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La Conversion à l’Islam (5)

Jamaal al-Din M. Zarabozo

La richesse acquise avant la conversion à l’Islam

Il est très probable qu’une certaine partie de la richesse du non Musulman qui embrasse l’Islam soit issue de sources jugées illicites par la religion. Par exemple, le converti pourrait avoir de l’argent issu de transactions et investissements assortis d’intérêts, de la vente ou de la distribution d’alcool, etc. Que doit alors faire le nouveau Musulman avec cette richesse qui se trouve déjà en sa possession[1] ?

 

D’une manière générale, toute richesse que l’on dispose au moment de sa conversion demeure la propriété du converti, sans égard à la façon dont celle-ci a été acquise. Cet individu n’est pas tenu pour responsable de son manque d’application des principes islamique avant sa conversion. Ainsi, par exemple, Allah dit : [Celui, donc, qui cesse dès que lui est venue une exhortation de son Seigneur, peut conserver ce qu’il a acquis auparavant; et son affaire dépend d’Allah] (2:275). Ce verset démontre qu’Allah pardonne les actions accomplies par l’individu avant que ne lui parvienne la guidée et qu’il soit obligé de suivre de telles prescriptions. De nombreuses personnes ont embrassées l’Islam du vivant du Prophète (paix et bénédiction d'Allah sur lui). Or, il n’existe aucune indication qu’il ait interrogé l’un d’eux au sujet de la richesse en sa possession et la façon dont il aurait acquis cette richesse. En réalité, même les mariages ayant eu lieu avant la conversion n’étaient ni remis en cause ni examinés pour vérifier si leurs contrats obéissaient aux normes islamiques. En fait, il existe de nombreux récits qui démontrent que le Prophète avait explicitement approuvé que les convertis gardent les biens en leur possession. A vrai dire, l’individu gagnait de tels biens en croyant que ce qu’il faisait n’avait rien de mauvais. D’où il lui est permis de garder de telles richesses. Son cas est différent de celui d’un Musulman qui, délibérément, vend de l’alcool, par exemple. Un tel Musulman, même après s’être repenti de cet acte, ne doit pas garder cette richesse acquise illicitement.

 

Cependant, la situation est différente si, au moment de la conversion, le converti n’a pas encore reçu de l’argent provenant d’une source jugée illicite par l’Islam. Par exemple, l’individu pourrait avoir vendu ou livré de l’alcool à quelqu’un le 1er juillet et selon les termes de leur accord, ne doit pas être payé avant le 1er décembre. Entre temps, disons en septembre, celui qui a vendu l’alcool se convertit à l’Islam. Il est possible de se pencher sur ce cas et dire que le contrat étant conclu avant sa conversion, il a toujours droit à cet argent, étant donné qu’il s’agit d’une richesse gagnée avant sa conversion à l’Islam. Cependant, pour la majorité des érudits, il n’a plus le droit de toucher cet argent. Ils citent une fois de plus le verset suivant : [Celui, donc, qui cesse dès que lui est venue une exhortation de son Seigneur, peut conserver ce qu’il a acquis auparavant; et son affaire dépend d’Allah] (2:275). A présent qu’il a reçu un avertissement, il ne peut garder que ce qu’il aura reçu avant et doit oublier tout ce qui vient après.

 

Allah dit également : [Et si vous vous repentez, vous aurez vos capitaux] (2:279). Ainsi, par exemple, le Prophète (paix et bénédiction d'Allah sur lui) a abolit tous les accords fondés sur l’intérêt au cours d’un discours à la Mecque, alors que de nombreuses personnes venaient juste d’embrasser l’Islam. De ce fait, en dépit de ce que ces contrats avaient été conclus avant la conversion à l’Islam, le Prophète (paix et bénédiction d'Allah sur lui) avait clairement annulé l’aspect prohibé de ces contrats. En somme, une fois qu’un individu embrasse l’Islam, il doit, à partir de cet instant, oublier et refuser d’accepter tout bien qu’il aurait acquis par des moyens illicites, quand bien même ce contrat aurait eu lieu avant sa conversion. En réalité, l’individu doit à présent croire que cet argent est prohibé et, par conséquent, il ne doit, lui-même, plus souhaiter le percevoir ou en tirer profit. Au vu de la nature des contrats de nos jours, il pourrait ne pas être à même de l’annuler. S’il est obligé de percevoir pareil argent, il doit l’offrir à quelqu’un d’autre et s’en débarrasser. (De nombreuses mosquées disposent de comptes spécifiques destinés à recevoir de l’argent gagné par des moyens illicites, que l’on est cependant obligé de recevoir –comme l’intérêt sur les dépôts. Cet argent sera utilisé de façon assez spécifique comme le recommande les docteurs.)

