mon maitre, Fadàla Ibn Hilal, pour le pèlerinage d'adieu, et j'ai entendu le Messager d'Allah qui disait : La prière! La prière!".

Et dans ce que transmet Ibn Khouzeyma, dans son "Sahih", ainsi que Attabaràni, de Khàlid Al Hiza, de Abou Qoulàba, de Anas, qu'il dit : "Du temps du Prophète, lorsque l'heure de la prière se présentait, un homme se précipitait vers la route et s'écriait : La prière! La prière!".

 

Deuxièmement : A l'époque des Califes bien guidés

Ils attiraient l'attention sur l'heure de la prière, dans les marchés et dans les rues, et ils ordonnaient son établissement. Cette pratique est admise et reconnue comme étant celle des Califes, notamment Oumar et Ali, qui le faisaient en personne et ne désignaient aucun remplaçant pour cette tache. Abou Zeyd Al Moujàji dit dans son commentaire de "Moukhtassar Ibn Abi Jamra" : "Plus d'un de ceux qui ont écrit concernant la biographie, ont évoqué que Oumar Ibn Khattab et Ali avaient coutume de sortir réveiller les gens pour la prière de l'aube, dés son apparition".

 

Concernant Oumar Ibn Khattab

Des auteurs comme Attabari, Ibn 'Assàkir, Al Khatib Al Bagdadi ont transmis selon de très nombreuses voies, de sorte que le doute d'une faiblesse de contenu est à écarter, que Thàbit Al Bannàni, rapporte de Abou Ràfi' : "S'il sortait (de chez lui), Oumar réveillait les gens pour la prière de l'aube".

Ibn Sa'd rapporte avec une chaine authentique remontant à Azzouhri : "Oumar est sorti, réveillant les gens – La prière! La prière!- et c'était son habitude".

Et s'il se comportait de la sorte avec le dormeur, que penser de son attitude vis-à-vis d'un homme bien éveillé, qui n'est occupé qu'à vendre ou acheter des marchandises. Peut ont imaginer un seul instant que Oumar prenne la peine de réveiller les dormeurs pour la prière et qu'il n'appelle pas les gens éveillés, occupés au commerce !?!

Plus encore, il est recommandé au détenteur de l'autorité d'accorder à l'aveugle et à l'affaibli, les moyens de se rendre à la mosquée, qu'il s'agisse d'un guide ou d'une monture… Et ce, tant que les moyens sont à la disposition des musulmans et qu'il n’y ait pas de gêne en cela. Ibn Sa'd rapporte de Abdou Rahman Ibn Massour Ibn Makhrama qu'il dit : "Oumar a rendu visite à Said Ibn Yarbou' dans sa maison, et lui a présenté des condoléances pour la perte de sa vue… Il dit : Ne délaisse pas la prière du vendredi, ni la prière dans la mosquée du Messager d'Allah ! Il dit : Je n'ai personne pour me guider ! Oumar dit alors : Nous allons t'envoyer quelqu'un pour te guider! Et il lui dépêcha un jeune esclave".

 

Concernant Ali Ibn Abi Talib

Des gens comme Ibn Hibbàn, Attabari, Ibn Cheybba, Ibn 'Assàkir, Al Khatib Al Bagdadi, Al Blazzri et d'autres, ont rapporté dans leurs différents ouvrages, avec des chaines de transmission bien nombreuses et authentiques (dans leur considération globale), que Ibn Al Hanafiyya tient de Al Hassan Ibn Ali : "Que Ali, sortant de chez lui pour la prière, s'écriait : O les gens, la prière ! La prière ! – C'est ainsi qu'il agissait chaque jour en sortant et il transportait un bâton pour réveiller les gens". Et le bâton n'est cité ici que pour la correction de celui qui se dérobe à cet ordre.

Ibn Abi Douniyya rapporte dans "Maqtal Ali", de Husseyn, de Hilal Ibn Yassàf, qu'il dit : "Ali Ibn Abi Talib sortait pour la prière de l'aube et il disait : La prière! La prière!"

