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Second Appel à la bienveillance entre les gens de la Sounnah

sheikh Abdel-Muhsin al-’Abbâd

 

Louange à Allah, nul force ni puissance si ce n’est par Allah, que les éloges, le salut et les bénédictions d’Allah soient sur Son serviteur et messager, notre Prophète Mohammed, sur sa famille, ses compagnons ainsi que leurs alliés. Ceci dit :

 

Certes, les gens de la Sounnah s’étant consacrés aux sciences religieuses et ayant emprunté la voie des premiers de cette communauté sont, à notre époque, les personnes qui ont sans aucun doute le plus besoin d'entente et de conseils mutuels ; sans compter qu'ils représentent une minorité en comparaison aux groupes et sectes qui ont dévié de la voie des prédécesseurs de cette communauté.

 

Ainsi, il y a plus d'une dizaine d'année, du temps des deux honorables  Cheykhs : notre Cheykh Abdel-’Azîz ibn Bâz et notre Cheykh Mohammed Ibn Al ‘Otheymîne – qu'Allah leur fasse miséricorde – un très petit groupe parmi les gens de la Sounnah s’est consacrée à la mise en garde contre certains groupes ayant dévié de la voie des pieux prédécesseurs, et ceci est une tâche louable et qui mérite reconnaissance. Cependant, il est regrettable qu’à la suite du décès des deux Cheykhs, une partie de ce groupe s'en est pris, tant à l'intérieur du pays (Arabie saoudite) qu'à l’étranger, à certains de leurs frères parmi les gens de la Sounnah, connus pour appeler à l'attachement à la voie des prédécesseurs de cette communauté. Or, il était de leur devoir d'accepter leurs qualités, de les soutenir et de combler leurs erreurs, s’il s’avérait réellement qu’il s’agissait d’erreurs, tout comme il était de leur devoir de ne pas passer leur temps dans leurs assises à les évoquer et à mettre en garde contre eux.

 

Ils auraient plutôt dû s'occuper d’acquérir la science, de l'enseigner et de la prêcher, et voilà la voie droite menant au bien et à la réforme, celle sur laquelle était notre Cheykh : Abdel-’Azîz ibn Baz, l'imam des gens de la Sounnah et du groupe à notre époque, qu'Allah lui fasse miséricorde. De plus, les partisans de la Sounnah s’étant consacrés aux sciences religieuses à notre époque sont peu nombreux et ont donc plus besoin de voir leur nombre augmenter plutôt que de diminuer, et de voir s'installer entre eux l'entente plutôt que la scission. Et nous disons à leur sujet ce que disent les spécialistes de la grammaire arabe « Le diminutif ne se raccourci pas ».

 

Cheykh Al Islam Ibn Taymiyya dit dans son recueil de fatâwâs : « Vous savez certes que parmi les règles fondamentales sur lesquelles reposent les bases de la religion, figurent l'union des cœurs, l’unité des voix ainsi que la réconciliation mutuelle. Allah dit à ce sujet : « Craignez Allah, maintenez la concorde entre vous » et aussi : « Et cramponnez-vous tous ensemble au "Habl" (câble) de Dieu et ne soyez pas divisés » mais aussi : « Et ne soyez pas comme ceux qui se sont divisés et se sont disputer, après que les preuves leur furent venues, et ceux-là auront un énorme châtiment », ainsi que d'autres textes ordonnant l'union et la concorde, et interdisant la division et la divergence. Et les véritables adeptes de ce fondement, sont les gens du groupe, au même titre que ceux qui outrepassent les limites de ce fondement sont les gens de la division » (fin de citation).

 

J'avais certes écrit, à ce sujet, un épitre intitulé : « Appel à la bienveillance entre les gens de la Sounnah » édité en 1424 de l'hégire, puis en 1426, par la suite il fut édité et introduit dans la compilation de mes livres et de mes épitres en 1428. J'y avais recensé un grand nombre de textes du Coran et de la Sounnah ainsi que des paroles de savants des gens de la Sounnah, et après introduction, cette épitre était constitué des sujets suivants : le bienfait de la parole et de l'expression, le fait de veiller à n'utiliser sa langue que dans le bien, la suspicion et l'espionnage, la bonté et la douceur, la position des gens de la Sounnah vis-à-vis du savant qui commet une erreur qui est de trouver des excuses et non de le rendre innovateur et de l’excommunier (al hadjr), la discorde due à la critique et au hadjr à laquelle se livrent certains partisans de la Sounnah à notre époque et la voie à suivre pour s'en préserver, l'innovation du test qui consiste à tester les gens en fonction de leur position concernant des individus, la mise en garde contre la discorde due à la critique et la taxation d'innovateur émise par certains des partisans de la Sounnah à notre époque.

