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L'argumentation au moyen des visions et des rêves (2)

Le message de l'Islam

Quel est donc l'intérêt des rêves ?

Et si l'on dit après cela : Quel est donc l'intérêt des rêves ? Nous disons que l'intérêt qu'ils présentent est de délivrer une bonne nouvelle au serviteur (d'Allah). Et dans le récit de Abou Houreyra, j'ai entendu le messager d'Allah (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) dire : "Il ne reste de la prophétie que les bonnes annonces". Ils dirent : "Et qu'est-ce que les bonnes annonces ?". Il dit : "La vision pieuse". (Al Boukhari 8/69 – le livre de l'interprétation des songes, chapitre des bonnes annonces).

Ou bien, le rêve a un rôle d'avertisseur. Et on peut ramener cette mise en garde au sens de la bonne annonce. Cela car, celui qui est averti d'une chose à venir, même si elle lui est déplaisante, est dans une situation meilleure que celle de celui qui est surpris. En effet, ce dernier, connaît en matière de troubles et d'embarras, ce que ne connaît pas celui qui a connaissance de la survenance d'une telle situation. Cela permet d'alléger pour lui (la peine) et revient à le traiter avec douceur.

Ou bien nous disons que le rêve sert à agrémenter le discours (et à appuyer simplement ce qui est avancé par le texte révélé), sans qu'il se repose initialement là-dessus. Cela n'est valable que lorsque le rêve est en conformité avec un argument juridique authentique. Le Sheikh Abdourahmàne Al Mou'alimi disait : "Les érudits sont unanimes sur le fait que le songe ne puisse constituer un argument. Et il n'est que bonne annonce et interpellation, et il peut être évoqué pour tenir compagnie à la mention de l'argument légitime et authentique, lorsqu'il lui est conforme." (Atankil - 2/242)

Le récit de ces visions sert donc à agrémenter le discours (et appuyer ce qui est évoqué par le texte révélé) ; sans qu'on se repose initialement là-dessus –Et cela lorsque (ces rêves) sont en conformité avec la loi (révélée)- l'indiquant ou attirant l'attention sur le fait qu'une affaire en particulier s'inscrive sous cette sentence. Le rêveur ne sait pas qu'elle s'inscrit sous cette sentence et grâce à cette vision, il en prend conscience.

Seule la personne peu savante tire argument des rêves et se repose dessus. L'imam Ash-Shàtibi disait : "Seul celui qui n'a qu'un faible bagage (de connaissance) argumente sur la base des songes dans le secteur des règles (juridiques). Certes, la vision vient pour épauler (et rassurer), donner une bonne nouvelle et mettre en garde, en particulier ; de sorte que aucune sentence –ou jugement- ne puisse être déclaré en fonction des implications (du rêve). Et les érudits n'élaborent pas un fondement –et un grand principe- en s'y référant. Et c'est là, l'approche modérée (et juste) qui consiste à retenir des rêves, ce qui en a été compris grâce à la loi (révélée)". (Al I'tissàm 1/336).

Il ne fait pas de doute que le diable tente de troubler et de tromper les gens quant à leur religion. Il leur apparaît dans les rêves, les orientant vers des pratiques illégitimes. Il peut même leur apparaître à l'état d'éveil. Or l'homme raisonnable n'en fait pas une source (et une référence) desquelles il déduit des paroles et des actes. Mais il s'en retourne plutôt vers la révélation.

Et selon Hàritha Ibn Midrab, un groupe de gens reçu cet appel dans le sommeil – "Que celui qui prie dans la grande mosquée, entrera au paradis" – Les hommes et les femmes tous réunis s'y sont alors rendus jusqu'à ce que la mosquée se remplisse de gens dressés en prière. Ibn Massoud vint alors, et on lui dit : "Rattrape les gens !" (C'est-à-dire : avant qu'ils ne s'égarent). Il dit : "Qu'ont-ils donc ?" On dit : "Ils ont reçu cette invitation dans leur sommeil, à venir prier dans la grande mosquée pour gagner le paradis". Ibn Massoud sortit alors en disant : "Malheur à vous ! Sortez donc (de la mosquée), ne vous infligez pas ce châtiment, ce n'est qu'une inspiration diabolique…. Aucun livre n'est descendu après votre prophète, et aucun livre ne descendra après votre prophète". Ils sont donc sorti et se sont assis autour de lui, et Abdoullah Ben Massoud leur dit : "Lorsque le diable veut se faire propager le mensonge, il prend une apparence humaine et va à la rencontre d'un autre homme en disant : "N'as-tu pas entendu la nouvelle ?" Et l'homme dit "De quoi s'agit-il donc ?" Il dit "Telle et telle chose s'est produite. Vas donc et parle en à tes amis". L'autre s'en va alors et il dit : "J'ai rencontré un homme qu'il me semble bien connaître – son visage me dit quelque chose- il pense que telle et telle chose s'est produite". Or, il ne s'agit que du diable". (Rapporté par Ibnou Wadàh dans – les hérésies et leurs interdictions- 8).

