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Egypte : Des salafis refusent de se lever pour saluer l'hymne national égyptien, au cours de réunions pour l'élaboration de la constitution

Le message de l'Islam

Certains participants aux assises de l'élaboration de la constitution, préfèrent rester assis pendant le salut à la nation…  Cette attitude de sept personnalités affiliées au courant "Salafi", et notamment le Cheikh Yassir Bourhami, semble déranger certains, qui se demandent comment on peut jouer un rôle constructif dans la pose des jalons d'une constitution, pour un pays qu'on refuse d'honorer ?!? Un certain nombre de journaux égyptiens ont répandu l'information, comme "Al Massriya", "Addoustour" et "Al Badil"… L'affaire fut encore évoquée par le journaliste Samir Farid, qui explique que le premier à avoir attiré l'attention sur ce point est un reporter de la chaine "Al Jazira", qui s'est interrogé après avoir fait le constat que certains restaient sur leurs sièges, quand d'autres se levaient avec un air grave !

Le porte parole du parti "Annour" de tendance salafi, Nàdir Bakàr, rassure en disant que ce ne sont que des agissements individuels, qui n'engagent que la responsabilité de leur auteur, et pas celle du parti tout entier ! De plus, il ne voit pas d'intérêt à cette polémique, et que d'autres préoccupations bien plus importantes doivent retenir l'attention des égyptiens… Mais le présentateur, Wàil Al Ibrashi, ainsi interpellé, suite à une intervention téléphonique, dans l'émission "Al Haqiqa" ne l'entend pas de cette oreille, et parle d'une affaire cruciale et dangereuse, pour laquelle tous doivent prendre une position claire !

 

Et si ce journaliste avait raison en disant que c'est bien un point fondamental, mais s'il se trompait en donnant tort aux salafis ?!? Ecoutons certains propos tenus par des érudits de renom… Et mettons les point sur les "i".

 

Sentence propre au fait de se lever pour l'hymne national ou le drapeau

Il n'est pas licite de se lever pour une chose, quelle qu'elle soit, par glorification et vénération, qu'il s'agisse d'un drapeau, d'un symbole, ou d'un hymne national, ou d'un émir, ou d'un Prophète et autres…

Selon Jàbir Ibn Abdillah  -qu'Allah soit satisfait de lui- : "Le Messager d'Allah se plaignait (d'une maladie). Nous avons prié derrière lui alors qu'il était assis. Et Abou Bakr laissait entendre aux gens sa proclamation de la grandeur d'Allah (en répétant le "Takbir"). Il s'est tourné vers nous et nous a vu debout… Il nous a fait signe de nous assoir, et nous avons prié assis tout comme lui. Ayant lancé la salutation (finale), il dit : "A l'instant, vous avez bien failli agir à la manière des Perses et des Romains… Ils se mettent debout en présence de leurs rois, alors que (ces derniers) sont assis. N'agissez pas de la sorte, suivez vos imams. Si l'imam prie debout, priez debout… Et s'il prie assis, priez assis !"

 

Cheikh Al Islam, Ibn Taymiyya –Qu'Allah lui soit clément- dit de ce récit : "Dans ce récit, il y a le fait qu'il leur ait ordonné de délaisser la Station debout (Qiyam), qui est pourtant un des actes obligatoires (Fard) dans la prière. Et il a justifié cela par le fait que de se tenir debout, en tant que prieur (dirigé), alors que l'Imam est assis, ressemble aux agissements des Perses et des Romains envers leurs dignitaires, ils sont debout alors que ces derniers sont assis…

 

Or, il est bien connu que le prieur (dirigé) avait l'intention de se lever pour Allah, non pas pour son Imam. C'est donc là une marque de sévérité dans l'interdiction de se lever pour un homme assis, et aussi une interdiction de ce qui y ressemble, même s'il n'a pas cette visée… C'est pourquoi est-ce qu'il a interdit de se prosterner pour Allah, devant un homme ; et de prier en direction de ce qui est adoré en dehors d'Allah, comme le feu et autres…

 

Ce récit renferme encore l'interdiction de ce qui ressemble aux actes des Perses et des Romains, même si notre intention est toute autre que la leur ! En raison de sa parole : "N'agissez pas de la sorte!"…

 

Ibn Taymiyya dit encore : "De manière globale, se tenir debout, assis, courbé et prosterné, revient de droit à l'Unique, l'Adoré, Créateur des cieux et de la terre. Et aucune part de ce qui constitue un droit exclusif d'Allah, ne peut revenir à un autre, tout comme de jurer par un autre qu'Allah"…

 

Le comité permanent pour l'émission des Fatwa, en Arabie Saoudite, a fait paraitre la Fatwa numéro 2123, en réponse à la question suivante :

 

Question : Est-il licite de se lever par vénération pour un hymne national ou un drapeau?