 

Il est malheureusement regrettable de constater une recrudescence de ces faits ces derniers temps, qui se manifeste par des attaques visant certains gens de la Sounnah victimes de critiques et de taxation d'innovateur et tout ce qui s'en suit comme hadjr ; et les mêmes questions se réitèrent sans cesse : quel est ton avis sur untel qui a été rendu innovateur par untel ?

 

Puis-je lire le livre d'untel qu'untel a rendu innovateur ?

 

Et certains étudiants débutants disent à leurs semblables : quel est ta position sur untel qu'untel a rendu innovateur ? Il t’est obligatoire de prendre une position sur lui sans quoi nous te délaisserons !!!

 

Et ce qui est pire encore, c’est que ce genre de choses se produit dans certains pays d'Europe dans lesquels se trouvent des étudiants des gens de la Sounnah dont les bagages scientifiques sont minces, qui sont dans le plus grand besoin d’acquérir la science bénéfique et de se préserver de la discorde du hadjr due au suivi aveugle (taqlîd) dans la critique. Or, cette voie ressemble fortement à celle des frères musulmans dont le fondateur a dit : « Votre prédication est plus en droit d'être suivi que de suivre une quelconque autre voie…, car elle est la base même du bien tandis que les autres [voies] ne sont pas dépourvues d'imperfection !! »[1].

 

Il dit également : « Notre position, quant aux différentes mouvances outrancières à notre époque qui ont divisés les cœurs et troublés les esprits, est de les peser à la balance de notre prédication, et ce qui est en accord est alors bienvenue ! Quant à ce qui est en diverge, nous nous en désavouons »[2].

 

Il serait meilleur pour ces étudiants, plutôt que de s'occuper de cette discorde, de se préoccuper de lire les livres bénéfiques des gens de la Sounnah, entre autres ceux des savants contemporains comme le recueil de fatâwâs de notre Cheykh Abdel-’Azîz Ibn Bâz, celles de la Commission Permanente pour la délivrance de fatwas, ainsi que les ouvrages de Cheykh Ibn Otheymine et d'autres encore. En faisant cela, ils acquerraient  une science bénéfique et se préserveraient de ces allégations et se préserveraient de manger la chaire de certains de leurs frères des gens de la Sounnah.

 

Ibn Al Qayyim dit dans son ouvrage « La réponse suffisante »[3] : « Il est absolument étonnant de voir certaines personnes se préserver avec aisance de l'illicite, de  l'injustice, de la fornication, du vol, de la consommation d'alcool, des regards interdits, etc., et de les voir éprouver la plus grande peine à retenir leur langue. À tel point que l'on voit un homme connu pour sa religion, son ascétisme, ses adorations prononcer une parole qui va engendrer la colère d'Allah sans y accorder la moindre attention, et par laquelle [il va tomber dans Son estime] d'une distance plus grande que celle qu'il y a entre l'orient et l'occident. Et combien d'hommes se montrent pieux face aux turpitudes et à l'injustice, mais dont la langue viole l'honneur des vivants et des morts sans prêter attention à ce qu'ils disent ».

 

De plus, s’il arrive qu’un partisan de la Sounnah tiennent des propos d’ordre général (moudjmal) et d'autres plus précis (moufassal), il est alors impératif de garder une bonne opinion à son sujet et rapporter ce qui est général à ce qui est particulier, en vertu de la parole de ‘Omar –qu'Allah en soit satisfait– : « Ne penses que du bien d'une parole prononcée par ton frère croyant, dès lors que tu es en mesure de lui trouver un sens convenable »[4]. Cheykh Al Islam dit dans sa réplique contre Al Bakri : « Il est bien connu que la parole détaillée d'une personne prime sur ses propos généraux, et ce qui est explicite prévaut sur ce qui est implicite »[5], et il dit également dans son ouvrage « Le sabre dégainé » : « Prendre les généralités des avis des juristes, sans se référer à ce qu'ils ont détaillés et à ce que statuent leurs fondements, conduit à des voies malsaines ». Il dit aussi dans son ouvrage « La réponse correcte à ceux qui ont changé la religion du Massîh » : « Il est obligatoire d'expliquer la parole de l’individu par le biais de ses autres paroles, il faut prendre ce qu'il a dit ici et là et chercher à connaître ce qu'il a l’habitude de vouloir dire lorsqu’il prononce cette parole ».

