France : Dix individus liées à l'extrême droite arrêtées pour projet d'attentats contre des mosquées     Arabie Saoudite : Le TGV Haramain arrive enfin à Makkah     France : Une chroniqueuse britannique critiquée pour son tweet anti-musulmans dans le sillage du scandale Weinstein     Lausanne : 500 personnes réunies contre l'islamophobie après la profanation du carré musulman     Canada : un lycée autorise le port du hijab pour la fine fleur de ses athlètes musulmanes
 
Discussion en ligne avec l’administrateur du site (En cours de construction)
 
 
 
  

Il est donc interdit de les imiter en décalant une festivité de quelques jours, telle que la fête de Pâques ou de Noël...
L’Association cultuellede Sens et sa région a acheté à la commune un terrain...
Photo et commentaire  
 




 
Accueil>Dossier du mois

La préservation du patrimoine culturel universel… Et la destruction des Mausolées de Tombouctou !

Le message de l'Islam

 

Il y a écrit dans l'encyclopédie électronique Encarta :

Patrimoine mondial, ensemble des sites naturels et culturels auxquels l’Humanité attache une valeur particulière et faisant l’objet d’une protection spécifique.

La notion de patrimoine mondial élargit à l’ensemble de la planète une notion du droit romain qui définit le patrimonium comme un bien hérité, qui est transmis des pères et des mères aux enfants. Cette mondialisation de la notion est une application à l’échelle de la planète tout entière et de l’humanité des principes de la Déclaration universelle des droits de l’homme.

La notion de patrimoine mondial a été officiellement reconnue par la Conférence générale de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) de Paris en 1972 et entrée en vigueur en 1975. Une convention internationale fixe le cadre administratif et financier pour la protection du « patrimoine mondial culturel et naturel ». Celui-ci est formé par « les monuments, ensembles et sites ayant une valeur universelle exceptionnelle du point de vue de l’histoire, de l’art ou de la science, et par les monuments naturels, formations géologiques, sites naturels ayant une valeur exceptionnelle du point de vue esthétique ou scientifique ».

L’inscription au patrimoine mondial est décidée par un comité de l’Unesco composé des représentants des États signataires de la Convention. Deux listes sont établies, la première recense « les biens du patrimoine mondial », la seconde celle « des biens en péril ».

L’appréciation de « la valeur universelle exceptionnelle » est déterminée pour les biens culturels par une série de six critères plus un jugement d’authenticité, et pour les biens naturels par une série de quatre critères plus un jugement d’intégrité. Ce dispositif, qui témoigne d’une volonté de formaliser le jugement de classement, reste d’un maniement délicat. Les premières listes ont été établies en 1979, et sont sans cesse complétées.
La composition de la liste doit être représentative de la diversité culturelle et naturelle du monde, des religions aux paysages. Elle est aussi fonction de l’état des inventaires et de l’évolution des valeurs sur la culture et la nature. Cette liste regroupe près de 500 biens, dont 80 p. 100 sont des biens culturels.

Parmi les biens culturels figurent Venise, le centre de Florence et San Gimignano en Italie… (Voir la liste complète dans l'article).

Au-delà de leur symbolique, ces sites protégés ont aussi une valeur marchande : ils attirent les visiteurs (au point de mettre parfois en péril leur valeur patrimoniale) et sont devenus des hauts lieux du système touristique international. Voir aussi Parcs nationaux et réserves naturelles… Ici prend fin cet article de l'encyclopédie électronique Encarta.


En analysant cette définition du "patrimoine mondial" faite par l'encyclopédie, nous soulignons les points suivants :

1 - On semble faire allusion à un consensus sur le choix des sites en parlant d'une valeur particulière que "l'Humanité" leur attache ?!? Comme si tous les représentants de l'espèce humaine étaient unanimes sur la question ?!? Cela laisse entendre que les musulmans attachés aux enseignements de leur religion (et qui renient toute valeur accordée aux lieux de culte polythéiste) ne sont pas des hommes, ou tout au moins que leur avis n'est pas digne d'égard et de considération ?!? D'ailleurs on déclare par la suite que seuls les représentants des états signataires de la convention sont aptes à inscrire des sites à la longue liste déjà existante du patrimoine mondial… ce qui, vous l'admettrez, réduit considérablement l'universalité du principe et la notion d'accord commun de "l'Humanité"?!?

2 - Ensuite, nous comprenons à travers la lecture de ce texte que cette idée d'un patrimoine mondial est inspirée du droit romain (le terme étant dérivé du latin Patrimonium, qui indique un bien hérité qui est transmis des pères et des mères aux enfants)… la source d'inspiration est donc étrangère à l'Islam et plus encore, elle jaillit dans le camp des ennemis de l'Islam, les "Romains", et malgré l'usure du temps et les siècles écoulés, on ne sort pas du cadre de l'influence du "droit occidental" (dit: droit positif) et jamais on n'empiète sur le "droit musulman" ?!? On dit même clairement  ici que ce n'est qu'une tentative d'application à l'échelle planétaire des principes de la déclaration des droits de l'Homme, et que l'Unesco (Organisation des nations unies pour l'éducation, la science et la culture) est la première à avoir reconnu la notion d'un patrimoine mondial. C'est donc là une autre tentative pour l'occident d'imposer sa culture à l'échelle planétaire.

3 - Ensuite, on nous parle de six critères fixés pour déterminer la valeur universelle exceptionnelle d'un bien culturel, sans toutefois prendre la peine de les exposer clairement?!?

4 – L'autre constat fait au travers des exemples cités de la liste des cinq cent sites, c'est qu'elle renferme un grand nombre de lieux de culte polythéiste et notamment les églises et autres monastères chrétiens. Et les sites retenus sur les terres d'Islam, sont souvent des vestiges des civilisations antérieures à celle de l'Islam… comme si on disait aux populations de ces terres "vous n'avez pas toujours été musulmans, vous avez un glorieux passé qu'il ne convient pas d'oublier" ?!? Et cela semble avoir porté ses fruits lorsqu'on constate l'intérêt porté par certains pays arabes à leur passé polythéiste, et c'est de cette manière que l'équipe de football de l'Egypte tire vanité de ce qui constitue la plus grande honte pour le monothéiste, la mention des Pharaons.

5 - Cette relation étroite qui existe aussi entre ces sites ainsi choisis, et le tourisme, est encore dérangeant pour le croyant … Lorsqu'on sait que le "Tourisme" traine dans son sillage, un certain nombre de perversités et encourage à la dépravation des mœurs "locales".

6 - Par contre, la préservation du patrimoine "naturel" importe aux musulmans plus qu'à toute autre communauté, parce que ces merveilles de la nature sont en réalité des signes de l'omnipotence divine et des preuves de l'existence d'Allah. Allah nous a d'ailleurs ordonné de marcher à la surface de la terre et d'observer les cieux pour voir ses signes… et c'est là un thème sur lequel les musulmans restent aussi trop silencieux: Islam et Ecologie.

Ce qui nous pousse à évoquer ce fameux patrimoine, ce sont les récents événements du Mali, et notamment la destruction de mausolées à Tombouctou, par le groupe "Ansar Dine".

Ces actions "coup de poing" ont provoqué de vives réactions… Des occidentaux sont allés jusqu'à qualifier cet acte de "Crime de guerre" !?! Il est évident que certains ont alors perdu leur "sang froid" et leur aptitude à juger de façon correcte… Il nous fallait donc revenir sur les enseignements de l'Islam concernant ce genre d'édifices.

