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La liberté d'expression

Le message de l'Islam

 

La liberté d'expression est un droit fondamental dans la société occidentale. En France comme dans beaucoup de pays occidentaux, la liberté d'expression est un principe intangible, c'est sur cette base que toute personne peut librement émettre une opinion, positive ou négative, sur un sujet mais aussi sur une personne physique ou morale, une institution. La question ici, n’est pas de déterminer son statut en Islam, car en Islam, les droits fondamentaux et les libertés publiques sont fixés et déterminés par la foi et dans le cadre des textes régis par la législation islamique, mais d’essayer d’apporter quelques éléments relatif à ce concept afin de mieux cerner ce principe qui fait débat au sein d’une société en pleine crise interethnique. Il convient tout d’abord de s’intéresser aux origines de cette liberté qui remontent à la tradition laïque, républicaine et démocratique qui a commencé à émerger vers la fin du 18ème siècle.

 

Aux origines

Il faut savoir avant tout que durant des siècles en Europe, le monde chrétien était soumis à l’emprise de l’Eglise qui jouissait d’un pouvoir absolu sur le peuple. Lorsque dans la seconde moitié du 12e siècle, les hérésies prennent une ampleur inquiétante en Europe, l'Eglise cherche alors des moyens efficaces pour enrayer ce phénomène en créant une institution ecclésiastique dont l’objectif est la répression de l’hérésie. C’est le début de l’inquisition.

 

Pour arriver à ses fins, les supplices les plus barbares sont alors commis par l'Église pour terroriser l'humanité et la maintenir sous son joug. Ainsi, l'apologie de l'odieuse jurisprudence catholique fait un nombre considérable de victimes, accumule les ruines et émascule l’Europe, tel que c’est le cas en Allemagne, en Italie, au Portugal et dans la plupart des nations d'Europe (sauf l'Angleterre et la Scandinavie) où l'Inquisition fait des ravages.

 

Il ne suffisait pas, en effet, à ces «bons chrétiens» d'exterminer les citoyens qui ne pensaient pas comme eux, ils s'enrichissaient aussi de leurs dépouilles. Les Inquisiteurs avaient donc tout intérêt, poussés par le lucre et la cupidité, à découvrir le plus grand nombre d'hérétiques possible. Aussi fallait-il peu de choses (et quelquefois rien du tout) pour être l'objet de leurs rigueurs. Un simple propos dans une conversation, plus ou moins fidèlement rapporté par un mouchard, suffisait pour amener son auteur devant le Saint-Office.

 

La procédure employée était des plus rigoureuses. Elle était entièrement secrète. La confrontation de l'accusé avec les témoins qui l'accusaient ou le dénonçaient était formellement interdite. Combien de malheureux ont été torturés ou brûlés vifs sans pouvoir seulement en soupçonner les motifs, sans connaître de quelle main traîtresse venait le coup qui les frappait, sans pouvoir défendre et démasquer les machinations dont ils étaient les victimes infortunées !

 

Pour arracher des aveux, l'Inquisition employait la torture, sous toutes ses formes. Les Inquisiteurs ne respectaient même pas la mort. Ils faisaient le procès des cadavres, lorsque l'hérétique n'avait pu être puni de son vivant. Le corps était déterré, jugé et ensuite brûlé. Les biens du défunt étaient confisqués au profit de la Sainte-Inquisition !!! Cette comédie sinistre avait un double but : d'abord frapper de terreur les esprits simples ; ensuite, enrichir l'Église.

 

Tout cela provoque un phénomène de rejet, de dégout à l’encontre de tout ce qui relève du religieux. D’où, cet élan de révolte au terme du siècle des lumières, mené pour mettre fin à cette tyrannie qui sévit au nom de Dieu et conduit au rejet de toute implication de l’Eglise dans la sphère de l’état. C’est donc ce long processus qui nous mène à l’idéologie laïque française contemporaine qui prône la liberté des individus de penser, de croire, et d’exprimer librement leurs idées et opinions. Il est donc logique, voire compréhensible, que des hommes aient pu mener et ne cessent de mener une lutte implacable pour préservé ce droit le plus précieux à leurs yeux. Tout être censé ne saurait reprocher à tous ces combattants de la liberté de vouloir éradiquer les doctrines les plus aberrantes qui soient, parfois même -et c’est là toute la contradiction- véhiculées par certaines figures des plus emblématiques du siècle des lumières comme l’idéologie profondément raciste à l’égard des noirs que nos plus grands philosophes prônaient sans la moindre gêne.

