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Il est donc interdit de les imiter en décalant une festivité de quelques jours, telle que la fête de Pâques ou de Noël...
L’Association cultuellede Sens et sa région a acheté à la commune un terrain...
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Conseils aux convertis

Le message de l'Islam

 

Selon Abou Houreyra le Messager d'Allah (sur lui la paix) a dit : « L'Islâm a commencé en étant considéré comme quelque chose d'étrange et redeviendra quelque chose d'étrange. Annoncez-donc la bonne nouvelle aux étrangers, à savoir ceux qui rétablissent ce que les gens ont corrompus »[1].

 

D’après Anas Ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) qui rapporte que le Prophète (sur lui la paix) a dit : « J’aurais aimé rencontrer mes frères. » Les compagnons lui dirent : « Ne sommes-nous pas tes frères ? » Il répondit : « Vous, vous êtes mes compagnons. Par contre, mes frères sont ceux qui ont cru en moi sans pour autant m’avoir vu »[2].

 

C’est avec réjouissance que toutes les personnes à qui Allah a ouvert la poitrine et a permis d’emprunter la seule et unique voie de la vérité, peuvent lire ces nobles paroles, provenant du dernier des Messager envoyé à l’humanité afin de les sortir des ténèbres vers la lumière. En effet, quel plus grand bienfait pour l’homme que de comprendre le réel but de son existence, et de trouver les véritables réponses aux questions fondamentales que tout être humain censé se pose, réponses sans lesquelles la vie n’a pas de sens. Allah dit : « Pensiez-vous que Nous vous avions créés sans but, et que vous ne seriez pas ramenés vers Nous ? »[3], Il dit également : « Et ils dirent: «Il n’y a pour nous que la vie d’ici-bas: nous mourons et nous vivons et seul le temps nous fait périr». Ils n’ont de cela aucune connaissance: ils ne font qu’émettre des conjectures. 25. Et quand on leur récite Nos versets bien clairs, leur seul argument est de dire: «Faites revenir nos ancêtres si vous êtes véridiques 26. Dis: «Allah vous donne la vie puis Il vous donne la mort. Ensuite Il vous réunira le Jour de la Résurrection, il n’y a pas de doute à ce sujet, mais la plupart des gens ne savent pas »[4].

 

C’est par Son infinie grâce qu’Allah guide Ses serviteurs et les oriente vers Sa voie en leur octroyant la vrai vie : « Est-ce que celui qui était mort et que Nous avons ramené à la vie et à qui Nous avons assigné une lumière grâce à laquelle il marche parmi les gens, est pareil à celui qui est dans les ténèbres sans pouvoir en sortir? Ainsi on a enjolivé aux mécréants ce qu’ils œuvrent »[5] et Il dit aussi : « Et puis, quiconque Allah veut guider, Il lui ouvre la poitrine à l’Islam. Et quiconque Il veut égarer, Il rend sa poitrine étroite et gênée, comme s’il s’efforçait de monter au ciel. Ainsi Allah inflige Sa punition à ceux qui ne croient pas. 126. Telle est la voie de ton Seigneur dans toute sa rectitude. Nous avons [effectivement] bien détaillé les signes (ou versets) à des gens qui se rappellent »[6].

 

C’est à travers ces nobles textes que le converti à l’Islam voit son cœur s’apaiser et doit s’armer de patiente et rester ferme dans sa foi, car s’il est une religion qui est au cœur de tous les débats en Europe, c’est bien l’Islam. Force est de constater que le fléau de l'islamophobie s'est généralisé à toutes les sphères de la société occidentale actuelle. En France, l'islamophobie a explosé en 2011 et enregistre un indice d'augmentation qui a doublé sur toute l'année.

 

Les politiques s’emparent de l'Islam comme arme de campagne, comme un épouvantail masquant les vrais problèmes de la France tels que le chômage ou la crise du logement, remplacés à toute vitesse par des polémiques stériles sur le halal, le port du niqab dans l’espace publique. La lutte contre l’austérité nous est masquée par des arrestations clownesques d'islamistes "radicaux" finalement relâchés.

 

Mais paradoxalement, plus cette haine déchaînée se développe et plus le nombre de personnes qui s’intéressent à l’Islam augmente. En effet, le nombre de convertis augmente de façon exponentielle dans une société où l’islamophobie devient monnaie courante. A en croire les statistiques, quelques 70.000 personnes embrasseraient l’Islam chaque année en France, un chiffre qui reste à vérifier mais qui fait sans doute froid dans le dos des fidèles, vaillants itinérants de « ripostes laïques », « bivouac » et autres sites qui mènent une véritable croisade devant l’avancée grandissante d’un Islam trop envahissant pour eux !

 

Durant ces vingt dernières années, le nombre de musulmans à travers le monde n'a cessé d'augmenter. La raison de cet essor n'est pas seulement due à l'augmentation de la population dans les pays musulmans, elle est également due au nombre sans cesse croissant de personnes qui se tournent vers l’islam, phénomène qui s'est particulièrement amplifié depuis le 11 septembre 2001, jour de l'attaque des tours jumelles du "World Trade Center" à New York. Déplorées par tous et avant tout par les musulmans, ces attaques ont soudain focalisé l'attention du monde (notamment des États-Unis) sur la population musulmane.

