France : Dix individus liées à l'extrême droite arrêtées pour projet d'attentats contre des mosquées     Arabie Saoudite : Le TGV Haramain arrive enfin à Makkah     France : Une chroniqueuse britannique critiquée pour son tweet anti-musulmans dans le sillage du scandale Weinstein     Lausanne : 500 personnes réunies contre l'islamophobie après la profanation du carré musulman     Canada : un lycée autorise le port du hijab pour la fine fleur de ses athlètes musulmanes
 
Discussion en ligne avec l’administrateur du site (En cours de construction)
 
 
 
  

Il est donc interdit de les imiter en décalant une festivité de quelques jours, telle que la fête de Pâques ou de Noël...
L’Association cultuellede Sens et sa région a acheté à la commune un terrain...
Photo et commentaire  
 




 
Accueil>Dossier du mois

Souhaiter de bonnes fêtes aux non musulmans

Le message de l'Islam

 

Concernant les fêtes telles que Noël, le jour de l’an et d’autres évènements liés aux différentes festivités religieuses comme païennes, les savants disent qu’il n’est pas permis d’y participer ou de les fêter –quand bien même la personne fait cela avec désapprobation, et ce, que ce soit dans le cadre du maintien des liens de parenté, ou encore dans le cadre professionnel, etc.

 

Certaines personnalités religieuses comme populaires ont pu soutenir la permission dans ce sens, à l’exemple du Cheykh Al-Qardhâwî qui a dit : « …je ne vois pas de mal à ce qu’un musulman souhaite une bonne fête à un non musulman lorsque ces deux personnes sont parentes, voisines ou collègues : ce sont des cas où les relations humaines nécessitent cela…Leur souhaiter bonne fête ne revient pas à reconnaître vrai ce qu’ils font, ni à être d’accord avec leurs croyances ou leurs pratiques religieuses. Il ne s’agit que de paroles de courtoisie, relevant de bonnes relations humaines… »[1]. Ceci dit, l’unanimité des savants l’interdisent à la lumière des textes du Coran et de la Sounnah.

 

Parmi ces preuves :

L’imâm Ibn Al-Qayyim a expliqué –après avoir souligné le caractère blâmable du fait de féliciter les infidèles dans le cadre de l’un de leur mariage, d’une naissance, leur souhaiter prospérité, bonne santé et autre– que l’imâm Ahmad a, permis ces pratiques dans l’une de ses variantes et dans une autre parole, il l’a interdit. Ibn Al-Qayyim dit : « Quant aux félicitations lors des cultes propres aux infidèles, elles sont unanimement interdites. Il s’agit, par exemple, de les féliciter pour leurs fêtes et pour leur jeûne en disant « bonne fête » ou « joyeuse fête » ou d’autres expressions semblables. Si l’auteur de telles expressions ne tombe pas lui-même dans l’infidélité, il commet un acte interdit au même titre que la présentation de félicitations à quelqu’un qui se prosterne devant une croix. C’est même plus grave auprès d’Allah et plus détestable que de féliciter quelqu’un pour avoir bu de l’alcool ou tué une personne ou commis des rapports sexuels illicites, et autres. Pourtant, nombreux sont ceux qui agissent de la sorte envers la religion et qui se comportent de cette façon tout en étant inconscient de la gravité de leurs actes. Quiconque félicite une personne auteur d’un acte de désobéissance ou d’une innovation ou d’une mécréance, s’expose à la colère d’Allah»[2].

 

Dans le même sens, Cheykh Al ‘Otheymîne dit que l’interdiction de féliciter les infidèles pour leurs fêtes revêt la gravité dont parle Ibn Al-Qayyim parce qu’elle implique la reconnaissance de leurs pratiques impies et leur agrément, même si le musulman impliqué ne confirme pas l’infidélité. Toujours est-il qu’il est interdit au musulman de reconnaître les pratiques impies et de féliciter leurs auteurs, car Allah ne les agréé pas. A ce sujet, Il dit : « ..Si vous ne croyez pas, Allah se passe largement de vous. De Ses serviteurs cependant, Il n’agrée pas la mécréance. Et si vous êtes reconnaissants, Il l’agrée pour vous »[3].

 

« ....Aujourd’hui, les mécréants désespèrent (de vous détourner) de votre religion : ne les craignez donc pas et craignez- Moi. Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et J’agrée l’Islâm comme religion pour vous »[4].

 

Il est donc interdit de les féliciter à l’occasion de leurs fêtes, que ce soit dans le cadre du travail ou pas.