 

Par ailleurs, ni les critiqueurs ni les critiqués ne sont exempts d'erreur ou d'imperfection. Certes, aspirer à la perfection nous est à tous exigé, cependant il ne convient pas de se passer de ce qui n’atteint pas totalement ce stade et de le réduire à néant. Ainsi on ne dit pas : « La perfection sinon rien ! La lumière complète sinon les ténèbres ! ». Il convient plutôt de veiller à préserver la lumière même incomplète en s'efforçant de la compléter. Deux sources de lumière valent mieux qu’une, et une seule lampe est meilleure que l’obscurité totale. Et qu'Allah fasse miséricorde à notre Cheykh Abdel-’Azîz Ibn Bâz qui a consacré sa vie à la science religieuse en l'étudiant, la pratiquant, l'enseignant et en la prêchant, il encourageait les savants et les étudiants à l'enseignement et à la prédication, et je l'ai entendu conseiller un savant dans ce sens et celui-ci prétexta une excuse qui ne plut guère au Cheykh, il lui dit alors, qu'Allah lui fasse miséricorde : « Un vue trouble plutôt qu’être aveugle !». Le sens de cette parole étant : si l'on ne peut pas avoir une chose entièrement, on ne la délaisse pas totalement, et si l'on a pas une bonne vue, alors il vaut mieux se contenter d’une faible vue que de la cécité. Et notre Cheykh –qu'Allah lui fasse miséricorde– a perdu sa vue à l'âge de 20 ans mais Allah lui a remplacé par la lumière de la clairvoyance par laquelle il s'est fait connaître auprès de tous.

 

Cheykh Al Islam Ibn Taymiyya dit dans son recueil de fatâwâs : « Si l'on ne parvient pas à une lumière pure et que l'on ne trouve qu'une lumière incomplète sans laquelle les gens resteraient dans l’obscurité, il ne convient pas de critiquer et d'interdire cette lumière sous prétexte qu’elle contient une part d'obscurité et n’est pas parfaite, et combien se sont éloignés de cela et ont fini par sortir totalement de la lumière »[6]. Sa parole est assimilable à la parole que certains disent : « La vérité est un tout qui ne se subdivise pas, prends-la entière ou laisses la complètement ». La prendre en entière est certes exact, mais la délaisser complètement est faux. Ainsi, il faut conseiller à quiconque possède une part de vérité d’y rester attaché et l'enjoindre à faire des efforts pour acquérir ce qui lui manque.

 

En ce qui concerne al hadjr, il est louable lorsqu’il en découle un intérêt, non pas lorsqu’il engendre un mal. Cheykh Al Islam Ibn Taymiyya dit dans son recueil de fatâwâs : « Si à chaque fois que deux musulmans divergeaient, ils rompaient les liens alors il ne resterait ni protection, ni fraternité entre les musulmans »[7], et il dit aussi : « Ce hadjr diffère en fonction de la position de force ou de faiblesse de ceux qui l’appliquent et des individus sur lesquels est appliqué le hadjr, il diffère également en fonction de leur infériorité ou supériorité numérique, car le but de cet acte est la réprimande, l'éducation de la personne, et ce, dans le but de faire revenir la masse des gens de son erreur, ainsi si l’intérêt d’un tel acte est prépondérant de tel sorte que sa mise en quarantaine conduit à la réduction du mal et son affaiblissement, alors le hadjr est légiféré. En revanche, si aucun des acteurs du hadjr n’arrive à se défaire du mal en question, voire même que le mal augmente par l’application du hadjr et que son auteur est en position de faiblesse entraînant la prédominance du mal sur les intérêts espérés, le hadjr n'est alors pas légal », jusqu'à sa parole : « Lorsque l'on assimile bien tout cela, nous pouvons alors déduire que le hadjr légal fait parti des actes ordonnés par Allah et Son messager. De ce fait, l'obéissance doit impérativement être sincèrement vouée à Allah et doit être en conformité avec son ordre, elle doit être sincère et conforme, ainsi quiconque pratique le hadjr dans le but d’assouvir sa passion ou de manière non légal, manque aux conditions précitées. Et combien sont nombreux ceux qui agissent suivant leur passion en pensant qu'ils obéissent à Allah ! »[8].