 

Pour ne citer que quelques phrases : « Les noirs sont aussi singuliers de caractère que de couleur » du brillant Jean Jacques Rousseau ; ou encore : « On ne peut se mettre dans l'idée que dieu qui est un être sage ait mis une âme bonne dans un corps tout noir... » de Montesquieu ; ou encore : « Leurs yeux ronds, leur nez épaté, leurs lèvres toujours grosses, leurs oreilles différemment figurées, la laine de leur tête, la mesure même de leur intelligence, mettent entre eux et les autres espèces d'hommes des différences prodigieuses » du célèbre Voltaire. Voila de quoi ne pas être très fiers de ces prédécesseurs du siècle des lumières qui ont pourtant joué un rôle clé dans l’accès aux droits et aux libertés ! N’ayons pas la mémoire courte ! Néanmoins, il est intéressant pour nous ici, de bien comprendre que c’est cette longue histoire avec le monde chrétien qui a donné naissance à ce long processus de libération qui a aboutit à la révolution française, puis la création d’un code dont l’un des principaux objectifs est de préserver les libertés individuelles.

 

Définition de cette liberté par les textes

On retrouve la mention de cette liberté à travers de nombreux amendements, rédigés par diverses institutions et conventions internationales.

 

Protection par le droit international

Elle est citée à l'article 19 de la Déclaration universelle des droits de l'homme (résolution sans valeur contraignante) comme suit : « Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit ».

Si cette déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 ne spécifie pas d'avantage de conditions particulières ni restrictions à cette liberté d'expression, cependant, un certain nombre de juridictions, sous l'égide des Nations unies et des pays y adhérant restreignent toutefois cette liberté en interdisant les propos incitant à la haine raciale, nationale ou religieuse et relevant de l'appel au meurtre qui sont des délits interdits par la loi.

 

Protection par le Conseil de l'Europe

L'article 10 de la Convention européenne des droits de l'homme de 1950 (qui s'adresse à tous les États membres du Conseil de l'Europe, beaucoup plus large que l'Union européenne) dispose : « 1 Toute personne a droit à la liberté d'expression. Ce droit comprend la liberté d'opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu'il puisse y avoir ingérence d'autorités publiques et sans considération de frontière. Le présent article n'empêche pas les États de soumettre les entreprises de radiodiffusion, de cinéma ou de télévision à un régime d'autorisations. »

« 2 L'exercice de ces libertés comportant des devoirs et des responsabilités peut être soumis à certaines formalités, conditions, restrictions ou sanctions prévues par la loi, qui constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité nationale, à l'intégrité territoriale ou à la sûreté publique, à la défense de l'ordre et à la prévention du crime, à la protection de la santé ou de la morale, à la protection de la réputation ou des droits d'autrui, pour empêcher la divulgation d'informations confidentielles ou pour garantir l'autorité et l'impartialité du pouvoir judiciaire. »

 

En France, aux articles 10 et 11 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 on trouve : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi. »[1]

 

« La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. »[2]

 

Il n’est pas difficile de comprendre à travers ces textes de lois, que cette liberté est malgré tout soumise à certaines restrictions. C’est d’ailleurs le caractère potentiellement subversif des propos qui est toujours mis en avant. Il s'agit donc d'un droit, mais comme tout droit, son abus peut être sanctionné, au terme de la théorie de l'abus de droit. Ainsi, on remarquera, comme mentionné dans le deuxième alinéa de l’article 10 de la Convention européenne des droits de l'homme de 1950, que la liberté d'expression puisse être soumise à certaines formalités, conditions, restrictions ou sanctions prévues par la loi pour diverses raisons telles que la raison d'État, mais aussi —c'est significatif dans l'optique de notre approche—, à la protection de la réputation ou des droits d'autrui…

 

Contexte actuel de l’exercice de cette liberté

En France, on ne veut plus de tout ce qui a trait au religieux, pour toutes les raisons précitées, ce n’est donc surtout pas l’Islam qui va faire exception à la règle. Car cet Islam qui connait une expansion aussi inquiétante que déconcertante, nous mène tout droit à l’actualité qui a fait un tollé dans le monde musulman, à savoir, la diffusion du film « L’innocence des musulman » relayée par de nouvelles caricatures du journal satirique Charlie Hebdo sur le Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui).  

 

L’affaire des caricatures du Prophète Mohammed (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) publiées dans des journaux danois et norvégien avait suscité l’indignation des musulmans du monde entier tandis que certains médias, à l’instar de plusieurs autres publications européennes qui avaient reproduit ces dessins, invoquaient le sacro-saint droit à la liberté d’expression. On nous dit que l’enjeu serait « l'équilibre et les limites mutuelles, en démocratie, entre le respect des croyances religieuses et la liberté d'expression ». Mais une fois de plus, les « héros » de la liberté d’expression du journal Charlie Hebdo se manifestent de manière arrogante et inutilement blessante en se drapant dans les idées des Lumières. On peut se demander si le meilleur moyen de servir la cause de ces idées est de se livrer à des atteintes outrancières contre la foi de plus d’un milliard d’hommes. Ce n’est pas en insultant que l’on consolide ses propres valeurs !!!