 

Beaucoup se référer aux songes, est un des signes de l'hétérodoxie

Quant aux gens de la tradition, ils se tournent plutôt vers le Livre, la tradition prophétique et le consensus. Les innovateurs quand à eux se tournent vers les rêves, les récits israélites et autres (faussetés). Ibn Taymiyya dit dans son exposé des sources des gens de la tradition "… Le livre, la tradition prophétique et le consensus. Et pour les autres : les rêves, les récits israélites et les ragots". (Al Fatàwa 19/5).

L'égarement de certains mystiques soufis (et d'autres hérétiques) se produisit à cause de leur appui sur les rêves, et parce qu'ils en faisaient une preuve. Ash-Shàtibi dit, en exposant ce point : "Et les plus faibles de tous en matière d'argumentation, sont les gens qui se reposent sur les rêves pour (élaborer) des pratiques. Ils s'y engagent, ou bien ils s'en détournent (et les délaissent) à cause de cela. Et ils disent : "Nous avons aperçu untel homme pieux qui nous a dit –laissez ceci- faites cela-". Cela se produit souvent de la part de celui qui s'exerce à la voie mystique. Il se peut même qu'ils en arrivent à dire : "J'ai vu le prophète dans mon sommeil et il m'a dit : Telle et telle (chose). Et il m'a ordonné telle et telle chose." De sorte qu'il se mette à le faire ou à le délaisser, se détournant ainsi des limites fixées par la loi révélée. Or c'est là une grave erreur. Cela car le songe de celui qui n'est pas prophète ne peut en aucun cas permettre l'émission d'une sentence juridique. Sauf, si on l'expose (et le confronte) avec ce que nous détenons déjà des règles de la loi. Si elles l'admettent, on œuvrera en conséquence. Sinon, il est obligatoire de le délaisser et de s'en détourner. Son seul intérêt est alors de fournir une bonne annonce et une mise en garde en particulier. Mais de là à en extraire des sentences juridiques, alors … Non ! ". (Al I'tissàm 1/331-332).

Certains de ces mystiques ont dit que "Celui qui voit le prophète (en rêve), c'est comme si il l'avait vu véritablement, même si il apparaît sous un autre aspect physique (que le sien)… Et si il ordonne ou qu'il interdit, alors, si il le fait sous l'apparence et avec les attributs qui furent cités (dans sa description) : Son ordre dicté dans le sommeil est comme son ordre dicté à l'état d'éveil (et de son vivant), et il doit être suivi en cela. Et il en est de même pour l'interdiction." Ceci les mena à plusieurs formes de déviances dans le registre de l'interprétation du Livre et la compréhension des récits de la tradition. Et aussi dans le domaine de la jurisprudence, (et dans) la fixation des mérites de certains individus, et notamment les prédécesseurs parmi eux, (et dans) le cadre du rappel et des invocations, (et même) sur le plan dogmatique et ce qu'ils supposent être une purification (de l'âme).

A notre époque, Il y a des gens qui ont sombré dans l'exagération dans la considération des visions et des songes –à en croire leurs discours- et plus précisément lorsqu'il s'agit de porter un bon témoignage pour leur groupe d'appartenance (le désignant comme le groupe représentant la vérité). Toujours en se référant aux rêves, certains ont fini par croire que l'un des leurs est l'imam "Bien guidé" (Al Mahdi). Et il n'y a que deux éventualités : soit, ces rêves sont inspirés par le diable. Soit, ils sont inspirés par l'âme elle même (mais pas par Allah). Tout cela à cause de leur attachement démesuré et dépourvu de repères à la question des rêves.

Ce n'est donc pas tout ce que voit le dormeur qui est à considérer puisque il peut s'agir de désirs de l'âme refoulés, ou de cauchemars sataniques afin d'égarer et de terroriser. Se reposer sur les rêves et tenter d'interpréter toute vision n'est donc pas une attitude licite. Soulignons les points suivants qui permettront de régir convenablement ce chapitre et qui placeront le rêve à sa véritable place : 

1/ Ce n'est pas tout ce qu'on voit dans le sommeil qui provient d'Allah et qui est une portion de la révélation, comme nous venons de le rappeler.

2/ Le mensonge existe bel et bien dans ce chapitre, et il n'est pas juste de se reposer sur la parole de quiconque prétend raconter un rêve. Il est plutôt obligatoire d'analyser la situation de celui qui prétend avoir rêvé. Ibn Taymiyya disait en évoquant les évènements de la fin des temps : "Ils produisent à ce sujet beaucoup de mensonges sans que (les récits) ne les indiquent ; de même beaucoup mentent à propos des rêves, dont une portion est une vision pieuse qui constitue un quarante sixième de la prophétie". (Al Fatàwa 4/81).