 

Les Mariages de la vie préislamique

La religion musulmane admet indubitablement les mariages conclus en dehors de l’Islam ou avant la conversion à l’Islam. Les preuves sont légion. Par exemple, dans la sourate al-Masad, Allah fait allusion à la femme d’Abu Lahab, l’oncle du Prophète qui s’opposait vigoureusement à ce dernier, aussi bien qu’à la femme de Pharaon. De nombreux Compagnons du Prophète (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) étaient nés avant l’avènement de l’Islam. Pourtant, ils étaient considérés comme des enfants légitimes de leurs parents. En réalité, le Prophète (paix et bénédiction d'Allah sur lui) n’a jamais ordonné aux Compagnons mariés de se remarier après s’être convertit a l’Islam. En fait, le Prophète (paix et bénédiction d'Allah sur lui) ne leur a même jamais demandé dans quelles circonstances ils avaient conclu leurs mariages, par exemple pour savoir s’il y avait des témoins, etc.

 

Toutefois, des relations qui étaient considérées comme illicites par la religion ou la législation antérieure du converti sont également jugées illicites en Islam. Ainsi, par exemple, un fils illégitime dans la vie antérieure demeure illégitime après la conversion à l’Islam[2]. En revanche, tout enfant né d’un mariage préislamique légitime sera considéré comme un enfant légitime et continuera d’être l’enfant légitime du Musulman converti.

 

L’exception à ce principe général qui confirme les mariages préislamiques intervient lorsque le mari et la femme se trouvent dans une dimension prohibée du mariage. Ainsi, par exemple, dans la Perse ancienne, des frères et sœurs pouvaient se marier entre eux. Un tel mariage est considéré comme nul aussitôt que l’un des conjoints embrasse l’Islam. De plus, dans une situation de polygamie, lorsqu’un homme est marié à plus de quatre femmes, après avoir embrassé l’Islam, il doit se séparer de certaines d’entre elles et n’en garder que quatre au maximum.

 

A ce niveau, il convient d’aborder certaines autres questions importantes liées à la conversion à l’Islam. Si le mari et sa femme embrassent tous deux l’Islam approximativement au même moment, alors leur mariage reste intact et ils n’ont pas besoin d’entreprendre quelque autre mesure. Si un homme marié à une femme chrétienne ou juive, embrasse l’Islam, le mariage reste également intact et il n’a pas besoin d’entreprendre quelque autre mesure[3]. Ces cas sont clairs et non problématiques. Les cas problématiques sont les suivant :

1- Un converti marié à une femme qui n’est ni chrétienne, ni juive et n’accepte pas l’Islam.

2- Une convertie mariée à un non Musulman[4].

 

Les versets du Qur'an traitant de ces questions sont les suivants : [ô les croyants ! Quand les croyantes viennent à vous en émigrées, éprouvez-les; Allah connaît mieux leur foi; si vous constatez qu’elles sont croyantes, ne les renvoyez pas aux mécréants. Elles ne sont pas licites [en tant qu’épouses] pour eux, et eux non plus ne sont pas licites [en tant qu’époux] pour elles.] (60:10). Allah dit également : [Et n’épousez pas les femmes associatrices tant qu’elles n’auront pas la foi, et certes, une esclave croyante vaut mieux qu’une associatrice, même si elle vous enchante. Et ne donnez pas d’épouses aux associateurs tant qu’ils n’auront pas la foi, et certes, un esclave croyant vaut mieux qu’un associateur même s’il vous enchante. Car ceux-là [les associateurs] invitent au Feu; tandis qu’Allah invite, de part Sa Grâce, au Paradis et au pardon. Et Il expose aux gens Ses enseignements afin qu’ils se souviennent !] (2:221).