 

Allah dit : « Ils veulent éteindre de leurs bouches la lumière d’Allah, alors qu’Allah parachèvera Sa lumière en dépit de l’aversion des mécréants. 9. C’est Lui qui a envoyé Son messager avec la guidée et la Religion de Vérité, pour la placer au-dessus de toute autre religion, en dépit de l’aversion des associateurs »[7].

 

Il est donc opportun de rappeler à tous nos frères, et particulièrement à nos frères convertis que l’Islam est la religion de tous les musulmans sans aucune exception, nous enjoignons donc tous ceux qui ont choisi le chemin de la vérité de se cramponner fermement au câble d’Allah, et « …quiconque mécroit au Rebelle tandis qu’il croit en Allah saisit l’anse la plus solide, qui ne peut se briser. Et Allah est Audient et Omniscient.  257. Allah est le défenseur de ceux qui ont la foi: Il les fait sortir des ténèbres à la lumière …»[8]. Et Allah dit également : « Ceux qui disent: «Notre Seigneur est Allah», et qui se tiennent dans le droit chemin, les Anges descendent sur eux (au moment de la mort) : «N’ayez pas peur et ne soyez pas affligés; mais ayez la bonne nouvelle du Paradis qui vous était promis. 31. Nous sommes vos protecteurs dans la vie présente et dans l’au-delà; et vous y aurez ce que vos âmes désireront et ce que vous réclamerez, 32. un lieu d’accueil de la part d’un Très Grand Pardonneur, d’un Très Miséricordieux »[9].

De nos jours, les croyants ont plus besoin que jamais de faire preuve de fermeté dans leur foi, afin de faire face aux troubles et aux difficultés à vivre leur religion comme l’agrée leur Seigneur dans les sociétés occidentales. Et qu’ils sachent avec certitude que la gloire n’est nulle part ailleurs que dans l’Islam, comme le disait le Prince des croyants, ‘Omar ibn Al Khattâb : « Nous étions un peuple vil, et Allah nous a honoré avec l’Islam, quiconque recherche la gloire en dehors de cette religion, se verra avilit par Allah ».

 

De plus, le Prophète, que les éloges et le salut soient sur lui, a mis en garde sa communauté à travers de nombreux ahâdîths contre les troubles des époques à venir après lui, et garantit d’énormes récompenses aux croyants qui auront su rester fermes dans leur foi. Allah dit : « Ô les croyants ! Quiconque parmi vous apostasie de sa religion... Allah va faire venir un peuple qu’Il aime et qui L’aime, modeste envers les croyants et fier et puissant envers les mécréants, qui lutte dans le sentier d’Allah, ne craignant le blâme d’aucun blâmeur. Telle est la grâce d’Allah. Il la donne à qui Il veut. Allah est Immense et Omniscient »[10].

 

Lorsqu’on questionna le Prophète, que les éloges et le salut soient sur lui, au sujet du verset suivant : « Ô les croyants ! Vous êtes responsables de vous mêmes. Celui qui s’égare ne vous nuira point si vous, vous avez pris la bonne voie »[11]. Il répondit: « Encouragez le bien et interdisez le blâmable jusqu’à ce que vous voyiez dominer l’avarice, que les désirs sont assouvis, que ce bas monde est préféré à l’au-delà et que chacun est infatué de son opinion. A ce moment-là, occupez-vous de vous-mêmes et fuyez les gens. Des jours pénibles viendront après vous ; vivre à cette époque nécessitera, pour les musulmans, une patience équivalente à celle qu’il faut pour tenir du charbon ardent dans la main. Quiconque, à ce moment-là, sera capable d’avoir cette patience recevra la récompense de cinquante personnes ». On lui demanda : « Ô Messager d’Allah, la récompense de cinquante d’entre eux ? ». Il répondit : « La récompense de cinquante d’entre vous »[12].

 

D’autre part, lorsque l’on se convertit à l’Islam, on devient un membre de cette communauté à part entière, car en embrassant l’Islam, on adhère à la religion universelle par excellence qui ne connaît ni frontière ni nationalité. Allah dit à ce sujet : « Dis : « Ô hommes ! Je suis pour vous le Messager d’Allah, à Qui appartient la royauté des cieux et de la terre. Pas de divinité à part Lui. Il donne la vie et Il donne la mort. Croyez donc en Allah et en Ses paroles. Et suivez-le afin que vous soyez bien guidés»[13]. Allah montre dans ce verset qu’Il a envoyé Son messager Mohammed, que les éloges et le salut soient sur lui,  vers tous les gens, qu’ils soient arabes ou non, qu’ils soient hommes ou femmes, qu’ils soient djinns ou humains, qu’ils soient riches ou pauvres, qu’ils soient gouvernants ou gouvernés. Il a été authentifié que le Prophète, que les éloges et le salut soient sur lui, a dit : « Chaque prophète a été envoyé seulement vers son peuple et moi j’ai été envoyé à toute l’humanité »[14].

