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L’idéologie des terroristes et de ceux qui les approuvent (2)

Le message de l'Islam

 

Suite …

 

Les ahâdîths à leur sujet

De nombreux ahâdîths ont été rapporté nous indiquant une description des Khawârijs que l’on retrouve de manière assez frappante dans le comportement des mouvances radicales actuelles. Nous pouvons citer à titre d’exemple le récite rapporté par Ad-Dârimî, selon Al Hakam ibn Al Moubârak, selon ‘Amr ibn Yahyâ, qui affirme les propos suivants : « J’ai entendu mon père dire des paroles qu’il a recueillies de son père en ces termes : « Nous avions l’habitude de nous assoir devant la porte d’Ibn Mass’oûd avant la prière. Dès qu’il sortait, nous l’accompagnions à la mosquée. Un jour, Abû Moussa Al Ach’arî vint nous voir pour nous demander : « Est-ce qu’Abû ‘Abd e-Rahmân est sorti ? - Non, lui avions-nous répondu ? ». Il s’assit alors avec nous jusqu’au moment où il fit son apparition. Nous nous levâmes ensemble et nous prîmes la direction de la mosquée. En cours de route, Abû Moussa prit la parole pour dire : « Abou ‘Abd Ar-Rahmân ! Je viens de voir un peu plus tôt à la mosquée une chose qui m’a paru étrange, mais qu’Allah soit loué, qui n’était que du bien. - Et qu’est-ce que tu as vu ? - Si tu restes en vie, tu le verras toi-même. »

Puis, il expliqua : « J’ai vu dans la mosquée plusieurs groupes assis en attente de la prière. À la tête de chaque groupe, il y avait un homme qui donnait des instructions à ses membres ayant tous des pierres à la main. « Dites cent fois Allah Akbar ! lançait-il. » Ils s’exécutaient, puis il disait : «Dites cent fois lâ ilâh illâ Allah ! » Ils s’exécutaient, puis, il disait : « Dites cent fois soubhâna Allah ! » - Que leur as-tu dit, demanda ibn Mass’oûd ? - Rien du tout ! J’ai préféré attendre tes instructions ou d’avoir ton avis. - Tu aurais pu leur dire de compter leurs péchés, en leur garantissant qu’aucune de leurs récompenses ne sera négligée. »

Puis, il continua sa route, et nous en fîmes de même. En entrant, il rejoignit l’un de ces groupes devant lequel il s’arrêta, avant de lancer : « Qu’est-ce que vous êtes en train de faire devant mes yeux ? ». - Abû ‘Abd e-Rahmân ! Nous comptons avec nos pierres nos takbîr[1], tahlîl[2], et nos tasbîh[3] ! – Comptez plutôt vos péchés, et moi, je vous garantis qu’aucune de vos récompenses ne sera négligée. Malheur à vous, vous la nation de Mohammed ! Comment pouvez-vous courir aussi vite à la perdition ? Les Compagnons de votre Prophète sont encore nombreux, ses habits n’ont pas encore été usés, et ses couverts sont encore intacte. Par Celui qui détient mon âme dans Sa Main ! Soit, votre religion est meilleure que celle de Mohammed, soit vous êtes en train d’ouvrir une porte à l’égarement ! ». - Abû ‘Abd e-Rahmân ! Nous ne voulions faire que du bien - Combien de gens veulent-ils faire le bien sans jamais y parvenir ! Le Messager d’Allah nous a rapporté : « Le Coran ne dépassera pas le gosier de certains gens qui le liront » Par Allah ! Je me demande si la plupart d’entre eux ne seront pas des vôtres. »

Puis, il se détourna d’eux. ‘Amr ibn Salima (l’un des rapporteurs de ce hadith) a dit : « J’ai vu la plupart d’entre eux brandir leur épée contre nous à la bataille de Nahrawân dans les rangs des kharijites »[4].

De là, les gens de science attirent l’attention sur le fait qu’il est impératif de prendre garde aux innovations, petites soient-elles, comme l’illustre ce célèbre récit dans lequel l’hérésie commença à l’aide de simples cailloux et se termina par le brandissement de sabres et l’effusion du sang. C’est en ce sens que l’imam Al Barbahâri dit dans son ouvrage : « Charh As-Sounnah » : « Prend garde aux petites innovations avant les grandes ».

Et l’un des exemples qui illustre le mieux nos propos, figure dans l’histoire tragique que connut l’Algérie au cours des années 90. Le monde entier a été le témoin de ce spectacle de désolation au cours duquel des milliers d’algériens innocents ont perdu la vie, victimes d’une révolution au nom d’un Islam radical dont l’essence était faussement interprétée et altérée par la vision d’un nombre d’islamo-révolutionnaires, à l’image d’un certain Ali Belhadj, qui enflamma la jeunesse d’Alger par ces prêches virulents dans lesquels il appela à la révolte contre le régime en place. Ce même Ali Belhadj, qui plus de vingt ans après, tient le même discours, mots pour mots, et s’acharne à perpétuer  son combat, il en appelle aujourd’hui à la reconstitution de son ancien parti politique, le Front Islamique du Salut, dont il fut le leader.

C’est à la tête de ce parti qu’il fit glisser le pays dans une décennie d'hécatombes. En effet, c’est dans les mosquées d’Alger que ce jeune prédicateur « illuminé » inculque dans les années 80 un Islam révolutionnaire à une jeunesse frappée par l’austérité à travers des assises où il excelle dans l’art orateur et la manipulation des émotions. Il souligne continuellement dans ses discours politiques que les seuls responsables de l’état du pays sont les détenteurs du pouvoir. Loin de toute éducation religieuse prônant la reforme des croyances, Ali Belhadj ainsi que son principal partenaire de campagne, Abassi Madani mèneront très vite le pays vers une guerre civile sans pouvoir faire marche arrière. Ce dernier avait pourtant été conseillé par l’illustre Cheykh Mohammed Nâssir Ad-dine Al Albâni qu’il rencontra quelques années auparavant. Le Cheykh était informé que les partisans du FIS se dénombraient par millions et lui demanda alors : « Est-ce que tous ceux qui sont avec vous savent qu’Allah est au dessus de Son Trône ? ». Après discussion, dérobade et résistance, Ali Belhadj répondit : « Nous  espérons qu’il en est ainsi » ; le Cheykh lui dit: « Evite-nous les réponses politiciennes ! ». Il lui répondit alors négativement, le Cheykh dit alors : « Cela nous suffit de vous ! ».

D’où l’accent qu’il incombe aux prédicateurs de donner sur la réforme des croyances et des cœurs avant tout, sans laquelle il est impossible de construire un quelconque état. C’est d’ailleurs en ces termes que le Messager d’Allah dit à propos des Khawârijs  selon ‘Ali  : « À la fin des temps, il y aura des hommes qui seront jeunes en âge et faibles d’esprit. Ils auront les meilleures paroles qui puissent être, mais leur foi ne dépassera pas leur gosier et ils sortiront de la religion comme la flèche transperce sa proie. Combattez-les où qu’ils soient, car il y aura une récompense le Jour de la Résurrection pour celui qui les aura combattus »[5].