 

Cheykh Ibn ‘Otheymîne dit encore que s’ils nous félicitent à l’occasion de leurs fêtes, nous ne leur répondons pas, car leurs fêtes ne nous concernent pas et ne sont pas agrées par Allah. Elles constituent des innovations dans leur religion. A supposer qu’elles renferment un fondement légal, elles ont été abrogées par l’Islâm apporté par Mohammed à toutes les créatures et à propos duquel Allah dit : «Et quiconque désire une religion autre que l’Islâm, ne sera point agréé, et il sera, dans l’au-delà parmi les perdants»[5].

 

Il est donc interdit au musulman de répondre à leur invitation à cette occasion, cela impliquant une participation plus grave que la simple présentation de félicitations - nous dit Cheykh. De plus, il est également interdit aux musulmans d’imiter les infidèles en célébrant leurs fêtes, en échangeant des cadeaux, en distribuant des bonbons ou des repas ou en abandonnant le travail et d’autres actes semblables. Cela sur la base des propos du Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) qui dit : «Quiconque cherche à ressembler à des gens leur est comparable». Cheykh al-Islâm Ibn Taymiyya dit dans son livre intitulé « Iqtidhâ as-Sirât al-Moustaqîm Moukhâlafatou ashâbi al-Djahîm » : « Les imiter dans certaines de leurs fêtes les rend contents de leurs pratiques vaines. Cette imitation peut même leur donner l’idée d’essayer d’attirer les faibles, quand une occasion propice se présente à eux ».

 

Quiconque se comporte de la sorte commet un pêché ; qu’il le fasse par politesse ou par amitié ou pour d’autres raisons, car dans tous les cas, il s’agit de concession en matière de religion qui constitue un appui moral aux infidèles susceptibles de les rendre fiers de leur religion[6].

 

Dans son livre encore « Iqtidhâ as-Sirât al-Moustaqîm Moukhâlafatou ashâbi al-Djahîm » Cheykh Al-Islâm Ibn Taymiyya est longuement revenu sur la question des fêtes et rencontres nouvellement inventées et qui n’ont aucun fondement en l’Islam tout en les condamnant. Il soutient que la plupart des gens ne réalisent pas encore l’ampleur des torts que ces fêtes hérétiques font subir à la religion, notamment lorsqu’il s’agit de pratiques cultuelles instituées. Même les plus intelligents n’en saisissent qu’une infime partie.

 

 

Féliciter les mécréants pour leurs fêtes et lors de leurs cérémonies religieuses

Cheykh Sâlih Al Fawzân

 

La louange est à Allah, et que les éloges et le salut soient sur notre Prophète Mohammed, sa famille et se compagnons. Ceci dit : Il est un sujet qui revient sans cesse, à savoir le statut de féliciter les mécréants pour leurs fêtes religieuses. Je vois qu’il est donc de mon devoir d’exposer clairement la vérité à ce propos, je dis donc :

Il n’est pas permis de féliciter les mécréants pour leurs fêtes en raison des nombreux interdits que cette action représente, parmi lesquels :

1 – Il y a en cela une forme d’alliance envers eux, alors qu’il nous a été interdit de s’allier à eux à travers de nombreux versets et ahâdîths, parmi lesquels : « Ô les croyants! Ne prenez pas pour alliés les Juifs et les Chrétiens; ils sont alliés les uns des autres. Et celui d’entre vous qui les prend pour alliés, devient un des leurs. Allah ne guide certes pas les gens injustes »[7]. Les féliciter fait partie d’une forme d’alliance, car ces félicitations se fondent sur l’amour qui leur est porté et l’amour de leur religion, étant donné que l’on ne félicite pas quelqu’un que l’on n’aime pas. Allah dit également : « Tu n’en trouveras pas, parmi les gens qui croient en Allah et au Jour dernier, qui prennent pour amis ceux qui s’opposent à Allah et à Son Messager, fussent-ils leurs pères, leurs fils, leurs frères ou les gens de leur tribu »[8]. Ainsi, s’il nous est demandé d’éprouver de l’aversion pour nos proches qui se sont opposés à Allah et Son messager, que dire des autres gens ?

 

2 – Les féliciter revient à agréer leurs fêtes, les approuver et les y encourager. Un seul de ces motifs suffirait pour affirmer cette interdiction, que dire lorsqu’ils sont réunis !

 

Réponse à ceux qui prônent la permission

 1- En ce qui concerne ceux qui disent que le musulman est contraint de les féliciter lorsque ce dernier vit parmi eux, ou les côtoie pour recevoir leur enseignement, nous disons :

- Tout d’abord il n’est pas permis au musulman de vivre parmi les mécréants sauf en cas de besoin licite tout en préservant sa religion, le cas échéant cette résidence prend fin dès lors que ce besoin est comblé.