 

Selon Abou Nadhra, le Messager d’Allah, que les éloges et le salut soient sur lui, déclara lors du sermon au cours du Pèlerinage d’Adieu à Mina (pendant les trois derniers jours du pèlerinage) : « Ô gens ! Vous avez un seul Dieu et vous venez d’un seul père ! Il n’y a pas de différence entre un arabe et un non arabe ni entre un blanc et un noir si ce n’est par la piété »[15].

 

De nombreux convertis non arabes dépassent en mérite la plupart des Arabes musulmans comme ce fut le cas pour leurs voisins les Perses qui engendrèrent l’élite des savants musulmans avec à leur tête Salmân el Fârisî. De plus, des personnages clefs et de grandes figures de l’Islam n’étaient pas arabes, notamment de nombreux compagnons ou encore les compilateurs des six recueils de ahâdîths qui représentent la source incontournable après le Coran de la législation islamique, qui sont l’imam Al Boukhâri, Mouslim, Abou Dâoud, Ibn Mâjah, An-Nassâ’i et At-Tirmidhi.

 

Il ne faut donc pas se laisser tromper par les mythes que véhiculent les gens à tort, selon lesquels l’Islam serait la religion des arabes ! Le message de Mohammed s’adresse à l’humanité entière. C’est pourquoi, il n’offre aucun statut particulier (dans l’ensemble) aux Arabes pourtant considérés par la majorité des savants comme le meilleur des peuples.

 

L’Islam ne fait aucune discrimination raciale comme le souligne ibn Taymiyya en disant : « Si tu t’imprègnes de ce qu’était réellement la Tradition prophétique, tu te rendras compte que le Messager n’a jamais fait de distinction entre un arabe et un non arabe (…) il n’a jamais privilégié les arabes dans la religion, ni en ce qui concerne le tribut, ni en ce qui concerne la captivité. Il ne les a jamais favorisés dans les traités de paix, il n’a jamais décrété qu’un non arabe n’était pas du même rang qu’un arabe au niveau du mariage, et il ne leur a jamais permis de jouir d’une chose indépendamment des autres. Il fondait cependant ses jugements sur les hommes en fonction des noms que le Coran leur donne comme : croyant/mécréant, vertueux/pervers »[16].

 

Conseils et recommandations aux nouveaux convertis

1 – Etudier les preuves de la véracité de la prophétie du Messager d’Allah, que les éloges et le salut soient sur lui.

 

2 – S’adonner à la lecture du Coran, étudier le sens de ses versets, ainsi que les injonctions et les interdits qu’il prône.

 

3 – Apprendre la langue arabe afin de pouvoir comprendre la parole d’Allah et les ahâdîths du Prophète, que les éloges et le salut soient sur lui.

 

4 – Apprendre la croyance islamique à laquelle adhèrent les gens de la Sounnah et les pieux prédécesseurs en puisant la science des savants reconnus et qui a pour principales sources le Coran, la Sounnah, et la voie des compagnons et des grands imams, et dont l’unicité, appelé Tawhîd, est la base. C’est donc la chose la plus importante à étudier afin de ne pas sombrer dans ce qui s’y oppose, à savoir le polythéisme, appelé Chirk, qui est le seul péché qu’Allah ne pardonne pas à quiconque l’endosse et meurt sans s’en être repentit.

 

5 – Savoir que la base concernant les œuvres d’adorations est l’interdiction sauf s’il existe un texte authentique légitimant sa pratique, et la base concernant les actes de la vie mondaine est la permission sauf s’il existe un texte authentique indiquant son interdiction. De ce fait, il est impératif de ne jamais utiliser sa raison face à un texte et faire ses propres interprétations et donner son avis personnel concernant la religion. Ainsi, le musulman est tenu de toujours demander une preuve issue des textes de ce qu’il invité à pratiquer.

 

6 – Prendre connaissance des innovations en matière de religion pratiquées par les personnes déviantes, afin de prendre garde des ambigüités qui en résultent et d’éviter de s’écarter du véritable Islam. Il est donc impératif de pratiquer son islam à partir des sources et non en se basant sur la pratique de la masse des musulmans qui sont parfois ignorants et négligents.

 

7 – S’efforcer de mettre en pratique tout ce l’on connait ou entend comme œuvre qui permet de se rapprocher d’Allah, car le fruit du savoir est sa mise en pratique, et entrent dans cela les piliers de l’Islam, les obligations, et les œuvres recommandées auxquelles la législation islamique appelle, en allant à son propre rythme et en usant de patiente à l’égard de ces proches qui ont parfois besoin de temps pour accepter le choix de conversion.

 

8 – Prendre garde aux actes de désobéissance et aux interdits même si ces actions sont répandus telles que la consommation de boissons alcoolisées, de drogues. S’écarter des pécheurs et de ceux qui commettent le désordre et appellent à l’égarement.