 

D’après ibn al-Qayyim, lorsqu’une femme mariée à un non Musulman se convertit à l’Islam, ce contrat de mariage devient suspendu et non contraignant. En d’autres termes, elle n’est plus sa femme, sujette à entretenir des relations conjugales et l’homme n’est plus tenu d’assumer pour celle-ci ses responsabilités financières[5].

 

Cependant, la femme est libre de choisir de mettre un terme au mariage (se donnant ainsi la liberté d’épouser quelqu’un d’autre, ce qui ne pourra cependant se faire qu’au terme de sa période d’attente) ou de suspendre le mariage dans le sens d’attendre que son mari embrasse l’Islam. Dans ce dernier cas, une fois que l’homme embrasse l’Islam, la femme lui revient automatiquement en tant qu’épouse. Ils n’ont pas besoin de conclure un nouveau mariage, même si la conversion du mari intervient de nombreuses années après celle de l’épouse. Le cas de Zainab, la fille du Prophète justifie à suffisance cette posture. Alors qu’elle avait déjà embrassé l’Islam, son mari, Abu al-Aas ibn al-Rabee, refusa de la suivre de nombreuses années durant. Puis, finalement, six années après, il vint à Médine et le Prophète (paix et bénédiction d'Allah sur lui) a réunit leur couple sans un nouveau contrat de mariage ni une nouvelle dote[6].

 

Si l’homme embrasse l’Islam alors que sa femme n’est ni musulmane, ni juive ni chrétienne, la retenir comme épouse sera nuisible à celle-ci, puisqu’il ne lui sera pas permis d’entretenir des relations conjugales avec elle ni de la traiter comme une femme à part entière. Ainsi, dans ce cas de figure, le mariage prend fin si la femme refuse d’embrasser l’Islam. Allah dit à cet effet : [Et ne gardez pas de liens conjugaux avec les mécréantes] (60:10).

 

A Suivre...

 


[1] Pour plus de détails sur cette question, voir Abbaas al-Baaz, Ahkaam al-Maal al-Haraam (Amman, Jordanie : Daar al-Nafaa`is, 1999), pp. 121-134. Le développement de cette partie s’appuie essentiellement sur l’ouvrage d’Al-Baaz.

[2] Cf., Muhammad ibn Abu Bakr ibn Qayyim al-Jauziyyah, Ahkaam Ahl al-Dhimmah (Damam, Arabie Saoudite : Zamaadi li-l-Nashr, 1997), vol. 2, pp. 764f.

[3] Ce jugement s’appuie sur le verset [“Vous sont permises, aujourd’hui, les bonnes nourritures. Vous est permise la nourriture des gens du Livre, et votre propre nourriture leur est permise. (Vous sont permises) les femmes vertueuses d’entre les croyantes, et les femmes vertueuses d’entre les gens qui ont reçu le Livre avant vous, si vous leur donnez leur mahr, avec contrat de mariage, non en débauchés ni en preneurs d’amantes.] (5:5).

[4] En dépit l’importante divergence de vue qui entoure ces questions, nous nous alignons sur les conclusions dégagées par al-Qayyim dans Ahkaam Ahl al-Dhimmah (vol. 2, pp. 640-695). Ibn al-Qayyim a traité ces questions de manière très approfondie, soutenant son opinion par de solides arguments convaincants.

[5] Elle n’est pas sous sa charge financière parce que c’est elle qui a choisi cette option, en ne remplissant pas son devoir conjugal vis-à-vis de son mari.

[6] Ibn al-Qayyim (vol. 2, p. 650) également présente un récit selon lequel lorsque le mari de Zainab se rendait à Médine, celle-ci demanda au Prophète (paix et bénédiction d'Allah sur lui) s’il pouvait descendre chez elle. Le Prophète Muhammad (paix et bénédiction d'Allah sur lui) lui dit : « Il s’agit de ton époux, mais il ne saurait être en contact [physique] avec toi. » Ce qui démontre que le mariage est suspendu. Il ne s’agit ni d’un mariage accompli ni d’un divorce total. Malheureusement, il ne nous a pas été possible de trouver ce récit à travers des sources autres de cette référence.

 

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