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Réaction suite au projet d'un parc à thème dédié au Prophète Mohammed

Cheykh Salih El Fawzan

 

J’avais réagit suite à l’interview publié par le journal Ar-Riyâdh du Docteur Nâssir Az-Zahrâni au sujet du projet qu’il souhaite mettre en œuvre sous le nom de : « Salut à toi, ô Messager d’Allah ». Ce projet vise à représenter matériellement les outils et les ustensiles qu’utilisait le Prophète, dans le but de rappeler sa vie aux visiteurs. J’avais réagit en affirmant qu’un tel projet présentait de nombreuses infractions à la législation islamique, pour les motifs suivants :

 

1 – Une telle entreprise n’a jamais été mise en œuvre par nos pieux prédécesseurs, ni par un seul membre de cette communauté, et ce, jusqu’à nos jours. Le fait qu’ils n’aient pas accompli une telle œuvre indiquerait-il un manquement de leur part vis-à-vis du Messager d’Allah ? Ou doit-on plutôt supposer qu’ils n’aient jamais pensé à permettre ce genre de pratique en raison des dépenses inutiles que cela engendrerait et des conséquences qui pourraient en découler, tel que la recherche de bénédictions par les ignorants de ces objets attribués au Prophète, ce qui constitue d’autant plus un moyen conduisant au polythéisme.

 

2 – Quelle est la preuve tirée du Coran, de la Sounnah, de la voie de pieux prédécesseurs, et des grands imams qui sont nos exemples après le Messager d’Allah qui justifie ce projet.

 

3 – Faire revivre la Sounnah et rappeler aux gens sa biographie se fait par le biais de sa mémorisation, sa propagation, son étude, son enseignement et sa mise en pratique.

 

4 – Nous n’avons trouvé aucune réponse fondée et convaincante de la part du Docteur Az-Zahrâni –qu’Allah le préserve– face à ces questions. Plus encore, nous avons pris connaissance de la réponse du Docteur Hâtim Al ‘Awni –qu’Allah le préserve– publié par le journal ‘Oukkâdh dans le numéro du vendredi 12 Chawwâl dans laquelle il exprime la légitimité de ce projet, et en fait les éloges, sans pour autant citer d’arguments acceptables, si ce n’est des arguments incohérents et loin de la réalité du sujet, tel que sa parole : « Ce projet n’est pas une innovation religieuse, et doit être considérer comme un intérêt d’ordre général (al-masâlih al-mourssalah) et non pas comme une adoration en soi. C’est donc un moyen de concrétiser une adoration, et la législation n’interdit pas le recours aux moyens de manière générale ».

« Ce projet est comparable à l’assemblage du Coran au temps d’Abou Bakr, puis au temps de ‘Othmâne, ou encore aux traits qui servent à ordonner les rangs dans les mosquées ».

 

Sa réfutation que les éléments reproduits visant à représenter les affaires et les objets dont le Prophète faisait usage pouvaient constituer un moyen conduisant au polythéisme, lorsqu’il dit : « Le risque que l’on puisse recourir à une forme interdite de recherche de la bénédiction n’a pas lieu d’être ici ». 

 

Selon lui, ce projet présente des intérêts immenses, et le simple fait que les gens puissent se rappeler la biographie du Prophète à travers ce projet, qu’il voient les récits se matérialiser dans leur esprit, et qu’ils puissent comprendre les traits de sa vie personnelle de manière plus profonde -ce qui accroîtrait par ailleurs l’amour des musulmans envers leur Prophète- suffirait amplement à mettre en œuvre ce projet pour son importance et l’honneur qu’il incarne ».

 

En réponse au Docteur Hâtim nous disons :

1 – Concernant sa parole : « Ce projet n’est pas une innovation religieuse, et doit être considérer comme un intérêt d’ordre général (al-masâlih al-mourssalah) et non pas comme une adoration en soi. C’est donc un moyen de concrétiser une adoration », nous soulignons la contradiction évidente de ses propos dans lesquels il affirme tout d’abord qu’il ne s’agit pas d’une adoration en soi, puis poursuit en disant qu’il s’agit d’un moyen d’accomplir une adoration, alors que les moyens permettant d’accomplir une adoration ont le statut d’adoration, tel que le fait de marcher pour de se rendre à la mosquée afin d’accomplir la prière par exemple. Ainsi, le musulman est récompensé pour chaque pas qu’il fait, comme mentionné dans le hadith selon lequel à chaque pas qu’il fait une bonne œuvre lui est inscrite et une mauvaise œuvre lui est effacée.

 

2 – Concernant sa parole « [cela] doit être considérer comme un intérêt d’ordre général », nous répondons que cette règle issue des fondements de la jurisprudence ne s’applique pas aux adorations et à la croyance, car ces deux éléments sont d’institution divine et ce point fait l’objet d’une divergence au sein des savants spécialistes des fondements de la jurisprudence. De plus, cette règle est en opposition avec la règle qui stipule l’obligation de barrer tout moyen pouvant conduire au polythéisme qui est une règle fondamentale tirée du Coran et de la Sounnah. Ici, il ne fait aucun doute que la matérialisation de ces objets et leur attribution au Prophète est un moyen conduisant à la recherche de bénédictions. De là, tout moyen conduisant à une interdiction ou à un acte de polythéisme est formellement interdit.