 

9 – User de patiente avec ses proches et notamment ses parents lorsque ces derniers ont du mal à accepter la conversion à l’islam en montrant un comportement irréprochable à leur égard, et ce, même s’ils se montrent hostiles et désobligeants. Allah dit : « Nous avons commandé à l’homme [la bienfaisance envers] ses père et mère; sa mère l’a porté [subissant pour lui] peine sur peine: son sevrage a lieu à deux ans. «Sois reconnaissant envers Moi ainsi qu’envers tes parents. Vers Moi est la destination. 15. Et si tous deux te forcent à M’associer ce dont tu n’as aucune connaissance, alors ne leur obéis pas; mais reste avec eux ici-bas de façon convenable »[17].

 

10 – S’investir dans la prédication une fois qu’on a acquis les connaissances suffisantes, en exposant l’Islam à ses proches, en les encourageant à embrasser cette religion, et en les informant de la bonne fin de tous ceux qui ont soumis leur personnes à Allah et se sont montrés bienfaisantes.

 

D’autre part, il est fréquent qu’un bon nombre de personnes qui se convertissent à l’Islam rencontrent des problèmes pour lesquels ils s’interrogent, c’est pourquoi nous citerons un certain nombre de fatwas en réponse à certains questionnements fréquents.

 

Fatâwas relatives aux problèmes que rencontrent fréquemment les convertis à l’Islam

 

Question Un chrétien et sa femme souhaitaient tous deux embrasser l’Islam. La personne chargée des questions juridiques [à laquelle ils se sont adressés] leur a ordonné d’accomplir le bain rituel de purification (al-ghousl), puis de formuler l’attestation de foi (ach-chahâda) de bon gré avec consentement et soumission, puis d’accomplir la circoncision. Il demande si cela est juste ou pas ? En outre, il souhaite qu’on lui écrive les paroles des pieux prédécesseurs concernant ce sujet, et la méthode qui était utilisée à l’époque du Prophète pour faire entrer un non-musulman dans l’Islam.

 

Réponse : La méthode du Prophète, que les éloges et le salut soient sur lui, dans l’invitation des non-musulmans à l’Islam était de les appeler à reconnaître qu’il n’y a point de divinité (en droit d’être adorée) si ce n'est Allah et que Mohammed est Son Messager. S’ils approuvaient cela, il les appelait ensuite aux autres commandements de l’Islam par ordre d’importance et selon les circonstances.

 

Quant à ce qui nous est parvenu à ce sujet, figure le hadith rapporté par Al Boukhâri et Mouslim d’après Ibn Abbâs selon lequel le Prophète, que les éloges et le salut soient sur lui, envoya Mou‘âdh au Yémen, et lui dit : « Tu vas aller à la rencontre d’une communauté des gens du Livre (juifs et chrétiens). Invite-les à attester qu’il n’est de divinité (en droit d’être adorée) qu’Allah»[18], et dans une autre narration : « à unifier Allah »[19]. S'ils acceptent cela, informe-les qu’Allah leur a prescrit cinq prières quotidiennes. S’ils acceptent cela, fais-leur savoir qu’Allah leur a imposé une aumône prélevée chez leurs riches et redistribuée à leurs pauvres. Garde-toi de toucher à leurs biens les plus précieux, et crains l’invocation de l’opprimé, car nul voile ne s'interpose entre elle et Allah »[20].

 

Dans le même sujet, il est rapporté également par Al Boukhâri et Mouslim d’après Sahl Ibn Sa‘d As-Sâ‘idî que le Prophète, que les éloges et le salut soient sur lui, a dit à ‘Ali  lorsqu’il lui a donné l’étendard le jour de Khaybar : « Dirige-toi doucement jusqu’à leur emplacement, puis invite-les à l’Islam, et informe-les de ce qu’Allah est en droit de leur imposer. Et par Allah ! Si par ton entremise Allah guide une seule  personne, ceci est meilleur pour toi que [de posséder] des chamelles rousses ». Et dans une autre narration : « Invite-les à attester qu’il n’est de divinité (en droit d’être adorée) si ce n’est Allah et que Mohammed est le Messager d’Allah »[21].

 

Les pieux prédécesseurs ont divergé concernant l’obligation de prendre un bain rituel pour le mécréant qui vient de se convertir à l’islam (al-ghousl). Ceux qui se sont prononcés en faveur de son obligation sont Mâlik, Ahmad, et Abou Thawr –qu’Allah leur fasse miséricorde–, se référant à ce qu’ont rapporté Abou Dâoûd et An-Nassâ’i d’après Qays Ibn ‘Âsim  qui a dit : « Je me suis rendu chez le Prophète pour me convertir à l’Islam, et il m’a ordonné de prendre un bain avec de l’eau mélangée à du jujubier ». Et l'ordre (c'est-à-dire le verbe à l'impératif) marque le caractère obligatoire [de ce qui est ordonné]. Ach-Châfi’i et certains savants hanbalites ont quant à eux affirmé que le bain rituel était seulement recommandé (et non obligatoire), sauf s'il était en état d'impureté majeure au moment de sa conversion, auquel cas le bain rituel est alors obligatoire. Abou Hanîfa, pour sa part, a dit que le bain n'était pas obligatoire, quelles que soient les circonstances.

 

Quoi qu'il en soit, le bain rituel lui a été légiféré en vertu de ce hadith (susmentionné) et de tous les autres textes qui vont dans le même sens.