 

- Quant à ceux qui prétendent que nous les félicitons au même titre qu’ils nous félicitent lors de nos fêtes religieuses par courtoisie, nous répondons que nos fêtes sont vérité, tandis que leurs fêtes hérétiques ne sont que le faux. Nous ne devons donc pas les approuver en les félicitant.

 

2 – Utiliser la parole d’Allah : « Allah ne vous défend pas d’être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Car Allah aime les équitables »[9] comme argument pour affirmer la licéité de cet acte n’est pas approprié. Car ce verset indique la permission de se montrer bons et bienfaisants à leurs égard dans les choses qui sont licites, alors que les féliciter pour ces occasions n’est pas permis à la base, il n’est donc pas permis de se montrer bons à leur égard par ces félicitations.

 

4 – Quant à ceux qui prétendent que les féliciter est une façon des les appeler à Allah, nous répondons que la prédication ne doit pas se faire par ce qui nous a été rendu interdit parmi les  formes d’alliance aux mécréants, elle doit se faire conformément à ce qu’Allah a légiféré.

Que les éloges et le salut soient notre Prophète, sur sa famille et ses compagnons.

 

Sâlih Ibn Fawzân Al Fawzân, Membre du comité des grands savants. Le 17/02/1433

 

 

Féliciter les mécréants pour leurs fêtes

 

Question : Est-il autorisé de manger de la viande des bêtes immolées à l'occasion des fêtes religieuses des mécréants comme la fête de Noël, ainsi nommée par les Juifs et les Chrétiens, si elles sont égorgées par un musulman, puis vendues dans les marchés. Est-il permis d’en acheter ?

 

Réponse : Les sacrifices immolés à l'occasion des fêtes religieuses des mécréants, ou dans les endroits consacrés aux mécréants, sont interdites à la consommation et au commerce. Il est rapporté par Abou Dâoud dans son recueil de hadiths que Thâbit ibn Ad-Dahhâk a dit : « Un homme avait fait le serment pieux de sacrifier une chamelle à un endroit nommé Bouwânah. Il questionna le Prophète qui lui dit : « S’y trouvait-il un idole adorée dans la période antéislamique ? ». On lui répondit : « Non ». Le Prophète continua : « Y célébrait-on une fête polythéiste ? ». La réponse fut la même. Le Prophète dit alors : Respecte ton serment, car on ne doit pas respecter un serment pour désobéir à Allah, ou concernant des biens que l’on ne possède pas »[10].

 

Qu'Allah vous accorde la réussite et que les éloges et le salut soient sur notre Prophète Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.

Fatâwâs du  Comité Permanent des Recherches Scientifiques et de la Délivrance des Fatwas (Al-Iftâ') Fatwa numéro (5401)

 

Question: Est-il permis au musulman de participer avec les chrétiens à leur fête, communément connue par "Noël", qui a lieu vers la fin décembre ? Certaines personnes connues pour leur savoir assistent aux rassemblements des chrétiens lors de leurs fêtes et affirment que ceci est licite, est-ce correct ? Ces personnes ont-elles une preuve légale indiquant la licéité ?

 

Réponse : Il n'est pas permis de participer aux cérémonies festives chrétiennes, même si certains présumés savants y participent, car cela revient à contribuer à augmenter leur nombre et à les aider à commettre ce péché. Allah dit : « Entraidez-vous dans l'accomplissement des bonnes œuvres et de la piété et ne vous entraidez pas dans le péché et la transgression »[11].

 

Qu'Allah vous accorde la réussite et prière et salut sur notre Prophète Mohammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.

Fatâwâs du  Comité Permanent des Recherches Scientifiques et de la Délivrance des Fatwas (Al-Iftâ') Fatwa numéro (8848)

 

Question : Quel est l'avis religieux concernant le fait de féliciter les chrétiens pour leurs fêtes. Mon oncle maternel a un voisin chrétien, les deux s'échangent des vœux lors des fêtes et occasions. Est-il permis au musulman de féliciter un chrétien, et au chrétien de féliciter un musulman lors de fêtes et cérémonies religieuses ? Nous attendons une fatwa de votre part, Qu'Allah vous rétribue !