 

Situer les limites entre la considération des croyants fidèles à la deuxième religion de France et la liberté d'expression est un enjeu capital certes. Or, quand les bornes sont franchies, il n’y a plus de limites. La liberté ne s’arrête pas seulement où commence celle d’autrui, elle doit s’arrêter où commence la violence et le dénigrement. Le porte-parole du gouvernement français lui-même a fort justement précisé que la liberté d'expression « doit s'exercer dans un esprit de tolérance et de respect des croyances de chacun ».

 

Et si Charlie Hebdo clame au scandale son étonnement face aux réactions que suscitent leur maladresse concertée, nous avons aussi le droit de trouver étonnant de voir Charlie Hebdo publier ce genre de dessins pour la troisième fois en pleine controverse, ce qui ne fait qu’engendrer une surenchère absolument malsaine.

 

Ils arguent qu’il n’y a pas de « bon moment » pour faire usage du droit à l’expression. Certes, mais il y a quand même, et ils devraient le reconnaître, de mauvais moments ! La sagesse, ce n’est pas d’user de nos droits n’importe comment, c’est de regarder le contexte. Au regard des événements récents, la sagesse aurait été de ne pas en rajouter. Les journalistes de Charlie Hebdo ont exposé les gens, et plus particulièrement les ressortissants français à l’étranger, à de nombreux risques. D’ailleurs, le Parti chrétien-démocrate (PCD) de Christine Boutin et une fondation chrétienne ont porté plainte contre le journal pour mise en danger de la vie d'autrui, ils reprochent à l'hebdomadaire d'avoir « mis en péril la vie de centaines de ressortissants français vivant en pays musulman ».

 

Le directeur de la publication de Charlie Hebdo, Charb, a expliqué que « Quoi qu'on fasse, ça polémique ». Le journaliste se justifie en expliquant que « Si on commence à se poser la question de savoir si on a le droit de dessiner ou pas Mahomet, si c'est dangereux ou pas de le faire, la question d'après ça va être « Est-ce qu'on peut représenter des musulmans dans le journal ? », puis la question d'après ça va être « Est-ce qu'on peut représenter des êtres humains dans le journal ? », etc. Et à la fin on ne représentera plus rien, et la poignée d'extrémistes qui s'agitent dans le monde et en France aura gagné ».

 

Mais alors, quelles sont les véritables raisons qui motivent ce journal satirique à blesser la foi et l’honneur de plus d’un milliard de musulmans, s’il ne s’agit vraiment que d’une poignée d’extrémistes qui menacerait cette liberté si fondamentale ? Pourquoi s’en prendre à toute une communauté ?!!!

 

Il semblerait que ce n’est pas la liberté d’expression qui est en jeu ici. C’est simplement le bon moyen de revendiquer la liberté d’expression pour tenter de redresser la situation financière d’un journal dont les ventes sont en chutes libres depuis quelques années en utilisant cette situation à des fins pécuniaires. C’est une belle opération médiatique, au nom du droit à l'expression.

 

La source de ce débat sans fin prend ses racines dans l’amalgame que font certains dirigeants occidentaux dans la manière dont ils définissent la « laïcité ». C'est ainsi que la laïcité a été détournée de son idée fondatrice pour en faire un outil de mise à l'écart des musulmans dès lors qu'ils expriment de manière visible leur choix religieux. C'est notamment sur ce point que nombre de clivages s'opèrent, entre d'une part une laïcité historique et d'ouverture protectrice du vivre ensemble et, d'autre part une laïcité du rejet et de l'exclusion se traduisant par une censure du religieux, initialement formulée par des idéologues d'extrême droite, puis reprise de façon beaucoup plus consensuelle sous forme de discours recomposés visant essentiellement l’Islam et les musulmans, y compris par des icônes de Gauche comme Manuel Valls ou des éditorialistes comme Caroline Fourest, prêtant de plus en plus à la controverse.

 

Les populations musulmanes ont largement le droit de s’opposer à ces caricatures de mauvais goûts qui heurtent et blessent tous ces croyants qui ne revendiquent que leur droit de culte ainsi que le respect de leurs convictions. Il est plus utile et légitime d’informer le monde de ce qui se passe dans ces zones de tensions que de caricaturer un prophète.

 

Il y a une malhonnêteté intellectuelle qui est là et que tout le monde ressent. La liberté d’expression quand elle entraîne le chaos, la haine, et l’instabilité n’a plus aucun intérêt. Est-ce qu’elle en vaut vraiment la peine lorsqu’en réalité, ce ne sont que des gribouillages pseudo-artistiques destinés exclusivement nous le savons à la provocation et à l’incitation à la haine ? Sauf si le fait de dénigrer serait plus important que la stabilité…?! Au quel cas il faudrait modifier et réviser les constitutions de toutes les nations !

 

Tous ces évènements soulèvent un point important, à savoir, l’enjeu de définir les limites et les critères du politiquement correcte et ce qui ne l’est pas ! Ce qu’on peut aborder et ce qu’on ne peut pas dénoncer !

