Les enquêteurs de l'ONU exigent un accès illimité à la Birmanie     France : L'occupation de la mosquée jugée cinq ans après     Royaume-Uni : des policiers suscitent la colère en entrant dans une mosquée avec leurs chaussures     Achoura 2017 : date officielle     Abu Dhabi : Présentation de manuscrits rares du Coran dans le cadre d’une grande exposition
 
Discussion en ligne avec l’administrateur du site (En cours de construction)
 
 
 
  

Il est donc interdit de les imiter en décalant une festivité de quelques jours, telle que la fête de Pâques ou de Noël...
L’Association cultuellede Sens et sa région a acheté à la commune un terrain...
Photo et commentaire  
 




 
Accueil>Réponses aux accusations formulées contre l'islam

L’Islam et le racisme (2)

Abdou Rahman ibn Abdoul Karim Al Sheha

 

Il demanda ensuite à Oussama la permission de garder Oumar ibn Khattâb à ses côtés à Médine afin qu’il l’assiste dans la gestion des affaires, montrant ainsi un bel exemple de demande de permission au commandant même si ce dernier était jeune.

Le Messager (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) commença à mettre en pratique le principe d’égalité sur sa propre personne. En effet, il était un homme issu de la meilleure descendance et du plus noble des clans ; sa tribu était la meilleure des tribus arabes et son rang était reconnu à l’unanimité, et malgré tout cela il avait l’habitude de dire : «Ne m’adulez pas comme les chrétiens ont adulé Jésus fils de Marie. En vérité je ne suis qu’un esclave. Dites, -en parlant de moi- le serviteur d’Allah et son Messager »[1].

Mieux encore, le messager d’Allah (Paix et bénédiction d’Allah sur lui), malgré son rang important, sa bonne lignée et sa noblesse, donna sa cousine Zénab fille de Jahch en mariage à son esclave affranchi Zeid.

Le messager d’Allah (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) faisait tout son possible pour inculquer ces nobles principes de la législation islamique aux âmes de ses adeptes, et ce en s’enquérant de leur situation et en s’interrogeant sur leur état sans faire de distinction entre eux. Abû Bakr rapporte qu’un noir ou une noire était chargé de balayer la mosquée, et comme le Prophète n’avait plus de ses nouvelles, il s’informa alors de lui ou d’elle. On lui répondit qu’il ou qu’elle était mort(e). « Pourquoi ne m’avez vous pas informé de cela, s’exclama le Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui). On dirait que vous avez minimisé son cas. Conduisez-moi à sa tombe, reprit le Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui). Il s’y rendit et pria sur le défunt ou la défunte. En vérité ces tombes couvrent leurs habitants de ténèbres, et Allah en apporte la lumière par ma prière sur eux»[2].

Il préférait les autres à lui-même, par renoncement à ce bas monde, sans faire de discrimination dans ses donations sur la base de la couleur ou de la race. Hakîm ibn Hizâm a dit : Muhammad le Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) était l’homme que j’aimais le plus pendant la période antéislamique, lorsqu’il reçut le message prophétique et se rendit à Médine, Hakîm se rendit à la foire et trouva le vêtement de Dzi Yazan mis en vente au prix de cinquante dirhams. Il l’acheta pour l’offrir au messager d’Allah (Paix et bénédiction d’Allah sur lui). Il l’apporta auprès de lui et souhaita que ce dernier le prenne, mais le Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) refusa. Oubeidullah pense qu’il tint le propos suivant : « Nous n’acceptons rien des mécréants. Mais si tu le veux, je vais le prendre moyennant un prix. Je lui vendis le vêtement qu’il porta à son retour à Médine. Je vis le vêtement sur lui du haut de la chaire, et en ce jour il n’y avait rien de plus beau que lui. Il offrit par la suite ce vêtement à Oussama ibn Zeid qui le porta à son tour. Hakim vit le vêtement sur ce dernier et dit : Tu oses porter le vêtement de Dzi Yazan ? Oui, répondit-il, car je suis meilleur que Dzi Yazan, et mon père lui aussi est meilleur que son père, et ma mère elle aussi est meilleure que sa mère»[3]. Qu’est-ce qui l’a poussé à faire cette déclaration ? C’est bien l’islam, cette religion qui a mis tous les hommes sur un même pied d’égalité, sans tenir compte de leur race ni de leur couleur, et qui leur a donné leurs droits au nombre desquels figurent la liberté d’expression dont ils étaient privés avant l’avènement de l’islam.