 

3 - Concernant sa parole : « Ce projet est comparable à l’assemblage du Coran au temps d’Abou Bakr, puis au temps de ‘Othmâne, ou encore aux traits qui servent à ordonner les rangs dans les mosquées », nous répondons que l’assemblage du Coran fut achevé au temps du Messager d’Allah qui avait ordonné qu’il soit écrit entièrement, et il ne s’éteignit qu’en laissant un exemplaire du Coran. Cependant, il fut écrit sur divers supports par certains compagnons. Puis, ce que fit Abou Bakr consista à rassembler ces manuscrits en un seul endroit par crainte qu’ils ne se perdent. Enfin, lorsque les exemplaires du Coran se multiplièrent au sein des compagnons au temps d’Othmâne et que certains exemplaires comportaient des différences de lectures, ce dernier entrepris l’assemblage d’un seul exemplaire du Coran selon une seule lecture pour tous, afin de mettre fin aux divergences. D’où, il apparait clairement que l’assemblage du Coran ne fut pas une innovation, étant donné qu’il fut achevé au temps du Prophète. Quant aux traits afin d’ordonner les rangs dans certaines mosquées, cela ne fait pas partie de la Sounnah du Prophète. Le Prophète ordonnait aux musulmans de former des rangs droits, mais ne leur a jamais recommandé de tracer des traits au sol pour ce faire.

 

4 -  Concernant sa réfutation que les éléments reproduits visant à représenter les affaires et les objets dont le Prophète faisait usage, pouvaient constituer un moyen conduisant au polythéisme, je ne pense pas que le Docteur Hâtim ignore ce qu’il se passe devant la maison nommée « La maison de la naissance » à la Mecque, supposée être la maison dans laquelle est né le Prophète, comme actes. Les gens y recherchent la bénédiction, s’essuient contre les murs, la prennent pour direction pour prier et invoquer Allah.  Je ne pense pas non plus qu’il ignore ce qu’il se passe à la grotte d’Al Hirâ et d’Al Thawr à l’intérieur desquelles le Prophète se cacha par besoin, après quoi, il n’y retourna jamais. Ces endroits sont devenus des lieux de visites rituelles pour les gens de l’innovation et un lieu où les gens recherchent la bénédiction, et accomplissent de nombreuses formes de polythéisme. Comment peut-il dire après cela, qu’il n’est pas à craindre que les gens puissent rechercher la bénédiction auprès de ces éléments matériels que le Docteur Az-Zahrâni projette de mettre en œuvre afin de reproduire les vestiges du Prophète.

 

5 – En ce qui concerne ses propos selon lesquels ce projet présente des intérêts immenses, et l’un des plus grands intérêts selon lui, serait que ce projet permettrait aux gens de pouvoir se rappeler la biographie du Prophète et sa vie personnelle, nous lui répondons que si tel est le cas, pourquoi les musulmans n’ont jamais pensé à ces intérêts des siècles durant, s’agirait-il d’un manquement de leur part vis-à-vis du Prophète ? Loin de là !!! C’est tout simplement qu’il s’agit d’une œuvre qui n’est pas légiférée. De plus, le rappel de la vie du Prophète se fait par son étude, et son enseignement comme l’ont toujours fait les musulmans, ce qui constitue un véritable intérêt et ne comporte aucun mal. « Ne fera réussir les derniers de cette communauté que ce qui a fait triompher les premiers », « Suivez et n’innovez pas », « Si ceci était un bien, ils ne nous y auraient pas devancés ».

 

Je terminerai ce communiqué en citant une fatwa du cercle des grands savants et du comité permanent de la délivrance des fatwas concernant l’interdiction de représenter matériellement la Ka’ba, la station d’Ibrâhîm, les appartements du Prophète et les lieux saints de visite rituelle, car cela constitue un moyen pouvant mener au polythéisme. Voici donc ce qu’ils ont écrits à ce sujet :

 

● Lettre adressée par son éminence le grand Moufti président du cercle des grands savants, au roi, gardien des lieux saints, numéro 116/S/2 en date du 11/11/1421 de l’hégire, selon laquelle le comité du cercle des grands savants est parvenu après étude à la conclusion que toute forme de représentation matérielle de la Ka’ba et des lieux saints de visite rituelle est interdite en raison des infractions à la législation qu’elles peuvent comporter, et ce, même si le but de ces représentations n’est autre que de permettre aux futurs pèlerins de s’entraîner dans leurs pays avant de se rendre dans les lieux saint.

 

● Fatwa du comité permanent de la délivrance des fatwas, numéro 20266 en date du 3/3/1419 de l’hégire, selon laquelle la représentation matérielle en bois ou autre matériau, de certains lieux saints emblématiques tel que la Ka’ba, la station d’Ibrâhîm, les appartements du Prophète et autres, dans le but d’enseigner les rites du pèlerinage, est interdite, il s’agit même d’une innovation blâmable en raison des infractions éventuelles qui pourraient en découler tel le fait que les cœurs s’y attachent même à longs termes. Il a été rapporté de manière authentique que le Messager d’Allah (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) a dit : « Quiconque accomplit une œuvre qui n’est pas conforme à nos enseignements verra son œuvre rejetée »[1].

 

● Fatwa du comité permanent de la délivrance des fatwas, numéro 20240 en date du 16/2/1419 de l’hégire, selon laquelle la représentation matérielle de la Ka’ba ou du dôme construit au dessus de la tombe du Messager d’Allah est interdite, car cela peut entraîner des transgressions à la législation auxquelles il est impératif de prendre garde et de barrer tout moyens pouvant y conduire. Fin de citation.

 

De ce fait, représenter matériellement les outils et les ustensiles dont le Prophète faisait usage comporte une interdiction encore plus formelle que ce qui vient d’être cité. D’où, il incombe d’interdire ce projet afin de préserver la croyance des musulmans, c’est d’ailleurs pour cette raison que les musulmans de tout temps n’ont jamais pensé à mettre en œuvre un tel projet.

 

C’est d’Allah que dépend la réussite et c’est Lui guide vers le droit chemin.

 


[1] Rapporté par Mouslim

 

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