 

À propos de la circoncision, elle est obligatoire pour les hommes [et recommandée pour les femmes]. Cependant, remettre à plus tard cette invitation à se circoncire jusqu’à ce que l’Islam soit suffisamment ancré dans le cœur de l’intéressé et le rassure, est préférable, afin d’éviter qu’il ne soit dissuadé d'embrasser l’Islam. De ce fait, ce que vous avez ordonné à cet homme et à sa femme lors de leur conversion est juste.7

C’est d’Allah que dépend notre réussite. Qu’Allah couvre d’éloges et salue notre Prophète Mohammed, sa famille, et ses Compagnons.

Fatâwâ du comité permanent,  tome 3 p.274

 

Question : Un Français est venu à la mosquée en compagnie d'une femme musulmane qui dit qu'elle l'a fait venir à la mosquée afin qu'il se convertisse à l'Islam, puis qu'il se marie avec elle. Je porte à votre connaissance que cette femme ne fait pas la prière et ne porte pas le voile islamique, et également qu'elle vit loin de sa famille et des siens. Cet homme affirme qu'il veut embrasser l'Islam par amour de cette religion. Qu'est-ce qu'il faut faire à leur sujet aux yeux de la législation islamique ? Et qu'aurait-il fallu faire s'ils avaient déjà été mariés depuis un ou deux ans ou s'ils avaient eu des enfants de ce mariage alors que cet homme n'était pas encore musulman, mais qu'il allait déclarer sa conversion à l'Islam plus tard. Est-ce que, dans ce cas-là, sa conversion à l'Islam est acceptable ? Est-ce que la règle consistant à observer une période de viduité s'applique à leur cas ou non? Comment peut-on rendre légal ce mariage alors que cette femme n'a pas de tuteur ici en France ni proche, ni lointain ? Enfin, que dit la législation islamique à propos des enfants issus de ce mariage. Sont-ils considérés comme des enfants légitimes ?

 

Réponse : Premièrement, il faut lui faire part de votre joie de le voir désireux d’embrasser l'Islam et que cela constitue pour lui le plus grand bienfait qu'Allah lui a accordé dans sa vie, et que vous l'en félicitez.

 

Deuxièmement, il vous faut lui expliquer les piliers de l'Islam ainsi que les principes de base de la foi, le sens des deux attestations de foi et ce que signifie la croyance au Jour Dernier. Par ailleurs, il faut porter à sa connaissance la nullité de la croyance des chrétiens vis-à-vis de Jésus, tout en lui précisant qu'il doit croire que Jésus est un serviteur d'Allah et Son Messager comme tous les autres Messagers et Prophètes et non le fils d'Allah. Pureté à Lui ! Il est plus haut et infiniment au-dessus de ce que disent les chrétiens. Ensuite, il faut l'informer que le Prophète Mohammed, que les éloges et le salut soient sur lui, est le dernier des Prophètes et que son message est général et universel puisqu'il est adressé aux humains, aux djinns, aux arabes et aux non Arabes. Il faut expliquer la même chose à cette femme et lui demander de déclarer de nouveau sa conversion à l'Islam parce que le fait de renoncer à la prière est un acte qui fait sortir de l'Islam.  

Troisièmement, si cette femme n'a pas de tuteur musulman, proche ou lointain, le directeur du centre islamique chez vous, assumera alors la responsabilité de conclure l'acte de mariage parce qu'il a le même statut qu'un gouverneur vis-à-vis de ces personnes. Le Prophète, que les éloges et le salut soient sur lui, a dit : « Le gouverneur est le tuteur de celui qui ne trouve pas de tuteur ». En effet, le directeur du centre possède une autorité dans la région où il se trouve, vu l'absence de juges musulmans dans ce lieu.

 

Quatrièmement, il n'y a pas besoin d'observer une période de viduité si les rapports qu'il a déjà eus avec elle étaient au nom d'un mariage et les enfants lui sont attribués comme ils le sont en cas de rapports sexuels se produisant dans un mariage invalide.

Qu'Allah vous accorde la réussite et que les éloges et le salut soient sur notre Prophète Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.

Fatâwâ du comité permanent Fatwa numéro 5377

 

Question : Allah m’a certes guidé et m’a fait entrer dans la religion véridique qu’est l’Islam par l’intermédiaire de certains savants. À la suite de cela, mon prénom, Abdous-salîb (adorateur de la croix), a été modifié en Abdullah (serviteur d’Allah). Mais cela n’a pas plu à mon père, qui m’a demandé de ne pas porter atteinte à son nom ni à celui de la famille. Cela a provoqué un différend entre lui et moi, qui m’a conduit à quitter l’endroit où réside mon père, et à émigrer en ces nobles lieux. Seulement, je suis en proie au doute concernant cette situation. Est-ce que l’Islam me demande de satisfaire mon père et d’agir selon sa volonté, même s’il est chrétien ? Ou m’est-il recommandé d’ignorer ce que dit mon père, sachant que mon père est chrétien et qu’il s’obstine dans sa chrétienté, et que mon nom était Abdous-salîb ?