Dans d’autres récits, le Prophète, que les éloges et le salut soient sur lui, émet de sévères mises en garde à l’encontre des Khawârijs lorsqu’il les qualifia en ces termes selon Abou Oumâma : « … Chiens de l’Enfer ! Chiens de l’Enfer ! Chiens de l’Enfer ! Ils sont les pires des hommes qu’on tue sous la voûte céleste… Heureux sont ceux qui les tuent ou qui se font tuer par eux ! »[6].

Il est également rapporté que le Messager d’Allah, que les éloges et le salut soient sur lui, nous a informés que cette faction déviante et dangereuse réapparaîtrait plus d’une vingtaine de fois, dans l’histoire musulmane, jusqu’à ce que l’antéchrist sorte à leur tête[7].

Néanmoins, il est absolument indéniable que l’on vit aujourd’hui un véritable remous de ce fléau qui fait des ravages au sein de la communauté ; et l’un des leaders incontesté de la revivification de la pensée takfîr de nos jours est sans aucun doute Oussâma Ben Laden. Ce personnage prit la tête de mouvances radicales qui ont fait de la révolte contre les gouvernements, aussi bien dans les pays musulmans que mécréants, leur principal cheval de bataille. L’éminent Cheykh Sâlih Al Fawzan résume brièvement la position que les musulmans doivent adopter à l’égard de ce leader lorsqu’il fut interrogé comme suit :

Question : Il n’échappe pas à votre honneur ce que fait Oussama Ben Laden pour inciter les jeunes à travers le monde et les troubles qu’il sème sur terre. La question est la suivante : Nous est-il permis de le qualifier de Kharidji (comme faisant partie des Khawârijs), surtout qu’il contribue aux attentats dans notre pays et ailleurs !

Réponse : Celui qui adhère à cette pensée fait partie des Khawârijs. Celui qui adhère à cette pensée, y appelle et la préserve fait partie des Khawârijs. Sans tenir compte de son nom, ni de son rang. Ceci est une règle qui est : celui qui appelle à cette pensée, qui est la révolte contre les gouvernants, rend mécréant les musulmans, rend licite le sang des musulmans, fait partie des Khawârijs. Fin de citation

De plus, le noble Cheykh Abdelaziz Ibn Bâz adressa un conseil dans lequel il blâma Oussama Ben Laden et tous ceux qui empruntent sa voie : « Ainsi mon conseil à Al Mas'ari, Al Faqih, Ben Laden et ceux qui empruntent leur chemin, est de laisser cette voie désastreuse, de craindre Allah et de prendre garde à Sa vengeance et à Sa colère, de revenir à la guidée et de se repentir à Allah de ce qu’ils ont commis par le passé »[8]

On retient également la parole de l’éminent Cheykh Mouqbil Ibn Hâdi Al Wâdi’i qui s’exprima au sujet de Ben Laden lors d’une rencontre avec un correspondant du journal « Ar-ray al-’âm al-kouwaytiya » en date du 19/12/1998, numéro 11503, en ces termes : « Je me désavoue auprès d’Allah de Ben Laden. Car il est, certes, un malheur et un fléau pour la communauté. Ces actes sont mauvais ».

Il convient donc de citer les grandes lignes de ces mouvances et de les soumettre à la balance des textes issus du Coran et de la Sounnah, appuyés par les paroles de nobles savants, afin de mieux cerner l’idéologie dévastatrice de ces groupuscules.

 

1 – La révolte contre les gouverneurs

Les khawârijs d’aujourd’hui prônent sans cesse la révolte et l’insurrection contre les détenteurs des autorités des pays musulmans, et ce, car ils partent du principe que ces chefs d’état, rois, ou présidents, ne sont plus musulmans et qu’ils ont apostasié. En effet, le Prophète, que les éloges et le salut soient sur lui,a dit dans un célèbre hadîth selon ‘Oubâdah Ibn As-Sâmit qui relate : «Nous avons prêté allégeance au messager d’Allah, sur le fait d’écouter et d’obéir dans ce que nous aimons et ce que nous détestons, dans l’aisance et la difficulté, et même lorsque nous sommes privés de nos parts qui nous sont dues, et de ne pas disputer le pouvoir à celui qui le détient. Et le Prophète a dit : «sauf si vous constatez la mécréance évidente sur laquelle vous avez une preuve claire d’Allah»[9].

Ainsi, d’après eux le fait que dans certains pays les lois ne sont pas totalement conformes à la Charia est une preuve évidente de leur mécréance. Ils étayent leur position par la parole d’Allah : « Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, les voilà les mécréants »[10]. Or, ce verset fut révélé selon un contexte particulier, et le grand compagnon Ibn ‘Abbâs dit à ce sujet : « Par Allah ils ont été révélés en ce qui concerne ces deux (tribus Juives) et c’est eux qu'Allah a désigné (dans ces versets) »[11]. Ibn Jarîr At-Tabari rapporte avec un chaîne authentique qu’ibn ‘Abbas  a dit à propos du verset : « Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, les voilà les mécréants », « Le sens est la mécréance, mais pas la mécréance en Allah, Ses Anges, Livres et Messagers »[12]. Et dans une autre narration : « Ce n'est pas la mécréance qu'ils (c'est-à-dire les Khawârijs) croient, en effet ce n'est pas la mécréance qui sort de la religion, c'est une mécréance en dessous de la grande mécréance ».

De plus, l’éminent Cheykh Al Albâni ajoute sur ce point : « Quand vous savez que les trois versets : : « Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, les voilà les mécréants », « les voilà les injustes », « les voilà les pervers » ont été révélés en ce qui concerne les Juifs […], lorsque vous comprenez cela, il n'est pas permis de prendre ces versets pour désigner certains dirigeants et juges musulmans qui gouvernent par autre que ce qu’Allah a révélé dans les lois du monde. Je dis : Il n'est pas permis de les déclarer mécréants pour cela et de les sortir de la religion, quand ils croient en Allah et en Son messager, bien qu'ils pèchent en régnant par autre que ce qu'Allah a révélé -ceci n'est pas permis. Car, bien qu'ils ressemblent aux Juifs du point de vue de leur jugement (par autre que ce qu'Allah révélé), ils diffèrent d’eux car ils ont foi et certitude en Allah, contrairement aux Juifs, car ils ont rejeté le messager, comme il est indiqué dans le récit rapporté relatif au verset. Et la raison derrière cela est que la mécréance est de deux types : la mécréance dans la croyance (majeure) et la mécréance dans l'action (mineure). Le mécréance dans la croyance est lié au cœur et le mécréance dans l'action est lié aux membres »[13].

D’autre part, Cheykh Al ‘Otheymine détaille avec habilité les cas de figure où le gouverneur devient mécréant concernant son jugement par des lois autres que celles révélées lorsqu’il dit : « Concernant le fait d’appliquer des lois autres que celles descendues par Allah, cela se divise en trois sortes, conformément au Coran : la mécréance (koufr), l’injustice (dhoulm), et la perversité (fisq). Ceci par rapport aux causes qui ont amené ce jugement.

• Si l’homme juge par autre que ce qu’Allah a fait descendre en suivant ses passions, tout en sachant que la vérité réside dans ce qu’Allah a commandé, alors il ne devient pas mécréant, mais il est soit pervers, soit injuste.

• S’il légifère des lois générales que la communauté applique car pour lui cela est bénéfique car on lui a fait croire que cela était bien, il ne devient pas mécréant. Car beaucoup de gouverneurs ignorent les sciences religieuses. Et des personnes, qui n’ont aucune culture sur le jugement islamique, mais considérées comme de grands savants chez les gouverneurs, prennent contact avec ces derniers et de là découlent les contradictions.