 

Réponse : Il n'est pas licite pour le musulman de se lever pour glorifier quelque drapeau ou quelque hymne national que ce soit. Cela relève plutôt des hérésies détestables qui n'existaient pas du temps du Messager d'Allah –à lui le salut et la paix-, ni même du temps de ses successeurs bien guidés (les Califes) –Qu'Allah soit satisfait d'eux- Et cela est une négation de la plénitude obligatoire du (respect du) Monothéisme, et de la glorification purement réservée à Allah, seul… Et cela constitue une voie vers le "Chirk" (La désignation d'associés à Allah). Et cet (acte) renferme une imitation des infidèles et leur suivi (aveugle) dans leurs coutumes détestables, et leur ressemblance dans l'exagération vis-à-vis de leurs dirigeants et dans leurs cérémonies … Le Prophète a interdit  leur ressemblance ou leur imitation. Et c'est Allah qui accorde le succès. Et prières d'Allah ainsi que les salutations, sur notre Prophète Mouhammad, sa famille et ses compagnons"

Signé par les membres du comité : Abdoullah Ibn Qou'oud – Abdoullah Ibn Ghadiyane – Abdou Razaq 'Afifi – Abdoul Aziz Ibn Bàz. (Voir : Fatàwa lajnati Dàima 1/235)

 

Le Cheikh Ibn Jibrine –Qu'Allah lui fasse miséricorde- fut questionné en ces termes :

Question : Quelle sentence s'applique au fait de poser la main sur la tête, pour saluer le drapeau, comme cela est pratiqué dans les écoles ?

Réponse : Nous voyons que cela est une hérésie, et que la salutation des musulmans est plutôt le "Salam", la salutation d'un signe de la main est celle des chrétiens, comme cela est venu (dans les textes)… La salutation de la main, ou d'un signe de la tête, est la salutation des Juifs ou des Chrétiens. Quant à la salutation du musulman, c'est qu'il dise : "Que la paix soit sur vous" (Assalaàm 'Aleikoum). Et si le musulman est éloigné de toi, tu peux faire un mouvement de tête, tout en prononçant le salam. Tu dis : "Que la paix soit sur vous" et tu agites la tête, ou la main, indiquant que tu l'a bien vu et que tu l'as salué… Tu fais donc la jonction entre les deux choses, le salam qui est la tradition des musulmans, et le signe indiquant que tu prêtes attention et que tu as délivré la salutation.

 

Mais la gestuelle ne peut constituer la salutation, à elle seule. Quant à la salutation du drapeau, si on entend par là un de ces drapeaux qu'on déplie, comme les étendards, alors ce n'est pas licite. Ce, puisque c'est un être inanimé. Et la salutation renferme une forme de glorification. Et la glorification n'est pas autorisée à l'endroit de la créature… Que dire donc d'un objet inanimé qui ne profite en rien, ni ne nuit ?!? Si cela est l'expression de la vénération pour cet objet, alors, çà relève de l'associationnisme (Chirk)

Et s'il vise par ce drapeau, la personne qui le porte, et autres… Alors, la salutation est le salam, et rien d'autre" Voir : Fatàwa Cheikh Ibn Jibrine.

 

Le Cheikh Sàlih Al Fawzan fut questionné : "Je suis directeur d'école, et un circulaire de la direction de l'enseignement nous est venu, stipulant le devoir de saluer le drapeau, de se lever pour lui, et d'entamer l'hymne national avec les élèves… Quelle est donc la sentence de cet agissement ? Et dois-je obéir ?

Réponse : "C'est là une désobéissance, sans aucun doute. Et le Prophète –à lui le salut et la paix- dit : "Pas d'obéissance à la créature, dans la désobéissance au Créateur"… Si tu peux t'en débarrasser et ne pas y assister, alors, fais-le!" (Voir : le site du Cheikh AlFawzan)

 

Le Cheikh Sàlih Al Fawzan dit encore : "Le salam est entre les musulmans, et le salam n'est pas adressé à des êtres inanimés, de tissus et autres… Puisque c'est une invocation afin qu'on soit épargné des maux, ou bien, c'est un des noms d'Allah, par lequel le musulman invoque en faveur de son frère, et afin qu'il trouve de son bien et de ses bénédictions. Le sens voulu désormais par la salutation du drapeau, c'est de se lever par révérence et glorification… Et c'est ce pour lequel le comité permanent a déclaré l'interdiction ; puisqu'il s'agit de se lever par vénération. Et si l'on dit : La salutation du drapeau renferme une marque d'estime pour les symboles de l'état. Nous disons : Nous autres respectons le gouvernement au moyen de ce qu'Allah a légiféré, en écoutant et en obéissant dans le bien, et en invoquant pour lui la réussite (et l'assistance divine). Et lorsque le comité expose cela aux musulmans, il ne fait qu'exposer une sentence juridique que nous devons tous appliquer, gens du gouvernement ou du peuple. Et notre gouvernement –Qu'Allah le préserve et le bénisse- est le premier à s'exécuter. Voilà ce que j'ai souhaité dire afin de sortir du péché de la dissimulation"

Voir le journal "Al Jazira" numéro 11989, paru le mercredi 20/06/1426 de l'hégire.

 

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