Saches, que le plus grand bonheur et le plus grand honneur, dans la vie présente et la vie future, ne surviennent qu'avec le suivi du sceau des Prophètes –Qu’Allah fasse ses éloges aux anges rapprochés, ainsi que les éloges de tous ses suiveurs-

Toutefois, le Diable est pour l’être humain un ennemi déclaré. Il leur obstrue la voie de la droiture au moyen de ruses diverses, et il les invite à l’immense péché, afin qu’ils soient des gens de la fournaise. Tout ce qu’il souhaite est d’extirper la foi des cœurs afin qu’ils soient de ceux qui demeurent éternellement en Enfer.

Et parmi les plus considérables de ses ruses et par laquelle il a piégé la plupart des gens, alors que n’en réchappa que celui qu’Allah ne souhaita pas plonger dans la tentation : Ce qu’il a inspiré à ses alliés, dans le passé et le présent, de la séduction des tombes… Jusqu’à ce que leurs occupants soient finalement divinisés en dehors d’Allah, le Très Haut; que leurs sépultures soient adorées et prises pour idoles ; que l’on y dresse des mausolées, et que l’on y représente l’image de leurs occupants...

Et ce grand mal débuta au sein du peuple de Noé –à lui la paix-, comme Allah – Glorifié et Élevé- en informa en disant : (Noé dit : Seigneur ! Ils m’ont désobéi et ils ont suivi celui dont les biens et les enfants n’ont fait qu’accroître la perte. Ils ont ourdi un immense stratagème, et ils ont dit : « N’abandonnez jamais vos divinités et n’abandonnez jamais Wàd, Suwà, Yagut, Ya’uq et Nasr ».) 71/21-23

Ibn Abbass et d’autres parmi les prédécesseurs vertueux ont dit : « Ce sont les noms d'hommes pieux du peuple de Noé –à lui la paix-, lorsqu’ils moururent, ils (leurs contemporains) firent retraite sur leurs tombes, puis, ils dressèrent des statues à leur effigie… ensuite, le temps leur parut long et ils les adorèrent ! »

Ce fut là le commencement de l’adoration des idoles. Ces gens-là ont donc fait jonction entre deux tentations : La tentation des tombes, et la tentation des icônes.

Et ce sont les deux tentations indiquées par le Messager d’Allah (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) dans le récit dont l’authenticité fait l’unanimité, de Aicha –Qu’Allah l’ait en son agrément- Oummou Salamah fit mention au Messager d’Allah d’une église qu’elle aperçut en Abyssinie. Elle lui évoqua ce qu’elle y vit de représentations figurées. Le Messager d’Allah (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) dit : « Ce sont des gens qui, lorsque le serviteur pieux (ou l’homme pieux) des leurs vient à mourir, construisent alors un temple sur sa tombe et y font de telles représentations (figurées)… Ils sont les pires des créatures auprès d’Allah, le Très Elevé ».

Dans ce récit, Il y a ce qu’il cita de jonction entre les statues et les tombeaux. L’adoration des idoles et son développement ayant pour point de départ, la considération déplacée des tombes et de leurs occupants, le Messager d’Allah (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) a tout mis en œuvre pour épargner à sa communauté cette tentation, et ce, de plusieurs façons.

Il interdit de les prendre pour mosquées, comme c’est confirmé dans le recueil authentique de Mouslim, de Joundoub Ibn Abdillah Al Bajali –Qu’Allah soit satisfait de lui- qu’il dit : J’ai entendu le Messager d’Allah dire, cinq jours avant de mourir : « N’est-ce pas que ceux qui étaient avant vous prenaient les tombes de leurs Prophètes pour lieux de prière ! Ne prenez pas les tombes pour lieux de prière, je vous interdis cela!!! »

Et dans les deux recueils authentiques, Aicha –Qu’Allah soit satisfait d’elle- rapporte que le Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) dit durant sa maladie de laquelle il ne guérira pas : « Qu’Allah maudisse les Juifs et les Chrétiens, ils ont pris les tombes de leurs Prophètes pour lieu de prosternation ! » Il mettait ainsi en garde contre leur agissement. Elle dit : « N’eusse été cela, sa tombe aurait été exposée (et rendue bien visible) ; cependant, on a craint qu’elle soit prise pour mosquée ».

Et son dire : « On a craint » est la justification de l’empêchement à laisser paraitre sa tombe (Paix et bénédiction d’Allah sur lui). Et ils ont certes divergé, après son décès, sur l’emplacement approprié de son inhumation, jusqu’à ce qu’ils entendent ce qui est transmis de lui : « Que les prophètes sont enterrés à l’endroit où ils meurent ». Et ce, relevant de leurs spécificités, ils l’ont enterré dans l’appartement (de Aicha), contrairement à ce qui était de coutume, de procéder aux enterrements dans les terrains vagues, afin que nul ne prie sur sa tombe, et qu’elle ne soit pas prise pour lieu de culte.  

Il (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) a certes interdit à sa communauté de prendre les tombes pour mosquée, à la fin de sa vie, suite à quoi, il a invoqué la malédiction d’Allah sur ceux des gens du Livre qui font cela, mettant en garde contre leur démarche.

Et l’ensemble des groupes (d’érudits) ont clairement exprimé l’interdiction de construire des mosquées là-dessus et de prier en leur direction ; suivant en cela la tradition prophétique, authentique et explicite. Et les compagnons de Ahmad, Màlik et Achàffi’i ont souligné le caractère illicite de cela.

Et même si un groupe a parlé d’acte “détestable et méprisable”, il faut entendre par là ce qui relève de l’absolument interdit, nous forgeant ainsi une bonne idée des érudits ; et ne nous imaginant pas qu’ils puissent autoriser ce dont l’interdiction est transmise avec grande fréquence du Messager d’Allah, de même que la malédiction de son auteur.

Et parmi lesquels (moyens d’épargner à sa communauté la tentation des tombes) : Il (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) a interdit d’y allumer des cierges. En raison de ce qui est rapporté par l’Imam Ahmad et les auteurs des recueils de traditions (sunans), de Ibn Abbas –Qu’Allah soit satisfait de lui- « il a maudit celles qui visitent les cimetières ; et (maudit) ceux qui y dressent des mosquées et des cierges ».

Et tout ce que le Messager d’Allah (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) a maudit relève des péchés majeurs. Et les jurisconsultes ont explicitement cité son caractère prohibé. Abou Mouhammad Al Maqdissi dit : « Si de placer des cierges là-dessus était d’un caractère neutre, il n’aurait pas maudit qui agit de la sorte ; or, il l’a certes maudit… Car il y a en cela le gaspillage de l’argent sans intérêt, l’exagération dans la considération des sépultures, qui ressemble à la glorification des idoles. C’est pourquoi est-ce que les érudits dirent : Il n’est pas licite de formuler un vœu pour les tombes, ni d’y allumer une bougie ou (d’enflammer) de l’huile, ou toute autre chose (de ce genre). Cela relève d’un vœu de désobéissance qu’il est interdit de tenir, à l’unanimité».

Notons qu'une analogie peut être faite entre les "bougies" et les fleurs, l'Islam n'autorise pas de fleurir les tombes, et encore moins de spécifier un jour de l'an pour ce faire… Tout cela relève de l'imitation aveugle des infidèles qui parlent de "la fête des morts", à la Toussaint ?!?