• S’il connaît la religion mais juge par ces lois ou légifère ces lois en faisant d‘elles une constitution que les gens doivent suivre tout en sachant qu’il est injuste dans cela et que la vérité se trouve dans le Coran et la Sounnah, nous ne pouvons pas dire que c’est un mécréant.

Mais celui que nous rendons mécréant est celui qui a la conviction que les lois autres que celles qu’Allah a révélées sont meilleures pour les gens. Ou bien, qui a la conviction que les lois autres que celles révélées par Allah sont égales aux lois d’Allah…

Et si nous déclarons de tels hommes mécréants, cela ne signifie pas que nous devons nous soulever contre eux, car cela entraînerait des dégâts pires que si l’on se taisait. Et nous ne citerons pas ici les nombreux exemples concernant les faits qui se sont produits dans la communauté arabe et non arabe [ faute de temps].

Si nous déclarons la légitimité de se soulever contre le gouverneur, il faudrait impérativement préparer des forces pareilles à celles du gouverneur ou plus fortes. Mais que les gens se soulèvent contre lui avec des couteaux et des épées alors que lui a des armes, des chars et autres choses semblables, cela est de la faiblesse d’esprit sans aucun doute et cela est contraire à la religion ». Fin de citation

En ce qui concerne le hadith cité plus haut, Cheykh el ‘Otheymine dit dans son commentaire de l’ouvrage « Le jardin des vertueux »[14] qu’il y a quatre conditions concernant la parole du Prophète, que les éloges et le salut soient sur lui : «sauf si vous constatez la mécréance évidente sur laquelle vous avez une preuve claire d’Allah» :

« La première est la science, il faut obligatoirement avoir la science, la suspicion à elle seule ne suffit pas et ne permet pas de se révolter contre eux.

La deuxième condition est que le péché atteint le degré de la mécréance, et pas celui de la perversité. Quel que soit le degré de perversité qu’aient atteint les gouverneurs, il ne nous est pas permis de nous révolter contre eux, même s’ils boivent de l’alcool, pratiquent la fornication, et oppressent les gens, se révolter contre eux n’est pas permis, sauf si nous voyons en eux une mécréance évidente.

La troisième condition est que la mécréance doit être évidente, c’est-à-dire claire, apparente. Ce qui prête à interprétation ne permet pas la révolte contre les gouverneurs. Supposons que nous considérons leur acte comme de la mécréance alors qu’il se peut que ce ne soit pas le cas, ceci ne nous permet pas de nous révolter contre eux. En revanche, si leur acte de mécréance est clair comme si l’un d’entre eux autorisait a son peuple la consommation de l’alcool, l’homosexualité, la fornication, ceci est de la mécréance évidente sans équivoque, il convient donc au peuple gouverné de l’écarter de ses fonctions par n’importe quel moyen, même le meurtre car il a commis une mécréance évidente.

La quatrième condition est la certitude avec preuves (du Coran et de la sunna) que son acte est de la mécréance, car si la preuve n’est pas authentique, ou bien qu’elle ne conduit pas à notre déduction, dans ce cas-là se révolter contre eux n’est pas permis, car dans la révolte il y a un très grand mal ». Fin de citation

C’est pourquoi, les savants de l’Islam stipule à l’unanimité l’interdiction de sortir contre un gouverneur pervers et affirment qu’il est strictement interdit de prendre les armes contre un gouverneur tyran, tant qu’il reste musulman. La seule condition pour le faire, c’est, comme l’indiquent les textes, qu’il soit l’auteur d’une mécréance qui ne fait aucun doute et qui est claire comme de l’eau de roche. Cette question est tellement importante que les savants de la Sounnah en ont fait un point central de leur prédication, et un signe distinctif des partisans de la vérité. C’est la raison pour laquelle tous les recueils qui traitent du domaine de la croyance étalent ce crédo.

Par ailleurs, les révoltes et les insurrections ont rarement apporté un bien et l’Histoire en est le meilleur témoin. A ce propos, Ibn Taymiyya a dit : « C'est pourquoi il est notoire que la tendance traditionaliste ne voit ni la rébellion ni l’épée contre les émirs en place, même s’ils répandent l’injustice. Et cela, conformément aux hadîth prophétiques authentiques et communément transmis sur le sujet. Le désordre qu’engendrent les guerres intestines et les troubles est plus grand que le mal et l’injustice venant des émirs en temps de paix. On ne confronte pas un plus grand mal en se contentant d’un mal moindre.

À travers l’Histoire, les révoltes ont pratiquement toujours ramené un mal plus grand que celui qu’elles avaient enlevé. Or, Allah ne nous a pas ordonné de combattre tous les tyrans et les injustices quoiqu’il arrive. Il ne nous a pas demandé non plus de combattre d’entrée les rebelles, mais Il nous enjoint d’attendre : « Lorsque deux groupes parmi les croyants se querellent, réconciliez entre eux ; mais si l’un d’eux s’acharne contre l’autre, alors combattez celui qui s’acharne jusqu’à ce qu’il se plie à l’ordre d’Allah  une fois qu’il s’y plie, alors réconciliez entre eux avec équité, et soyez justes, car Allah aime les justes »[15].  S’il n’a pas demandé de combattre d’entrée des rebelles, alors comment l’aurait-Il demandé pour les émirs ? »[16].

L’écoute et l’obéissance aux détenteurs de l’autorité sont donc une des bases de la croyance des gens de la Sounnah et du groupe. Et si ce que comporte les textes concernant l’agissement qu’il faut adopter vis-à-vis des détenteurs de l’autorité est abandonné, alors le bien que cela apporte pour la religion et le pays, se transformera vite en désastre. Et ainsi se répandra la confusion dans le pays, et notre religion, notre vie en pâtira. L’on sait par nécessité religieuse : « Qu’il n’y a pas de religion sans groupe, qu’il n’y a pas de groupe sans Imam, et qu’il n’y a pas d’Imam sans écoute et obéissance ».

Les pieux prédécesseurs avaient concernant les détenteurs de l’autorité un comportement de juste milieu, entre les Kharijites qui dès qu’ils voient chez leurs gouverneurs quelque chose de détestable appellent à la rébellion, et les Chiites qui ont donnés à leurs gouverneurs des attributs du sacré, jusqu’à les associer à l’infaillibilité. Ces deux groupes sont loin de la vérité, et ils sont en total désaccord avec la Sounnah authentique et le Coran, qu’Allah les guide.

Les gens de la Sounnah rejettent ce qui est détestable, mais, avec des règles qui elles, sont établies par les textes tirés du Coran et de la Sounnah authentique. Il y a parmi ces règles, le fait de conseiller le gouverneur en tête à tête, par rapport à ce qui émane de lui comme choses détestables. Et donc, jamais sur les estrades, devant les gens, vu ce que cela engendre comme maux et discordes.

Le Prophète, que les éloges et le salut soient sur lui, a dit : « Celui qui voit concernant son émir quelque chose qu’il déteste alors qu’il patiente, et s’il se sépare du groupe d’un empan [se rebelle], et qu’il meurt, alors sa mort est une mort ignorante [une mort antéislamique] »[17].

