Les enquêteurs de l'ONU exigent un accès illimité à la Birmanie     France : L'occupation de la mosquée jugée cinq ans après     Royaume-Uni : des policiers suscitent la colère en entrant dans une mosquée avec leurs chaussures     Achoura 2017 : date officielle     Abu Dhabi : Présentation de manuscrits rares du Coran dans le cadre d’une grande exposition
 
Discussion en ligne avec l’administrateur du site (En cours de construction)
 
 
 
  

Il est donc interdit de les imiter en décalant une festivité de quelques jours, telle que la fête de Pâques ou de Noël...
L’Association cultuellede Sens et sa région a acheté à la commune un terrain...
Photo et commentaire  
 




 
Accueil>Histoire et Géographie de l'islam

Contexte géographique et historique préislamique (1)

Hakim Mhadhbi

La désagrégation de l’Empire romain
Aux alentours de l’an 400 de notre ère, quelques poètes adeptes de la jeune religion chrétienne, glorifient Rome d’avoir pacifié le monde entier (la «pax romana ») pour le préparer à communier dans la foi du Christ. Rome aurait ainsi permis à tous les hommes de vivre « comme les citoyens d’une seule cité, comme les membres d’une seule famille ». A cette époque Rome est un immense marché où affluent tous les produits et richesses du monde antique. Dans toutes les cités de l’Empire, les écoles dispensent le même enseignement, et les privilégiés qu’elles ont formés partagent le même goût pour l’éloquence ou les pastiches de l’art hellénistique.

 

Mais derrière cette unité de façade se cache une situation sociale très dégradée. « L’empire romain, écrit l’historien A. Rambaud, était devenu vraiment trop lourd à tout le monde. Il avait établi dans la société autant de compartiments que de professions, et il avait enfermé chacun dans sa profession comme dans une geôle. Le colon était arrivé à la glèbe des champs, l’artisan à son collège, l’ouvrier impérial à sa manufacture, le soldat à sa légion, le curiale à sa curie. Ils étaient condamnés à rester là jusqu’à leur mort, et leurs fils condamnés à les remplacer jusqu’à la consommation des siècles. Qui donc pouvait avoir intérêt au maintien de l’Empire ? Malgré les apparences d’ordre et de régularité, jamais peut-être les populations n’ont été plus malheureuses que dans les deux derniers siècles de l’Empire » .

 


Carte 1 : Empire romain en 44 av. JC (points) et en 284 (traits horizontaux)

L’Empire garde cependant des apparences solides (voir carte 1). Les lignes frontières sont encore intactes, mais les tendances à la désagrégation s’accentuent. Depuis la mort de Constantin (en 337), l’Empire est divisé en deux domaines administratifs ayant chacun quasiment son empereur particulier. A la mort de Théodose en 395, la rupture est définitive. Toutes les forces vives économiques, intellectuelles et religieuses se concentrent peu à peu dans l’Orient grec, livrant ainsi le monde occidental romain aux invasions étrangères. Les fils de Théodose, Arcadius et Honorus se partagent l’immense empire : au premier, l’Orient, au second, l’Occident. Cette division révèle un fait qui était resté sous-jacent durant des siècles : la profonde différence de culture. L’Occident, la pars occidentalis, était toujours indubitablement latine. L’Orient, la pars orientalis, était resté profondément attaché à la culture grecque. A côté des langues locales, le syriaque ou l’araméen par exemple, le grec constituait la langue de civilisation, celle utilisée par les écrivains, quelle que soit leur origine ethnique.

Carte 2 : Invasions barbares du Ve siècle

Rome a donc perdu la suprématie : la mare n’est plus nostrum. Les peuples germaniques sont en marche (voir carte 2). Les Wisigoths occupent l’Espagne. Les Vandales, sous le commandement de Genséric avancent jusqu’au Maghreb et s’emparent de Carthage en 439, fondant une royauté qui s’étend jusqu’aux îles de la méditerranée occidentale (Sicile, Sardaigne, Baléares, Corses).

