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Obligation de bienfaisance et de douceur envers les animaux (2)

Cheykh Abdelaziz Ibn Baz

Le sens de ces hadiths et leur contenu met en évidence l'attention que porte l'Islam aux animaux, et ce, qu’il s’agisse de veiller à leur conditions ou de leur éviter toute nuisance.

 

Il incombe par conséquent, au travers de ce qui est rapporté indiquant d’une part, l’obligation d’user de bienveillance à leur égard et d’autre part l’interdiction de les maltraiter, de concentrer  notre attention et de la placer cette question au centre de nos préoccupations, surtout que les animaux en question sont destinés à la consommation, et représentent un coût économique. De plus, ils font l'objet de règles juridiques concernant les rites et les sacrifices. Par ailleurs, ces animaux sont exposés à de grandes difficultés lors de leur transport par quantités importantes sur de longs courriers. 

 

Durant ces trajets, les conditions de transport peuvent être à l’origine de nombreux problèmes tel que l'entassement des bêtes qui peut être fatal pour les plus faibles d’entre elles, la faim, la soif, et la propagation des maladies, ce qui doit inciter les responsables à analyser rapidement la situation et aménager au plus vite de meilleures conditions de transport en veillant à la nourriture, à l'eau, la climatisation, et a des contrôles médicaux en séparant les bêtes les plus faibles et celles malades du reste de l’élevage, et ce,  à toutes les étapes du transport, jusqu'à la commercialisation.

 

Il s’agit là, de conditions que les entreprises commerciales et les sociétés d'import-export sont parfaitement en mesure de mettre en œuvre, il est même une obligation pour les responsables de ces entreprises de couvrir les dépenses que cela implique.

 

Il est un autre point regrettable qu’il convient de citer et qu’il incombe de réprouver, et au sujet duquel la législation à mis en garde, il s’agit du mode d’abattage utilisé pour sacrifier les bêtes destinées à la consommation dans la plupart des pays étrangers, et les souffrances que ces bêtes subissent au moment de leur égorgement, tel que l’électronarcose au niveau du cerveau afin de les anesthésier, le fait de les suspendre vivantes à une chaîne d’abattage, pour être dirigées vers l’étape finale d’emballage. C’est également le cas en ce qui concerne le fait de plumer les volailles vivantes, de les tremper dans de l'eau bouillante ou de les exposer vivantes à des vapeurs chaudes, en prétendant que cela est plus clément pour eux, comme cela est connu des modes d’abattage contemporains. Il va sans dire que ces souffrances sont contraires aux textes de la législation invitant et encourageant à la bienfaisance envers les animaux. De ce fait, toute pratique contraire à la législation d’Allah  constitue une transgression et une injustice [à l’égard des animaux] à propos de laquelle son auteur sera jugé conformément au hadiths cité précédemment et au hadith suivant : « Certes, Allah jugera entre la brebis sans corne et la brebis cornue »[1].

 

Qu’en est-il donc, de celui qui agit volontairement avec injustice et connaît parfaitement les conséquences néfastes de cette pratique ? 

 

En se basant sur les textes scripturaires d’ordre juridique et leurs implications, les savants de la jurisprudence islamique ont classifié les obligations, les recommandations, et les interdictions en ce qui concerne les animaux de manière générale, et ont expliqué en détail les règles du sacrifice des animaux destinés à la consommation. 

 

Voici quelques règles de bienfaisance recommandées lors de l'égorgement : 

 

1 - Faire boire la bête avant de l'égorger, conformément au sens général du hadith cité précédemment : « Certes, Allah a prescrit la perfection en toute chose»[2].  

 

2 - Bien aiguiser la lame, et la passer à l'endroit approprié avec force et rapidité, au niveau du creux à la base du coup concernant les chameaux, et de la gorge pour les autres animaux. 

 

3 - Le chameau doit être égorgé debout, la patte arrière gauche attachée si possible et dirigé en direction de la Qibla (la Mecque). 