 

D’autre part, les gens de science ont mentionné que lorsque le savant commet une erreur, on ne le poursuit pas pour cela sans relâche, et on ne se désolidarise pas de lui, ils disent que son erreur se dissout dans la multitude de jugements qu’il a émis où il a vu juste. À ce sujet, on peut citer la parole de Cheykh Al Islam Ibn Taymiyya dans son recueil de fatâwâs qui fait suite à une parole que nous avons citée plus haut : «Ainsi, au sujet de tels savants, [nous disons que] tant qu’ils ne font pas de leur acte innové un avis par lequel ils se séparent de la communauté musulmane, en s'alliant aux partisans de cet avis ou en prenant pour ennemi ceux qui le refusent, il s’agit alors d’une erreur qu'Allah pardonne aux croyants. C'est pourquoi un grand nombre de prédécesseurs et de grands imams ont commis ce genre d'erreur à travers des paroles qu'ils ont dites par efforts d'interprétation et qui contredisent pourtant ce qui est établi dans le Coran et la Sounnah, [sans que cela n’ait eu de conséquences sur le rang qu’ils occupaient], ce qui n’est pas le cas de ceux qui ont pris pour alliés les gens qui ont adopté leur avis, et ont pris pour ennemi ceux qui ont refusé leur avis et se sont séparé du groupe des musulmans »[9].

 

L'imam Adh-Dhahabi dit dans son livre « Siyar A'lâm An-noubalâ » : « Si à chaque fois qu'un imam fautait dans son effort d'interprétation au sujet d’une question en particulier, d'une faute pardonnable, nous nous dressions contre lui, le taxions d’innovateur et lui ferions le hadjr, alors ni Ibn Nasr, ni Ibn Mandah  ni quiconque de plus illustre qu'eux n'aurait été épargné, Allah est certes Celui qui guide Ses créatures vers la vérité, et Il est le plus miséricordieux des miséricordieux, ainsi nous cherchons refuge auprès de Lui contre la passion et la dureté »[10].  

 

Il dit aussi : « Si à chaque fois qu'une personne faisait une erreur d'interprétation – alors que sa croyance est correcte et qu’il est connu pour sa recherche de la vérité – nous l'anéantissions et le taxions d’innovateur, alors peu d’imams parmi nous auraient été épargnés. Qu’Allah nous fasse miséricorde à tous, par Sa faveur et Sa générosité ».

 

Ibn Al Djawzi mentionne dans l’un de ses ouvrages le genre de critique dont le moteur est la passion, il dit dans son livre « Sayd Al khâtir » : « J'ai rencontré des savants de nature et de niveau de connaissance diverses, et celui parmi eux dont la compagnie me fut le plus bénéfique, était celui qui pratiquait ce qu'il connaissait, et ce, même si d’autres le surpassait en connaissance. J'ai aussi rencontré un groupe de savants spécialistes du hadith qui mémorisaient et connaissaient [les ahâdîths], mais qui se permettaient malgré tout la médisance en la faisant passer sous couvert de la critique et de l'éloge... Et j'ai rencontré Abdelwahhâb Al Anmâtî, il était sur la base des prédécesseurs et jamais on a entendu de médisance dans ses assises... »[11].

 

 Il dit également dans son livre « Talbîs Iblîss » : « Parmi les ruses de Satan à l’encontre des gens du hadith, le dénigrement des uns sur les autres par esprit de vengeance, mettant cela sur le compte de la critique et de l'éloge qui était utilisé par les anciens de cette communauté pour défendre la religion. Et Allah connaît parfaitement les intentions »[12]. S’il en était ainsi à l'époque d'Ibn Al Djawzi qui est décédé en 597 de l'hégire, que dire des gens du 15ème siècle hégirien ?!