 

Il est nécessaire également de rappeler que la liberté d’expression est soumise à des règles d’un point de vu légal ; et le travail d’un journaliste d’un dessinateur ou d’un caricaturiste est de penser avant tout à comment va être reçu le dessin et de prendre en considération la sensibilité ambiante. Il faut fonctionner dans un rapport naturel du respect de l’autre…Il ne s’agit pas seulement de voir ce que la loi permet, il faut prendre en compte ce que les autres ressentent, et particulièrement lorsque l’on sait pertinemment que ce que l’on va publier va sans l’ombre d’un doute heurter profondément leur sensibilité.

 

Liberté d'expression s'avère être à géométrie variable

S’il est vrai que ce matraquage médiatique contre les musulmans s’opère au nom de la liberté d’expression, il semblerait que ce principe si fondamental ne s’applique pas toujours avec la même ferveur lorsqu’il s’agit de certaines communautés. Tout porte à croire que les moyens d’informations occidentaux et les milieux politiques s’avèrent être sélectifs dans l’intérêt qu’ils portent au droit d’expression. Inutile d’aller bien loin, prenons le cas du journal à l’origine de tout ce tumulte, et l’affaire Siné en 2008, dessinateur et caricaturiste pour la rédaction du journal qui apprend son licenciement sans préavis après avoir tenu des propos désobligeants sur Jean Sarkozy au cours d’un article. Propos quelque peu ambigus, ou clairement antisémites pour d’autres.

 

En effet, il écrit dans sa chronique hebdomadaire (« Siné sème sa zone »), les lignes suivantes : « Jean Sarkozy, digne fils de son paternel et déjà conseiller général de l’UMP, est sorti presque sous les applaudissements de son procès en correctionnelle pour délit de fuite en scooter. Le parquet a même demandé sa relaxe ! Il faut dire que le plaignant est arabe ! Ce n’est pas tout : il vient de déclarer vouloir se convertir au judaïsme avant d’épouser sa fiancée, juive, et héritière des fondateurs de Darty. Il fera du chemin dans la vie, ce petit ! ». Le directeur n’a alors pas une seconde à perdre et demande immédiatement à Siné de présenter des excuses publiques, ce qu’il refuse. C’est la porte ! Mais qu’importe, le feu avait aussitôt embrasé la plaine médiatique, et les chasseurs de fantômes antisémites y allèrent tous de leur commentaire. BHL, forcément, qui dans une tribune publiée dans Le Monde, estimait que « Philippe Val, le directeur de “Charlie Hebdo”, a raison de demander à Siné de s’excuser ou de démissionner, pour avoir publié une chronique antisémite ».

 

Alexandre Adler, évidemment, qui pontifiait dans Le Figaro : « Il ne devrait pas y avoir le moindre doute sur le caractère antisémite des propos de l’auteur ».

 

Malheureusement, deux ans et demi plus tard, le tribunal de grande instance (TGI) de Paris répond à Philippe Val, qui estimait que les propos de Siné « pouvaient être interprétés comme faisant le lien entre la conversion au judaïsme et la réussite sociale et ce n’était ni acceptable ni défendable devant un tribunal », dans un jugement dépourvu de toute ambiguïté : « Il ne peut être prétendu que les termes de la chronique de Maurice Sinet sont antisémites, (…) ni que celui-ci a commis une faute en les écrivant (…). [De plus,] Il ne pouvait être demandé à Siné de signer et faire paraître une lettre d’excuse ».

 

Charlie Hebdo (plus précisément la société Les Éditions Rotatives) est donc condamné à verser 20.000 euros à Siné pour rupture abusive de contrat. En outre, pour le TGI, « la médiatisation de la rupture et le caractère humiliant de son annonce apprise en même temps que les lecteurs par la publication du numéro du 16 juillet 2008, ont causé à Siné un préjudice moral qu’il convient d’indemniser en lui allouant la somme de 20.000 euros ». Soit un total de 40.000 euros, ce qui n’arrange pas la trésorerie du journal. Remarquez, pour avoir volé à la défense de l’antisémitisme, il n’est pas impossible que le journal ait reçu des aides !

 

Quoi qu’il en soit, on voit bien que la liberté d’expression fonctionne à deux vitesses et que Charlie Hebdo doit avoir « l’honnêteté » de reconnaître qu’on ne peut pas dire tout ce que l’on veut sous couvert de cette liberté. Sinon, il faudrait réécrire les textes et y ajouter une mention pour paraître plus cohérent. S'il existe un « deux poids deux mesures » entre la lutte contre l'antisémitism  et la lutte contre l’islamophobie, il est frappant de voir l'attitude différenciée que maintiennent nombre de personnalités politiques vis à vis de ces deux communautés constitutives de ce qu'est la France d'aujourd'hui.