Rome elle-même n’est plus à l’abri. Le 24 août 410, la ville est mise à sac par le Wisigoth Alaric avant d’être de nouveau pillée par les Vandales de Genséric en 455. En 476, c’en est fini de l’empire d’Occident : Odoacre, roi des Hérules mais également général romain, destitue le dernier empereur, Romulus Augustule, fils d’Oreste, mais maintient la fiction de son obéissance en
envoyant les insignes impériaux à Zénon, l’empereur d’Orient, qui lui accorde le titre de Prince.

La chute de Rome, en 476, c’est la disparition de l’Etat, la ruine des grandes villes, le recul dramatique de l’écriture : l’effacement de la mémoire collective européenne. Tandis que s’éteignent les derniers feux de la romanité, l’Europe s’enfonce dans une longue période d’insécurité et de peur, sous le joug chaotique des tribus barbares qui viennent de détruire l’Empire. La forêt redevient maîtresse du paysage, où l’espace cultivé retombe à quatre pour cent, tandis que l’Eglise dans son combat contre le paganisme et les hérésies, s’efforce d’asseoir son autorité sur la hantise du péché et la peur de l’enfer. Dans les monastères, les manuscrits qui ont échappé au naufrage général de la culture antique, sombrent dans l’oubli. « Le soleil se couche en Occident. »

Heureusement, cette culture avait largement essaimé hors d’Europe, au sud et à l’est de la Méditerranée : particulièrement en Egypte. Alexandrie a été durant plusieurs siècles l’immense et prestigieuse capitale du monde hellénistique. Son université, son académie, sa bibliothèque qui compta jusqu’à 900.000 volumes, ont attiré les plus grands savants : Ptolémée, Archimède, Euclide, Hippocrate, Galien, jusqu’à Philon et l’école néoplatonicienne.

Les deux grands empires du Proche et du Moyen-Orient
Tandis qu’au Ve siècle l’empire d’Occident se morcelait en royaumes germaniques, l’empire d’Orient persistait sous le nom d’Empire byzantin. Plus à l’est, de la Mésopotamie aux portes de l’Inde, la dynastie perse des Sassanides avait, en 224, remplacé la dynastie parthe des Arsacides. Elle refit de l’Iran un grand état centralisé : l’Empire sassanide. Les deux grands empires étaient entourés au sud par les peuplades nomades des déserts : Arabes, Ethiopiens, Libyens, etc. Ces empires dominèrent le Proche et le Moyen-Orient jusqu’aux conquêtes arabes à l’exception de l’Arabie centrale qui reste la seule région indépendante des deux empires qui dominaient alors le Proche-Orient.

Plus ou moins influencée par la culture de ses grands voisins, l’Arabie abandonna au IIIe siècle le monothéisme de sa religion ancestrale abrahamique. ‘Amr ben Luhayy, décida de faire d’un culte des idoles et des bétyles la religion officielle du royaume. Fasciné par le luxe des Hellènes, il rapporta d’une cure thermale à Mâ’âb en Transjordanie, une statue destinée à figurer Hubale, l’antique divinité de la Mecque. A suivre ...

Notez  




Autres articles
La modestie du Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui)
Quelques traits du comportement de notre prophète avec les gens
Histoire d'Oumar avec le Nil d'Egypte
L'histoire des premières heures de la révélation du Coran
Salâhuddîn Al-Ayyûbî, le sauveur de Palestine
 

Nouveau commentaire


 
 
 
512 caractères max

Les commentaires sont modérés : votre contribution n'apparaîtra qu'après avoir été validée par un modérateur du site.

Il est évident que les affirmations diffamatoires et les propos racistes, antisémites, islamophobes ne seront pas publiés. Les contributions trop longues ou n'ayant aucun rapport avec le sujet de l'article ou incorrecte d’un point de vue islamique ne seront pas prises en compte.


 
 
 
     
       
 
Website for Muslims
Website for non Muslims
Francais
Espanol
Chinese site
Pусский
 
Copyright © 2011 - Tout droits réservés - islammessage.com