Ibn Taymiyya a dit : « La patience concernant les injustices du gouverneur est un des fondements parmi les fondements des gens de la Sounnah et du groupe ».

Ibn Baz a dit : « Il ne fait pas parti de la voie des pieux prédécesseurs, de répandre les défauts des détenteurs de l’autorité, ou de faire cela sur les chairs [en public]. Car cet acte mène à l’anarchie, et au refus des gens d’écouter et d’obéir au gouverneur dans le bien. Ainsi que cet acte mène aux discussions qui n’apportent aucun bien. Les pieux prédécesseurs, quand à eux, s’ils devaient conseiller le détenteur de l’autorité, alors, c’était en privé, et non publiquement. Ils lui envoyaient par exemple une lettre, ou pouvaient contacter des savants ayants des contacts avec le pouvoir, afin d’orienter le gouvernement vers le bien ».

 

2 – Les attaques suicides

Allah dit : « C'est pourquoi nous avons prescrit pour les enfants d'Israël que quiconque tuait une personne non coupable d'un meurtre ou d'une corruption sur la terre, c'est comme s'il avait tué tous les hommes. Et quiconque lui fait don de la vie, c'est comme s'il faisait don de la vie à tous les hommes »[18].

Il est bien connu de tous, que les préceptes de la législation islamique ordonne la préservation de cinq nécessités qui incarnent les grands objectifs de l’instauration de cette législation vis-à-vis des individus, qui sont : la religion, la vie, la raison, la progéniture et les biens. De ce fait, le sang des musulmans, leurs biens et leur honneur sont protégés et leur atteinte est formellement interdite. Allah dit : « Quiconque tue intentionnellement un croyant, sa rétribution alors sera l'enfer pour y demeurer éternellement. Allah l'a frappé de sa colère, l'a maudit et lui a préparé un énorme châtiment »[19].

Le Prophète, que les éloges et le salut soient sur lui, a dit : « Les âmes, les biens et les honneurs des musulmans sont mutuellement interdits (sacrés) »[20].

Il est devenu courant chez un grand nombre de groupuscules de la mouvance terroriste aujourd’hui d’utiliser un moyen d’action par lequel ils se sont nettement distingués à travers le monde dans le but de semer la terreur dans les sociétés : les attaques suicides. Aussi, les médias n’ont pas manqué d’en faire un mode opératoire propre aux «islamistes». Dans le monde entier les attaques suicides riment avec Islam !

Ces missions suicides ont été rendues célèbres par la pratique japonaise des Kamikazes. Les soldats japonais lançaient leurs avions de guerre sur les navires américains, mourant aux commande de l'avion et tuant ainsi autant de soldats ennemis qu'ils le pouvaient.

Ces missions suicides sont considérées par leurs auteurs comme un moyen de se rapprocher d’Allah et un acte d'adoration digne d'éloges par lequel on offre sa vie au nom d’Allah.  Cependant, il incombe de soumettre ces œuvres à la balance des textes issus du Coran  de la Sounnah à la compréhension des pieux prédécesseurs de cette communauté, puis aux Fatâwas des savants enracinés dans la science, pour connaitre leur véritable statut.

En ce qui concerne le fait de se suicider, les textes sont sans équivoques, tous indiquent avec clarté l’interdiction formelle de recourir à cette pratique, quelque soient les circonstances. Le Messager d’Allah, que les éloges et le salut soient sur lui,  a dit : « Celui qui se tue avec une chose de ce monde, il sera châtié par cette chose le Jour du Jugement»[21].

 

D’après  Abou  Houreyra, le  Prophète, que les éloges et le salut soient sur lui, a dit : «Quiconque  se suicide  d'un  tranchant,  s'en  percera  incessamment  le  ventre  dans  le  feu  de l’Enfer  où  il  demeurera  éternellement.  Quiconque  s'empoisonne,  absorbera incessamment  ce  poison  dans  le  feu  de  l’Enfer  où  il  demeurera éternellement. Quiconque  se  donne  la  mort  en  se  précipitant  du  haut  d'une  montagne,  se précipitera  incessamment  dans  le  feu  de  l’Enfer  où  il  demeurera éternellement»[22].

D’après  Abou  Houreyra, le Prophète, que les éloges et le salut soient sur lui, a dit : « Celui  qui  s’étrangle  lui-même,  s’étranglera  en Enfer,  et  celui  qui  se  poignarde,  se  poignardera  lui-même  en  Enfer »  et dans une version de l’Imam Ahmad et d’autres : « Et  celui  qui  se  suicide  en  sautant  d’un  endroit  élevé,  il  sautera  d’un  endroit élevé en Enfer »[23].

D’après  Al-Hasan : « Jounoub  nous  a  rapporté  un  hadith  dans  cette mosquée. Nous n’avons pas oublié et nous n’avons pas eu peur d’oublier. Et nous n’avons pas crains que Jounoub puisse mentir sur le Prophète. Il dit : « Il y avait un homme qui était blessé et  se tua.  Alors Allah dit : ‘Mon serviteur s’est précipité  à  se donner  la mort, je lui ai donc interdit le Paradis »[24].

Et  Ibn  Hibbân  rapporte  dans  son  recueil authentique  d’après  Jâbir  Ibn Samourah : « Un homme était blessé. Il prit alors son épée et se poignarda avec. Et le  Prophète ne  pria  pas  sur  lui »[25].

Les auteurs de tels actes agissent avec la conviction qu’ils œuvrent dans l’obéissance à Allah, et qu’ils obtiendront Sa récompense et son paradis. Mais, ne faut-il pas oublier que tout acte entrepris pour se rapprocher du Seigneur des mondes n’est accepté et ne peut être agrée que s’il est accompli accompagné de deux conditions : la pureté de l’intention et sa conformité avec la législation divine. Mais quel verset ou quel hadîth justifie ces opérations suicides ?

Eh bien, l’un des arguments que les auteurs de ces attentats citent le plus souvent pour argumenter leurs opérations, réside dans le célèbre hadîth du jeune garçon et du roi que mentionnent les exégètes en ce qui concerne la sourate 85 « Les constellations »[26]. A ce propos, l’éminent Cheykh Al ‘Otheymine dit dans son commentaire de l’ouvrage « Le jardin des vertueux » : « Il est permis à une personne de s'exposer elle-même au danger lorsqu’il s’agit d’une question d'intérêt général au profit des musulmans, parce que le garçon a lui même indiqué au roi la manière dont on pouvait le tuer et par laquelle il le mènerait à sa fin, qui était de prendre une flèche  de son carquois, […] mais quant à ce que certaines personnes font comme suicide en s’attachant des explosifs à eux-mêmes, puis s’approchent des mécréants pour ensuite exploser lorsqu’ils sont parmi eux, ceci est un cas de suicide. Qu’Allah nous en préserve ! Quant à celui qui tue sa propre âme (qui commet un suicide) alors il s’éternisera  éternellement dans le feu de l’enfer, à jamais, comme il est rapporté dans un hadîth[27].

En effet, dans ce cas le suicide n’a pas lieu dans le but de bénéficier à l'Islam, car il se tue lui-même avec une dizaine, une centaine, ou deux cents autres personnes, sans que l'Islam ne bénéficie de cela, puisque les gens n'accepteront pas l’Islam [à la suite de cette action], contrairement à l'histoire du jeune garçon.