Il (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) a également interdit de plâtrer les tombes (ou de les couvrir de chaux) et d’y faire une construction. Comme cela est rapporté par Mouslim, dans son recueil authentique, de Jàbir –Qu’Allah soit satisfait de lui- : « Il a interdit de plâtrer (et consolider) les tombes, et d’y élever une construction ».

On dit que cela supporte deux sens : Le premier : D’y faire une construction à l’aide de pierres et de tout ce qui peut les remplacer (et jouer leur rôle). Et l’autre (sens): D’y étendre un drap et autre. Et les deux sont frappés d’interdit, en raison de leur absence d’intérêt, et du gaspillage des richesses, et parce que c’est l’œuvre des gens de l’ante islam (la coutume des polythéistes arabes).

Il (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) a interdit d’y faire des inscriptions. Comme cela est rapporté par Abou Daoud dans son recueil de traditions (sunans), de Jàbir –Qu’Allah l’ait en son agrément- : « Il a interdit de plâtrer les tombes et d’écrire dessus ».

Il (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) a interdit de les élever avec autre chose que de la terre (dégagée en les creusant). Comme le rapporte Abou Daoud, de Jàbir : « Il a interdit de plâtrer les tombes, d’écrire dessus et de leur apporter un ajout ».

Il (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) a interdit d’y établir la prière. Comme rapporté par Mouslim, dans son recueil authentique, de Abou Mirthad Al Ghanawi, le Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) a dit : « Ne vous asseyez pas sur les tombes, et ne priez pas vers elles ».

Abou Saïd Al Khoudri dit : « Le messager d’Allah a dit : La terre est toute entière un lieu de prière, à l’exception du cimetière et des bains publiques » Rapporté par Ahmad et les auteurs des recueils de la tradition (sunans).

Et les récits interdisant cela et le fustigeant (avec virulence) sont bien nombreux, et ce, parce que de spécifier les tombes pour y faire la prière, n’est qu’une imitation de la vénération des idoles, en s’y prosternant et cherchant à gagner leur proximité.

Et il a précédé que le prologue de l’adoration des idoles n’a été que la tentation causée par les sépultures. C’est pourquoi le Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) a maudit les gens du Livre qui ont pris les tombes de leurs Prophètes pour lieu de culte. Et ces rebelles priaient effectivement dans les endroits ou leurs Prophètes étaient enterrés, soit, parce qu’ils pensaient que leur prosternation sur leurs tombes constituait un moyen de les glorifier… Et cela relève de l’associationnisme évident, et c’est pourquoi le Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) a dit : « O Allah ! Ne fais pas de ma tombe une idole adorée ! »… Soit, parce qu’ils pensaient que de se tourner vers leurs tombes en situation de prière était plus considérable auprès d’Allah, le Très Haut ; regroupant deux choses : L’adoration d’Allah, le Très Élevé, et la révérence des Prophètes… Et cela relève de l’associationnisme caché (et dissimulé).

Ibnoul Qayyim dit dans son « Secours au déprimé », transcrivant cela de son Cheikh, Ibn Taymiyya : « Et cette raison pour laquelle le Législateur a interdit de prendre les mosquées sur les tombes, est bien celle qui a précipité beaucoup de nations, soit, dans l’associationnisme majeur, ou dans ce qui est en deçà des (formes) d’associationnisme. Donner un associé à Allah par le biais de la tombe d’un homme en la piété duquel on croit fermement, est certes plus admissible pour les âmes que l’associationnisme par le biais d’un arbre ou d’une pierre.

C’est pourquoi nous trouvons beaucoup de gens pour s’humilier devant les tombeaux, faire preuve de soumission, se plier, et adorer avec leurs cœurs d’une adoration qu’ils ne produisent pourtant pas dans les mosquées d’Allah, le Très Élevé, ni même aux dernières heures de la nuit. Certains se prosternent pour elles (les tombes), et nombreux sont ceux qui espèrent des bénédictions de la prière établie auprès d’elles, ce qu’ils n’espèrent pas dans les mosquées. Et à cause de ce préjudice, le Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) mis fin à cette affaire jusqu’à interdire la prière dans le cimetière de manière absolue, même si l’individu ne vise pas la prière auprès (des tombes). Et il a catégoriquement interdit la prière à l’heure ou le soleil se lève, et à l’heure où il se couche, ainsi qu’à l’instant du zénith… Car ce sont des instants privilégiés par les associateurs qui cherchent à y établir la prière pour le soleil. Il (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) a donc interdit à sa communauté d’y prier, même s’ils n’ont pas pour objectif ce qui constituait l’objectif des associateurs (et que leurs intentions sont aux antipodes des intentions polythéistes).

Si l’individu cherche la bénédiction en priant dans un cimetière, cela constitue (la déclaration de) l’inimitié même à l’encontre d’Allah et de son Messager, l’opposition à sa religion, et la production d’une religion qu’Allah n’a pas autorisé… Les actes cultuels ne sont élaborés que sur le suivi strict, la conformité (à ce qui est dicté), non pas sur la passion et l’innovation.

Et les soumis (à Allah) sont unanimes sur ce qu’ils savent de manière évidente (et indéniable) de la religion de leur Prophète, selon lequel, la prière auprès d’une tombe est formellement interdite.

Et on ne doit pas s'imaginer que l’interdiction de la prière (dans le cimetière) est spécifique aux tombes éventrées (et profanées), en raison de ce qu’elles renferment d’impureté qui découle de la profanation (et de l’exhumation du corps). Cela est bien loin des visées du Messager (Paix et bénédiction d’Allah sur lui), c’est plutôt une fausseté eu égards de plusieurs points :

Le premier : Parce que tous les récits ne font pas distinction entre la tombe profanée et celle qui ne l’est pas.

Deuxièmement : Parce que le Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) a maudit les Juifs et les Chrétiens  pour l’adoption des tombes de leurs Prophètes comme lieux de culte. Et il est connu de façon catégorique que cela n’a pas de rapport avec une quelconque impureté qui résulterait d’une violation du sépulcre, parce que les tombes des Prophètes ne sont aucunement violées, et même si elles l’étaient, alors, elles constitueraient toujours les portions de terre les plus pures qui soient… En aucun cas, l’impureté ne peut s’y trouver. Allah, le Très haut, a interdit à la terre de dévorer leurs enveloppes charnelles. Ils sont donc parfaitement conservés dans leurs tombes.

Troisièmement : Il (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) a informé que toute la terre constitue un lieu de prière, sauf le cimetière et le bain publique. Et si cela s’expliquait du fait de l’impureté, la mention des toilettes et des abattoirs aurait été prioritaire sur celle des tombes.

Quatrièmement : Parce qu’Il (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) a rapproché dans (l’invocation de) la malédiction, ceux qui  y prennent des mosquées, et ceux qui y allument des cierges. Ils sont associés dans la malédiction (qui les frappe) ; et ils sont sur un même pied d’égalité dans la réalisation du péché majeur. Or, il est bien connu que celui qui allume une bougie n’est maudit que parce qu’il ouvre une voie vers leur glorification (et leur surestime), et leur désignation comme des idoles vers lesquelles on afflue. Et il en est de même pour celui qui les prend pour mosquées, ceci constitue une glorification (des tombes) et en fait un sujet de tentation. C’est pourquoi, il les a cités communément.

Cinquièmement : Parce qu’il a dit (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) : « O Allah, ne fais pas de ma tombe une idole qu’on adore ! La colère d’Allah s’est exacerbée contre des gens qui ont pris les tombes de leurs Prophètes pour lieu de prière ». Sa mention du déchaînement de la colère d’Allah contre des gens qui ont fait des tombes de leurs prophètes des lieux de culte, après avoir dit : « O Allah, ne fais pas de ma tombe une idole qu’on adore ! » permet de fixer l’attention sur la cause de l’attirement de la malédiction contre eux… Et c’est : Conduire par cela à ce que leurs tombes deviennent des idoles adorées.

