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Introduction au pèlerinage (1)

Cheykh Al ‘Otheymine

Le pèlerinage est un des piliers de l’Islam. Son obligation fut imposée la neuvième année après l’hégire, et pour preuve la parole d’Allah : « Et c’est un devoir envers Allah pour les gens qui ont les moyens, d’aller faire le pèlerinage de la Maison [Sacrée[1]. Ce verset fut révélé la neuvième année, car la majeure partie de cette sourate fut révélée cette année là. Certains gens de science émettent  l’avis que le pèlerinage fut imposé la septième année, et se basent sur la parole d’Allah : « Et parachevez pour Allah le pèlerinage et la ‘Oumra »[2]. Néanmoins, cette argumentation n’est pas correcte, étant donné qu’il s’agit ici d’un ordre de parachevez ces rites une fois commencés et non pas de les commencer. De plus, il faut savoir que la conquête de la Mecque eut lieu la huitième année de l’hégire, ainsi il n’était donc pas opportun que soit imposé le pèlerinage alors que les polythéistes y régnaient encore. D’ailleurs, ils refusèrent l’accès au Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) lorsque ce dernier désira accomplir la ‘Oumra la même année.
 
L’accomplissement du pèlerinage requiert un certain nombre de conditions dictées par la législation islamique, qui ont pour but de coordonner les devoirs et obligations religieuses et sans lesquelles il règnerait la confusion la plus totale. En somme, l’existence de ces conditions, est en réalité une preuve  de la perfection de la législation islamique.
 
1 – L’islam
La première des conditions de validité du pèlerinage est l’Islam de l’individu. Cette condition n’est pas propre au pèlerinage mais concerne toutes les adorations cultuelles, car les œuvres du non-musulman ne sont pas acceptées auprès d’Allah. En effet, Allah dit : « Et quiconque désire une religion autre que l’Islam, ne sera point agréé, et il sera, dans l’au-delà, parmi les perdants »[3], et Il dit également : « Ce qui empêche leurs dons d’être agréés, c’est le fait qu’ils n’ont pas cru en Allah et Son messager »[4]. Bien que leurs dépenses soient d’intérêts généraux, le fait qu’ils ne soient pas musulmans constitue une barrière à l’agrément de ces œuvres accomplies. L’Islam de l’individu est donc une condition de validité de toutes les œuvres d’adoration, quel qu’elles soient. Les ablutions avant la prière par exemple, si elles sont accomplies par un non-musulman ne sont pas acceptées. Par conséquent, imaginons qu’un mécréant accomplisse ses ablutions et se converti juste après, nous lui dirons qu’il est une obligation pour lui de recommencer ses ablutions s’il désire accomplir la prière car ses premières ablutions ne sont pas valables d’un point de vue légal.
 
2 – La raison
L’individu dépourvu de raison n’est pas concerné par l’obligation du pèlerinage. C’est là aussi une condition englobant toutes les adorations cultuelles, à l’exception de la Zakât étant donné que son obligation est liée aux biens et non aux personnes. Allah dit : « Et sur les biens desquels il y a un droit bien déterminé [la Zakāt] 25. Pour le mendiant et le déshérité »[5], et Il dit aussi : « Prélève de leurs biens une sadaqa [la Zakāt]  par laquelle tu les purifies »[6]. A ce sujet, le Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) s’adressa un jour à Mou’adh Ibn Djabâl avant de l’envoyer au Yémen pour y appeler les gens à l’Islam : « …et s’ils t’obéissent  au sujet de l’obligation de la prière, informes-les qu’Allah leur a imposé le versement d’une aumône prélevée sur les plus riches d’entre eux et redistribuée aux plus pauvres »[7]. Ainsi, la préoccupation du pauvre ne visera pas le propriétaire mais ses biens.
 
3 – La puberté
Cette condition est une condition recuise entrainant l’obligation du pèlerinage et non pas une condition de validité du pèlerinage. La preuve du caractère effectif de cette condition trouve son origine dans le célèbre hadith : « La plume est levé pour trois catégories de personnes » dans lequel le Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) y mentionne l’enfant jusqu’à ce qu’il atteigne la puberté. Quant au fait qu’il ne s’agisse pas d’une condition de validité, on peut déduire cela du hadith d’Ibn ‘Abbas selon lequel une femme vint trouver le Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) accompagnée de son jeune enfant qu’elle lui montra et l’interrogea en ces termes : « Ô Messager d’Allah, est-ce que le pèlerinage  de celui-ci est valable ?». Le Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) répondit alors : « Oui et tu auras la récompense de lui avoir fait accomplir ». Par ailleurs, la puberté s’affirme par l’une des trois choses suivantes : atteindre l’âge de 15 ans, l’apparition de pilosité sur le pubis et autour des parties génitales, l’éjaculation accompagnée de plaisir. Il faut cependant ajouter un quatrième indice qui est propre au sexe féminin qui est l’apparition des menstrues même si celles-ci apparaissent à l’âge de neuf ans chez une fille.
 
4 – Etre libre
Etre libre représente une condition vis-à-vis de toute adoration qui exige la possession de biens. L’obligation de la Zakât par exemple ne concerne pas l’esclave, car ce dernier ne possède pas de biens mais gère ceux de son maître. Il n’est donc pas tenu d’accomplir le pèlerinage. Dès lors que nous lui imposons le pèlerinage, cela implique nécessairement l’endossement d’un péché pour ce dernier s’il accomplit ce rite sans l’autorisation de son maître ; ou l’endossement d’un péché pour son maître s’il l’empêche d’accomplir son pèlerinage. C’est pourquoi nous disons que, tant qu’ils ne se décharge pas de ce péché (accomplir le pèlerinage sans autorisation de son maître), l’esclave n’est pas concerné par l’obligation du pèlerinage. Néanmoins si son maître l’autorise et lui octroie l’argent nécessaire pour accomplir son pèlerinage, alors l’esclave est tenu d’observer les rites du pèlerinage, car le statut d’un acte dépend de la présence de la cause qui lui est liée ou de son absence, il s’agit ici en l’occurrence de la capacité.
 
A Suivre …
Traduction et adaptation de l’extrait du commentaire du livre du pèlerinage du recueil authentique d’Al Boukhari par son éminence Cheykh Mohammed Ibn Salih Al ‘Otheymine


[1] Sourate 3 La famille d’Imran verset 97
[2] Sourate 2 La vache verset 196
[3] Sourate 3 La famille d’Imran verset 85
[4] Sourate 9 Le repentir verset 54
[5] Sourate 70 Les voies d’ascension verset 24 et 25
[6] Sourate 9 Le repentir verset 109
[7] Rapporté par Al Boukhari (3/255) et Mouslim (19)

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