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L’Arabie avant la révélation

Al Akram Dhiyâ Al ‘Omari

 

La Mecque, [ville de la révélation] est une ville qui se situe dans le creux d’une vallée entourée d’une chaine de montagnes qui prend la forme d’un croissant de lune, qui surplombe les demeures des habitants de la Mecque, les Quoraïchites. C’est là que se trouve l’antique Maison [sacrée]. Les routes de la Mecque étaient empruntées par les tribus de la péninsule arabique, pour y commercer. Ces tribus circulaient entre la Mecque, le nord de la péninsule, l’Irak, et le Yémen, et c’est à leur passage que les Quoraïchites s’associaient à leur commerce en échange de dons qu’ils octroyaient à ces commerçants selon un pacte plus connu sous le nom de « Al îlâf ». Pacte qui fut instauré par Hâchim Ibn ‘Abdmanâf.
 
Ainsi, l’économie de cette ville était principalement basée sur les profits issus de ce commerce. Il existait aussi d’autres sources de profits économiques moins fructueuses issus de l’artisanat d’armes, de sabres, d’armures, de flèches, de couteaux. De plus, l’artisanat de la poterie et de la boiserie était développé au service de la famille et de ses besoins, tout comme l’économie de l’élevage de bovins et de la chasse. Néanmoins, c’est le commerce qui constituait la principale source d’économie à la Mecque. Ainsi, le principe du pacte d’« Al îlâf » et les accords établis au sein du commerce entre les marchands, constituaient un facteur de prospérité et de fructification des capitaux, en raison de l’ouverture du commerce vers l’extérieur.
 
Cependant, une économie basée sur le profit lié au commerce exige une certaine sécurité. C’est pourquoi les Quoraïchites usaient d’une politique douce et indulgente, et n’adoptait jamais la force pour atteindre leurs fins commerciales et gagner la sûreté des routes alentours. Ainsi, un des éléments qui contribuaient à la concrétisation de cette sûreté, était la présence de la Ka’ba. Les arabes de toute la péninsule venaient visiter ce sanctuaire qui n’abritait pas moins de trois cents soixante idoles, tel que Houbal, qui avait été en partie amenées par ‘Amr Ibn Louhayy Al Khouzâ’i de la région de Shâm[1]. Par cette action, il fut le premier à avoir altérer la religion d’Abraham. Certaines idoles quant à elles étaient d’origine locale, tandis que d’autres n’avait rien d’artisanal et n’étaient que de simples statuts de pierres comme Assâf et Nâila. De ce fait, les Quoraïchites étaient respectés puisque l’enceinte de la Mecque était le sanctuaire des arabes, ce qui assurait la pérennité de leur pacte avec les tribus qui, de surcroît préservait leurs commerces.
 
D’un point de vue historique, la sacralité antique de la Mecque remonte à Abraham. Cette ville ne cessa d’être une terre vénérée et sacrée jusqu’à l’avènement de l’Islam, qui renforça ce caractère qui n’était pas propre aux mecquois mais touchait l’ensemble des arabes de la péninsule. Cependant, ce sont les Quoraïchites qui étaient les notables dans l’enceinte de la Ka’ba, surtout après que Qoussay Ibn Kilâb, [ascendant dans la lignée du Messager d’Allah (Paix et bénédiction d’Allah sur lui)], réunit les tribus quoraichites au milieu du cinquième siècle et pris la direction des affaires à la Mecque qui était auparavant entre les mains de la tribu des Khouzâ’a. Après cela, il divisa la Mecque en quatre circonscriptions qu’il délimita avant de les attribuer aux Quoraïchites. Il organisa les affaires dans l’enceinte du sanctuaire et partagea entre ses enfants les fonctions et les tâches liés à la vie de la Maison antique qui consistait notamment à entretenir les tissus qui recouvrait la Ka’ba, à abreuver les pèlerins, à diriger les réunions… De plus, Qoussay s’était approprié la maison où se tenaient les assemblés et fit en sorte que sa porte donne sur la mosquée sacrée. C’est dans cette demeure, qu’avaient lieu les réunions des Quoraïchites concernant les guerres, les traités de paix, mais aussi que se contractaient les mariages et autres. C’était un lieu de consultation, un tribunal, dirigé par les représentants des grandes familles, les notables de la Mecque, qui pour la plupart avaient passé la quarantaine.
Qoussay avait imposé le prélèvement du dixième des richesses des commerçants de l’extérieur qui traversaient la Mecque, ce qui fut l’une des causes qui engendra un jour une révolte. Toutefois, ce qui était dicté par Qoussay était suivi à la lettre, en raison du mérite et de l’honorabilité dont il jouissait. Les notables se distinguaient par leur attachement profond à préserver les croyances et les coutumes mecquoises, chosequi ne pouvait se concrétiser si ce n’est par, la conservation de l’atmosphère qui régnait à la Mecque et le maintien de l’unité des mecquois ; ce qui explique d’ailleurs la férocité de leur opposition au moment de l’apparition de l’Islam. Ainsi, les notables virent en l’Islam une véritable menace pour l’unité des mecquois.
 
Par la suite, le petit fils de Qoussay, Hâchim, réussit à étendre les conventions du pacte d’Al îlâf relatives au commerce établit sur les territoires locaux de la Mecque, à une échelle national. Il prit l’initiative de construire plusieurs puits au service des Quoraïchites et des pèlerins. Quant à son frère, Al Mouttalib, il était réputé pour l’accomplissement des rites, pour son encouragement aux nobles caractères et son interdiction de l’injustice et de la transgression. En outre, son fils Abd Al-Mouttalib lui, était connu pour être d’une générosité sans limites et avait toujours été loué par les gens. Il fut notamment renommé pour avoir creusé le puits de Zamzam qui était la plus appréciée des eaux. Malgré tout, Abd Al-Mouttalib n’était pas le plus riche de la tribu des Quoraïchites, ni le seul notable parmi eux, mais les liens étroits qu’il entretenait avec la Maison sacrée et le fait qu’il se mettait au service des pèlerins, fit de lui une des personnalités importantes de la Mecque, c’est par ailleurs lui qui s’entretint avec Abraha, roi d’Ethiopie, lorsque celui-ci voulut envahir la Mecque.
 
C’est ainsi que le clan du Messager d’Allah (Paix et bénédiction d’Allah sur lui), bien que ce dernier figurait parmi les classes moyennes comparé aux riches commerçants de la Mecque, accéda à un rang social particulier dans cette ville au moment de l’avènement de l’Islam. D’autre part, c’est à l’apparition de l’Islam qu’un grand nombre d’antagonistes mecquois parmi les puissants notables manifestèrent leur opposition farouche ainsi que leur animosité envers cette prédication nouvelle, en éprouvant péniblement les nouveaux partisans de cette religion ; ce qui nous révèle les conditions difficiles rencontrées par le Messager d’Allah (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) au début de son appel à la Mecque.  Néanmoins, un certain nombre de personnalités prirent parti de la nouvelle religion apparue, notamment Abou Tâlib, Hamza et Al ‘Abbas qui sont les enfants d’Abd Al-Mouttalib, Abou Bakr et ‘Omar Ibn Al Khattâb.
 

Résumé à partir de l’ouvrage « L’authentique de la biographie du Prophète » de l’auteur Al Akram Dhiyâ Al ‘Omari, enseigné à l’université islamique de Médine.



[1] Terme qui désigne le nord de la péninsule arabique.


 

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