Sixièmement : Parce que l’associationnisme duquel relève la prière accomplie (en ces lieux) et l’imitation du culte (polythéiste) des premiers, est bien plus grave que le préjudice de la prière établie après le ‘Asr et le Fajr (c’est-à-dire : Au moment du coucher et du lever du soleil). Et s’il a interdit cet acte corruptible afin d’obstruer la voie d’une ressemblance (aux infidèles) qui ne se présente initialement pas à l’esprit du prieur… Quand est-il donc de cette voie qui invite souvent celui qui l’emprunte à l’associationnisme, lorsqu’il invoque les morts et implore d’eux de subvenir aux besoins, et lorsqu’il a pour conviction que la prière auprès de leurs tombes est meilleure que la prière dans les mosquées… Et d’autres choses encore qui relèvent de l’opposition apparente à Allah, le Très Haut et à son Messager. En quoi cette corruption aurait-elle un rapport avec le prétexte de l’impureté de la terre ?!?

De manière globale, quiconque a une connaissance de l’associationnisme et de ses causes, des voies y conduisant, et qui a compris les objectifs visés par le Messager (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) déclarera de manière franche et catégorique que cette insistance de sa part, cette malédiction, et cette interdiction avec la formule (Ne faites pas…) et la formule (Je vous interdis certainement…), ne sont pas dus à l’impureté qui résulterait d’une profanation (de tombe)… Mais plutôt, à cause de l’impureté de l’associationnisme qui se colle à qui lui désobéit, qui enfreint l'interdit, et qui suit la passion sans crainte de son Seigneur et de son Maître, et qui n’a que peu, ou pas du tout, réalisé le témoignage que « Il n’y a de divinité vraie qu’Allah ».

Ceci (ce récit) et ses semblables de la part du Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) constituent une protection des aspects de l’Unicité (divine), contre l’affliction de l’associationnisme et son recouvrement. Et (ils constituent) un dépouillement de sorte que rien ne lui soit comparable. Mais la plupart des gens se sont refusés à tout, sauf à la désobéissance à son ordre, et à l’accomplissement de ce qu’il a interdit. Et le Diable les a trompés (leur faisant croire) que c’est là une marque de considération pour les tombes des Cheikhs et des vertueux.

Et par Allah, c’est par cette porte que sont entrés les adorateurs de Yagut, Ya’uq et Nasr et tous les adorateurs d’idoles depuis qu’ils existent et jusqu’au jour de la Résurrection. Ceux-là ont fait la jonction entre l’exagération (dans la considération de la personne des vertueux) et l’atteinte portée à leur voie. Et Allah, le Très Haut, a guidé les gens de l’Unicité, de sorte qu’ils arpentent (effectivement) leur voie, et ils leur accordent la place voulue par Allah en tant que serviteurs ; et ils ont nié pour eux toute particularité de la Seigneurie. Et c’est cela qui constitue le summum de leur révérence et de leur estime, et la finalité de leur obéissance et de leur suivi.

Et ne t’imagine pas, toi qui t’es vu gratifier par le suivi de la voie droite, que l’interdiction de prendre leurs tombes pour idoles, de la prière en leur direction, et la construction de mosquées au dessus d’elles ainsi que d’y allumer des bougies, constitue une mésestime de leurs occupants et un rabaissement. O que non ! Cela ne relève en rien d’une mésestime du mort comme le pensent les gens de l’hérésie et de l’égarement. C’est plutôt une (forme) d’estime considérable, de respect, et une attitude qu’ils aiment, de même que (ça constitue) l’évitement de ce qu’ils répugnent… Et tu es certes, par Allah, leur allié, leur bien aimé, le secoureur de leur voie et leur méthode, et tu es sur la guidée.

Quant à ces innovateurs égarés, ils les ont mésestimés sous des apparences de vénération. Ils sont les gens les plus éloignés de leur voie et de leur suivi, comme les Chrétiens avec le Messie, comme les Juifs avec Moise, et les Chiites avec Ali. Et les gens de la vérité sont plus en droit (de se réclamer) de leurs semblables que les adeptes du faux. Et les croyants et les croyantes sont alliés les uns des autres ; et les hypocrites, hommes et femmes, sont alliés les uns des autres. Et si les cœurs sont préoccupés par les hérésies, ils se détournent des enseignements prophétiques. C’est pourquoi nous trouvons que la plupart de ces gens qui font retraite sur les tombes sont écartés (et détournés) de la voie de celui qui suit la tradition (prophétique) et lui redonne vie, préoccupés par autre chose que ce que le prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) a ordonné et à quoi il invitait.

La glorification des prophètes et des vertueux, et leur amour ne sont que par le suivi de ce à quoi ils appelaient en matière de savoir profitable et d’œuvre pieuse ; et en arpentant leur voie, les suivant à la trace, sans toutefois adorer leurs tombes, y faire retraite et les prendre pour idoles. Celui qui marche sur leurs pas est cause de la multiplication de leurs récompenses, du fait de leur suivi et de l’appel des gens à les suivre. S’il se détourne de ce qu’ils prêchaient et s’intéresse à son contraire, alors, il se prive et les prive de cette rétribution. Quel type de glorification et de respect cela constitue-t-il donc !?!

Et parmi lesquelles (manières d’épargner à sa communauté la tentation des tombes) : Il (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) a ordonné de les ramener à niveau (et de les tasser). Comme le rapporte Mouslim, dans son recueil authentique, de Aboul Hayyàj Al Assdi, qu’il dit : Ali Ibn Abi Tàlib me dit : « Ne vais-je pas t’envoyer avec cela même avec lequel le Messager d’Allah m’avait dépêché… De ne laisser aucune représentation figurée sans l’effacer, et aucune tombe élevée sans la ramener à niveau ! ».

Et parmi lesquelles : Il (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) a interdit de les prendre pour lieu de fête et de rassemblement (Aïd). Comme cela est confirmé dans le recueil de traditions de Abou Daoud, avec une chaine de transmission jugée bonne (Hassan), de Abou Houreyra -Qu’Allah soit satisfait de lui- le Prophète a dit : « Ne faites pas de vos demeures des caveaux, et ne faites pas de ma tombe un lieu de rassemblement (Aïd). Votre prière me parvient ou que vous soyez ! ».

Et dans le Mousnad de Abou Ya’là Al Moussili, de Ali Ibnoul Husseyn, Il vit un homme venir à une ouverture faite dans la tombe du Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui), y pénétrer et invoquer. Il le lui interdit et il dit : « Ne vais-je donc pas vous conter un récit que j’ai entendu de mon père, qui le tenait de mon grand père, qui le tenait du Messager d’Allah, qu’il dit : Ne prenez pas ma tombe pour lieu de rassemblement, et ne faites pas de vos maisons des tombes. Votre salutation me parvient ou que vous soyez ! ».