Plus encore, cela augmentera la détermination des ennemis, et cette action provoquera de la méchanceté et de l'amertume dans leurs cœurs à tel point qu'ils pourraient chercher vengeance envers les musulmans de manière plus forte encore ! »[28], fin de citation.

C’est en ce sens que toutes les missions suicides de notre époque doivent être considérés comme illicites, comme l’affirment l’ensemble des savants de la Sounnah.

En analysant de prés les auteurs de ces actes, il apparaît qu’il s’agit la plupart du temps de jeunes gens animés par d’intenses passions, vides de science, qui ne sont même pas apte à évoquer la moindre règle élémentaire concernant des domaines comme la purification, le jeune, le divorce et d’autres sujets qui sont liés au cadre de la législation pratique.

Il faut donc que ces gens reconnaisses leur niveau et qu’ils se doivent d’interroger les savants enracinés dans la science sur des sujets comme la purification, les règles de la prière, les règles du divorce, etc.,  Et ceci est due a leur faible niveau de connaissance.

Alors comment leur serait-il permis de faire des Fatâwas dans des sujets qui sont liés au meurtre, à la sécurité et d’autres sujets capitaux tel que ceux-ci ? Plus encore, de mettre de côté ces savants enracinés dans la science et délaisser leurs Fatâwas dans lesquelles ils interdisent ces actes et clarifient qu’il s’agit d’actes des Khawârijs et d’actes illicites qui engendrent de nombreux méfaits sur le plan individuel et général. Souvent, ils sont victimes de personnes qui exploitent leurs émotions pour les conduire au mal et à la corruption.

L’interdiction de ces attaques ne se limitent pas aux cibles musulmanes, mais englobe également les non musulmanes. En effet, même s’il s’agit d’un mécréant, il n’est pas permis de le tuer alors que son sang est interdit de manière légitime. Et parmi les mécréants dont le sang est sacré, il y a : l'infidèle en asile ou en refuge (ad-dhimmi) qui paye un impôt (al djizya) aux musulmans, ou encore le conventionnaire (al mou’âhid) qui a un accord avec les musulmans comme c’est aujourd’hui le cas avec la plupart des non musulmans dans le monde. Allah dit : « Si l'un des polythéistes te demande asile, accorde-le lui, afin qu'il entende la parole d'Allah, puis fais-le parvenir à son lieu de sécurité »[29].

A notre époque, les musulmans et les non musulmans ont des accords qui doivent être respectés et pris au sérieux tant qu’ils ne rompent pas ces accords et mettent en œuvre ce qu’ils impliquent. Il est obligatoire de remplir ses engagements et cela fait parti du comportement des musulmans et de leur croyance.

Malheureusement, certaines organisations terroristes, tel que le groupe Boko Haram, perpétuent leurs attentats contre la communauté chrétienne au nom de l’Islam sans motif islamiquement légitime motivant leurs crimes. Cette organisation terroriste fondée par Mohamed Yousouf en 2002 sévit au Nigeria par une série de violences à l'encontre du gouvernement, des chrétiens et de la population musulmane des régions où ils sont implantés. À partir d'avril 2011, le groupe multiplie les attentats à la bombe contre des églises chrétiennes, des gares, des hôtels, débits de boisson et des bâtiments officiels. Le 4 novembre 2011, le quartier chrétien de Damaturu est pris pour cible par Boko Haram, faisant 130 morts chez les chrétiens, et détruisant dix églises. Il s’agit pour ce groupuscule de marquer sa détermination à instaurer la charia et l’étendre à l’ensemble du pays. Pour ce faire, ils créent la terreur au nom d’un djihâd dont ils ignorent les règles et les préceptes.

Et que dire si en plus de cela, il est possible que ces attentats soient en réalité provoqués par certains services secrets de gouvernements occidentaux qui soutiennent de différentes manières des individus parmi les Khawârijs, financièrement et matériellement, pour pouvoir attiser ce genre d’actions, ces révoltes et ce désordre. C’est ainsi qu’ils veulent se donner des opportunités leur permettant de dominer les musulmans. Ils diront : « Regardez, vous n’êtes pas capable d’assurer la sécurité dans votre pays ». Ainsi, les mécréants obtiennent un prétexte pour s’immiscer dans les affaires des musulmans et entrer en terre d’Islam.

Il est obligatoire pour les musulmans en général, et plus spécifiquement pour les jeunes, de revenir aux savants enracinés dans la science. Ils doivent étudier pour comprendre leur religion de manière générale et plus précisément pour comprendre ce genre de sujets capitaux.

Ainsi, l'adoption des moyens tels que les attentats à la bombe, la destruction, les assassinats et les suicides, détruit ce fondement relatif aux objectifs de la législation qu’il nous incombe de préserver, et viole les percepts même de la charte islamique.

Les groupuscules qui mènent ces opérations suicides à travers le monde n’ont la pas la faculté de voir que le monde musulman traverse la crise sans doute la plus grave de son Histoire. Ainsi, leur manque de clairvoyance et de science les conduit à penser que le djihâd doit être accompli quelque soient les résultats qui en découlent. Ils ignorent qu’Allah a établi une conduite à suivre relative au djihâd, comme c’est d’ailleurs le cas pour toutes les adorations, sans laquelle il n’est possible d’obtenir le triomphe. Allah dit : « Ô vous qui croyez ! Si vous faites triompher (la cause d’) Allah, Il vous fera triompher et raffermira vos pas »[30].

Par conséquent, tant que nous ne nous plierons pas aux injonctions d’Allah comme il se doit à travers la révélation, et à travers les enseignements de Son messager, en se conformant à sa conduite en temps de djihad, il nous sera impossible d’obtenir Son secours. En effet, en temps de faiblesse le Prophète, que les éloges et le salut soient sur lui, usait de patience contre les ennemis aussi longtemps que cela était nécessaire et n’a jamais opté pour la lutte armée. A ce propos Cheykh Al Islam Ibn Taymiyya a dit : « La conduite du prophète, que les éloges et le salut soient sur lui, avec les mécréants en temps de faiblesse était de faire la paix et non pas l’affrontement ».

Il n'y a aucun doute que ces moyens sont une calamité, et le recours à leurs usages est rejeté par la législation islamique, du fait de leurs conséquences désastreuses et des injustices ravageuses qu’elles engendrent ; tel que le massacre de population et l'atteinte à l'intégrité des pays musulmans, en terrorisant ceux qui y vivent paisiblement et en  provoquant la perte d'âmes innocentes.

Par ailleurs, l'usage de la violence et de l'oppression conduit à une réaction agressive opposante, ainsi qu'une riposte équivalente ou plus féroce, provoquant le déploiement de troubles et le chaos dans la nation, ainsi que l'affaiblissement de sa force et la rupture de sa cohésion et de son union. Et comme nous l’avons mentionné, elle ouvre des brèches susceptibles de favoriser l'intrusion des ennemis de la nation et de la religion en vue de dominer les musulmans.

De plus, ces méthodes engendrent également des effets négatifs sous un autre aspect tout aussi important qui attrait à la prédication. Ces opérations entraînent une régression irrémédiable due à la répression des personnes en charge et la limitation de leur champ d'action par différents moyens.

