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Les Sources de la Loi et de l’Orientation islamiques (2)

Le message de l'Islam

 

Les érudits de l’Islam ont reconnu que la religion d’Allah doit être correctement préservée. Ils ont également reconnu que tout ce qui est attribué au Prophète (paix et bénédiction d'Allah sur lui) n’est pas toujours correct, étant donné que même les gens les plus honnêtes peuvent se tromper. C’est pourquoi, ils ont procédé à une étude méticuleuse et méthodique des différents hadiths et propos attribués au Prophète (paix et bénédiction d'Allah sur lui), démarquant ceux dont l’authenticité peut être établie de ceux qui ne s’y prêtent pas. Aussi, dans le cadre de la Législation islamique, ce ne sont pas tous les hadiths qui bénéficient d’une crédibilité. Seuls ceux qui obéissent à des normes rigoureuses d’authenticité sont considérés comme étant dignes de foi. Les érudits considèrent ce genre d’hadiths comme sahih (authentiques) ou hasan (bons). Les hadiths inadmissibles sont classés comme dhaeef (faibles), très faibles ou inventés.

 

Comme il a déjà été affirmé, la Législation islamique doit être suffisamment souple pour répondre aux besoins de tous les peuples jusqu’au Jour du Jugement. Par conséquent, le Qur'an et la Sunnah ne rentrent pas dans tous les détails de la loi. Allah a laissé certaines questions pour que les Musulmans puissent les découvrir eux-mêmes, les obligeant ainsi à étudier le Qur'an et la Sunnah de façon approfondie. Les conclusions que l’on tire du Qur'an et de la Sunnah, alors même qu’elles ne se trouvent explicitement énoncées ni dans l’une ni dans l’autre de ces deux sources, sont appelées «raisonnement individuel» ou ijtihaad (qui appelle à un effort de réflexion soutenu pour statuer sur une question donnée). Cette source de jurisprudence n’est évidemment pas infaillible. En fait, il est possible que les érudits aboutissent à des conclusions divergentes –bien que la vérité d’Allah demeurera toujours unique. Les efforts de chaque érudit, s’ils sont sincères, seront reconnus par Allah, comme l’atteste ce hadith : «Un juge qui s’applique et arrive à une solution convenable recevra une double récompense. Cependant, celui qui s’applique et arrive à une conclusion dévoyée ne recevra qu’une récompense »[1]. Ce qui ne veut pas pour autant dire que leurs conclusions s’érigent en référence absolue. Les jugements personnels doivent être appréciés à la lumière du Qur'an et de la Sunnah et tout ce qui semble le plus correct d’après le Qur'an et la Sunnah doit bénéficier d’une adhésion totale. Il est important pour le Musulman de toujours se rappeler que son objectif final est de suivre la vérité, c'est-à-dire, ce qui est conforme au Qur'an ou à la Sunnah[2].

 

Au cours de l’histoire, il est arrivé des moments où des érudits spécifiques se sont attelés avec zèle non seulement à codifier les lois du Qur'an et de la Sunnah, mais également à étendre ces lois, par des raisonnements individuels, à des situations non explicitement couvertes par ces textes. Le travail de ces érudits s’est poursuivi jusqu’au développement d’«écoles juridiques» sur la base de leurs enseignements. Pour autant ces différentes écoles juridiques ne sont ni des sources de la Législation islamique ni considérées comme étant aucunement infaillibles, il demeure important pour le Musulman nouvellement converti de s’y familiariser parce qu’il devra très probablement souvent s’y référer. Les plus importantes de ces écoles juridiques sont au nombre de quatre et portent les noms de leurs fondateurs :

 

(1) Abu Haneefah (80-150 A.H.[3]) et l’Ecole hanafite: Abu Haneefah est l’un des premiers érudits qui vivait en Iraq. De nos jours, son école est la plus importante en Turquie, au Pakistan, en Inde, en Afghanistan, dans les Etats musulmans de l’ex-Union Soviétique et dans certaines parties du Moyen-Orient.

 

(2) Maalik ibn Anas (95-179 A.H.) et l’école malikite : Maalik ibn Anas vivait à Médine, la cité du Prophète (paix et bénédiction d'Allah sur lui). De nos jours, son école est la plus rependue en Afrique du Nord et en Afrique subsaharienne. Des siècles durant, elle a été l’école la plus importante en Andalousie ou Espagne musulmane.