Saïd Ibnoul Mansour dit : « Abdoul Aziz Ibn Mouhammad nous a cité : Souheyl Ibn Abi Souheyl m’a informé : Al Hassan Ibnoul Hassan Ibnou Ali Ibn Abi Tàlib m’a aperçu auprès de la tombe (du Prophète). Il m’a appelé alors qu’il dinait dans la demeure de Fàtima. Il dit : Viens donc prendre le dîner ! Je dis : Je ne le souhaite pas. Il dit : Qu’ai-je donc à te voir prés de la tombe ? Je dis : J’ai adressé la salutation au Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui). Il dit : Si tu entres à la mosquée, alors, adresse lui la salutation. Puis, il dit : Le Messager d’Allah a dit : « Ne prenez pas ma demeure pour lieu de rassemblement (et lieu spécifié pour certaines œuvres), ni (ne prenez) vos maisons pour tombeaux ! Et priez sur moi car votre prière me parvient ou que vous soyez ! » Toi et les gens de l’Andalousie êtes sur un même pied d’égalité.

Sa tombe (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) étant la tombe maîtresse et la meilleure de toutes les tombes à la surface de la terre, et puisqu’il a interdit de la prendre pour lieu de rassemblement (Aïd), alors, la tombe d’un autre, quel qu’il soit, est prioritairement concernée par cette interdiction. De plus, il a rapproché cette interdiction de son dire « Et ne prenez pas vos demeures pour tombeaux », et c’est un ordre de chercher à prier à la maison des prières surérogatoires, afin qu’elle ne soit pas comparable à une tombe. Et c’est aussi une interdiction de chercher à produire une adoration auprès des tombes. Puis, il l’a fait suivre par sa parole : « Et priez sur moi, certes, votre prière me parvient ou que vous soyez ». Et il indiqua par là même, que ce qu’il reçoit de vous de prières et de salutations survient avec votre proximité et votre éloignement (de manière similaire)… Vous n’avez donc nullement besoin de prendre la (tombe) pour lieu de « fête » (Aïd), à la manière dont les polythéistes de parmi les gens du Livre ont pris les tombes de leurs prophètes et vertueux pour lieux de « fête ».

La désignation de la tombe pour lieu de rassemblement relève des festivités auxquelles ils étaient attachés avant l’avènement de l’Islam. Et ils avaient des fêtes d’ordre temporaire et d’autres d’ordre géographique. Avec la venue de la révélation (coranique), Allah, le Très Haut, les a remplacé et a substitué leurs festivités fixées à un temps, par la fête de la rupture du jeune (de Ramadan), la fête du sacrifice et les jours passés à Mina (pendant le grand pèlerinage) ; de même qu’Il a changé leurs festivités liées à un lieu désigné par la Ka’ba, la maison sacrée, Arafat, Mina et les lieux saints.

Ibnoul Qayyim dit sans son « Secours au déprimé », dans ce qu’il transcrit de son Cheikh: Vois donc cette tradition (prophétique) comment est-ce qu’elle parvient des habitants de Médine, des membres de la famille (du prophète), ceux là qui jouissent du lien de parenté avec le Messager d’Allah, et de la proximité de résidence… Car, ils en avaient plus besoin que d’autres, et ils la maîtrisaient bien plus.

Ensuite, de prendre les tombes pour lieux de rassemblement renferme d’immenses nuisances, qui ne sont connues que d’Allah, le Très Haut (tant elles sont nombreuses), et pour lesquelles se met en colère quiconque a dans le cœur de l’estime pour Allah, le Très Haut, et de la jalousie pour le pur monothéisme, ainsi que de l’aversion pour l’associationnisme, et de la répulsion pour la mécréance et l’hérésie… Cependant : Le mort ne ressent pas la douleur d’une blessure !

Parmi ces nuisances de leur désignation pour « Aid » : Que les plus extrémistes d’entre eux, lorsqu’ils les aperçoivent de loin, descendent de leurs montures, posent le front contre terre, baisent (le sol) et se décoiffent… Ils lancent l’appel depuis ce lieu éloigné, ils implorent le secours de qui ne débute pourtant pas la création, ni ne la répète une seconde fois (en redonnant vie aux morts). Ils lèvent la voix dans un tumulte, et ils pensent qu’ils obtiennent plus de bénéfices que les pèlerins (de la Mecque), jusqu’à ce qu’ils y parviennent… Alors, ils accomplissent deux unités de prière, et ils voient qu’ils ont en guise de rétribution, comme la rétribution de qui a prié dans les deux directions (Jérusalem et la Mecque)… Tu les vois alors autour des tombes, prosternés, recherchant du mort, grâce et satisfaction… Et ils ont rempli leurs mains (tendues) de perdition. C’est une véritable défaite. Et c’est pour un autre que Allah, plutôt, c’est pour le Diable que les cris retentissent. Et on implore du mort qu’il subvienne aux besoins, on lui demande de dissiper les maux, d’enrichir les indigents, et d’accorder la guérison aux infirmes ?!?

Ensuite, ils se dispersent autour de la tombe et tournent autour, imitant en cela la maison sacrée qu’Allah, le Très Haut, a rendu bénie et qu’Il a désigné comme guide pour l’univers. Puis, ils se mettent à embrasser et à frotter (l’édifice), comme on le fait pour la pierre noire dans la mosquée sacrée. Puis, ils s’effondrent sur le front et se roulent dans la poussière. Et Allah, le Très haut, sait bien qu’ils ne sont pas ainsi poudroyés entre ses deux mains, dans la prosternation (légitime de la prière). Et ils complètent les rites du pèlerinage sur la tombe, en raccourcissant les cheveux ou en rasant leurs cranes. Et ils jouissent de cette idole, puisqu’ils n’ont aucune part (de jouissance) auprès du grand Créateur. Ensuite, ils font des offrandes à cette idole (et lui offrent des sacrifices). Et leurs prières, leurs sacrifices et autres efforts de rapprochement sont pour un autre qu’Allah, Seigneur de l’univers. Enfin, nous les voyons se féliciter les uns les autres et se congratuler en disant : « Qu’Allah nous accorde à tous une immense rétribution » !?!

Ensuite, s’ils s’en retournent chez eux, certains extrémistes restés en arrière (et ayant manqué l’événement) réclament qu’on leur vende les récompenses du pèlerinage sur la tombe, en échange du pèlerinage accompli à la maison sacrée (de la Mecque). Et la réplique est : « Non ! Même pas (au prix) de ton pèlerinage (à la Mecque) accompli chaque année ! ».

Voici, et nous n’avons pas exagéré dans ce que nous avons conté de leurs (agissements), et nous n’avons pas dressé une liste exhaustive de toutes leurs innovations et leurs égarements, puisqu’ils dépassent l’entendement et l’imagination. Et quiconque a la moindre notion du savoir (théologique) et la moindre approche de la jurisprudence (islamique) sait qu’il relève des affaires les plus importantes : D’obstruer tout ce qui constitue une voie vers cet interdit. Et le Législateur est plus savant de ce à quoi peut conduire ce qu’Il a frappé d’interdit. Et le bien et la guidée sont dans son suivi et son obéissance ; et le mal et l’égarement résident dans sa désobéissance et en lui faisant opposition.

Et celui qui fait une analyse comparative entre la tradition du Messager d’Allah (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) relatives aux tombes, ce qu’il a ordonné, ce qu’il a interdit, ce qui constituait la voie des compagnons et de leurs suiveurs dans la bienfaisance ; et entre ce à quoi se tiennent la plupart des gens aujourd’hui… il verra que l’un contredit l’autre, et qu’il l’anéantit catégoriquement, de sorte qu’ils ne peuvent jamais s’assembler.