 

Réponse : Avant tout, nous rendons grâce à Allah de t’avoir permis de connaître la vérité et de t’avoir fait entrer dans l’Islam, la véritable religion qu'Allah a imposée à l’ensemble des habitants de la Terre, quel que soit leur religion et leur confession. Ils ont ainsi le devoir de délaisser leurs croyances, et d'intégrer la religion de vérité, la seule religion qu’Allah agrée. Nous louons Allah de t’avoir accordé ce bien immense, et nous Lui demandons de t’affermir dans l’Islam.

 

Quant au changement de nom qui était Abdous-salîb par Abdoullah, c’est en effet ce qu’il t’incombait de faire. En effet, il est interdit d'adorer un autre qu'Allah, et par conséquent, il est interdit de se nommer Abdous-salîb (adorateur de la croix), ni Abdoul-Massîh (adorateur du Messie–Jésus), ni Abdour-Rassoûl (adorateur du Prophète), ni Abdoul-Houssayn (adorateur d’Al-Houssayn). L’imam Ibn Hazm a dit : « [Les savants] sont unanimes quant à l'interdiction d’avoir recours aux noms qui font référence à l’adoration d’un autre qu'Allah, à l’exception toutefois de Abdoul-Mouttalib ».

 

Pour la deuxième question, qui concerne ta relation avec ton père, Allah a ordonné l’obéissance aux parents de manière convenable et bienveillante, même s’ils sont mécréants. Il dit : « Nous avons ordonné à l’homme d’être bienveillant envers ses parents. Sa mère l’a porté dans son ventre subissant pour lui peine sur peine ; et son sevrage a lieu à deux ans : « Sois reconnaissant envers Moi, ainsi qu’envers tes parents. Vers Moi est le retour. Et s’ils te contraignent à M’associer des divinités dont tu n’as aucune connaissance, ne leur obéis pas, mais continue à leur obéir dans ce qui est convenable. Et suis le sentier de celui qui revient vers Moi repenti […] »[22]. Il t’incombe donc d’être bon à l’égard de tes parents, mais cette bonté doit se limiter aux choses de ce bas-monde.

 

Pour ce qui est de la religion, tu te dois de suivre la vérité, même si elle est différente de la confession de tes parents, tout en étant bienfaisant envers eux en guise de compensation [du bien qu'ils t'ont fait]. Tu dois être bon à leur égard et les rétribuer pour le bien qu’ils t’ont fait, même s’ils sont mécréants. Rien ne s’oppose à ce que tu entretiennes des relations avec ton père, ni à ce que tu lui sois dévoué, et à ce que tu le rétribues. Mais tu ne dois pas lui obéir dans ce qu’Allah a interdit

Cheykh Sâlih Al Fawzân « Al-muntaquâ min Fatâwâs Al Fawzân », vol 2, p.256

 

Question : Les musulmans de souche européenne se voient attribuer, par des associations musulmanes, des attestations établissant leur conversion à l'Islam. Or, d'après mes connaissances, il n'y a jamais eu dans l'histoire de l'Islam ce procédé de délivrer de tels certificats pour confirmer aux yeux de la communauté une conversion. Le témoignage de deux musulmans intègres et la déclaration de l'Européen lui-même de sa conversion ne suffisent-ils pas ? Ceci n’est-il pas une forme d’innovation ?

 

Réponse : Le musulman n’a pas besoin de ce certificat dans sa relation avec Allah pour justifier son Islam. Cependant, ses droits ou ses devoirs peuvent en dépendre dans ses rapports avec les gens de façon générale ou avec les lois d’un pays. C’est pour cela que l’on a recours à la mention de la confession religieuse dans la carte de séjour, le passeport, le carnet de santé et l’acte de naissance.

 

Il se peut que l’on soit incapable de l’identifier, comme lors d’un voyage dans un pays où personne ne le connaît, ou s’il décède loin de son pays et de ses proches. Il ne pourra alors être reconnu qu’à l’aide de son passeport ou de sa carte d’identité ou du certificat que tu as mentionné, en raison de la difficulté que l’on a en général à procéder à l’identification dans pareil cas.

 

De ce fait, il n’y a donc aucun inconvénient à se munir d’un certificat, même si c’est une innovation, mais qui n’est pas considérée comme une innovation en matière de religion. Ce qui est interdit c‘est l’innovation religieuse, conformément à la parole du Prophète : « Quiconque apporte une chose qui ne fait pas partie de nos enseignements, verra son acte  rejeté »[23]. Ceci prouve que les innovations qui sont blâmables sont [uniquement] celles qui concernent le culte.

 

C’est d’Allah que dépend notre réussite. Que les éloges et le salut soient sur notre Prophète Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons.

Le comité permanent de recherches scientifiques et de la délivrance de Fatwas. Fatwa vol.3, p.280

   

Question : Une personne nous questionne sur un terrible problème concernant une grande partie de ceux qui embrassent l’Islam. Il s’agit des actes d’adultère qu’ils commettaient avant de se convertir. Il s’interroge à propos du fléau de la fornication, dont très peu de nos frères et sœurs ont été épargnés. Cela a entraîné la naissance de beaucoup d’enfants. Donc ceux qui sont nés à la suite de telles relations, ont-ils droit à une pension que leurs pères seraient dans l'obligation de verser, sachant qu’il n’y avait pas d’acte de mariage conclu entre les parents ?