Ces groupuscules semblent ignorer que la tâche d'appeler aux préceptes de l'islam avec patience en utilisant une vision scientifique est le plus grand djihâd au nom d'Allah. En effet, l’imam Ibn Al Qayyim a rappelé que le djihâd avec les arguments et la langue précède le djihad avec l'épée et la lance, en disant: « Ce djihâd est celui des disciples rapprochés des prophètes, c'est aussi le djihâd des imams, et le meilleur des djihâds, en raison de l'ampleur de ses prestations, et l'intensité de son capital spirituel, et le grand nombre de ses ennemis »[31].

Ici, nous attirons l’attention des lecteurs sur un point crucial de l’histoire de l’expansion de l’Islam. Il s’agit du traité de Houdeybia dans lequel nous avons certes un bel exemple à suivre dans la conduite de notre Prophète, que les éloges et le salut soient sur lui, pour quiconque à un cœur et prête l’oreille. En effet, lors de l’an 628, soit la sixième année du calendrier hégirien, ce qui indique par ailleurs qu’au moment de ce traité cela faisait 19 années que l’Islam avait fait son apparition dans la péninsule arabique, le Messager d’Allah, que les éloges et le salut soient sur lui, fit un rêve dans lequel il se voyait entrer à la Mecque en toute sécurité et tourner autour de la Maison Sacrée. Il fit donc part aux musulmans de son intention d'aller effectuer un petit pèlerinage à la Mecque, ces derniers s'enthousiasmèrent à l'idée de revenir dans cette terre bénie. Au courant de leurs mouvements et anxieux, les quoraychites se consultèrent d'urgence et décidèrent d'employer toutes les manœuvres afin de compromettre leur chance d'accéder à la Mecque.

Clairvoyant, notre Prophète, que les éloges et le salut soient sur lui, envoya chercher des nouvelles des Quouraychs, il sut qu'ils voulaient entraver son entrée à la Mecque,  c'est ainsi qu'il changea son itinéraire et emprunta un chemin périlleux, arrivé près de la gorge de Mirar, il fit un détour par les ravins des montagnes, il arriva près de la Mecque et installa son camp à Houdeybia. Mille quatre cents compagnons voyageaient avec lui.

Perturbés, les quoraychites envoyèrent des émissaires afin de connaître l'intention réelle de notre Prophète, que les éloges et le salut soient sur lui. Le Messager d’Allah, que les éloges et le salut soient sur lui, envoya à son tour Othmâne Ibn Affân aux quoraychites afin qu'il leur expose explicitement que le projet était pacifique.

Ils décidèrent donc d’envoyer Souhayl ibn ‘Amr pour négocier les termes du traité. Dès que le Prophète, que les éloges et le salut soient sur lui, le vit arriver, il dit : « Le fait qu’ils envoient cet homme semble signifier qu’ils veulent faire la paix ».

Les pourparlers avec les quoraychites débutèrent. Le traité conclu entre les musulmans et Quouraychs stipulait que les deux parties observeraient une trêve de dix ans, de façon à ce que les hommes puissent vivre en paix. Aucune des deux parties ne devrait initier les hostilités de quelque façon que ce soit.

Le dessein de ce traité permettrait de propager l'Islam dans de meilleures conditions. Néanmoins, les conditions pour le moins humiliantes du traité laissèrent les compagnons réticents et ces derniers ne comprirent pas tout de suite la souplesse de notre prophète, que les éloges et le salut soient sur lui, face aux exigences des Quouraychs, mais ils surent plus tard, suite à la révélation divine, que ce fut un véritable succès.

En effet, une des conditions du traité stipulait que si un membre quelconque de Quouraych venait trouver refuge auprès du Prophète, que les éloges et le salut soient sur lui, il serait renvoyé aux Quouraychs même s’il est musulman. Mais si une personne quelconque parmi celles qui se trouvaient avec le Prophète, que les éloges et le salut soient sur lui, décidait de joindre les rangs des Quouraychs, elle ne serait pas renvoyée aux musulmans. De plus, Souhayl souleva une objection : « Je crains que les Arabes disent que nous avons été trop souples avec vous en acceptant cette clause. Vous pourrez circuler librement autour de la Ka’ba l’an prochain». Le Prophète, que les éloges et le salut soient sur lui, accepta d’inclure cette clause au traité.

Qu’auraient fait les groupuscules d’aujourd’hui devant une telle situation ! Négocier de la sorte avec des mécréants impies, leur livrer des musulmans sans broncher ! Il ne fait aucun doute qu’à leurs yeux, il n’y aurait pas de mécréance plus évidente ! Pourtant, c’est ce qu’accepta le meilleur des hommes, le sceau des messagers. Que diront-ils pour se dérober devant cette leçon que nous offre l’histoire de sa biographie ? « Croyez-vous donc en une partie du Livre et rejetez-vous le reste ? »[32].

Le Prophète,  que les éloges et le salut soient sur lui, leva ensuite le camp et reprit le chemin vers Médine. En cours de route, Allah lui confirma que la trêve de Houdeybia était en fait une victoire éclatante en lui révélant la sourate « La victoire » : « En vérité, Nous t’avons accordé une victoire éclatante afin qu’Allah te pardonne tes péchés, passés et futurs, qu’Il parachève sur toi Son bienfait, te guide sur une voie droite et te donne un puissant secours »[33].

‘Omar, comme tous les autre compagnons, était affligé de ne pouvoir entrer à la Mecque et consterné devant l’attitude insolente de Souhayl à l’égard du Messager d’Allah. Après la révélation de cette sourate, il demanda au Prophète, que les éloges et le salut soient sur lui : «Est-ce une victoire, ô Messager d’Allah ?» «Oui», répondit ce dernier[34]. C’est d’ailleurs en ces termes qu’il rapporte les propos qu’il tenu au terme de la conclusion du traité : « Je suis allé voir le Messager d’Allah et lui dit : « N’es-tu pas le Messager d’Allah en toute vérité ? ». Il répondit : « Si ! ». « Ne sommes-nous pas sur la vérité et nos ennemis sur le faux ? ». Il répondit : « Si ! ». Je dis alors : « Pourquoi accepterions-nous d’être humiliés ainsi dans notre religion ? ». Il me dit : « Je suis le Messager d’Allah, je ne lui désobéirai point, et Il me viendra en aide ».[…] Je suis allé alors voir Abou Bakr et je lui dit : « Ne sommes-nous pas les partisans de la vérité et nos ennemis les partisans du faux ? ». Il me répondit : « Si ! ». Je dis alors : « Pourquoi accepterions-nous d’être humiliés ainsi dans notre religion ? ». Il me dit : « Ô homme ! Il est le Messager d’Allah, il ne désobéira pas à Son Seigneur, et Celui-ci lui portera secours, accroches-toi donc à lui, car par Allah il est sur la vérité ! »[35].

Les événements qui suivirent prouvèrent que la trêve de Houdeybia avait constitué un pas décisif pour la victoire de l’Islam. Au lendemain de l’accord, les marchands et hommes d’État de la Mecque exultaient d’avoir pu arracher au Prophète, que les éloges et le salut soient sur lui, des concessions excessives tandis que les musulmans, de leur côté, n’avaient eu d’autre choix que de les accepter bien qu’elles leur parussent totalement inadmissibles. Cependant, chaque partie pu bientôt constater la rapide propagation de l’Islam dans la péninsule arabe. Ce phénomène ouvrit rapidement la porte à l’occupation de la Mecque et il devint alors possible d’envoyer des délégations chez César, Chosroes et Négus pour les inviter à l’islam. La révélation d’Allah s’était enfin réalisée. Allah dit : « Il se peut que vous ayez de l’aversion pour une chose alors qu’elle vous est un bien. Et il se peut que vous aimiez une chose alors qu’elle vous est mauvaise. C’est Allah qui sait, alors que vous ne savez pas »[36].

