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Comment devenir un croyant ? (1)

Jamaal al-Din M. Zarabozo

Avant d’aborder les piliers de la foi, il convient de nous pencher sur un certain nombre de préalables. La première porte sur la définition de la « foi » ou « croyance » dans la perspective islamique. La seconde concerne les fondements de la foi.

 
Définition de la « croyance »
Pour bon nombre de personnes, la « croyance » revient tout simplement à reconnaître que quelque chose est vrai. Ainsi, à la question « Croyez-vous en l’existence de Dieu ? », l’on pourrait obtenir la réponse « Oui ». L’on pourrait poser au même individu la question de contrôle suivante : « Votre croyance en Dieu a-t-elle une influence ou des ramifications quelconque sur votre vie et vos buts ? ». A cette question, le même individu qui affirme croire en Dieu répondra « Non ». Au vu de ce scénario récurrent, il convient de trouver une réponse à la question suivante : Cette forme de croyance pourrait-elle correspondre à ce que l’Islam entend, par exemple, par « croyance en Allah » ?
 
Les fondements de l’Islam chez l’homme commencent par ce qui se trouve dans son cœur et ses croyances. Aussi, l’Islam a-t-il mis un accent particulier sur ce en quoi il faut croire, comme nous le verrons dans ce chapitre. En même temps, l’Islam souligne à grands traits ce qu’est censé être la « croyance ». La croyance, dans la perspective islamique, ne saurait se réduire à quelque chose qu’un individu affirme porter dans son cœur sans pour autant que cela n’influe sur sa vie et son comportement.
 
Au contraire, les croyances du cœur doivent être la base de toute action de l’individu. Les croyances véritables et effectives ne restent jamais au niveau de l’abstrait. Leur influence se manifeste forcement de manière pratique dans la vie quotidienne. Pour prendre un exemple tout simple, la question de la tricherie et du vol est directement liée à l’ensemble du système de croyance de l’individu. Si l’on croit que ces actes sont moralement inappropriés, et qu’il existe un Dieu omniscient et juste qui lui en demandera des comptes, alors l’on s’abstiendra très probablement de tels actes. En revanche, si un individu ne croit aucunement aux ramifications éternelles ou au jour du jugement, ses facteurs déterminants pourraient se réduire uniquement aux chances d’être attrapé et à la sévérité de la sanction pour ces actes.
 
En fait, la vraie croyance fait bien plus que d’amener l’individu à prendre conscience des ramifications négatives ou positives d’un acte. A mesure que s’affermit sa foi et que se renforcent ses croyances, sa foi façonne la manière même dont il perçoit les choses. L’amour et la haine qu’il éprouve pour quelque chose sont déterminés par ses croyances sur cette chose. Par exemple, lorsqu’il reconnaît que Dieu aime quelque chose, il se rend à l’évidence que cette chose doit être merveilleuse et mérite également qu’il l’aime. En revanche, si Dieu déteste quelque chose, il se rend à l’évidence que cette chose doit être pleine d’aspects qui méritent qu’il la déteste lui aussi.
 
L’on pourrait prendre l’exemple de la cigarette. Quelqu’un pourrait croire que la cigarette est nocive et mauvaise en admettant les faits qui démontrent le caractère nocif de la cigarette comme étant vrais. Mais ne l’amène pas pour autant à arrêter de fumer, puisqu’il ne laisse pas ce qu’il reconnaît comme vrai guider ses actions. En d’autres termes, il ne se soumet pas à la vérité qu’il voit et ne met pas en pratique ce que cela implique. Sa connaissance factuelle de ce qu’il connait de la cigarette n’a pas pénétré son cœur de manière à lui permettre de développer du dégout pour la cigarette du fait des dommages que celle-ci cause. Ainsi sa reconnaissance des faits ne correspond pas à la « croyance » ou, en termes coraniques, a l’imaan. L’imaan nécessite une volonté de se soumettre à ce qu’on reconnaît comme vrai, ou de le mettre en pratique. Pour ce qui est de la vraie croyance ou Imaan, si cet Imaan est fort et sincère, alors naitra dans le cœur de l’individu le sentiment de rejet vis-à-vis de cet acte qu’il croit mauvais et malveillant. Il gardera l’individu de toute envie de commettre cet acte malveillant. Au même moment, il remplira son cœur d’amour pour toutes les bonnes actions. Ainsi, Allah dit : [Mais Allah vous a fait aimer la foi et l’a embellie dans vos cœurs et vous a fait détester la mécréance, la perversité et la désobéissance. Ceux-là sont les bien dirigés] (49:7). Une telle foi orientera, par conséquent, sa vie et le guidera vers ce qu’il doit faire. (Si par contre la foi est faible et est supplantée par d’autres forces dans le cœur, cela pourrait n’avoir aucun effet).
 