 

Réponse : Concernant ceux qui ont eu des rapports, alors qu’ils n'étaient pas musulmans, s’ils sont convaincus que cette union a été conclue suite à un acte de mariage qu’ils estiment authentique, même si légalement (au regard de l’islam) cet acte est nul, les enfants sont affiliés à l’homme.

 

Par exemple : Un individu, non-musulman, a convenu avec une femme d’être son mari. Elle a accepté, et ils considéraient cela comme un acte de mariage. Puis, ils se sont convertis. Dans ce cas-là, nous disons qu’ils sont mariés, et qu'il est inutile de renouveler l’acte de mariage. Les enfants qu’ils ont eus leur sont affiliés. Sauf si elle ne peut être une épouse (légale) au regard de l’islam. Comme le cas de celui, qui, par exemple, était (à l'origine) mazdéen (adorateur du feu) et qui avait épousé sa sœur –car les mazdéens permettent les mariages incestueux– s’il a donc épousé sa sœur lorsqu'il n'était pas musulman, puis s'est converti, et elle aussi, il devient impératif pour eux de se séparer, parce qu’à ce moment-là elle ne lui est plus licite.

 

Quant aux personnes que tu as décrites, nous leur disons : si vous croyiez que votre situation avec ces femmes était une situation de mariage officiel, ce n'est donc pas [considéré comme] un cas d’adultère, et les enfants sont les vôtres.

 

Et si vous pensiez que vous étiez dans l’adultère, mais vous considériez [tout de même] ces enfants, avant votre conversion, comme étant les vôtres, ils le restent alors au moment ou vous devenez musulmans, tant qu’il n’y a personne pour le contester. Et si vous ne les considériez pas comme étant vos enfants, alors ils ne pourront pas être considérés comme les vôtres (après votre conversion).

 

Pour ce qui est du versement de la pension, cela dépend de la manière dont on les considère : si nous décrétons que ce sont leurs enfants, le versement de la pension est obligatoire. Dans le cas contraire, cela ne leur est pas imposé.

Cheykh Mohammed Al Otheymine. Fatwa « Liqâ al-bâb al-maftoûh », vol 63, p.75.

 

Question : Si un non-musulman se convertit à l’Islam et revient repentant à Allah, mais a sur la conscience des dettes qu’il doit à certaines personnes, est-ce que l’Islam efface ce genre d’injustice, et lui épargne ainsi de rembourser ces gens, ou est-il toujours obligé de les rembourser ?

 

Réponse : Les droits des hommes ne s’annulent que s’ils pardonnent et y renoncent. Mais s'ils n'y renoncent pas, alors ces droits ne cessent d’être dus, même s’il se convertit et se repent auprès d’Allah, car ce genre de chose ne s’annule pas par le repentir. Ce qui est annulé, ce sont les droits d’Allah (les obligations cultuelles) qu’il délaissait avant qu'il ne se repentisse. En effet, le repentir efface tout ce qui lui est antérieur. Allah dit : « Dis à ceux qui ne croient pas que, s'ils cessent, on leur pardonnera ce qui s'est passé »[24].

Cheykh Sâlih Al Fawzân. « Al-muntaquâ min Fatâwâs Al Fawzân », vol 1, p.434

 

Question : Au sujet des non-musulmans désirant embrasser l’Islam, certains frères pensent qu’il ne faut pas hâter leur conversion à l’Islam, mais ils suggèrent de leur donner des livres ou des cassettes, puis d’attendre un mois ou deux jusqu’à ce qu’ils apprennent et comprennent la croyance musulmane. Cependant, eux, désirent embrasser l’Islam ; la personne vient en disant : « Je veux d’abord me convertir à l’Islam et seulement après vous m’informerez sur les adorations que l’on exige de moi ». Est-il alors préférable de hâter son entrée dans l’Islam ou faut-il attendre qu’il apprenne ?

 

Réponse : La réalité que certaines personnes décrivent reflète ce que tu as mentionné. Ces gens qui sont venus ici (dans notre pays pour travailler), il se peut que l’un d’entre eux dise : « Moi je désire l’Islam », alors qu’en réalité il ignore tout de cette religion, et lorsqu’il entre dans l’Islam, cela ne le touche pas, n’en apprécie pas les lois, et finalement s'en détourne. La conséquence n’en est alors que plus catastrophique, car s’il entre dans l’islam puis s’en détourne, cela fait de lui un apostat.

 

En revanche, s’il garde sa religion, il reste un simple mécréant. Or, l’apostat est pire que le [simple] mécréant, et ce, car le mécréant peut garder sa religion [s’il vit sous l’autorité d’un état musulman et s’acquitte de l’impôt légal], alors que l’apostat ne peut se maintenir dans son apostasie : on le réinvite à l’islam, et soit il [accepte et] se repent, ou sinon un juge décidera de son sort. Pour cette raison, certains frères pensent qu’il ne faut pas se précipiter.

