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La rétribution des péchés décuple-t-elle à La Mecque tout comme la rétribution de la bonne œuvre est doublée ?

Cheykh Abdelaziz Ibn Baz

 

Question : La punition du péché se double-t-elle à La Mecque tout comme la rétribution de la bonne œuvre est doublée ? Pourquoi se double-t-elle particulièrement dans l’enceinte de la Mecque contrairement aux autres lieux ?

 

Réponse : Les preuves issues de la législation islamique indiquent que la rétribution des bonnes œuvres augmente dans les temps et les lieux qui jouissent d’un mérite particulier, tels le mois de Ramadan, les dix premiers jours du mois de Dhoul Hidja, et telles les deux terres sacrées. Le mérite des bonnes œuvres augmente considérablement à l'intérieur de la Mecque et de Médine. Il est rapporté dans le hadith authentique que le Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) a dit : « Une prière accomplie dans ma mosquée est meilleure que mille prières accomplies ailleurs, sauf à la mosquée sacrée de la Mecque qui équivaut à cent prières accomplies dans ma mosquée »[1].

De ce fait, la prière à la mosquée sacrée de la Mecque est équivalente à cent mille prières accomplies n’importe où ailleurs[2], excepté la mosquée du Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui). En effet, elle équivaut à cent prières accomplies dans la mosquée du Prophète.

La récompense du reste des bonnes œuvres augmente également, cependant, aucun texte n’indique avec précision les limites de ce décuplement comme c’est le cas au sujet de la prière. Quant aux autres œuvres tels que le jeûne, les invocations, la lecture du Coran et les aumônes, je ne connais pas de preuves fiables qui indiquent un nombre déterminé. Les preuves indiquent de manière générale que leur mérite est décuplé sans préciser de limites.

En ce qui concerne le hadith selon lequel : « Quiconque jeûne à la Mecque, Allah le rétribuera par cent mille Ramadan », il s’agit là d’un hadith jugé faible par les gens de science.

Néanmoins, il ne fait aucun doute que le décuplement des bonnes œuvres accomplies dans les lieux sacrés de la Mecque est une chose avérée, c'est-à-dire la récompense de ces œuvres. Cependant, les textes ne définissent pas les limites de ce décuplement, excepté pour la prière au sujet de laquelle le hadith assure que sa rétribution est multipliée par cent mille comme susmentionné.

Quant aux péchés, selon les grands réviseurs parmi les gens de science, ils ne sont pas décuplés du point de vue de leur nombre, mais du point de vue de leur nature et leur rétribution. Allah (Gloire et Pureté à Lui) dit : « Quiconque viendra avec le bien aura dix fois autant ; et quiconque viendra avec le mal ne sera rétribué que par son équivalent »[3].

Ainsi, les péchés ne sont pas doublés quantitativement, ni pendant le mois de Ramadan, ni à l'intérieur de la terre sacrée et ni ailleurs. Le péché est toujours compté une seule fois, par la grâce d’Allah et Sa bonté. Cependant, le péché commis en terre sainte ainsi que le péché commis pendant le mois de Ramadan et pendant les dix premiers jours du mois de Dhoul Hidja est beaucoup plus grave que celui commis en dehors de ce lieu et de ces temps. En d’autre terme, le péché commis à la Mecque est beaucoup plus grave et plus immense que celui commis à Djeddah et Tâ’if par exemple. De même pour le péché commis pendant le mois de Ramadan ou pendant les dix premiers jours du mois de Dhoul Hidja, est plus grave que celui commis pendant le mois de Rajab ou Cha'bân, et ainsi de suite.

C’est la rétribution de ces péchés qui est décuplée et non pas leur nombre, contrairement aux  bonnes œuvres dont le mérite et le nombre sont décuplés par la grâce d’Allah. Parmi les preuves qui indiquent l’ampleur de la menace qui pèse sur ceux qui commettent des péchés en terre sainte figure la parole d’Allah : « Quiconque cherche à y commettre un sacrilège injustement, Nous lui ferons goûter un châtiment douloureux »[4].

Cela prouve que le péché commis en terre sainte est grave, au point ou l'intention même d'y commettre un péché est concernée par cette menace. Si la menace d’un châtiment douloureux pèse sur celui qui a simplement l'intention de commettre un sacrilège en terre sainte, que dire alors de celui qui s’adonne réellement au sacrilège, aux péchés et mauvaises œuvres pour qui l’acte sera plus grave que la simple intention !!. Tout cela nous montre que le péché commis en terre sacrée est très grave.

Quant au mot sacrilège employé dans le verset, il renvoi à tout penchant vers le faux, qu’il s’agisse de tout ce qui a trait à la croyance ou autre, car Allah dit : « Quiconque cherche à y commettre un sacrilège injustement », et ce terme reste d’ordre général. Ainsi, quiconque viendrait à commettre n'importe quel genre de sacrilège sera concerné par cette menace.

Il peut s’agir d’un faux penchant dans le domaine de la croyance qui conduit à la mécréance, ce qui constitue un sacrilège encore plus grand ; ou d’un faux penchant vers des péchés tels que l’alcool, l'adultère ou la désobéissance aux parents, pour lesquels la punition qui est réservée sera moins dure que celle du mécréant.

Enfin, s’il s’agit d’un sacrilège se manifestant par l’injustice à l’encontre des gens tel que le meurtre, le vol, l'insulte ou autres, ceci constitue alors un autre genre toujours appelé sacrilège et injustice dont l'auteur est exposé à un grave danger. Cependant, le sacrilège qui induit le mécréance et la sortie hors du cadre de l'Islam est pire que toutes les autres désobéissances, comme l’indique la parole d'Allah : « Le polythéisme est vraiment une injustice énorme »[5].

Qu'Allah vous accorde la réussite et que les éloges et le salut soient sur notre Prophète Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.



[1] Rapporté par Ahmed et Ibn Hibbân avec une chaîne de transmission authentique

[2] En effet une prière accomplies dans la mosquée de Médine équivalant a 1000, l’équivalent de cent prières valant 1000 équivaut a 100.000

[3] Sourate 6 Les bestiaux, verset 160

[4] Sourate 22 Le pèlerinage, verset 25

[5] Sourate 31 Louqmân, verset 13

 

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