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La bienfaisance à l’égard des animaux

Cheykh Mohammed Nâssiroud-din Al Albâni

 

Abdoullah Ibn Dja’far rapporte les propos suivants : « Je voyageais un jour en compagnie du Messager d’Allah, il me fit part d’un secret que je ne divulguai à personne. Les endroits préférés par le Messager d’Allah pour faire ses besoins étaient les palmeraies. Ainsi, il entra dans la palmeraie d’un homme parmi les Ansârs, c’est alors qu’un chameau se trouvait là. Puis lorsqu’il vit le Messager d’Allah, le chameau se mit à gémir et ses yeux se mirent à couler en larmes. Le Prophète se rendit auprès de lui et le caressa du dos à la tête, ce qui l’apaisa. Le Messager d’Allah dit alors : « A qui appartient ce chameau ? ». C’est alors qu’un jeune des Ansârs vint et dit : « Il m’appartient, ô Messager d’Allah ! », et le Prophète de répondre : « Ne crains-tu pas Allah au sujet de cette bête qu’Allah t’a confié ? Cette bête s’est plainte auprès de moi que tu l’affamais et l’épuisais ! »[1].

 

D’après Sahl Ibn Mou’âdh Ibn Anas d’après son père, Anas, le Prophète a dit : « Faites en sorte que ses bêtes soient bien portantes lorsque vous les enfourchez et que vous les déposez, et ne vous en servez pas comme chaise »[2].

 

D’après Abou Houreyra le Messager d’Allah a dit : « Prenez garde de prendre le dos de ces bêtes comme chaire. Certes, Allah vous a octroyé ces bêtes afin que puissiez atteindre des contrées sans lesquels vous auriez peine à atteindre et Il a fait de la terre pour vous [une surface plane] accomplissez-y donc vos affaires »[3].

 

D’après Sahl Ibn Al Handhalah le Prophète passa près d’un chameau affamé et dit : « Craignez Allah au sujet des ces bêtes qui ne peuvent pas s’exprimer, enfourchez-les bien portantes et consommez bien portantes »[4].

 

D’après Ibn ‘Abbas, le Messager d’Allah passa près d’un homme qui se tenait debout, le pied sur le flanc d’une bête qu’il s’apprêtait à sacrifier et ce dernier aiguisait sa lame sous les yeux de cette bête. Le Prophète lui dit alors : « Ne pouvez-tu pas faire cela avant !!? Voudrais-tu lui infliger deux morts »[5].

 

D’après Abdoullah Ibn Mass'oûd, qu'Allah l'agrée, a dit : « Alors que nous étions en voyage avec le Messager d'Allah, il s'en alla faire ses besoins. Nous vîmes alors un oiseau avec ses deux petits. Nous prîmes les deux oisillons et leur mère se mit à battre des ailes au ras du sol. A ce moment arriva le Prophète et dit : « Qui a fait de la peine à cet oiseau en lui prenant ses petits ? Rendez-lui ses petits ! ». Il vit aussi une colonie de fourmis que nous avions brûlée. Il dit : « Qui a brûlé cette colonie ? ». Nous dîmes: « C’est nous ». Il dit : « Il n'appartient qu'au Maître du Feu (Allah) de châtier par le feu »[6].

Selon Mou’âwiya d’après son père, un homme s’adressa au Prophète en ces termes : « Ô Messager d’Allah, lorsque je sacrifie une bête, je le fais avec clémence ! ». Le prophète lui répondit alors : « Si tu es clément avec la bête, Allah sera clément à ton égard »[7]

 

D’après Abou Oumâmah le Prophète a dit : « Allah fera miséricorde au jour de la résurrection à celui qui se montre clément avec la bête qu’il sacrifie, fut-elle un petit oiseau »[8].

 

D’après Ibn ‘Omar le Messager d’Allah a dit : « Une femme fût châtiée et jetée en Enfer à cause d'une chatte qu'elle avait attachée jusqu'à la mort, elle ne lui donnait ni à boire ni à manger, et ne l’a laissée pas libre de se nourrir des bestioles de la terre »[9].