Il (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) a interdit de prier en direction des tombes, et quant à eux, ils le contredisent et y accomplissent la prière. Et il a interdit de les prendre pour mosquées, et quant à eux, ils le contrarient et y bâtissent des mausolées qu’ils nomment « Machàid ». Et il interdit d’y allumer des cierges, et ils lui font opposition et y allument des lampes et y brûlent des bougies, plus encore, ils font à cet effet des legs (et récoltent de l’argent). Et il a ordonné de les niveler, et ils vont à l’encontre (de cet ordre) et les élèvent au dessus du niveau du sol, comme une maison. Et il a interdit de les plâtrer et d’y faire une construction, et ils lui désobéissent en les plâtrant et en y installant des dômes. Et il a interdit d’y faire des inscriptions, et ils lui font opposition et y attachent des plaques sur lesquelles ils gravent le Coran et autre. Et il a interdit d’y ajouter autre chose que la terre (déplacée pour la creuser) et ils le contrarient et y ajoutent en dehors de cette terre, les pierres et la chaux. Et il a interdit de les prendre pour lieu de rassemblement (Aïd) à répétition, et ils le contredisent en cela et les prennent pour lieu de fête, et ils s’y attroupent à la manière dont ils se regroupent pour la fête (légitime et officielle), ou plus encore.

Et le fait est, qu’ils anéantissent ce que le Messager d’Allah (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) a ordonné et ce qu’il a interdit, et ils s’opposent (fondamentalement) à ce qu’il a apporté (de directives).

Ces égarés qui égarent autrui sont allés jusqu’à légiférer un pèlerinage sur les tombes, pour lequel ils ont inventé des rites. Et certains extrémistes d’entre eux ont même écrit un livre intitulé « Les rites du pèlerinage sur les tombes », cherchant à comparer les sépultures et la maison sacrée (et à trouver une similitude entre les deux).

Au demeurant, que cela constitue un divorce d’avec la religion de l’Islam et une entrée par la (grande porte) dans la religion des idolâtres, ne reste un mystère pour personne. Note donc le fossé qui sépare ce que le Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) a légiféré d’interdictions au sujet des tombes, dans tout ce qui a précédé, de ce que ceux là ont institué et ce qu’ils cherchent à atteindre ??? Et pas de doute que cela implique de nuisances (et de préjudices) ce que le simple dévot est incapable de dénombrer (et de cerner, tant ils sont nombreux).

Parmi lesquelles nuisances : Leur glorification plongeant dans la tentation.

Et parmi lesquelles : Leur préférence sur la portion de terre la plus aimée d’Allah, le Très Haut. En effet, ils s’y dirigent avec (une volonté) de les glorifier, de leur montrer le plus grand respect, avec humilité et un cœur fendu… Et bien d’autres choses qu’ils ne font pas dans les mosquées, ou, rien de semblable ou même de proche ne les saisissent. Et cela implique le peuplement des tombeaux et la désertion des mosquées. Et c’est pourquoi les Rafidites (extrémistes Chiites) sont, de tous les gens, les plus éloignés du savoir (théologique) et de la (pratique vraie) de la religion ; ayant pris grand soin des tombes et ayant déserté les mosquées.

Et parmi lesquelles : D’avoir pour credo que par elles (les tombes et leurs occupants), le mal est dissipé, le secours est apporté contre les ennemis, et la pluie salvatrice est descendue du ciel… Et d’autres manifestations d’espoir.

Et parmi lesquelles : L’associationnisme majeur qui y est perpétré. De donner un égal ou un associé à Allah (dans sa Seigneurie et sa Divinité) étant certes la plus grande iniquité qui soit, ce qu’il y a de plus répugnant et de plus méprisable ; c'est aussi la chose la plus détestée d’Allah, le Très Haut. Et c’est pourquoi, Il en a fait découler de châtiments mondains et à venir, ce qu’Il n’a rattaché à aucun autre péché. Et Il a informé qu’Il ne le pardonne pas, et que ses adeptes sont souillés (et impurs), et Il leur a interdit d’approcher le sanctuaire sacré, et Il a interdit la consommation de leurs (bêtes) immolées, et Il a rendu illicite de contracter des liens de mariage avec eux, et Il a rompu toute alliance entre eux et les croyants, et Il les a désignés comme étant ses ennemis et les ennemis de ses anges, de ses messagers et des croyants, et Il a autorisé aux monothéistes (le pillage) de leurs richesses et de leurs femmes, de sorte qu’ils les prennent pour esclaves… Et ce, parce que l’associationnisme revient à bafouer le droit de la Seigneurie, et c'est une minimisation de la grandeur de la Divinité, ainsi qu’une mauvaise pensée au sujet du Seigneur de l’univers.

Et ils ont effectivement eu de mauvaises pensées de Lui jusqu’à lui désigner des associés. Et s’ils avaient eu de bonnes pensées, ils l’auraient unifié (et respecté son caractère unique et inégalable) et ils n’auraient rien attendu et espéré d’un autre que Lui. C’est pourquoi est-ce que dans trois passages de son livre, Il –Pureté et Gloire à Lui- a informé qu’ils n’ont pas estimé Allah comme Il devait l’être. C'est-à-dire : Ils ne l’ont pas véritablement connu. Et comment pourrait-il détenir une vraie connaissance (d’Allah), celui qui lui donne un égal et lui désigne un semblable qu’il aime, qu’il craint, et en qui il place ses espoirs, devant lequel il s’humilie et qu’il met à pied d’égalité avec le Seigneur des mondes !?!

Il est bien connu qu’ils n’ont pas considéré leurs idoles comme étant égales à Allah, le Très Haut, dans leur essence, ou leurs attributs, ou leurs agissements. Et ils n’ont pas dit : « Elles ont créé les cieux et la terre, elles donnent la vie et la mort ! » ; Mais ils les ont mis sur un même pied d’égalité avec le Très Haut dans l’amour (qu’ils leur vouent) et leur glorification, et le culte (qu’ils leur rendent), comme tu peux le constater des associateurs qui se réclament de la religion de soumission (l’Islam).

Et parmi lesquelles (nuisances) : De s’attirer la malédiction d’Allah, le Très Haut, et de son Messager, en prenant les tombes pour mosquées.

Et parmi lesquelles : La ressemblance avec les adorateurs d’idoles dans leurs agissements auprès (des tombes), comme de s’y tenir et d’y faire retraite, d’y attacher des rideaux et de leur désigner des gardiens ; jusqu’à ce que leurs adeptes donnent préférence au recueillement auprès (des tombes) sur la station auprès de la Maison sacrée. Et ils voient que leurs gardiens sont meilleurs que les serviteurs des mosquées.

Et parmi lesquelles : D’y formuler un vœu, et de prendre pour elles des engagements.

Et parmi lesquelles : L’opposition (ouverte) à Allah et à son Messager, et l’abolition de ce qu’Il a légiféré dans sa religion.

Et parmi lesquelles : La mise à mort des traditions (Prophétiques) et la revivification des hérésies.

Et parmi lesquelles : D’y entreprendre des voyages (qui impliquent) une grande fatigue et une faute grandissime. L’ensemble des érudits étant d’avis que : Le voyage dans le but de visiter les tombes des Prophètes et des vertueux est une innovation, qui n’a été réalisée par aucun des compagnons et de leurs élèves, et qui n’a pas été ordonnée par le Messager du Seigneur de l’univers ; et approuvée par aucun des grands guides (et érudits) des soumis (à Allah). Celui qui a pour dogme que cela constitue un moyen de trouver la proximité (d’Allah) et une obéissance, a certes contrarié la tradition (Prophétique) et le consensus (établi).

