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De la naissance du Messager d’Allah à la révélation

Al Akram Dhiyâ Al ‘Omari

Le Messager d’Allah Mohammed (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) n’a jamais connu son père. Ce dernier mourut à Médine auprès de ses oncles de la tribu de Béni ‘Adiyy Ibn Nadjâr. Alors qu’il était en voyage pour affaire, il fut atteint d’une maladie à la suite de laquelle il s’éteignit et fut enterré à Médine. Ainsi, le Messager d’Allah (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) naquit orphelin selon les récits les plus connus et les plus répandus. A ce sujet, l’imam Ibn Kathîr affirme qu’il s’agit là du statut d’orphelin le plus tragique pour un individu. Allah fait certes mention de son enfance orpheline lorsqu’Il dit : « Ne t’a-t-Il pas trouvé orphelin ? Alors Il t’a accueilli ! »[1].
 
En ce concerne la date de sa naissance, il est rapporté de source sûre qu’il naquit un lundi au cours de l’année de l’éléphant[2]. C’est là, l’avis de la majeure partie des gens de science. De plus, cet avis est corroboré par le travail de chercheurs musulmans et orientalistes à l’issu duquel ils affirment que l’année de l’éléphant eut lieu l’an 570 ou 571 du calendrier grégorien. En ce qui concerne le mois de sa naissance, ce fut le 12 du mois de Rabî al awwal, selon l’avis le plus sûr, relaté par Ibn Hichâm dans son ouvrage « L’Histoire » qui attribut cette affirmation à Ibn Ishâq.
 
La célèbre histoire de l’éléphant est un évènement historiquement établit selon les textes coraniques : « N’as-tu pas vu comment ton Seigneur a agi envers les gens de l’Eléphant? 2. N’a-t-Il pas rendu leur ruse complètement vaine? 3. et envoyé sur eux des oiseaux par volées 4. Qui leur lançaient des pierres d’argile? 5. Et Il les a rendus semblables à une paille mâchée »[3]. En outre, certains savants tel que l’imam Ibn Al Qayyim et Al Qastalâni, déclarent que la naissance du Messager d’Allah (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) eut lieu après cet évènement.
 
De plus, de nombreux récits ont été rapportés concernant la particularité de la grossesse de sa mère Amina, affirmant qu’il naquit circoncis ou que l’ange Djibril l’aurait circoncis ; que certaines statuts se seraient renversées dans certains lieux de culte polythéiste à la Mecque ; ou encore que les feux des zoroastriens s’éteignirent. Hors, aucun de ces récits n’a de réels fondements dans la biographie du Messager d’Allah (Paix et bénédiction d’Allah sur lui). En revanche, certains récits plus acceptables, relatent que sa mère Amina vit sortir d’elle au moment de mettre son fils Mohammed au monde, une lumière d’une telle intensité qu’elle éclaira les palais de la ville de Basra dans le nord de la péninsule.  
 
Parmi les femmes qui l’ont allaité figurent Thouwayba, une servante de son oncle Abou Lahâb, et il est prouvé selon la généalogie, qu’elle était aussi la sœur de lait de son oncle Hamza ; figure également Halîma Assa’diyya dans les demeures des Béni Sa’d et son récit célèbre qui relate un allaitement bénit d’un bébé qui allait bientôt marquer le monde par la dernière prophétie.
 
Encore enfant, il est rapporté selon d’authentique récits, que des anges vinrent trouver le Messager d’Allah (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) et lui ouvrirent la poitrine. C’est ainsi qu’ils ouvrirent sa poitrine et la refermèrent alors qu’il n’avait que quatre ans ou cinq ans. Par ailleurs, Mohammed (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) vécu cette même expérience à deux reprises durant sa vie. La première fois, ce fut à l’âge de quatre ou cinq ans alors qu’il jouait dehors avec les enfants au sein de la tribu des Béni Sa’d. A ce propos, l’imam Mouslim rapporte dans son recueil authentique d’après Anas Ibn Mâlik qui relate ce qui suit : « L’ange Djibril vint trouver le Messager d’Allah alors qu’il jouait avec deux enfants, c’est alors qu’il le saisit, l’endormi et lui ouvra la poitrine pour en sortir le cœur duquel il retira un morceau de chair et dit : « Ceci représente la part d’emprise de Satan sur toi ». Puis, il lava son cœur dans un récipient en or avec de l’eau de Zamzam et replaça le cœur et referma sa poitrine. Les deux enfants accoururent vers la nourrice de Mohammed, sa mère de lait, et s’écrièrent : « Mohammed a été tué ». Ils le recueillirent alors tout pâle. Puis, Anas ajouta : « Il m’arrivait de voir les traces de sa cicatrice sur sa poitrine ». Il ne fait aucun doute que cette purification de Satan était en fait une manière précoce de consolider la prédisposition de Mohammed (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) à recevoir la prophétie qu’il allait recevoir, et de préparer son immunité face mal et l’adoration d’autre divinités en dehors d’Allah. Comment pouvait-il y avoir un autre culte dans son cœur qu’un monothéisme pur (At-tawhîd). En effet, il est prouvé d’après un certain nombre de ahadiths, que le Messager d’Allah (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) n’a jamais commis de grands péché et ne s’est jamais prosterné devant une statue, malgré le fait que cela était extrêmement répandu autour de lui. Quant à la seconde fois où cette expérience se produisit, ce fut lors de la nuit de son ascension.
 