Achàfi'i, et Ibn Abi Cheybba rapportent de Abi Zabyàne qu'il dit : "Ali sortait vers nous alors que nous attendions les signes de l'aube, et il disait : La prière! La prière!"

 

Troisièmement : A l'époque de la dynastie Omeyyade, au deuxième et troisième siècle de l'hégire

Cette réalité est contée par Salim, fils de Abdoullah et petit fils de Oumar Ibn Khattab, qui est décédé à Médine en l'an 106 de l'hégire, sous la califat de Hichàm… Ibn Jarir transmet dans son exégèse, de Amrin Ibn Dinàr, de Salim : "Qu'il regarda des gens dans le marché, qui se levèrent et abandonnèrent leurs ventes pour la prière; il dit : Voilà ceux qu'Allah a cités dans son Livre (ni le négoce, ni le troc ne les distraient de l'invocation d'Allah)".

 

Quatrièmement : Cette pratique était répandue et encouragée par les jurisconsultes de parmi les élèves des compagnons

Les marchés n'étaient ouverts qu'après la prière, comme le prouve ce que rapportent Ahmad dans son "mousnad" et Al Bayhaqi dans "chou'aboul Imane", et d'autres encore, que Al Moughira Ibn Abdillah Al Yachkouri rapporte de son père qu'il dit : "Je suis venu à Koufa avec un camarade, afin d'en rapporter des sandales, nous sommes allés tôt vers le marché et il n'était pas encore ouvert, je dis à mon camarade : Et si nous entrions à la mosquée !"

Et il est aussi confirmé de Ayoub Ibn Abi Tamima Assakhtyàni, comme cela est transmis de Al Bayhaqi dans "chou'aboul Imane", de Damra, de Ibn Chaozab qu'il dit : "Ayoub dirigeait la prière pour les gens de sa mosquée – c'est-à-dire : A Bassora- et il disait aux gens : La prière! La prière!" C'est-à-dire qu'il allait à eux pour leur rappeler l'imminence de la prière.

Et on rapporte de Al Hassan : "Par Allah! Ils vendaient dans les marchés et si ce qui relève du droit d'Allah se présentait, alors, ils débutaient par le droit d'Allah jusqu'à en finir, ensuite, ils s'en retournaient à leurs commerces".

Et Ibn Sa'd rapporte de 'Imràne Ibn Abdillah, de Said Ibnoul Moussayyib : "Said se rendait souvent au marché, et il n'a pas manqué une prière en groupe depuis quarante ans…".

 

Cinquièmement : C'est ce qui était préconisé par les méritants érudits, suiveurs des élèves des compagnons

Dans "Al Hilliya" de Abou Nou'eym, de Soufiyane Athaori : "Ils contractaient des ventes, et ils ne délaissaient pas les prières prescrites en assemblée".

Et les exégètes de parmi les épigones, et malgré la distance qui séparait leurs villes respectives, faisaient tous porter ce sens de l'abandon de la vente et de l'achat pour se rendre à la prière, à la parole du Très Haut : (ni le négoce, ni le troc ne les distraient de l'invocation d'Allah)". A la Mecque, nous trouvons 'Ata Ibn Abi Rabah. A Bassora, Rafi' Ibn Mahràne Aboul 'Aliyya, et Ayoub et Al Hassan et Qatada et Mitr Al Waràq et Arrabi' Ibn Anas. A Koufa, nous trouvons Assoudi et Athaori. A Khorassan, nous trouvons Mouqatil Ibn Hayyan, Addahak Ibn Moukhlad. Voilà ceux qu'Allah a guidés, suis donc leur guidé et ne sois pas de ceux pour lesquels Allah dit : (Puis leur succédèrent des générations qui délaissèrent la prière et suivirent leurs passions. Ils se trouveront en perdition) 19/59.