 

Réponse : Il n'est pas permis au musulman de féliciter les chrétiens pour leurs fêtes, car il s’agit là d’une entraide dans le péché. Allah dit : « Et ne vous entraidez pas dans le péché et la transgression », c’est aussi une forme de gentillesse, d’affection, et d’approbation de leurs rites, ce qui est formellement interdit. Il faut, au contraire, avoir de l'aversion à leur égard, car ils s'opposent à Allah, l'Exalté, et adorent autre que Lui, ils associent d'autres divinités à Allah et prétendent qu'Il a une partenaire et une progéniture. Allah dit à ce sujet : « Tu n'en trouveras pas, parmi les gens qui croient en Allah et au Jour dernier, qui prennent pour amis ceux qui s'opposent à Allah et à Son Messager, fussent-ils leurs pères, leurs fils, leurs frères ou les gens de leur tribu. Il a prescrit la foi dans leurs cœurs et Il les a aidés de Son secours », « Certes, vous avez eu un bel exemple (à suivre) en Abraham et en ceux qui étaient avec lui, quand ils dirent à leur peuple: « Nous vous désavouons, vous et ce que vous adorez en dehors d'Allah. Nous vous renions. Entre vous et nous, l'inimitié et la haine sont à jamais déclarées jusqu'à ce que vous croyiez en Allah, seul ».

 

Qu'Allah vous accorde la réussite et que les prières et le salut soient sur notre Prophète. Mohammad ainsi que sa famille et ses compagnons

Fatâwâs du  Comité Permanent des Recherches Scientifiques et de la Délivrance des Fatwas (Al-Iftâ') Fatwa numéro (11168)

 

Question : Est-il permis au musulman de manger les plats que les gens du Livre et les polythéistes confectionnent à l’occasion de leurs fêtes, et lui est-il permis d’accepter leurs cadeaux à cette occasion ?

 

Réponse : Il n’est pas permis au musulman de manger les plats que les juifs et les chrétiens confectionnent lors de leurs fêtes, tout comme il ne lui est pas permis d’accepter de leur part des cadeaux pour cette occasion, en raison de ce que cela implique comme générosité à leur égard, entraide à manifester leurs rites et propager leurs innovations, et participation à leur joie durant ces fêtes.

 

D’autant plus qu’il y a en cela un risque que les musulmans soient amenés à les imiter en célébrant ces fêtes ou à échanger des invitations afin de partager les repas de fêtes et les cadeaux durant nos fêtes ou les leurs. Tout ceci fait partie de la discorde et des innovations en matière de religion. Il est rapporté de manière authentique que le Prophète a dit : « Quiconque innove des choses qui ne font pas partie de nos enseignements verra son œuvre rejetée ». De plus, il est interdit de leur offrir des cadeaux lors de ce genre d’occasion.

Fatâwâs du  Comité Permanent des Recherches Scientifiques et de la Délivrance des Fatwas (Al-Iftâ') Fatwa (22/398)

 


[1] Fatâwâ Mou’âssirah, 3/672-673

[2] Kitâb « Ahkâm Ahl udh-Dhimma » de Ibn Al-Qayyim, p. 153-154

[3] Sourate 39 Les groupes, verset 7

[4] Sourate 5 La table servie, verset 3

[5] Sourate 3 La famille d’Imrân, verset 85

[6] Madjmoû’ Fatâwa de Cheykh Ibn ’Otheymîne, 3/44-46 – Voir aussi Kitâb « Madhâhirou al-tachabouh bil-koufâr » de Achraf Ibn ‘Abdel-Hamîd, p. 425-427

[7] Sourate 5 La table servie, verset 51

[8] Sourate 58 La discussion, verset 22

[9] Sourate 60 L’éprouvée, verset 8

[10] Rapporté par Abou Dâoûd (3313)

[11] Sourate 5 La table servie, verset 3

 

Notez  




Autres articles
Le jugement de l’Islam au sujet de la célébration des fêtes de fin d’année : Noël
CONSEIL AUX ENFANTS D’ALGERIE
Exégèse Du prologue et les courtes sourates
Le jugement de l’Islam au sujet de la célébration des fêtes de fin d’année
Célébrer le jour de Saint-Valentin
 

Nouveau commentaire


 
 
 
512 caractères max

Les commentaires sont modérés : votre contribution n'apparaîtra qu'après avoir été validée par un modérateur du site.

Il est évident que les affirmations diffamatoires et les propos racistes, antisémites, islamophobes ne seront pas publiés. Les contributions trop longues ou n'ayant aucun rapport avec le sujet de l'article ou incorrecte d’un point de vue islamique ne seront pas prises en compte.


 
 
 
     
       
 
Website for Muslims
Website for non Muslims
Francais
Espanol
Chinese site
Pусский
 
Copyright © 2011 - Tout droits réservés - islammessage.com