3/ Le rêveur peut oublier (ou se montrer insouciant vis-à-vis) de détails importants et qui influencent l'interprétation que l'on donne (du rêve).

4/ En admettant que la vision soit pieuse et que la franchise et la sincérité du rêveur soient établies, alors l'erreur peut survenir de la part de qui interprète le rêve.

Cela s’est produit pour Abou Bakr, le véridique, et en présence du prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui). Ibnou Abbass rapporte qu'un homme est venu au prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) et il dit : "Cette nuit, j'ai vu en rêve comme une ombrelle qui laissait s'écouler le beurre et le miel. Et j'ai vu les gens qui tendaient la main pour en récolter. Qui d'en ramasser beaucoup et qui d'en ramasser très peu. Ensuite, j'ai vu une corde tendue depuis la terre jusqu'au ciel. Tu l'as saisie et tu es monté. Puis un autre homme l'a saisie et il est monté. Puis, un autre homme l'a saisie et il s'est élevé. Puis, un autre homme l'a attrapée et elle s'est coupée avant d'être reliée." Abou Bakr dit : "O messager d'Allah ! Que mon père te serve de rançon, par Allah, tu vas me laisser l'interpréter". Le prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) dit alors : "Donne en l'interprétation". Il dit : "Quant à l'ombrelle, c'est l'Islam. Et ce qu'elle laisse couler de miel et de beurre, c'est le Coran et sa saveur qui se répand. Il y a celui qui prend beaucoup du Coran et celui qui en retient peu. Quant à la corde qui fait jonction entre le ciel et la terre, c'est la vérité sur laquelle tu te tiens, tu la saisie et Allah t'élève. Ensuite, un homme la saisit après toi et il s'élève, puis un autre homme la saisit et il s'élève à son tour… puis, un autre homme la saisit et il la lâche avant de la rattraper et de s'élever. Dis-moi, O messager d'Allah, est-ce que j'ai vu juste ou est-ce que je me suis trompé ? ". Le prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) dit alors : "Tu as perçu certaines (vérités) et d'autres t'ont échappé". Il dit : "Par Allah ! O messager d'Allah, dis-moi quelles sont mes erreurs". Il dit : "Ne jure pas ! ". Le récit est rapporté par Al Boukhari, numéro 5803, Mouslim, numéro 2269 et Attirmizi, numéro 2293. Et si une erreur peut être commise par le véridique, alors, elle est plus probable encore de la part d'un autre.  

Il n'est pas question pour nous dans cet article de déprécier la vision, ou de lui faire perdre toute valeur ; l'objectif est plutôt de ne pas outrepasser ses limites de sorte de lui faire jouer un rôle qui n'est pas le sien. Le rêve est une bonne annonce et il n'est pas juste d'élaborer là-dessus des sentences (juridiques) et des pratiques (cultuelles). Et de manière prioritaire, il n'est pas juste de fonder des credo et des convictions (religieuses) là-dessus. Le Législateur a exposé les signes et les qualificatifs par lesquels on peut reconnaître les événements précurseurs de l'heure dernière, et Il ne nous a pas confié a charge de les découvrir au travers des visions et des rêves. Et celui qui observe l'histoire saura combien le fait de se reposer sur des rêves conduit à de grands troubles et fut cause de malheurs. Parmi les derniers événements en date, et les plus directement rattachés au thème de cette recherche, ce qui s'est produit de désignation du Mahdi par un groupe de gens instruits contactés (par le diable) dans leur sommeil, ce qui les poussa à prendre les armes et à se retrancher dans la mosquée sacrée (de la Mecque)…

Le sheikh / Abdoul Aziz Ben Bàz –qu'Allah lui soit clément- a dit : "Quant au fait de se reposer sur un songe pour confirmer qu'untel est le Mahdi, alors c'est (une attitude) contraire aux (indications) des arguments juridiques tels que le consensus des gens de science et de foi. Cela car il n'est pas licite de s'en référer aux rêves, quelle que soit leur fréquence, pour ce qui s'oppose à ce que la loi pure a confirmé. Cela car Allah, pureté à Lui, a parachevé la religion pour notre prophète Mohammad (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) et sa communauté. Il a complété pour eux son bienfait avant sa mort –à lui le salut et la paix-. Ensuite, le Mahdi jugera d'après la loi révélée dans toute sa pureté, comme en a informé le prophète. Comment serait-il donc autorisé à ses suiveurs de violer le caractère sacré de la mosquée interdite et de bafouer l'honneur des musulmans et de verser leur sang, et de porter les armes contre eux sans aucun droit ? ". (Voir : Jarida 'Oukaz 18 du mois de mouharram de l'an 1400 de l'hégire). 

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