 

Sixièmement : Cette pratique s'est perpétrée à travers les différents royaumes "musulmans", quelle que soit l'époque

Abou Tàlib Al Makki (mort en 386 de l'hégire) dit dans "Qoutoul Qouloub" (2/437), tout en rappelant à quoi ressemblaient les marchés des époques passées : "S'ils entendaient l'appel à la prière, ils se précipitaient vers les mosquées. Les marchés étaient alors vides de tout commerçant. Aux heures de prière, il y avait une occasion de faire un peu d'argent pour les enfants et les gens du Livre (vivant sous la tutelle musulmane), les commerçants les employaient en échange de quelque somme d'argent, afin qu'ils gardent les boutiques jusqu'à ce qu'ils quittent les mosquées".

Abou Hàmid Al Ghazàli (mort en 505 de l'hégire) disait dans "Al Ihiyya" (2/85): "Ils louaient les services avec quelques dinars pour le gardiennage des étales, à l'heure des prières".

Et en réalité, la plupart des historiens n'ont pas évoqué ce phénomène en raison de son évidence et de son expansion dans les terres d'Islam. Les dirigeants se sont appliqués à ce que les "musulmans" accomplissent la prière à son heure, dans la mosquée, jusque dans les terres éloignées du royaume de l'Islam…. Abou Zeyd Al Fàssi rappelle dans son livre d'Histoire "Tarigh Bouyoutat Fess", que le prince des croyants, Abou Inàne Al Marini donnait l'ordre d'exhorter les gens à la prière et de les y contraindre au moyen de la menace du bâton, dans ce qui est connu aujourd'hui comme le Maroc. Et depuis son établissement, l'Arabie Saoudite a appliqué ce principe hérité des "pieux prédécesseurs", comme le dit Ahmad Ma'ninou Assalwoui, dans "Arihlatou Al Hijaziyya", en l'an 1348 de l'hégire… "Le Roi abdoul Aziz a ramené les gens à la voie droite : Lorsqu'on appelle – Accourez à la prière, accourez à la félicité – des hommes surgissent dans les marchés avec des bâtons en main, ils se promènent en disant : "La prière, la prière !", alors, les commerçants abandonnent leurs boutiques et leurs marchandises, leur argent et leurs commerces grands ouverts, et nul ne s'aventure à prendre l'argent ou les marchandises"… Et il en est ainsi aujourd'hui encore, et la vérité est que la plupart des musulmans se rendent à la prière de gaieté de cœur, non pas sous l'effet de la peur et de la contrainte.

 

Septièmement : Les califes réprimaient et punissaient ceux qui se dérobaient à la prière en commun

Sahnoun cite dans "Annawazil" que Oumar Ibn Abdil Aziz, en ayant fini avec la prière, donnait ordre à qui sortait (de la mosquée) de voir si quelqu'un n'avait pas assisté à la prière de vendredi, auquel cas, il se faisait ligoté à une colonne de la mosquée. L'imam Màlik était opposé à cette forme de punition, et il disait qu'il convient plutôt de l'emprisonner ou de le bastonner, comme cela fut souligné par Ibn Rushd dans "Al Bayyan Wa Tahssil" 17/185.

Ajoutons enfin, que nombre de ceux qui préconisent l'ouverture des commerces aux heures de prière, avancent des avantages et profits imaginaires, comme le besoin qu'ont les gens à faire des achats et à se soigner… or, les prières ne prennent que quelques minutes, et nous n'avons jamais entendu à travers les siècles de l'histoire musulmane, qu'un commerçant ait fait faillite à cause de la fermeture de son magasin à l'heure de la prière. Plus encore, nous croyons que l'établissement de la prière en groupe relève de la crainte d'Allah qui constitue un bon moyen de s'attirer la provision, comme le dit le Très Haut : (Et quiconque craint Allah, Il lui donnera une issue favorable; et Il lui accordera ses dons par (des moyens) sur lesquels il ne comptait pas) 65/2. En fait, les gens ont coutume de fermer longuement leurs commerces pour se reposer, pour prendre un repas, nuit et jour… de sorte que ce temps accumulé puisse correspondre au temps requis pour les prières de toute une semaine… Et ils n'ont pas parlé de pertes de bénéfices en cherchant à combler leurs désirs mondains et en remplissant leur ventre; pourquoi en serait-il autrement pour la nourriture de l'âme qu'est la prière !?!

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