L’imam Az-Zouhrî commente ce hadith en ces termes : « Il n’y a pas eu de victoire plus grande pour l’Islam que celle de Houdeybia. Auparavant, les gens s’entretuaient, mais lorsque le traité fut conclu, les guerres cessèrent, et les gens connurent la sécurité. Après cela, les gens se parlaient calmement, se mêlaient les uns aux autres et s’échangeaient leurs idées, et débattaient sereinement. Pas une personne censée à qui l’on exposait l’Islam durant cette période refusait de se convertir. Et bien plus que cela, il entra dans l’Islam durant ces deux années un nombre de gens parmi les Quouraychs équivalent à ceux qui avait embrassé l’Islam depuis son avènement ou plus »[37]. Fin de citation

L’imam Ibn Hadjar commente à son tour les propos de Az-Zouhrî en disant : « Et de ce qui apparait des intérêts de ce traité mentionnés par Az-Zouhri s’ajoutent d’autres éléments, parmi lesquels le fait qu’il s’agit en réalité des prémices de la grande victoire [finale] au terme de laquelle les gens entrèrent en masse dans l’Islam, […], et bien que la raison de ce début de victoire fut l’interdiction de l’accès de la Mecque aux musulmans, qui en apparence semblait être une humiliation pour eux, il s’agit en réalité du début de leur gloire, car grâce à ce traité de paix les gens pouvaient désormais se mêler les uns aux autres en toute sécurité sans être blâmés. Les musulmans faisaient écouter le Coran aux polythéistes, et débattaient librement de l’Islam en toute sécurité alors qu’auparavant, ils ne pouvaient le faire qu’en secret. De plus, durant cette période, les gens qui avaient embrassé l’Islam secrètement proclamèrent leur conversion ouvertement. Ainsi, les polythéistes furent en quelque sorte humiliés alors qu’ils avaient cherché par ce traité la suprématie. Ils furent ainsi dominés par ce avec quoi ils avaient cherchés la victoire»[38]. Fin de citation.

Comme cité plus haut, c’est à l’occasion de cet évènement que fut révélée la sourate « La victoire » toute entière, dans laquelle Allah annonce la victoire prochaine des croyants même si au moment de sa révélation les croyants s’affligèrent par l’accès qui leur fut refusé. Dans son exégèse, à la sourate en question l’imam Al Qourtoubi rapporte une autre parole particulièrement intéressante de l’imam Az-Zouhrî : « Le traité de Houdeybia fut la plus grande des ouvertures, et ce, car le Messager d’Allah s’y rendit accompagné de 1400 de ses compagnons. Puis, après l’accord de ce traité de paix, les gens se mêlaient les uns aux autres, enseignèrent librement les préceptes de l’Islam et firent écouter la parole d’Allah aux gens, toute personne désireuse d’entrer en Islam le faisait librement sans aucune contrainte. Après quoi, deux années s’écoulèrent et les musulmans vinrent conquérir la Mecque et leur nombre s’élevait à plus de 10 000 croyants ! »[39]. Fin de citation. « Il y a là certes des signes pour des gens qui réfléchissent ! »[40].

Ainsi, en l’espace de deux années de prédication dans un climat pacifique, il entra dans l’Islam plus de gens qu’il n’en était entré depuis le début de l’avènement de cette religion. Cela s’explique par la clarté de cette religion de vérité qui n’est autre que le dernier message adressé aux humains par le Seigneur des mondes, afin d’inviter les gens à comprendre le véritable sens de leur existence et le but de notre création. Et dis: «La Vérité (l’Islam) est venue et l’Erreur a disparu. Car l’Erreur est destinée à disparaître »[41].

Toute personne douée d’intelligence qui médite profondément sur cette étape de l’histoire de l’expansion de l’Islam ne peut que reconnaître l’importance fondamentale et les bienfaits immenses de l’influence qu’un climat de paix peut avoir dans l’appel à Allah. Créer un climat de terreur et semer la discorde par la perpétration d’opérations suicides et d’attentats ne fait que retarder l’essor du triomphe de la vérité. « Qu’avez-vous? Comment jugez-vous? »[42].

De plus, en de telles circonstances les esprits ne sont pas en mesure de réfléchir et de méditer objectivement. Il n’est pas étonnant qu’une grande majorité de la population ne veuille pas entendre parler d’Islam, religion qui a leurs yeux incarne la barbarie et l’obscurantisme que véhiculent bon nombre de groupuscules de la mouvance terroriste au nom de l’Islam, comme c’est l’image habilement diffusée à travers la plus grande arme de propagande médiatique que représente la télévision aujourd’hui.

Par conséquent, il incombe aux musulmans de bien cerner qu’en dépit de la crise que traverse la communauté musulmane dans le monde, la solution ne se trouve pas dans le rapport de force, mais dans l’éducation des gens, qui passe d’abord par la purification de l’Islam de tout ce qui s’y est introduit et qui lui est étranger, comme idéologies, pratiques, adorations, etc., puis en éduquant les musulmans sur cet Islam pur et authentique, sans lequel on ne peut espérer un quelconque secours de la part du Seigneur des mondes.

 

Et Allah est plus savant.


[1] Formule d’évocation qui consiste à dire Allah akbar

[2] formule d’évocation qui consiste à dire lâ ilâh illâ Allah

[3] formule d’évocation qui consiste à dire soubhânallah

[4] Rapporté par Ad-Dârimî dans son recueil As-sounan (210)

[5] Rapporté par Al Boukhâri (2930) et Mouslim (1066)

[6] Rapporté par At-Tirmidhi (3000), authentifié par Al Albâni dans Sahîh sounan At-Tirmidhi (2398)

[7] Rapporté par Ibn Mâjah et Ahmed et considéré comme bon (hassan)

[8] Compilation de Fatâwas du Cheykh, Volume 9

[9] Rapporté par Al Boukhâri  et Mouslim

[10] Sourate 5 La table servie verset 44

[11] Rapporté par Ahmad (1/246), At-Tabarâni dans Al-Mou'jam Al-Kabir  (3/95/1)

[12] (10/355/12053)

[13] Silsila As-Sahiha (vol 6. n°2552)

[14] (vol.2 p.422)

[15] Sourate 49 Les appartements verset 9

[16] Minhâj As-sunna (3/391).

