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Comment dissiper les malheurs et les épreuves et alléger leur impact (1)

Abdou Rahman ibn Abdoul Karim Al Sheha

Parmi les meilleurs traitements de l'épreuve et des malheurs on note :

 
1- La croyance sincère au destin. C'est en effet un facteur essentiel de la réduction de l’impact des épreuves et des malheurs sur le croyant. Elle protège le musulman contre beaucoup de maladies corporelles résultant des causes psychologiques que suscitent les luttes internes dans l’organisme. En effet, lorsque le musulman croit fermement que ce qui lui arrive ne pouvait que l’atteindre et ce qui ne l’a pas atteint ne pouvait pas l’atteindre, il agrée ce qu’Allah lui a réservé et lui a destiné. Allah dit :[ Nul malheur n’atteint la terre ni vos personnes, qui ne soit enregistré dans un Livre avant que Nous ne l’ayons créé ; et cela est certes facile à Allah, afin que vous ne vous tourmentiez pas au sujet de ce qui vous a échappé, ni n’exultiez pour ce qu’Il vous a donné. Et Allah n’aime point tout présomptueux plein de gloriole ][1].
 
Le Messager (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) a dit : « Le croyant fort est meilleur et plus aimé par Allah que le croyant faible, et il y a en chacun d’eux un bien. Convoite ce qui t’est utile, implore le secours d'Allah et ne te décourage pas, et si quelque chose t'arrive ne dis pas : si j’avais agi ainsi, cela aurait été comme ceci et comme cela. Dis plutôt : Allah l'a décrété et Il fait ce qu’Il veut ; car « si » ouvre la voie à l'œuvre du démon »[2].
 
Aussi, il incombe au croyant d'être satisfait de son Seigneur et de ce qu'Il destine pour ou contre lui, dans la richesse comme dans la pauvreté, en état de bonne santé comme en cas de maladie, dans la difficulté comme dans l'aisance. Il ne doit pas être de ceux qui sont satisfaits en cas de richesse, de bonne santé et de vie aisée et se montrent mécontents et affligés en cas de pauvreté, de maladie et de difficulté. Il serait alors à l’image de ceux dont Allah parle dans ce passage du Qur’an : [ Il en est parmi les gens qui adorent Allah marginalement. S’il leur arrive un bien, ils s’en tranquillisent, et s’il leur arrive une épreuve, ils détournent leur visage, perdant ainsi (le bien) de l’ici-bas et de l’au-delà. Telle est la perte évidente ! ][3].
 
Lorsque le serviteur sait que tout est entre les mains d'Allah, l'unique qui n’a pas d’associé, qu'Il agit comme Il veut dans Son royaume et sur Ses créatures, qu'Il ne décrète que ce qui est bien, et qu’Il est Celui qui aide et qui nuit, qui guérit et rend malade, qui abaisse et qui élève, qui donne et qui prive, sa conscience se tranquillise ; Allah dit : [ Et si Allah fait qu’un mal te touche, nul ne peut l’écarter en dehors de Lui. Et s’Il te veut un bien, nul ne peut repousser Sa grâce. Il en gratifie qui Il veut parmi Ses serviteurs][4].
 
Lorsque le serviteur sait cela et en est fermement convaincu, il s’attache vigoureusement à Allah, se confie sincèrement à Lui et se réfugie auprès de Lui tel un peureux qui craint Son châtiment, espère Sa récompense, aspire à Ses largesses et bienfaits, et ceci en usant des voies et moyens légaux pour y parvenir. Allah dit : [ et quiconque se confie à Allah, alors il le suffit][5].
 
En effet, le serviteur est faible et ne sait pas où est le bien. Il peut se cacher derrière un malheur un bonheur, et il peut se cacher derrière un bonheur un mal. Allah dit : [Or, il se peut que vous ayez de l’aversion pour une chose alors qu’elle vous est un bien. Et il se peut que vous aimiez une chose alors qu’elle vous est mauvaise. C’est Allah qui sait, alors que vous ne savez pas][6].
 
C’est dans ce sens que vient le chapitre de l'espérance de la récompense d'Allah pour la patience face aux épreuves et malheurs qu'Il décrète pour Son serviteur, que ce soit sur sa personne, sur sa famille et ses biens. Allah dit : [ Et fais la bonne annonce aux endurants, qui disent, quand un malheur les atteint : “Certes nous sommes à Allah, et c’est à Lui que nous retournerons”. Ceux-là reçoivent des bénédictions de leur Seigneur, ainsi que la miséricorde; et ceux-là sont les biens guidés][7].
 
Le Messager (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) a dit : « Tout individu qui, touché par une épreuve, dit : « [ Certes nous sommes à Allah, et c’est à Lui que nous retournerons] ô Allah, récompense moi pour mon malheur et remplace le par ce qui est meilleur pour moi »[8]. Allah lui attribuera la récompense pour son malheur et remplacera ce dernier par ce qui est meilleur »[9].
 
Ibn Al Qayyim[10] -qu'Allah lui accorde de Sa miséricorde- a dit : « Cette expression fait partie des traitements les plus considérables et les plus utiles pour l’éprouvé dans l’immédiat et le futur, car elle renferme deux grands principes qui, dès qu’ils sont bien appréhendés par le serviteur le consolent dans son malheur :
 
Premièrement : c’est que l’individu, sa famille et ses biens sont en vérité une propriété d'Allah. Il les a placés chez Son serviteur en tant que prêt ; lorsqu'Il en retranche quelque chose, Il est comme un prêteur qui récupère son bien emprunté.
 
Deuxièmement : c’est que la destination finale de l’individu et son lieu de retour c’est auprès d'Allah, son véritable maître. Il va inévitablement laisser ce bas monde en arrière pour aller auprès du Seigneur, seul comme il fut créé pour la première fois, sans famille ni bien, ni proches, mais plutôt avec ses bonnes et mauvaises actions. Si tel est le début et la fin de l’individu, comment peut-il se réjouir de ce qui existe et se chagriner pour ce qui n’est pas ? Aussi, sa méditation sur son début et sa destination finale constitue le plus important remède pour ce mal ».
 
 

Extrait tiré du livre : La Citadelle du Croyant, de Abdou Rahman ibn Abdoul Karim Al Sheha.

 

 


[1]57 Al Hadid 22.
[2]Sahih Mouslim vol 4 p2052 hadith n° 2664.
[3]22 Hadj, 11.
[4] Younous, 104.
[5]65 At-Talâq, 3.
[6]2 Al Baqarah 216.
[7]2 Al Baqarah 155.
[8] إنا لله وإنا إليه راجعون"اللهم أجرني في مصيبتي وأخلف لي خيرا منها"
[9]Sahih Mouslim vol 2 p 632 hadith n° 918.
[10] Zâdoul Maâd fi Hadyi Khairil Ibâd vol 4 p 188-195 avec de légères modifications.

 

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