 

D’après Abou Houreyra le Prophète a dit : « Alors qu’un homme marchait sur une route, voilà qu’il ressentit une grande soif. Il trouva alors un puits, y descendit et but. En remontant, il vit un chien haletant et léchant la terre humide, tellement il avait soif. L’homme se dit : « Ce chien souffre de la soif autant que j’en souffrais moi-même ». Il redescendit dans le puits, remplit sa chaussure, la tint avec ses dents et remonta. Il en abreuva le chien et Allah loua son acte et lui pardonna ses péchés ». Ils dirent : « Ô Messager d’Allah ! Avons-nous une récompense pour nos bonnes actions envers les animaux ? » Il dit : « [Pour celui qui fait du bien] à toute créature vivante, il y a une récompense »[10].

 

D’après Abou Houreyra le Prophète a dit : « Une prostituée des Fils d’Israël vit un chien qui tournait autour d’un puits mourant de soif. Elle ôta sa chaussure, la remplit et l’en abreuva. Cela lui valut l’absolution de ses péchés » [11]

 

Al Moussayb Ibn Dâr affirme avoir vu ‘Omar Ibn Al Khattâb tapoter un chameau et dire à son propriétaire : « Pourquoi le charge-tu d’un poids qu’il ne peut supporter »[12].

 

D’après ‘Assim ibn ‘Omar Ibn Al Khattâb, un homme aiguisait sa lame alors qu’il s’apprêtait à sacrifier une bête, ‘Omar le frappa avec un fouet et lui : « Châtierais-tu une âme ? Ne pouvais-tu pas faire cela avant »[13].

 

Mohammed Ibn Sîrîn rapporte que ‘Omar vit un homme traîner une bête dans le but de la sacrifier. Il le frappa à l’aide d’un fouet et lui dit : « Conduis-la vers la mort de manière convenable ».

 

Selon Wahb ibn Kîssân, Ibn ‘Omar vit un berger faire pâtre ses bêtes dans un endroit déplorable. Puis il vit un endroit plus approprié pour le troupeau de ce berger. C’est alors qu’il s’adressa à lui en ces termes : « Malheur à toi, ô berger ! J’ai entendu le Messager d’Allah dire : « Chacun de vous est responsable de ceux qui sont sous son autorité »[14].

 

Mou’âwiya ibn Qourrâh rapporté qu’Abou Dardâ possédait un chameau que l’on surnommait « Damoûn ». Lorsque les gens lui empruntaient, Abou Dardâ ne manquait pas de leur dire : « Ne le chargez que de telle et telle façon, car il ne peut supporter plus ». Puis, lorsque la mort se présenta à Abou Dardâ, ce dernier s’adressa à son chameau : « Ô Damoûn, ne me demande pas de compte auprès d’Allah, je ne t’ai jamais chargé plus que ce que tu pouvais supporter »[15].

 

Abou ‘Othmâne Ath-Thaqafî rapporte que ‘Omar ibn Abdelaziz avait un jeune sous son autorité qui était à son service et travaillait avec un mulet qu’il avait à sa disposition et rapportait tous les jours un dirham. Un jour, le jeune rapporta un dirham et demi. ‘Omar lui dit alors : « Que t’es-il arrivé ? ». Le jeune répondit : « Le marché était clément aujourd’hui ». « Je pense plutôt que tu a épuisé le mulet aujourd’hui ! », reprit ‘Omar. Il décida alors de le laisser au repos trois jours.