Et s’il ne voyageait qu’avec cette croyance, le voyage lui serait déclaré illicite, selon le consensus établi par les soumis (à Allah). Et l’interdiction est due au fait qu’il en fasse un moyen de se rapprocher (d’Allah)… Or, il est bien connu que d’aucun ne voyage que pour cela. Et il est confirmé dans les deux recueils authentiques, qu’il (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) dit : « On n’enfourche une monture que vers trois mosquées : La mosquée sacrée (de la Mecque), la mosquée la plus éloignée (de Jérusalem), et ma mosquée-ci ! »

Et parmi lesquelles (nuisances) : Le tort causé à leurs occupants. Ces derniers souffrent de ce qu’ils font auprès de leurs tombes, des agissements cités. Et ils le répugnent profondément, de la manière dont le Messie déteste ce que font les Chrétiens (en son nom)… Et de même, d’autres parmi les Prophètes, les érudits et les dévots qui sont blessés par ce que les imitateurs des Chrétiens leur font subir. Or, ils les désavoueront au jour de la Résurrection, comme le dit Allah, le Très Haut : (Et le jour ou Il les rassemblera, eux et ceux qu’ils adoraient en dehors d’Allah ; Il dira : « Est-ce vous qui avez égaré Mes serviteurs que voici, ou ont-ils eux mêmes perdu le sentier ? » Ils diront : « Gloire à Toi ! Il ne nous convenait nullement de prendre en dehors de Toi des patrons protecteurs… Mais Tu les as comblés de jouissance ainsi que leurs ancêtres, au point qu’ils en ont oublié le Livre du Rappel, et ils ont été des gens perdus ») 25/17-18 et le Très Haut dit aussi : ((Rappelle leur) Le moment ou Allah dira : « O Jésus, fils de Marie, est-ce toi qui as dit aux gens : « Prenez moi, ainsi que ma mère, pour deux divinités en dehors d’Allah ? » Il dira : « Gloire et Pureté à Toi ! Il ne m’appartenait pas de déclarer ce que je n’ai pas le droit de dire… ») 5/116.

Et parmi lesquelles : Que ce que le Prophète a institué au cours de la visite des tombes n’est autre que le souvenir de l’au-delà, l’exhortation, la réflexion sur la condition de la personne visitée, et la bienfaisance à son égard en invoquant en sa faveur et en implorant pour elle la miséricorde d’Allah… Afin que le visiteur soit ainsi bienfaiteur envers sa propre personne et à l’endroit du défunt. Ceux là ont donc renversé toute l’affaire et inversé la religion. Et ils ont fait de l’objectif de la visite, la désignation du mort pour associé avec Allah, son invocation en le suppliant, lui adressant des requêtes pour (combler) tout besoin, et recherchant sa bénédiction… et d’autres choses semblables, de sorte qu’ils deviennent malfaiteurs à l’encontre d’eux mêmes et du mort.

Afin de condamner la voie de l’associationnisme, Il (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) a interdit à ses compagnons, dans les premiers temps de l’Islam, la simple visite des tombes, considérant qu’ils étaient fraîchement sortis de la mécréance. Ensuite, lorsque le pur monothéisme s’est enraciné dans leurs cœurs, il leur a autorisé la visite, exposant l’intérêt qu’elle présente, et il leur a enseigné sa modalité d’être (et le comment de sa réalisation), tantôt au moyen du discours, et tantôt par les gestes, et ce, dans de nombreux récits. Toutefois, nous en citerons un certain nombre au sujet de la permission (d’accomplir la visite) et au sujet de l’enseignement et qui renferment l’exposé de l’intérêt (qu’elle présente).

Quant à ceux des récits qui concernent la permission. Citons : Les deux récits de Abou Saïd, qu’il (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) dit : « Je vous interdisais la visite des tombes ; que celui qui souhaite (faire) la visite, visite donc ! Et ne dites pas de perversités (ne tenez pas de propos orduriers) ! » Rapporté par l’Imam Ahmad et Annassài.

Le récit de Abou Houreyra –Qu’Allah l’ait en son agrément- le Messager d’Allah dit : « Visitez donc les tombes, elles vous rappellent la mort ! » Rapporté par Mouslim.

Quant à ceux des récits qui concernent l’enseignement –de la méthode- : Citons : Le récit de Souleymane Ibn Boureyda –Qu’Allah l’agrée- son père a dit : « Le Messager d’Allah leur enseignait de dire, s’ils sortaient en direction des tombes : Que la paix soit sur vous, occupants des demeures » Et dans la version de Mouslim : « Que la paix soit sur vous, occupants des demeures, de parmi les croyants et les soumis (à Allah)… Nous allons certes vous rejoindre, s’il en plaît à Allah. Nous implorons d’Allah le pardon, pour nous et pour vous ! ».

Et parmi lesquels, le récit de Aicha –Qu’Allah l’ait en son agrément- qui a dit : « Le Messager d’Allah lorsqu’il passait la nuit chez moi, sortait en fin de nuit en direction de Al Baqi’ (le cimetière de Médine), et il disait : Que la paix soit sur vous, demeures d’un peuple croyant ! Ce qui vous était promis est venu à vous... à demain, notre terme de vie (est renvoyé)... Et nous vous rejoindrons, qu’il en plaise à Allah. O Allah ! Pardonne aux gens de Al Baqi’ ! ». Rapporté par Mouslim.

Et parmi lesquels : Le récit de Ibn Abbass –Qu’Allah les agrées, lui et son père- qui a dit : « Le Messager d’Allah est passé par les tombes de Médine, il leur fit face et dit : Que la paix soit sur vous, gens des tombes… Qu’Allah pardonne à nous et à vous. Vous êtes nos prédécesseurs et nous sommes sur vos traces » Rapporté par l’Imam Ahmad et Attirmizi qui le jugea bon (Hassan).

Il (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) a exposé dans ces récits que l’intérêt de la visite des tombes consiste en la bienfaisance du visiteur à l’endroit de sa propre personne et de celle du mort. Concernant sa propre personne, parce qu’il se remémore la mort, l’au-delà, la privation du bas monde, l’exhortation, la méditation sur la situation du défunt… Quant à sa bienfaisance pour le mort, alors, c’est en lui adressant la salutation (et lui souhaitant la paix), et par l’invocation en sa faveur de la miséricorde (d’Allah) et la demande d’absolution.

Il convient donc à celui qui visite la tombe d’un mort, quel qu’il soit, qu’il eut été du nombre des alliés d’Allah (des saints), ou d’autres parmi les croyants, de lui adresser les salutations (de l’Islam), d’implorer le pardon en sa faveur, de demander que ses fautes soient absoutes, et d’invoquer la clémence d’Allah à son égard… Comme dans les récits précités. Ensuite, il tire des leçons et médite sur la condition de la personne visitée et sur son devenir ; ce au sujet de quoi il fut questionné, ce qu’il a pu répondre ? Sa tombe est-elle un coin des jardins du Paradis ou une fosse de l’Enfer ? Ensuite, il s’imagine être mort et enterré, de sorte que ses richesses, ses proches, ses enfants et ses connaissances l’aient quitté, et qu’il demeure seul… Et qu’à cet instant il soit questionné. Que devra-t-il répondre ? Quelle sera sa situation alors qu’il est préoccupé par cette mise à l’épreuve ? Il s’abandonne alors à son Maître afin d’échapper à cette dangereuse affaire, et il se tourne entièrement vers Lui.