Le Messager prenait place au milieu de ses compagnons, dialoguait, et plaisantait avec eux. Il s’imprégnait aussi de leurs situations, écoutait leurs plaintes, corrigeaient leurs actes et paroles contraires aux enseignements de l’islam, et particulièrement ce qui représentait un mépris et un rabaissement pour autrui. Abû Houraira rapporte : « Deux hommes s’étaient échangé des injures, et l’un d’eux insulta la mère de l’autre. La nouvelle parvint au messager d’Allah (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) qui dit : Tu as insulté sa mère ? Répétant cette phrase plusieurs fois. L’homme en question dit : Ô messager d’Allah (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) j’implore le pardon d’Allah pour le propos que j’ai tenu. Lève ta tête, reprit le Messager (Paix et bénédiction d’Allah sur lui), et observe la foule. Il regarda les gens autour du messager d’Allah (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) et ce dernier dit : Tu n’es pas meilleur que le Blanc et le Noir parmi eux, si ce n’est par la piété».

Le messager d’Allah (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) n’acceptait pas qu’on méprise quelqu’un ou qu’on insulte un homme, qu’il soit présent ou absent. Un jour les compagnons se réunirent dans l’une de leurs assemblées en l’absence du messager d’Allah (Paix et bénédiction d’Allah sur lui). S’y trouvait Khalid ibn Walid, Abdou Rahman ibn Awf, Bilal ibn Rabâh, Abû Dzar Al-Guifâri qui sont tous de grands et nobles compagnons. Il n’y avait dans cette assemblée qu’un seul Noir, Bilal l’Abyssin. Abû Dzar était véhément et agressif de par sa nature. Les gens discutèrent d’un sujet banal, Abû Dzar fit une intervention et fut contredit par Bilal. Même toi fils de négresse, reprit Abû Dzar, tu oses me contredire ?

Bilal troublé, fâché et attristé se leva et dit : Je jure par Allah que je porterai cette affaire auprès du messager d’Allah (Paix et bénédiction d’Allah sur lui). Il se retira et se rendit chez le messager d’Allah (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) à qui il relata le propos tenu par Abû Dzar. Le visage du messager d’Allah (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) changea. Abû Dzar, informé, se retira et se rendit précipitamment à la mosquée. Lorsqu’il entra il salua le Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) en ces termes : Que la paix soit sur vous ô messager d’Allah (Paix et bénédiction d’Allah sur lui). J’ignore, ajouta t-il, s’il a répondu ou non à la salutation de par l’intensité de la colère [qu’il avait en lui]. Le messager d’Allah (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) dit : Ô Abû Dzar tu l’insultes en évoquant sa mère ? Tu es un homme chez qui il y a un reste de sentiment antéislamique. Abû Dzar fondit en larme puis s’agenouilla et dit : Ô messager d’Allah (Paix et bénédiction d’Allah sur lui), implore le pardon d’Allah pour moi. Il sortit de la mosquée en pleurant et Bilal le croisa. Lorsqu’Abû Dzar vit ce dernier, il plaça sa tête sur le chemin, enfonça sa joue dans la poussière et lui dit : Ô Bilal, je jure par Allah que je ne sortirais pas ma tête de cette poussière jusqu'à ce que tu la piétines, car tu es noble et moi je suis méprisable. Bilal à son tour se mit à pleurer puis se rapprocha d’Abû Dzar et de sa bouche, embrassa sa joue et dit : « Le front qui se prosterne devant Allah ne doit pas être piétiné au contraire il doit être embrassé ».

 

 

Extrait tiré du livre : Bilal l’abyssin, Notre Maître…, de Abdou Rahman ibn Abdoul Karim Al Sheha.


[1] Rapporté par Al-Boukhari.

[2] Rapporté par Al-Boukhari.

[3] Al-Moustadrak Ala Sahihain vol 3 p 551. 

 

Notez  




Autres articles
La recherche de la science et son mérite en Islam
Le musulman est-il permis d'offenser le non musulman?
Le Prophète de l'Islam et l'éducation de la femme
Le Prophète et la tendresse envers la femme
Les Droits généraux de la femme en Islam
 

Nouveau commentaire


 
 
 
512 caractères max

Les commentaires sont modérés : votre contribution n'apparaîtra qu'après avoir été validée par un modérateur du site.

Il est évident que les affirmations diffamatoires et les propos racistes, antisémites, islamophobes ne seront pas publiés. Les contributions trop longues ou n'ayant aucun rapport avec le sujet de l'article ou incorrecte d’un point de vue islamique ne seront pas prises en compte.


 
 
 
     
       
 
Website for Muslims
Website for non Muslims
Francais
Espanol
Chinese site
Pусский
 
Copyright © 2011 - Tout droits réservés - islammessage.com