[17] Rapporté par Al-Boukhâri

[18] Sourate 5 La table verset 32

[19] Sourate 4 Les femmes verset 93

[20] Rapporté par Mouslim (6/67), Abou Daoud (4884), Tirmidhi (2052)

[21] Rapporté par Al Boukhâri (6047) et Mouslim (176) d’après Thâbit ibn Dahhâk

[22] Rapporté par Al Boukhâri (5778) et Mouslim (175)

[23] Voir Silsila As-Sahiha (3421) de l’Imam al-Albâni

[24] Rapporté par Al Boukhâri (1364) et Mouslim (180)

[25] « Mawârid  Ad-Dhamân » (763), et voir « Sahih  At-Targhîb» de l’imam Al Albâni (2357)

[26] Le prophète, que les éloges et le salut soient sur lui, a dit : « Il y avait un roi parmi ceux qui sont venus avant vous, et il avait un sorcier. Ainsi quand il vieillit il dit au roi : « Je suis devenus vieux envoie-moi  un jeune garçon de sorte que je puisse lui enseigner la sorcellerie. Le roi lui envoya un jeune homme qui, chaque fois qu'il se rendait chez le magicien, faisait halte chez un ermite qui se trouvait sur son chemin. Il s'arrêtait chez l'ermite pour entendre ses paroles qui lui plaisaient beaucoup. Et lorsqu'il arrivait chez le magicien, celui -ci le frappait (pour son retard). Le jeune homme se plaignit à l'ermite qui lui dit : "Si tu crains le magicien, dis que tes parents t'ont retenu, et si tu crains tes parents, dis que le magicien t'a retenu".

Etant dans un état pareil, il se trouva devant une bête féroce qui empêchait les gens de passer par ce chemin. "Aujourd'hui, se dit-il, je voudrais savoir qui à la plus grande valeur : le magicien ou l'ermite ?". Il prit une pierre et dit : "Seigneur ! Si l’œuvre de l'ermite t'est plus favorable que celle du magicien, fais périr cette bête afin que les gens retrouvent leur liberté". Il jeta la pierre contre la bête et la tua, et les gens poursuivirent leur chemin. Arrivant chez l'ermite, il lui raconta le fait. "O mon fils ! dit l'ermite, aujourd'hui tu es meilleur que moi après avoir atteint ce degré. Tu seras éprouvé, et dans ce cas ne montre ma retraite à personne".

Le jeune homme guérissait l'aveugle -né et le lépreux ; et délivrait les gens de différentes maladies. L'un des courtisans du roi, qui était atteint de cécité, entendit parler du jeune homme. Il alla le trouver en lui apportant différents présents, et lui dit : "Tout ce que tu vois devant toi comme cadeaux sera le tien si tu réussis à me guérir". - "Je ne guéris personne, répondit-il, mais c'est Allah qui en a le pouvoir. Si tu crois en Allah, je te L'invoquerai afin qu'Il te guérisse". Le courtisan avoua sa croyance en Allah et fut guéri. Arrivant chez le roi pour lui tenir compagnie comme d'habitude, le roi s'étonna et s'écria : "Qui t'a rendu la vue?". - "Mon Seigneur", répondit le courtisan, - "As-tu un Seigneur, reprit le roi, autre que moi ?". - "Certes, mon Seigneur et le tien est Allah". Le roi le prit et le tortura jusqu'à ce qu'il lui désigna le jeune homme. On amena celui-ci au roi. - "O fils, dit le roi, as-tu atteint, grâce à la magie, ce pouvoir de guérir l'aveugle-né, le lépreux et de faire ce que tu fais ?". - "Je ne guéris personne, répondit-il, mais c'est Allah qui le fasse". Alors le roi le prit et le tortura jusqu'à ce que le jeune homme indiqua la retraite de l'ermite. Quand on fit venir l'ermite, on lui ordonna d'abjurer sa religion, mais il refusa. Devant ce fait, on apporta une scie qu'on plaça sur le sommet de son crâne, et on lui coupa la tête en deux parties. Puis on fit venir le courtisan qui subit le même sort après son refus de renier sa foi. Ensuite on ordonna d'amener le jeune homme qui refusa à son tour de revenir sur sa religion. Le roi le livra à ses hommes en leur disant : "Emmenez-le au sommet de cette montagne et précipitez-le s'il persiste dans son refus". Quand ils furent sur le sommet, le jeune homme invoqua Allah par ces mots : "Seigneur ! Délivre-moi d'eux comme bon Te semblera". A ce moment, la montagne s'ébranla et les hommes du roi tombèrent dans l'abîme. En revenant chez le roi, celui-ci dit au jeune homme: " Qu'a-t-on fait des hommes qui t'ont accompagné ?". - "Allah, répondit-il, m'en a délivré". Le roi le livra à d'autres hommes en les ordonnant : "Emmenez-le dans une barque, lorsque vous gagnerez le large, demandez-lui de renier sa foi, et s'il persiste dans son refus, jetez-le par-dessus bord". Quand ils furent au large, le jeune homme invoqua Allah par les mêmes mots: "Seigneur ! Délivre-moi d'eux comme bon Te semblera". La barque chavira et les hommes du roi se noyèrent. Le jeune homme, sain et sauf, revint chez le roi qui s'étonna et s'écria : "Quel sort ont subi tes compagnons ?". - "Allah m'en a délivré", répondit-il. Il ajouta: "Tu ne peux pas me tuer à moins que tu fasses ce que je te demande de faire". - "Et qu'est-ce que je dois faire ?", répliqua le roi. - "Tu réunis les gens, reprit le jeune homme, sur un seul tertre, tu me crucifies sur un tronc d'arbre, tu prends une flèche de mon carquois que tu mettes sur un arc, puis tu dis : (Au nom d'Allah, Seigneur de ce jeune homme), tu tires et c'est ainsi que tu pourras mettre fin à mes jours".

Le roi fit ce que le jeune homme lui avait demandé. Il assembla les gens, attacha le jeune homme à un tronc d'arbre, prit la flèche, la mit sur la corde et visa en disant : "Au nom d'Allah, Seigneur de ce jeune homme". La flèche partit et atteignit la tempe du jeune homme qui mit sa main là-dessus et tomba mort. Les gens dirent alors : "Nous croyons au Seigneur de ce jeune homme".

On vint ensuite trouver le roi : "Te rends-tu compte ? Ce que tu craignais, Allah l'a réalisé. Ton peuple croit désormais en Allah". Le roi ordonna alors de creuser des fossés dans les entrées des chemins, d'y mettre un grand feu et d'y jeter ceux qui ne renieraient pas leur foi. Quand les ordres du roi furent exécutés et vint le tour d'une femme accompagnée de son enfant, elle hésita mais son fils lui dit : "O Maman ! Fais preuve de ta résignation car tu es dans la bonne voie». [Rapporté par Mouslim]

[27] « .. et celui qui se tue avec une arme de fer, alors l'arme de fer restera dans sa main, et il se poignardera sans interruption dans son ventre et s’éternisera éternellement dans le feu de l'enfer, à jamais ».  Rapporté par Al Boukhâri dans le livre de la Médecine ( 5778) et Mouslim  dans le livre de la foi (109)

[28] Commentaire du Jardin des vertueux (1/165-166) hadith n° 30

[29] Sourate 9 Le repentir verset 6

[30] Sourate 47 Mohammed verset 7

[31] « Miftâh dar assa’âda » d’Ibn Al Qayyim (1/271).

[32] Sourate 2 La vache verset 85

[33] Sourate 48 La victoire versets 1 à 3

[34] Rapporté par Mouslim

[35] Rapporté par Al Boukhâri (1192)

[36] Sourate 2 La vache verset 216

[37] Voir « Fath Al Bâri » d’Ibn Hadjar au livre des conditions

[38] Voir « Fath Al Bâri » d’Ibn Hadjar au livre des conditions

[39] Tafsîr Al Qourtoubi sourate 48

[40] Sourate 30 Les Romains verset 21

[41] Sourate 17 Le voyage nocturne verset 81

[42] Sourate 68 La plume verset 36

 

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