Si l’on pouvait dessiner dans un journal satirique tel que Charlie Hebdo un vieux juif barbu au nez crochus dans une épicerie en train de compter des liasses de billets vendant des bouteilles de la boisson nationale israélienne portant le nom de « le sang des arabes » et qu’on en rie à gorge déployée, sans que cela ne pose de problème aujourd’hui, c’est alors là que l’on pourrait débattre d’une façon rationnelle et équitable de la liberté d’expression dans notre contexte…Dans le cas contraire, il s’agit d’un dictat sioniste où seuls les musulmans doivent être les victimes.

 

Et pour revenir sur ce fameux film « l’innocence des musulmans », ce n’est pas la qualité ironique et artistique  signé par l’américain Sam Bacile, dont l’œuvre au-delà du débat est d’une médiocrité déconcertante qui compte ici, ni des gribouillages puérils qui font la couverture du journal Charlie Hebdo dont il est question, mais le contexte mondial tendu auquel nous assistons avec notamment l’effervescence du printemps arabe.

 

Il est de surcroît aberrant d’interdire aux populations et aux citoyens musulmans d’exprimer leur mécontentement par des manifestations –qui plus est, s’avère être le droit de tous citoyen si l’on en croit les valeurs de la démocratie prônée par l’Etat– lorsque ces derniers sont heurtés dans leur croyances les plus profondes dans un contexte mondial où ils sont traqués et malmenés dans tous les sens du terme. Néanmoins, rappelons que les manifestations ne sont pas permises en Islam et qu’il ne convient pas d’en faire un moyen de riposte pour répondre à ces attaques. De plus, les débordements dont le monde a été témoin ne sont en aucun droit imputable à l’Islam. Il s’agit de l’agissement de certains groupuscules isolés qui manifestent leur désir de défendre le Prophète de manière irréfléchie et illégitime. A ce sujet, les gens de science se sont exprimés en traçant la ligne de conduite à adopter face à ces insultes ignobles.

 

L'attitude légale à adopter face au film qui est une insulte au Prophète

Cheykh Sâlih Ibn Fawzân Al Fawzân

 

Question : Votre éminence, qu'Allah vous accorde la réussite, de nombreuses questions sont posées à propos de ce qui vient de se dérouler dernièrement concernant le film qui offense le  Prophète, et  les auteurs de ces questions vous demandent d'orienter les étudiants en science religieuse et autres sur la position à adopter ? Quelles sont donc vos recommandations à ce sujet ?

 

Réponse : Notre recommandation à ce sujet est de faire preuve de calme et de ne pas répliquer [à ces offenses] par des manifestations ou de s'en prendre à des innocents ou encore de détériorer des biens publics, ceci n'est en aucun cas autorisé.

 

De plus, ceux qui auraient du se charger de répondre sont les gens de science, et non pas les gens de la masse, car ce sont les savants qui ont la capacité de réfuter ce genre de chose [comme il se doit].

 

Il nous faut donc faire preuve de sérénité car ces gens ne cherchent qu'à semer la confusion entre nous, ils cherchent qu'à nous provoquer, c'est ce qu'ils cherchent ! Ils souhaitent que l'on s'entretue, [de sorte que qu’il y ait d’un côté] l’armée qui tente d’empêcher les manifestations et de l’autre côté des gens qui désirent s’attaquer [aux intérêts des non-musulmans]. Il s'en suit des heurts, des morts, des blessés, etc. C'est ce que souhaitent ces gens !!!

 

Du calme, du calme ! Et ce sont les gens de science doués de clairvoyance qui doivent se  charger de répliquer si besoin est. Mais en réalité, le mieux est de ne pas répondre [à leurs offenses] car ils ne méritent pas que l'on réponde.

 

Du temps du Prophète, les polythéistes traitaient le Messager d’Allah de magicien, de devin, de menteur, etc., et Allah lui ordonnait de faire preuve de patience. Malgré tout cela, les musulmans n'ont jamais décidé de manifester à la Mecque, ni de démolir les maisons des polythéistes, et n'ont jamais tué personne.

 

De la patience et du calme ! Jusqu'à ce qu'Allah accorde aux musulmans une issue. Il nous faut donc faire preuve de sérénité, et tout particulièrement en ces temps de troubles où les calamités sévissent dans les pays musulmans. Il faut donc faire preuve de sérénité et ne pas s'empresser dans ce genre de choses. Aussi, il ne convient pas aux gens de la masse d’affronter [ces situations], en raison de leur ignorance, ils n’ont aucune connaissance de tout cela, seuls les gens de science et de la clairvoyance sont aptes à faire face à cette situation.

Samedi 29 Chawwâl 1433 h.