Ainsi, la vraie croyance signifie que l’on agisse conformément à cette croyance. Lorsque, par exemple, un individu dit qu’il croit aux anges, cela veut dire qu’il sait que les anges existent et qu’ils enregistrent vraiment ses actes. Cela doit l’affecter en ce sens qu’il n’accomplira pas les actes qu’il ne veut pas que ces anges voient et enregistrent.
 
Ainsi, une étude approfondie du Qur'an et de la Sunnah démontre que la foi ou Imaan dispose d’un certain nombre de composantes. Ces composantes ont été résumées par les tout premiers savants dans cet adage : « l’imaan est déclaration et action ». La déclaration dans ce cadre intègre autant la déclaration du cœur (affirmation) que la déclaration de la bouche (profession verbale). L’action intègre autant les actions du cœur (volonté de soumission, d’aimer, etc.) que les actions du corps (telles que la prière, etc.)[1].
 
Par souci de clarté, au fil du temps, ces deux composantes ont été divisées en ces trois composantes essentielles de l’imaan qui ont été également énoncées par de nombreux docteurs :
1) Croyance dans le cœur.
2) Profession par la bouche.
3) L’Accomplissement des actes par les parties physiques du corps.
 
En somme, la foi, qui signifie la croyance véritable et définitive en quelque chose, doit conduire à la soumission conséquente à ce en quoi l’on croit. Dans le cas contraire, il s’agit tout simplement d’une acceptation d’un fait et non du concept islamique de la «foi» (imaan). Aussi, Ibn Uthaimeen écrit : « L’imaan est l’affirmation qui requiert l’acceptation et la soumission. Si un individu croit en quelque chose sans l’accepter et s’y soumettre, l’on ne saurait parler d’imaan. La preuve en est que les polythéistes [Arabes] croyaient en l’existence d’Allah et croyaient en Allah comme Créateur, Pourvoyeur de subsistance, de la Vie et de la Mort et Administrateur de toutes les Affaires de l’Univers. Par ailleurs, l’un d’eux avait même admit la mission prophétique de Muhammad (paix et bénédiction d'Allah sur lui) sans pour autant être un croyant. Il s’agit d’Abu Talib, l’oncle du Prophète (paix sur lui)… Cependant, elle (la croyance au Prophète (paix sur lui)) ne lui sera absolument d’aucune utilité, étant donné qu’il n’avait pas accepté et ne s’était pas soumis à ce dont le Prophète (paix sur lui) était porteur »[2].
 
« Un sursaut de foi »
Le second préalable porte sur les fondements de la foi. Les langues occidentales conçoivent généralement la « foi » comme impliquant la croyance en quelque chose que l’on ne peut prouver. En d’autres termes, la « foi » requiert ce qu’on appelle un « sursaut de foi » par lequel l’on va au-delà de ce qui peut être admis de manière rationnelle pour se contenter d’une simple acceptation et croyance aveugle. Cette approche est aux antipodes de la conception islamique.
 
Dans la perspective islamique, la foi doit être « axée sur la connaissance », en sorte que, et le cœur et l’esprit y trouvent la consolation et s’y soumettent avec une ferme résolution. L’Islam n’exige pas que les hommes croient aux choses qui vont à l’encontre de leur propre nature et aux entendements qu’ils leur ont été accordés par Dieu. Au contraire, Allah invite les hommes à réfléchir – à observer la création, leurs propres personnes et tout ce qui les entoure. Allah indique les différents aspects de la création et les décrit comme des signes pour les gens qui réfléchissent. En méditant sincèrement sur la création tout autour de lui, l’homme doit arriver à des conclusions tout à fait évidentes :
 
1) Cette existence n’aurait pas pu être produite en l’absence d’un créateur sage et intelligent
 
2) un créateur aussi sage et intelligent ne l’aurait pas créée sans aucun but.
 