Quant à la récitation coranique. Certains érudits l’autorisent et d’autres l’interdisent. Et ils dirent : Le visiteur doit nécessairement être préoccupé à tirer des leçons ; et le Coran réclame de son lecteur la méditation et la présence d’esprit (se concentrant) sur ce qu’il récite. Or, deux pensées ne peuvent cohabiter dans un seul cœur, en un même instant.

Et si d’aucun dit : « Moi, je médite un temps, et je psalmodie (le Coran) à un autre instant. Et s’il est lu, le Coran permettra la descente de la miséricorde ; et il se pourrait qu’elle atteigne le mort et lui profite ! »

Alors, la réponse se fait comme suit :

Premièrement : La lecture du Coran est bien une adoration ; toutefois, que le visiteur s’occupe à méditer, de la façon citée précédemment, et qu’il tire des leçons de la condition du mort, de l’interrogatoire des deux anges et autres, est aussi une adoration. Et l’instant ne peut être consacré qu’à cette (unique) adoration, et il ne doit pas passer à une autre, surtout pour (profiter) à autrui.

Deuxièmement : S’il psalmodiait dans sa maison et qu’il offrait sa rétribution, disant après avoir terminé la lecture : «O Allah, accorde les récompenses de ce que je viens de lire au défunt, tel ! ». Alors, elles lui parviendraient parce que c’est une invocation afin que la gratification lui parvienne, et l’invocation atteint son bénéficiaire, sans divergence (aucune)… Il n’a donc pas la nécessité de lire sur la tombe. 

Troisièmement : Que la récitation sur sa tombe peut être cause de son châtiment ou de l’intensification du supplice ; puisque chaque fois qu’un verset est récité et qu’il ne le mettait pas en pratique, on lui dira : « Ne l’avais-tu pas entendu ? Comment donc as-tu pu le contrarier ? »… Et on le châtie alors pour avoir agi contrairement (aux implications) du verset. Comme cela est transmis de certains gens éprouvés par ce qui vient d’être évoqué. Ils furent aperçus en rêve affrontant un grand châtiment… On dit (à l’un d’eux) : « La récitation faite à tes cotés, nuit et jour, ne te profite donc pas ?!? » Il dit : « Elle cause certainement l’augmentation du supplice ! ».

Et s’il en est ainsi, alors, il convient au visiteur de suivre la tradition (prophétique) et de s‘en tenir à ce qui lui est prescrit, sans débordement, afin qu’il soit bienfaisant envers sa personne et celle du mort.

Et la visite des cimetières est donc de deux catégories : Une visite orthodoxe (et légitime) et une visite hétérodoxe (et illégitime).

Quant à la visite orthodoxe, permise par le Messager d’Allah (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) elle a deux objectifs : Le premier qui se rapporte au visiteur, et c’est la méditation et l’exhortation.

Le deuxième qui renvoie au mort, et c’est que le visiteur le salue, qu’il invoque en sa faveur, et qu’il ne l’abandonne pas trop longtemps… de sorte qu’il finirait par être oublié, de la même façon que s’il délaisse la visite d’un vivant, ils finissent par s’oublier (et s’ignorer), alors que s’il lui rend visite, ce dernier est content et s’en réjouit. Le mort est plus en droit de cette visite, puisqu’il a rejoint la demeure de gens qui ont quitté leurs proches, leurs frères, leurs connaissances ; Si donc une personne lui rend visite et lui offre la salutation de paix et l’invocation, sa joie et son bonheur augmentent.

Voilà ce que nous pouvons dire à propos des "Mausolées de Tombouctou"… Et cette mise au point sur la sentence de l'Islam concernant la construction sur les tombes, n'implique pas que nous soyons ou pas d'accord avec l'action même de détruire ces mausolées, en ces lieux et à cet instant précis… Parce que l'action d'ordonner le bien et d'interdire le mal, est soumise à des règles précises, et il appartient aux érudits d'évaluer le bien fondé de cette "destruction"…

Nous invitons donc l'Humanité, à reconsidérer la liste des sites inscrits au "Patrimoine Universel" … Ces sites décrits comme ayant une valeur universelle exceptionnelle du point de vue de l’histoire, de l’art ou de la science. Il n'est certainement pas question de science lorsqu'on dresse un mur en terre autour d'une tombe ! La valeur artistique est aussi discutable, car le critère de beauté n'est pas universel… Et quoi qu'il en soit, l'art ne peut avoir la priorité sur la volonté juridique du Créateur. Quant à l'Histoire, nous avons vu que celle qui s'écrit avec un grand "H", celle du rapport de l'Homme avec son Créateur… renseigne sur le fait que les "Mausolées" ont été la cause de son malheur, l'éloignant du pur Monothéisme pour le plonger dans le paganisme !

Les grands hommes qui ont fait l'Histoire sont avant tout, les Prophètes et les Messagers… Et ces derniers n'ont pas tenté de préserver les lieux de culte polythéiste ! Au contraire, ils les ont fait disparaitre avec la plus grande vigueur, qu'il s'agisse d'Abraham, de Moise avec le veau, ou de Mouhammad avec les idoles qui encombraient l'enceinte de la demeure sacrée, à la Mecque… Le jour de la conquête de la cité, il s'est mis à frapper les statues avec un bâton en récitant : (La Vérité est venue et l'erreur a disparu. Car l'Erreur est destinée à disparaitre) Sourate 17, verset 81… Et elles se sont toutes effondrées de façon miraculeuse.

Et si la civilisation occidentale est bien Judéo-chrétienne, que ses porteurs méditent donc le récit d'Abraham, le patriarche… (En effet, Nous avons mis auparavant Abraham sur le droit chemin. Et Nous en avions bonne connaissance. Quand il dit à son père et à son peuple : "Que sont ces statues auxquelles vous vous attachez ?" Ils dirent : "Nous avons trouvé nos ancêtres les adorant". Il dit : "Certainement, vous avez été, vous et vos ancêtres, dans un égarement évident". Ils dirent : "Viens-tu à nous avec la vérité, ou plaisantes-tu?" Il dit : "Mais votre Seigneur est plutôt le Seigneur des cieux et de la terre, et c'est Lui qui les a créés. Et je suis un de ceux qui en témoignent. Et par Allah! Je ruserai certes contre vos idoles une fois que vous serez partis". Il les mit en pièces, hormis (la statue) la plus grande. Peut être qu'ils reviendraient vers elle…) Sourate 21, versets 51-58

Et Allah est le véritable Connaisseur.

Prières et salutations d'Allah sur le sceau des Prophètes et des Messagers, sur sa famille et ses compagnons. Et louange à Allah, Seigneur de l'univers.

 

 

Notez  




Autres articles
Le jugement de l’Islam au sujet de la célébration des fêtes de fin d’année : Noël
CONSEIL AUX ENFANTS D’ALGERIE
Exégèse Du prologue et les courtes sourates
Le jugement de l’Islam au sujet de la célébration des fêtes de fin d’année
Célébrer le jour de Saint-Valentin
 

Nouveau commentaire


 
 
 
512 caractères max

Les commentaires sont modérés : votre contribution n'apparaîtra qu'après avoir été validée par un modérateur du site.

Il est évident que les affirmations diffamatoires et les propos racistes, antisémites, islamophobes ne seront pas publiés. Les contributions trop longues ou n'ayant aucun rapport avec le sujet de l'article ou incorrecte d’un point de vue islamique ne seront pas prises en compte.


 
 
 
     
       
 
Website for Muslims
Website for non Muslims
Francais
Espanol
Chinese site
Pусский
 
Copyright © 2011 - Tout droits réservés - islammessage.com