Le 15 septembre 2012

 

Communiqué du grand Moufti d’Arabie Saoudite

 

De la part d’Abdelaziz Ibn Abdillah Ibn Mohammed Ali Cheykh à tous les musulmans, qu’Allah les préserve

 

Que la paix d’Allah soit sur vous, ainsi que Sa miséricorde et Ses bénédictions. Je loue Allah qui nous a privilégié en faisant de nous la meilleure communauté qui ait surgit aux gens, qui ordonne le bien et réprouve le blâmable et croit en Allah. De plus, Allah nous a comblés de Ses faveurs en faisant descendre sur nous le plus noble de Ses livres, qui est le Coran, le Livre du discernement. Allah dit : « Certes, ce Coran guide vers ce qu’il y a de plus droit, et il annonce aux croyants qui font de bonnes œuvres qu’ils auront une grande récompense »[3], et Il dit également : « Qu’on exalte la Bénédiction de Celui qui a fait descendre le Livre de Discernement sur Son serviteur, afin qu’il soit un avertisseur à l’univers »[4].

 

Par ailleurs, Il nous a également comblé de Ses faveurs en nous envoyant le plus noble de Ses messagers, le sceau des prophètes, Mohammed Ibn Abdillah Al Hâchimi Al Qorachi, qu’Il a illuminé par la lumière de la prophétie et a honoré en lui confiant Son [ultime] message. Il l’a envoyé vers Ses créatures, lui a accordé Sa générosité, en a fait un intermédiaire digne de confiance entre Lui et Ses serviteurs. Il leur récite Ses versets, les purifie, et leur enseigne le Livre et la Sagesse, comme l’indique la parole d’Allah : « Allah a très certainement fait une faveur aux croyants lorsqu’Il a envoyé chez eux un messager de parmi eux-mêmes, qui leur récite Ses versets, les purifie et leur enseigne le Livre et la Sagesse, bien qu’ils fussent auparavant dans un égarement évident »[5]. C’est donc par l’envoi de Mohammed qu’Allah a fait triompher le monothéisme, au moyen duquel Il a éradiquer le polythéisme, et qu’Il a parachevé la lumière de la foi qu’incarne la vrai vie, conformément à la parole d’Allah : « Est-ce que celui qui était mort(2) et que Nous avons ramené à la vie et à qui Nous avons assigné une lumière grâce à laquelle il marche parmi les gens, est pareil à celui qui est dans les ténèbres sans pouvoir en sortir? Ainsi on a enjolivé aux mécréants ce qu’ils œuvrent »[6], et Sa parole : « Et c’est ainsi que Nous t’avons révélé un esprit [le Coran] provenant de Notre ordre. Tu n’avais aucune connaissance du Livre ni de la foi; mais Nous en avons fait une lumière par laquelle Nous guidons qui Nous voulons parmi Nos serviteurs. Et en vérité tu guides vers un chemin droit »[7].

 

Son envoi fut une miséricorde pour les mondes, en vertu de la parole d’Allah : « Et Nous ne t’avons envoyé qu’en miséricorde pour l’univers »[8], et c’est à travers son envoi que se concrétise cette miséricorde dans toute sa plénitude. C’est également par cet envoi que les serviteurs peuvent s’épanouir ici-bas et qu’ils obtiendront la miséricorde qui assurera leur condition le jour de la résurrection. Allah dit : « Certes, un Messager pris parmi vous, est venu à vous, auquel pèsent lourd les difficultés que vous subissez, qui est plein de sollicitude pour vous, qui est compatissant et miséricordieux envers les croyants »[9]. Il en est ainsi car la législation islamique avec laquelle Mohammed a été envoyé, invite les hommes à vénérer les ordres d’Allah, elle est synonyme de miséricorde pour les serviteurs d’Allah. Allah dit à ce sujet : « 5. Celui qui donne et craint [Allah] 6. et déclare véridique la plus belle récompense 7. Nous lui faciliterons la voie au plus grand bonheur »[10]. Les gens de science disent qu’il s’agit là de deux fondements qui regroupent la religion : la vénération des ordres divins et la miséricorde envers les serviteurs.

 

Cette religion s’est étendue sur toute la surface du globe, et les gens y sont entrés en masse, et ce, en raison des principes fondamentaux sur lesquels sont fondés ses objectifs principaux tel que la saine nature qui tend à la simplicité et a l’indulgence dans l’instauration des lois qui la régissent, l’équité, la justice, mais aussi dans la préservation des droits et de la bienveillance dans la largesse des dons.

 

Ainsi, Allah a décrété par Son infinie sagesse que la vérité s’opposerait toujours au faux, et l’un des exemples concrets de cette sagesse est l’apparition de ces individus qui manifestent leur haine envers les prophètes et messagers, qui détestent les messages de vérité et de clarté avec lesquels les prophètes ont été envoyés, et ce, en raison de leur caractère perfide et leur nature malsaine. Allah dit à leur propos : « Ainsi, à chaque prophète avons-Nous assigné un ennemi: des diables d’entre les hommes et les djinns, qui s’inspirent trompeusement les uns aux autres des paroles enjolivées. Si ton Seigneur avait voulu, ils ne l’auraient pas fait; laisse-les donc avec ce qu’ils inventent. 113. Et pour que les cœurs de ceux qui ne croient pas à l’au-delà se penchent vers elles, qu’ils les agréent, et qu’ils perpètrent ce qu’ils perpètrent »[11], « C’est ainsi que Nous fîmes à chaque prophète un ennemi parmi les criminels. Mais ton Seigneur suffit comme guide et comme soutien »[12], et tout ce qu’ils cherchent par là, réside dans Sa parole : « Ils veulent éteindre de leurs bouches la lumière d’Allah, alors qu’Allah parachèvera Sa lumière en dépit de l’aversion des mécréants »[13].