Ainsi, Allah dit : [En vérité, dans la création des cieux et de la terre, et dans l’alternance de la nuit et du jour, il y a certes des signes pour les doués d’intelligence, qui, debout, assis, couchés sur leurs côtés, invoquent Allah et méditent sur la création des cieux et de la terre (disant) : “ Notre Seigneur ! Tu n’as pas créé cela en vain. Gloire à Toi ! Garde-nous du châtiment du Feu] (3:190-191). Allah dit également : [N’ont-ils pas médité en eux-mêmes ? Allah n’a créé les cieux et la terre et ce qui est entre eux, qu’à juste raison et pour un terme fixé. Beaucoup de gens cependant ne croient pas en la rencontre de leur Seigneur] (30:8). Dans un autre passage, Allah dit encore : [Pensiez-vous que Nous vous avions créés sans but, et que vous ne seriez pas ramenés vers Nous ? ”] (23:115).
 
Les termes du Qur'an soutiennent qu’il est logiquement impossible d’arriver à une conclusion différente. En réalité, si un individu croit en Dieu en tant que Créateur, par définition, il est inconvenant pour un si noble et grand Créateur de créer tout cet ordre et toute cette beauté sans raison aucune. Un individu qui croit à un créateur en même temps qu’il croit que ce créateur n’avait ni but ni raison pour sa création taxe ce créateur de puérile et inintelligent. Il est difficile de penser qu’un créateur pareil puisse produire une création comme celle dont tout le monde est aujourd’hui témoin. Que non, en réalité, non seulement la création laisse transparaître en filigrane certains attributs du Créateur, mais elle laisse également entrevoir un but très important et très grand à sa base. La nature de l’existence dans son ensemble projette l’image d’un Créateur d’un caractère très particulier qui n'aurait rien créé de cette nature par pure plaisanterie.
 
Ce Créateur ne saurait être qu’Allah avec Ses attributs parfaits et sublimes ––i.e., cette création a besoin d'Allah et ne saurait être juste et correcte que sous le contrôle d'Allah, exactement comme l’est Allah Lui-même. Aussi, Allah déclare dans le Qur'an : [S’il y avait dans le ciel et la terre des divinités autre qu’Allah, tous deux[3] seraient certes dans le désordre. Gloire, donc à Allah, Seigneur du Trône; Il est au-dessus de ce qu’ils Lui attribuent ! ] (21:22).
 
Une deuxième conclusion, très importante aussi, que l’on peut tirer en méditant sur cette création est que celui qui a créé toutes ces choses à partir du néant peut aussi aisément les créer de nouveau. S’Il a le pouvoir de recréer les choses même après leur disparition, cela signifie qu’Il a également le pouvoir de les ressusciter et les ramener toutes devant Lui. Cependant, ce pouvoir comporte des implications qui ne présagent rien de bon pour les hommes et leur comportement dans ce monde. Par conséquent, Allah attire l’attention sur ce fait et rappelle sa signification aux hommes tout au long du Qur'an.
 
Pour nous en convaincre, Allah dit : [N’ont-ils pas vu qu’Allah qui a créé les cieux et la terre est capable de créer leurs pareils ? Il leur a fixé un terme, sur lequel il n’y a aucun doute, mais les injustes s’obstinent dans leur mécréance] (17:99). Une autre série de versets nous disent : [Il cite pour Nous un exemple, tandis qu’il oublie sa propre création; il dit : “Qui va redonner la vie à des ossements une fois réduits en poussière ?” Dis : “Celui qui les a créés une première fois, leur redonnera la vie. Il Se connaît parfaitement à toute création; c’est Lui qui, de l’arbre vert, a fait pour vous du feu, et voilà que de cela vous allumez. Celui qui a créé les cieux et la terre ne sera-t-Il pas capable de créer leur pareil ? Oh que si ! et Il est le grand Créateur, l’Omniscient. Quand Il veut une chose, Son commandement consiste à dire : “Sois”, et c’est. Louange donc, à Celui qui détient en Sa main la royauté sur toute chose ! Et c’est vers Lui que vous serez ramenés] (36 :78-83).
 