 

(3) Muhammad ibn Idrees al-Shafi’i (150-204 A.H.) et l’école shaféite: Al-Shafi’i était originaire de la tribu qurayshite, la tribu même du Prophète (paix et bénédiction d'Allah sur lui). Il a étudié et vécu dans plusieurs localités avant de s’installer finalement en Egypte. De nos jours, son école est la plus influente en Malaisie, en Indonésie et dans certaines parties du Moyen-Orient.

 

(4) Ahmad ibn Hanbal (164-241A.H.) et l’école hanbalite : Ahmad ibn Hanbal vivait à Baghdâd et était reconnu comme étant un grand savants de hadiths. De nos jours, son école est prédominante en Arabie Saoudite et dans d’autres parties de la Péninsule Arabique.

 

Ces grands érudits et d’autres encore arrivaient parfois à des conclusions divergentes. Il est important de comprendre qu’il existe plusieurs causes de divergence d’opinions des juristes. Il existe également certains points importants à garder à l’esprit par rapport à ces divergences d’opinion entre les érudits, divergences auxquelles l’on est condamné à faire face en Islam. Tout d’abord, comme il a déjà été relevé, l’objectif fondamental du Musulman est «la vérité». Aussi doit-il s’atteler à découvrir cette vérité et la suivre en toutes circonstances. La manière dont est venue la révélation offre à l’individu la faculté d’adorer Allah par la quête de la vérité, en méditant sur la révélation telle qu’elle se présente dans le Qur'an et les hadiths. Elle le met également à l’épreuve en observant s’il suit la vérité et les opinions les plus fondées lorsqu’il les trouve. Ensuite, ces divergences d’interprétation sont incontournables.

 

Une personne pourrait en toute sincérité chercher à plaire à Allah et arriver pourtant à une conclusion qu’une autre trouve faible et inadmissible. Aussi longtemps que la position d’une personne ne rentre pas clairement en contradiction avec le Qur'an et la Sunnah et aussi longtemps qu’elle s’appuie sur certaines bases possédant des preuves acceptables, elle, en tant que personne, a le droit au respect. En fait, l’individu qui se trouve dans l’erreur verra ses efforts récompensés par Allah, s’il était sincère, comme le dit le hadith cité plus haut. Ainsi, bien que l’on puisse être en désaccord avec cette opinion et que l’on puisse même ressentir le besoin de la réfuter, l’on ne doit jamais permettre à de telles divergences légitimes d’entamer la fraternité islamique et de pénétrer les cœurs des Musulmans, pour les diviser.

 

Enfin, il est important de relever que le Qur’an, la Sunnah et le “raisonnement individuel” ne sont pas les seules sources de ce qui est communément considéré de nos jours comme la « loi ». De nombreux autres aspects, tels que la moralité, l’éthique et le comportement, doivent également s’abreuver à ces sources. En d’autres termes, en réalité, ces sources ne sont pas tout simplement des sources de la loi, mais des sources qui guident l’action du Musulman, dans tous les aspects de sa vie. Aussi, par exemple, la question de savoir comment se comporter envers ses parents, ses voisins et autres est également couverte par le Qur'an et la Sunnah, comme nous le verrons plus tard, bien que la « loi » classique d’aujourd’hui ne s’encombre pas de tels sujets. D’où, lorsque les érudits de l’Islam parlent des sources de la « loi » en Islam, ils entendent en réalité les sources d’information complète pour ce qui est du comportement de l’homme dans tous les aspects de la vie.

 

Extrait tiré du livre : Guide du nouveau Converti à l’Islam, de Jamaal al-Din M. Zarabozo.



[1] Rapporté par al-Bukhari et Muslim.

[2] L’autre concept important est celui de ijmaa ou consensus. Le Prophète a dit : « Ma Nation ne se rassemblera jamais dans un égarement. » (Rapporté par al-Tirmidhi et jugé authentique par al-Albaani.) Ainsi, si tous les érudits musulmans devaient s’accorder sur une question, l’objet de leur consensus devient crédible.

[3] « A.H. » renvoie à l’Hégire ou émigration du Prophète (paix et bénédiction d'Allah sur lui) de la Mecque à Médine. Cet évènement marque le début du calendrier islamique.

 

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