 

Je dis (Cheykh Al Albâni) : Ce sont là quelques récits que j’ai pu trouver, qui indiquent le degré d’influence qu’avait eu les recommandations prophétiques sur les premiers musulmans, concernant la douceur à l’égard des animaux, même si en réalité il ne s’agit là, que d’une partie infime parmi les  nombreux récits rapportés à ce sujet. C’est en ce sens que l’on s’aperçoit clairement que c’est l’Islam qui a instauré la notion de bienfaisance à l’égard des animaux, contrairement à ce que pourraient croire à tort les personnes qui ignorent totalement la réalité de l’Islam, et pensent que ces valeurs ont été instaurées par les européens. En réalité, les européens ont hérité cela des premiers musulmans, et ont par la suite développé cette notion pour en faire un code de règlementation bien précis qui fut ensuite adopté par leur gouvernement, au point où le respect des animaux est devenu une caractéristique propre à ces pays de nos jours.

 

Ainsi, beaucoup d’ignorants pensent que cette valeur leur est propre, trompés par le fait qu’il ne voit quasiment pas ce genre de réglementation mise en pratique, ne serait-ce dans un seul pays musulman, alors que ce sont ces mêmes pays musulmans qui devrait être les plus dignes de cette vertu.

 

Néanmoins, dans certains pays européens, le respect des animaux a atteint un degré qui dépasse la limite du raisonnable. Parmi les exemples illustrant cette affirmation, il y a ce que j’ai pu lire dans le magazine « Al Hilâl » (27eme édition, p.126) comme article intitulé « Les animaux et l’homme » : « La gare ferroviaire de Copenhague abrite depuis plus d’un demi-siècle, des nids de colonies de chauve-souris. Après décret de sa démolition et de sa rénovation, la mairie a entrepris la construction d’une tour afin de préserver ces colonies pour un coût total s’élevant à plusieurs dizaines de milliers de centimes, afin d’éviter l’échappée des colonies !! ».

Au même titre, il y a trois ans, un petit chien tomba dans une crevasse étroite et se coinça entre deux rochers, dans une ville anglaise. Les autorités mirent à son service une équipe de secours d’une centaine d’hommes qui se chargèrent de découper la roche pour venir en aide à ce chien. Au même registre, l’opinion publique fut révoltée dans certains pays dernièrement au sujet de l’utilisation des animaux dans l’étude et la recherche, lorsque la Russie envoya un chien dans sa station orbitale, et que les Etats unis envoyèrent un singe.

 

Extrait de l’ouvrage « As-silsilatou-ssahîha » de l’éminent Cheykh Al Albâni



[1] Hadith n.20, rapporté par Abou Dâoûd (1/400), Al Hâkim (2/99) et Ahmed (1/204)

[2] Hadith n.21, rapporté par Al Hâkim (1/444), Al Bayhaqi (5/225) et Ahmed (3/440)

[3] Hadith n.22, rapporté par Abou Dâoud (2567) Al Bayhaqi (5/255)

[4] Hadith n.23, rapporté par Abou Dâoûd (2448)

[5] Hadith n.24, rapporté par At-Tabarâni dans « Al Kabîr » (1/140/3) et dans « Al Awsat » (1/31/1) et Al Bayhaqi (9/280)

[6] Hadith n.25, rapporté par Al Boukhâri dans « Al adab al moufrad » (382)

[7] Hadith n.26, rapporté par Al Boukhâri dans « Al adab al moufrad » (373), Ahmed (3/436) et Al Hâkim (3/586)

[8] Hadith n.27, rapporté par Al Boukhâri dans « Al adab al moufrad » (371)

[9] Hadith n.28, rapporté par Al Boukhâri (3223) et Mouslim (416)

[10] Hadith n.29, rapporté par Al Boukhâri (2190), Mouslim (4162), Abou Dâoûd (2550) et Ahmed (2/375)

[11] Hadith n.30, rapporté par Al Boukhâri (3208) et Mouslim (4164)

[12] Rapporté par Ibn Sa’d dans « At-Tabaqâtt » (7/127)

[13] Rapporté par Al Bayhaqi (9/280)

[14] Rapporté par Ahmed (5869)

[15] Rapporté par Abou Al Hassan Al Akhimi (1/63)

 

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