Celui qui nie la résurrection s’attend à ce qu’Allah traite les injustes de la même façon que les gens vertueux. Il s’agit d’une attente peu convenable de la part d’Allah. Allah fait clairement comprendre que cela ne sera jamais le cas en soulignant le fait que de telles idées ne peuvent être entretenues que par ceux qui ne croient pas en Dieu. Allah dit : [Nous n’avons pas créé le ciel et la terre et ce qui existe entre eux en vain. C’est ce que pensent ceux qui ont mécru. Malheur à ceux qui ont mécru pour le feu [qui les attend] ! Traiterons-Nous ceux qui croient et accomplissent les bonnes œuvres comme ceux qui commettent du désordre sur terre ? ou traiterons-Nous les pieux comme les pervers ?] (38:27-28).
 
Bien que ne rentrant pas dans le cadre de ce travail, les croyances islamiques au Qur'an et au caractère véridique du Prophète Muhammad (paix et bénédiction d'Allah sur lui) s’appuient également sur des preuves évidentes et directes. La croyance au Qur'an en tant révélation de Dieu, loin d’être une croyance aveugle, est directement liée à la nature miraculeuse et à la beauté extrême de ce livre même. De même, la croyance au Prophète Muhammad (paix et bénédiction d'Allah sur lui) est soutenue par des signes qui indiquent sa venue dans les révélations antérieures, le propre caractère noble du Prophète, la victoire qui lui a été accordée par Dieu, les transformations opérées au sein de tout une génération, et même après sous sa houlette, etc.
 

 

Il est question de comprendre que les croyances islamiques en Dieu comme le seul créateur et seigneur, la croyance au but de la vie, la croyance en la résurrection, la croyance au Qur'an et la croyance au caractère véridique du Prophète Muhammad (paix et bénédiction d'Allah sur lui) s’appuient toutes sur la connaissance et un raisonnement tout à fait en harmonie avec la nature humaine. En fait, parce qu’elles sont basées sur les connaissances, la foi du croyant augmente à mesure que se renforce la connaissance de ces croyances. Ainsi, la connaissance et la foi n’ont jamais été conflictuelles en Islam. De plus, il en est ainsi parce qu’il n’y a ni mystère ni absurdité à laquelle l’on est tenu de croire. Mystères et absurdités requièrent « des sursauts de foi » et elles sont tout à fait inexistantes ou étrangères dans les croyances islamiques[4].

 

A Suivre...

 


 
[1] Cf., Ahmad Ibn Taimiyyah, Majmoo Fatawaa Shaikh al-Islam Ibn Taimiyyah (une compilation de Abdul Rahman Qaasim et son fils Muhammad, aucune information relative à la publication), vol. 7, p. 672.
[2] Muhammad ibn Uthaimeen, Sharh Hadith Jibreel Alaihi al-Salaam (Dar al-Thuraya, 1415 A.H.), pp. 4-5.
[3] C'est-à-dire, et les cieux et la terre.
[4] Il est vrai qu’il pourrait avoir des choses qui se trouvent au-delà de l’expérience et de l’entendement direct de l’homme. Cependant, même la croyance en ces choses est basée sur les croyances qui sont injustifiables et incompréhensibles. Par exemple, certaines personnes pourraient ne pas être à même d’accepter le fait que l’homme subit certaines formes de châtiments dans la tombe. Il pourrait prétendre qu’il voit des cadavres pourrir dans des tombes, sans montrer aucun signe d’être soumis à une quelconque forme de châtiment. Cependant, personne ne peut nier que l’homme peut subir plusieurs formes de souffrance, même si son corps physique ne fait aucunement l’objet de sévices. En fait, l’esprit d’un individu peut même vivre une peine physique imaginaire. En tout cas, le problème est que toutes ces croyances secondaires sont tout à fait cohérentes lorsque les vraies prémisses sont comprises, à l’instar du véritable pouvoir et capacité d’Allah à créer ce qu’Il veut.

 

 

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