 

4 - Les autres animaux doivent être couchés sur leur flanc gauche en direction de la Qibla, le pied de l’immolateur sur le flanc de la bête, sans l'attacher, sans lui casser ni lui couper quoi que ce soit avant qu'elle ne soit complètement morte. Il est détestable de lui trancher la tête ou de découper les parties de la bête avant qu'elle ne soit complètement morte, ou de l'égorger sous les yeux d’une autre bête. 

 

Ceci est recommandé au moment du sacrifice de la bête, par miséricorde et bienfaisance envers l'animal.

 

Il est détestable d’agir contrairement à cette pratique, tel que traîner la bête par les pattes pour le déplacer. Il est rapporté par Abd-Razzâq, qu'Ibn ‘Omar, qu'Allah l’agrée, vit un homme traîner une brebis par les pattes qu’il s’apprêtait à sacrifier. Il lui dit : « Malheur à toi ! Tu la conduit vers la mort, fais-le donc convenablement »[3].

 

De même, il est détestable d'aiguiser le couteau devant l'animal quand on veut l'égorger, comme l’indique le hadith rapporté par l'imam Ahmad dans le « Mousnad », d'après Ibn ‘Omar, qu'Allah les agrée : « Le Messager d'Allah a ordonné d'aiguiser les lames hors de la vue des bêtes »[4], et selon le hadith rapporté par At-Tabarânî selon Abdoullah Ibn ‘Abbâs, qu'Allah les agrée : « Le Messager d'Allah passa à côté d'un homme qui avait son pied sur la nuque d'une bête, en train d'aiguiser son couteau au vu de la bête ». Il lui dit alors : « Tu aurais dû le faire avant ! Veux-tu la tuer deux fois ? »[5].

 

En revanche, en ce qui concerne les animaux que l'on ne peut égorger comme les bêtes sauvages ou les chameaux indociles, il est permis de leur décrocher une flèche ou autre instrument semblable capable de faire couler le sang, à l’exception de l’os ou d’un ongle, après avoir prononcé le nom d'Allah « Bismillah ». Ainsi, si l'animal meurt à la suite de ce coup, il est permis de le manger tant que la mort de l’animal n’a pas été entraîné par une autre cause, puisque dans ce cas, c'est la seule manière de le tuer. 

 

Voilà en résumé ce que nous pouvons citer, en réponse à votre question, parmi ce qui a été rapporté concernant le comportement à adopter envers les animaux. En effet, l'Islam est la religion de la miséricorde, incarne la législation de la bienfaisance, et est un mode de vie complet ainsi qu’une voie menant vers Allah et Son Paradis. Il incombe donc de prêcher les gens vers l'Islam, de juger selon ses préceptes, de faire l'effort de le propager parmi ceux qui n'en n'ont pas connaissance et de rappeler à l'ensemble des musulmans les règles et les objectifs qu'ils ignorent, sincèrement pour Allah. Les objectifs de la législation islamique sont le summum de la justice et de la sagesse. En Islam, il n’y a pas d’interdiction absolue de consommer les viandes animales, même si elles présentent un bienfait, contrairement aux croyances bouddhistes ; et il n’y pas non plus de permission totale de consommer toute sorte de viande, contrairement aux consommateurs de porc et d'animaux sauvages. Cette Loi préserve les droits de la personne, ses biens et son honneur. 

 

Nous remercions Allah pour Ses grâces, dont la meilleure d'entre elles est l'Islam. Nous l'implorons pour qu'Il fasse triompher Sa religion, et que Sa parole soit élevée.  Que les éloges et le salut d'Allah soient sur notre Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui), celui qui a transmis le message clair, sur sa famille et ceux qui ont suivi sa voie jusqu'au Jour Dernier.

 

Que la paix, la miséricorde d'Allah et Sa bénédiction soient sur vous.

 

Fatwa du cheikh Ben Baz 

 

 


[1] Rapporté par Mouslim (2582) et Ahmad (1/72)

[2] Rapporté par Mouslim (1955

[3] Rapporté par Abdr-Razzâq dans « Al Mussannaf » (8605)

[4] Rapporté par Ahmad (2/108)

[5] Rapporté par At-Tabarânî dans « Al-Kabîr » (11956), dans « Al-Awsat » (3509) 

 

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