 

Il se peut aussi que certaines personnes attestent qu’ils sont musulmans par intérêt mondain et non par amour pour l’Islam. Ainsi, le fait que nous lui exposions les preuves en lui expliquant l’Islam, et qu’ensuite il se convertisse avec discernement est préférable à notre attitude empressée.

 

Il est donc important pour cela de prendre en compte certains critères. De ce fait, si nous voyons que cet individu travaille parmi une communauté musulmane, vit parmi eux, est témoin de leurs ablutions, de leurs prières, de leurs invocations et de leur mode de vie, et que ce dernier dit qu'il est intéressé par l’Islam, nous l’accepterons.

 

S’il s’agit en revanche d’un nouveau venu, ignorant tout de l’Islam, il sera alors préférable de lui expliquer d’abord ce qu'est l’Islam, et ensuite seulement, nous accepterons sa demande de conversion.

Cheykh Mohammed Al Otheymine. Fatwa « Liqâ al-bâb al-maftoûh », vol 12, p.25

 

Question : Il y a un frère qui est venu des Etats-Unis et qui s’est converti récemment. Dans sa période d’ignorance, il a gagné beaucoup d’argent en vendant de la drogue. Il a pris avec lui cet argent et a acheté avec une immense bibliothèque (de livres) et il a épousé trois femmes. Ces derniers temps, on l’a informé qu’il ne pouvait pas donner son argent en aumône, car Allah est Bon et Il n’accepte que ce qui est bon. Il vous demande ce qu’il doit faire avec cet argent et si cette parole est exacte ?

 

Réponse : Nous disons à ce frère à qui Allah a accordé le bienfait de l’Islam après avoir gagné de l’argent illicite : réjouis-toi car cet argent est licite et tu n’as aucun péché, ni en le gardant, ni en le donnant en aumône, ni en se mariant, car Allah dit dans Son Livre : « Dis à ceux qui ont mécru, s’ils cessent, Il leur pardonnera ce qui est passé », c'est-à-dire tout ce qui a été fait dans le passé, cela englobe tout (ici le Cheykh donne une règle de grammaire pour expliquer le sens général). Tout ce qui est passé est pardonné même s’il a tué une âme injustement, ou s’il a pris de l’argent illicitement, il est pardonné.

 

En revanche, il doit rendre l’argent qu’il a volé. Et pour ce qui est de l’argent qu’il a gagné avec le consentement des gens, même s’il est illicite, comme celui qui a gagné de l’argent issu de l’usure, la drogue ou autres, cet argent devient licite lorsqu’il se convertit, d’après la parole d’Allah : « Dis à ceux qui ont mécru, s’ils cessent, Il leur pardonnera ce qui est passé ». De même que la parole du Prophète à ‘Amr ibn Al-‘Ass lorsqu’il s’est converti : « Ne sais-tu pas que l’Islam efface tout ce qu’il y a avant lui »[25]

 

Beaucoup de mécréants se sont convertis après avoir tué un grand nombre de musulmans, et on ne leur a pas reproché ce qu’ils avaient fait.

 

Informe donc ce frère que son agent est licite, sans aucun problème, qu’il le donne en aumône, qu’il épouse deux, trois ou quatre femmes, et quant à ce qu’on lui a dit, qu’il ne lui était pas permis de le donner en aumône, cela n’a aucune base dans la religion.

Cheykh Mohammed Al Otheymine. « Liqâ al-bâb al-maftoûh  » n.1429

 



[1] Rapporté par Mouslim et Ibn Mâjah

[2] Hadith authentique rapporté par Ahmad et authentifié par Albâni « As-Silsila As-Sahîha » vol.6 hadîth n. 2888

[3] Sourate 23 Les croyants verset 115

[4] Sourate 45 L’agenouillé verset 24 à 26

[5] Sourate 6 Les bestiaux verset 122

[6] Sourate 6 Les bestiaux verset 125

[7] Sourate 61 Le rang versets 8 et 9

[8] Sourate 2 La vache versets 256 et 257

[9] Sourate 41 Les versets détaillés, versets 30 à 32

[10] Sourate 5 La table servie verset 53

[11] Sourate 5 La table servie verset 105

[12] Rapporté par At-Tirmidhi et Abou Daoud avec une chaîne de narration faible, mais avec des preuves à l’appui. Selon Al-Albani, le hadith est authentique. Voir al-Sahiha n.957

[13] Sourate 7 Al A’râf verset 158

[14] Rapporté par Al Boukhâri et Mouslim

[15] Rapporté par Ahmed dans Al Mousnad [voir : Al Fath Ar-Rabbânî (12/226)].

[16] « Qâ’ida Mukhtasara fi Qitâl el Kuffâr » p.179, 183

[17] Sourate 31 Louqmân versets 14 et 15

[18] Rapporté par Mouslim

[19] Rapporté par Al Boukhâri

[20] Rapporté par Al Boukhâri

[21] Rapporté par An-Nassâ’i

[22] Sourate 31 Louqmân versets 14 et 15

[23] Rapporté par Boukhâri et Mouslim

[24] Sourate 8 Le butin verset 38

[25] Rapporté par Mouslim

 

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