Cette circonstance poussa sa mère de lait et nourrice Halîma, à restituer Mohammed (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) à sa mère Amina et son grand-père Abd Al-Mouttalib, car cette dernière craignait pour lui, et bien qu’elle était fortement attachée à lui, elle désira mettre fin à toute responsabilité lié à la garde de Mohammed, qui n’avait alors que quatre ou cinq ans. C’est à l’âge de six que sa mère décéda sur le chemin retour de Médine vers la Mecque, au cours d’un voyage entrepris avec lui, pour se rendre auprès de ses oncle du clan des Béni ‘Adiyy Ibn Nadjâr. C’est alors son grand-père Abd Al-Mouttalib qui le prit à sa charge et s’en occupa. Lorsqu’il mourut à l’âge de 82 ans, ce dernier enjoignit Abou Tâlib de le recueillir. Mohammed (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) était alors âgé de huit ans. Son oncle Abou Tâlib éprouvait énormément d’affection pour son neveu et était très attaché à lui, comme l’indique le choix qu’il fit de l’emporter avec lui durant son voyage vers la région de Châm. D’ailleurs, au cours de ce long voyage entreprit pour commercer, c’est en compagnie de Mohammed âgé alors de 9, 10 ou 12 ans selon les différentes versions, qu’Abou Talib fit la rencontre d’un moine dénommé Bahîra à Basra. Ce dernier convia tous les hommes de la caravane. Le moine reconnu Mohammed encore enfant, par ses signes, à savoir qu’il était orphelin, qu’il portait la trace de la prophétie sur son dos. Pour finir, il mit en garde Abou Tâlib contre les juifs et les romains.
 
Plus tard, le Messager d’Allah (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) épousera Khadîja Bint Khouweylid, une commerçante aisée de la Mecque, qui deviendra la mère des croyants. En effet, le Messager d’Allah (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) gérait le commerce de Khadîja et voyageait dans toute la péninsule pour son compte. Elle fut fascinée par son éthique et sa nature. Il l’épousa après avoir demandé sa main à son père, Khouweylid Ibn Assad qui accepta de la marier.
 
Le Messager d’Allah (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) partagea la demeure de son épouse, et c’est dans cette dernière qu’elle mit au monde leurs enfants et c’est aussi dans cette demeure qu’elle s’éteignit. Après sa mort, le Messager d’Allah (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) continua d’occuper cette demeure, et ce, jusqu’au moment de l’émigration vers Médine. Les éloges qu’il faisait d’elle, l’amour qu’il lui portait, la tristesse qu’il ressentait à chaque fois qu’il l’évoquait, ainsi que les positions qu’elle adopta au côté de son époux, le Messager d’Allah, au moment de la révélation, témoigne de la figure emblématique de cette femme dans l’Histoire de l’Islam.
 
D’autre part, les gens de science sont unanimes quant au fait qu’elle fut sa première épouse. Ensemble, ils eurent deux garçons, Al Qassîm et ‘Abdoullah, et quatre filles, Zaynab, Oum Kalthoûm, Fâtima et Rouqayya. En ce qui concerne les garçons, ils décédèrent avant la révélation. Quant aux filles, elles embrassèrent l’Islam après son avènement. Khadîja mourut trois ans avant l’émigration vers Médine, et ce, avant la nuit de l’ascension.
 
 
Résumé à partir de l’ouvrage « L’authentique de la biographie du Prophète » de l’auteur Al Akram Dhiyâ Al ‘Omari, enseigné à l’université islamique de Médine.


[1] Sourate 93 Le jour montant verset 6.
[2] Les Abyssins qui occupèrent le Yémen voulaient évangéliser l’Arabie toute entière, et la Ka’ba de la Mecque fut leur grand objectif. En raison des entraves qu’ils mettaient au pèlerinage, un arabe se vengea en profanant l’église à San’â. Alors, le gouverneur abyssin, Abraha, fit venir un éléphant de taille gigantesque, et dirigea une grande expédition contre la Mecque, d’où le nom de l’année de l’éléphant, marquée par cet évènement de taille. Le grand-chef mecquois, Abd Al-Mouttalib (grand-père de Mohammed (Paix et bénédiction d’Allah sur lui))  le rencontra dans la banlieue et fit grande impression à sa rencontre. Celui-ci lui demanda ce qu’il voulait, et Abd Al-Mouttalib exigea seulement ses chameaux pillés par les Abyssins. A l’étonnement de l’envahisseur, il dit: «Les chameaux m’appartiennent, je les réclame donc. Quant à la Ka’ba, elle a Son maître qui s’en occupera». En effet, l’éléphant, refusa de marcher vers la Mecque; et des volées d’oiseaux vinrent lapider et détruire l’armée dont personne ne fut épargné... Lors de la révélation de cette sourate, environ 40 ans après, il y avait encore des témoins oculaires au sein des païens de la Mecque, ceux-là mêmes qui ridiculisaient chaque verset du Coran.
[3] Sourate 105 L’éléphant.

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