 

Dernièrement, il a été publié un épitre intitulé « L'éclaircissement sur la manière d'agir face aux divergences entre les gens de la Sounnah et du groupe » écrit par Cheykh Mohammed Ibn Abdillah Al Imâm du Yémen, qui a aussi fait l’objet d’éloges de la part de cinq Cheykh du Yémen. Cet ouvrage regroupe un grand nombre de propos de savants anciens et contemporains des gens de la Sounnah, notamment de Cheykh al Islam Ibn Taymiyya et de l'imam Ibn Al Qayyim, qu'Allah leur fasse miséricorde. C'est un épitre dont le but est de conseiller les gens de la Sounnah dans leur rapport mutuel, j'ai lu une grande partie des travaux de recherche de cette épitre et j’en ai tiré profit quant à l'argumentation utilisée dans certains sujets et quant aux paroles des deux imams Ibn Taymiyya et Ibn Al Qayyim, que j’ai d’ailleurs repris dans cet écrit. J'encourage donc à le lire et à en tirer profit. Quelle belle parole que dit l’auteur de cet ouvrage : « Il se peut qu'une personne respectée critique certains partisans de la Sounnah, s'en suit alors les troubles (fitan) dus au hadjr, au déchirement et aux bagarres. Il se peut même que la guerre éclate au sein même des gens de la Sounnah. Dès lors que se produit ce genre de problèmes, on sait alors que la critique est à l’origine de tels troubles, il est donc impératif de revoir la méthode utilisée pour émettre des critiques et de reconsidérer les intérêts et les effets néfastes qui en découlent, il faut également chercher les moyens de faire perdurer la fraternité, de préserver la prédication et de rectifier les erreurs. En effet, il ne convient pas de persévérer dans une méthode de critique de laquelle découle le mal ».

 

Il ne fait aucun doute que les savants et étudiants des gens de la Sounnah partagent les mêmes sentiments que ceux ressentis par les frères yéménites, ils souffrent de cette division et de cette divergence, et souhaitent présenter leur conseils à leurs frères. Cependant, les frères yéménites ont devancé tout le monde, qu'Allah les récompense ! Il se peut que ce conseil ait une part dans la parole du Prophète : « La foi est yéménite et la sagesse est yéménite »[13]. De ce fait, nous espérons que ce conseil permettra d’atteindre l'objectif pour lequel cet épitre a été écrit et publié, et je ne pense pas qu'il y ait une seule personne des gens de la Sounnah qui soutienne ce genre de méthode de critiquer et encourage à continuer à suivre cette voie, alors qu’elle ne fait que provoquer l'inimitié, la haine et la dureté des cœurs entre les gens de la Sounnah.

 

De plus, toute personne douée de raison ne peut que s'étonner qu'à un moment où les adeptes de l’occident déploient tous leurs efforts pour corrompre la terre du pays des lieux saints après qu'elle fut réformé, à l'instar de la calamité éthique dans leur club de Djeddah qu'ils ont perfidement appelé « Le club Khadîjah bint Khouwaylid » au sujet duquel j'ai dédié un épitre intitulé : « Il ne convient pas de prendre Khadîjah bint Khouwaylid comme appellation pour le libertinage de la femme » je dit : [comment est-il possible qu’]en ces temps, certains partisans de la Sounnah sont occupés à s'attaquer les uns les autres, et à mettre en garde les uns contre les autres.

 

Je demande à Allah qu'il permette aux gens de la Sounnah où qu’ils soient de s'attacher à la Sounnah, de s'entendre et de s'entraider dans le bien et la piété, et qu’Il leur permettent de renoncer à ce qui amène à la division et la divergence. Je Lui demande d’accorder à tous les musulmans la compréhension de la religion et l'affermissement sur la vérité.

 

Que les éloges, le salut et les bénédictions d’Allah soient sur notre Prophète Mohammed, sur sa famille et ses compagnons.

 

 

Cheikh Abdel-Mouhsin Ibn Hamed Al ‘Abbâd

 

 


[1] Voir « Mémoires d'une prédication et d'un prêcheur » p.232 de Hassan Al Banna. Edition Dâr Ach-Chihâb

[2] Voir « Recueil d'épitres » de Hassan Al Banna p.240. Edition Dâr Ad-Da’wa 1411 h.

[3] Page 203

[4] Tafsîr Ibn Kathîr, sourate 49 Les appartements

[5] Page 324

[6] Tome 10 p.364

[7] Tome 28 p.173

[8] Voir « Madjmoû’ al fatâwâs » vol.28 p.206

[9] Voir « Madjmoû’ al fatâwâs » vol.3 p.349

[10] Voir « Siyar A'lâm An-noubalâ » 14/39

[11] Voir « Sayd Al khâtir » p.143

[12] Voir « Talbîs Iblîss » 2/689

[13] Rapporté par Al Boukhâri (3499) et Mouslim (188).

 

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