 

Tous ces démon parmi les djinns et les humains ont toujours usé de divers stratagèmes et différentes méthodes à travers le temps, par des paroles, des actions, des ruses pour essayer en vain de toucher la personnalité du Messager d’Allah, mais Allah lui a toujours suffit de ces attaques, et a toujours retourner ces ruses contre leurs auteurs.

 

Parmi ces tentatives sans espoirs, figure la diffusion récente d’un film qui vise à offenser la personnalité du Prophète et nous avons suivi de près les réactions des musulmans à travers les différents pays à la suite de cette agression ignoble qu’aucune religion ni être censé ne saurait cautionner, c’est pourquoi je souhaiterais éclaircir les points suivants :

 

1 – Il nous faut savoir que la tentative criminelle et misérable que représente la diffusion de ce film ne cause en réalité aucun tort au Messager d’Allah, ni à l’Islam, car en réalité Allah a exalté sa renommée, et a toujours prescrit l’humiliation et l’ignominie à tous ses détracteurs, Il lui a accordé la victoire, l’a toujours protégé des gens, et l’a toujours défendu des railleurs. Il lui a accordé le Kawthar et a privé de prospérité quiconque manifesterait sa haine envers lui. Allah dit : « N’avons-Nous pas ouvert pour toi ta poitrine? 2. Et ne t’avons-Nous pas déchargé du fardeau 3. qui accablait ton dos? 4. Et exalté pour toi ta renommée ? »[14],

 

« En vérité Nous t’avons accordé une victoire éclatante, 2. afin qu’Allah te pardonne tes péchés(2), passés et futurs, qu’Il parachève sur toi Son bienfait et te guide sur une voie droite; 3. et qu’Allah te donne un puissant secours »[15]

 

« Ô Messager, transmets ce qui t’a été descendu de la part de ton Seigneur. Si tu ne le faisais pas, alors tu n’aurais pas communiqué Son message. Et Allah te protègera des gens »[16],

 

« Allah ne suffit-Il pas à Son esclave [comme soutien]? »[17],

 

« Nous t’avons effectivement défendu vis-à-vis des railleurs »[18],

 

« Nous t’avons certes, accordé l’Abondance. 2. Accomplis la salat pour ton Seigneur et sacrifie. 3. Celui qui te hait sera certes, sans postérité »[19].

 

Ainsi, à chaque fois que des personnes malveillantes ont entrepris ce genre de tentatives misérables, cela n’a fait qu’accroître l’essor de la prospérité du Messager d’Allah et de sa religion, conformément à la mention faite dans les nobles versets cités précédemment.

 

2 – Au même titre qu’il est exigé du musulman de se conformer à la voie du Prophète dans tout ce qu’il fait ou s’abstient de faire, en vertu de la parole d’Allah : « En effet, vous avez dans le Messager d’Allah un excellent modèle [à suivre], pour quiconque espère en Allah et au Jour dernier et invoque Allah fréquemment »[20], il est tenu de se conformer à la législation d’Allah issue de Son livre et de la Sounnah quant à la manière de réfuter ces actions criminelles. La colère ne doit pas les pousser à transgresser et concrétiser par la même occasion sans s’en rendre compte, les buts visés par ce film offensant. Il n’est pas permis de s’en prendre à des innocents qui n’ont rien à voir avec la diffusion de ce film et d’agresser les personnes dont le sang et les biens doivent être préservés par la garantie des accords conclus à leur égard, ou encore de s’en prendre à des établissements publiques en les incendiant et les vandalisant, car ce genre d’actions entachent l’Islam et nuit à son image. De plus, Allah n’agrée pas ces œuvres qui ne font en aucun cas partie de la Sounnah du Prophète. Par ailleurs, Allah a certes blâmé ceux qui détruisaient leur demeures de leur propres mains et nous a enjoins à tirer leçon de leur sort[21].

 

Rappelons à cet égard que le Prophète pour qui nous sacrifierions nos vies, nos proches et nos biens, se contentait de garder son noble comportement devant les railleries des moqueurs, en application de la parole d’Allah : « Et Nous savons certes que ta poitrine se serre, à cause de ce qu’ils disent. 98. Glorifie donc Ton Seigneur par Sa louange et sois de ceux qui se prosternent; 99. et adore ton Seigneur jusqu’à ce que te vienne la certitude (la mort) »[22].

 

De même, Allah l’a certes décrit en ces termes : « Tu es certes d’un comportement éminent »[23]. Et dans son recueil, l’imam Al Boukhâri rapporte selon Abdoullah ibn ‘Amr qui fut interrogé en ces termes : « Informe-nous à propos des attributs du Prophète mentionnés dans la Torah. Il répondit alors : « Il est mentionné dans la Torah par certains attributs figurant dans le Coran. [Allah dit à son sujet] : « Ô Prophète ! Nous t’avons envoyé [pour être] témoin, annonciateur, avertisseur »[24], protecteur des illettrés. Tu es mon serviteur et Messager. Je t'ai nommé Al Moutawakkil (celui qui se remet entièrement à Allah). Tu n’es ni rude, ni au cœur dur, ni braillard dans les marchés, et tu ne sanctionnes pas le mal par le mal. Mais tu réponds au mal par le bien et tu es celui qui pardonne et absout. Je ne reprendrai son âme qu'après avoir établi la voie religieuse (qui s’oppose au polythéisme). J’ouvrirai par lui des yeux aveugles, des oreilles sourdes et des cœurs enveloppés et impénétrables jusqu’à ce qu’ils disent la ilâha illallah ».

 

De ce fait, toutes ces réactions de proclamations dans le monde musulman, faute de n’être source d’intérêts constructifs [pour l’Islam et les musulmans], ne dureront qu’un temps et s’éteindront aussitôt comme s’il n’y avait jamais rien eu. C’est pourquoi, le plus grand moyen de secourir le Prophète repose dans le fait de se conformer à sa voie et de suivre sa Sounnah, et de faire connaître ses mérites et sa biographie ainsi que les valeurs de l’Islam et ses règles.

 

3 – Il est impératif que les musulmans prennent bien conscience que le but réel visé par cette tentative criminelle et grossière n’est pas d’offenser la sacralité du Messager d’Allah, car leur action est vaine, mais ce dont nous avons certitude d’après l’histoire, tend à démontrer que les individus qui propagent ces offenses ne le font que dans un seul but, à savoir, écarter les musulmans de leurs réels objectifs parmi lesquels, la fondation de l’empire musulman, l’unification, l’aspiration à la modernité. C’est pourquoi, le moyen le plus efficace de répondre à ces offenses consiste pour les musulmans à mettre en œuvre avec détermination la construction et le développement de la nation musulmane jusqu’à parvenir à assumer les responsabilités de la meilleure communauté surgit aux gens qu’elle incarne.

 

4 – Nous profitons de l’occasion pour exiger des nations et organisations mondiales d’agir afin d’incriminer toute offense à l’encontre des Prophètes et Messagers, tels qu’Ibrâhîm, Moussa, ‘Issâ, Mohammed, que la paix soient sur eux, en raison du respect, de l’honneur, et de l’estime dont ils jouissent dans l’esprit des gens. Le royaume d’Arabie Saoudite a d’ailleurs fait part de cette requête mainte reprises.

 

Nous implorons Allah de répandre le bien et la justice à travers le monde, et d’accorder aux musulmans tout ce qui les uni et améliore leurs conditions, Il est parfaitement capable. Que les éloges et le salut soient sur notre Prophète Mohammed, sa famille et ses compagnons.

 

Samedi 29 Chawwâl 1433 h.

Le 15 septembre 2012

 

 

 



[1] Article 10, proposé par Louis de Castellane (1758-1837, emprisonné sous la Terreur) et Jean-Baptiste Gobel (1727 - mort guillotiné le 13 avril 1794

[2] Article 11, proposé par le duc Louis-Alexandre de La Rochefoucauld d’Enville (1743 - tué le 4 septembre 1792 par des volontaires qui faisaient la chasse aux aristocrates)

[3] Sourate 17 Le voyage nocturne, verset 9

[4] Sourate 25 Le discernement, verset 1

[5] Sourate 3 La famille d’Imrân, verset 167

[6] Sourate 6 Les bestiaux, verset 122

[7] Sourate 42 La consultation, verset 52

[8] Sourate 21 Les prophètes, verset 107

[9] Sourate 9 Le repentir, verset 128

[10] Sourate 92 La nuit, versets 5 à 7

[11] Sourate 6 Les bestiaux, versets 112 et 113

[12] Sourate 25 Le discernement, verset 31

[13] Sourate 61 Le rang, verset 8

[14] Sourate 94 L’ouverture, versets 1 à 4

[15] Sourate 48 La victoire éclatante, versets 1 à 3

[16] Sourate 5 La table servie, verset 67

[17] Sourate 39 Les groupes, verset 36

[18] Sourate 15 Al Hijr, verset 95

[19] Sourate 108 L’abondance

[20] Sourate 33 Les coalisés, verset 21

[21] Voir sourate 59 Le rassemblement

[22] Sourate 15 Al Hijr, versets 97 à 99

[23] Sourate 68 La plume, verset 4

[24] Sourate 33 Les coalisés, verset 45

 

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