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Introduction au pèlerinage (2)

Cheykh Al ‘Otheymine

5 – La capacité
Allah mentionne dans Son livre : « Et c’est un devoir envers Allah pour les gens qui ont les moyens, d’aller faire le pèlerinage de la Maison [Sacrée] »[1]. Il évoque ici la capacité en tant que condition bien que toutes les obligations religieuses sont concernées par cette condition. Cela peut s’expliquer par le fait que la plupart du temps, ce rite est particulièrement éprouvant, notamment pour les gens venant de loin ou les gens qui jadis venaient à pied ou à dos de chameau.
 
D’autre part, la condition de capacité relève de deux éléments distincts : la capacité physique et la capacité financière.
 
Ainsi, si le musulman possède ces deux capacités, il est alors une obligation pour lui d’accomplir le pèlerinage de lui-même. Cependant, s’il n’a pas la capacité financière d’observer ce rite et reste physiquement capable de l’accomplir, il est alors tenu de faire son pèlerinage, car il considéré comme un individu capable, comme c’est le cas des habitants de la Mecque qui n’éprouvent aucune difficultés à sortir à pied avec les pèlerins.
 
En revanche, s’il habite loin de la Mecque mais considère qu’il est capable de voyager à pied et de se débrouiller une fois sur place, en se mettant par exemple au service des pèlerins pour bénéficier de leur hospitalité, le pèlerinage est alors une obligation pour lui.
 
Enfin, s’il a uniquement la capacité financière d’observer ce rite, il est alors tenu de mandater quelqu’un qui accomplira le pèlerinage à sa place, à l’exception d’une incapacité passagère, car dans ce cas il lui faudra attendre la dissipation de celle-ci et accomplir lui-même son pèlerinage. Tel l’exemple d’une personne pauvre qui a atteint un âge avancé et qui n’est plus en mesure de se rendre à la Mecque et à qui Allah octroie soudain une richesse ; nous disons qu’il n’est pas tenu d’accomplir le pèlerinage en personne, et ce, en raison de son incapacité définitive à se rendre à la Mecque. Toutefois, il est néanmoins tenu de mandater quelqu'un qui accomplira le pèlerinage à sa place.
 
En ce qui concerne l’obligation de charger une personne d’accomplir pour lui le pèlerinage, si l’on nous interrogeait de la manière suivante : quelle est la raison pour laquelle nous imposons cela au musulman possédant les moyens financiers  mais physiquement incapable ; raison qui semblerait être en opposition à la règle établit à ce sujet, qui stipule selon les textes, qu’il n’y a pas d’obligation si l’on est incapable, et ce, conformément à la parole d’Allah : « Craignez donc Allah, autant que vous pouvez »[2] ? Comment pouvons-nous donc imposer à cette personne de charger quelqu’un pour accomplir le pèlerinage à sa place, ne serait-il pas plutôt une obligation pour nous de considérer qu’elle est dispensée de ce devoir en raison de son incapacité physique ?
 
Nous répondons que le Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) a approuvé les propos de la femme qui l’interrogea en ces termes : « Ô Messager d’Allah ! Allah a prescrit le pèlerinage à ses serviteurs alors que mon père est un vieillard qui ne peut pas se tenir sur sa monture. Puis-je accomplir le pèlerinage à sa place ? Le prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) répondit : « Oui »[3].
 
Le Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) a donc approuvée les propos de cette femme qui décrivit le pèlerinage de son père comme une obligation, malgré l’incapacité de ce dernier. De toute évidence, si ce n’était pas une obligation pour lui d’accomplir le pèlerinage, le Prophète n’aurait pas approuvé ses propos car il n’est pas possible que le Messager d’Allah approuve une quelconque erreur, ce qui nous prouve que le musulman physiquement incapable d’accomplir son pèlerinage se doit de mandater quelqu’un à sa place s’il a les moyens financiers pour ce faire.
En définitif, on relève quatre cas de figure possible :
 
-          Le musulman dont la capacité physique et financière est avérée pour qui l’obligation du pèlerinage est une obligation.
 
-    Le musulman qui a seulement la capacité physique pour qui subsiste l’obligation du pèlerinage s’il se considère capable d’accomplir ce rite sans moyens financiers, tel que les habitants de la Mecque pour qui, sortir accomplir les rites n’engendre aucune difficultés ; ou les personnes venant de contrées lointaines qui considèrent qu’ils pourront subvenir à leurs besoins en se mettant au service des pèlerins, pour qui le pèlerinage demeure une obligation car dans ce cas l’on considère qu’ils sont capables.
 
-      Le musulman qui a seulement la capacité financière pour qui il est une obligation de charger une personne pour accomplir le pèlerinage à sa place.
 
-          Le musulman qui ne possède aucun de ces deux types de capacité pour qui le pèlerinage n’est plus une obligation.[4].
 
 
A présent, il est nécessaire d’attirer l’attention sur un point très important, à savoir que dès lors que les conditions relatives à l’obligation du pèlerinage sont réunies, le musulman doit s’acquitter de son pèlerinage sans attendre. Bien que cette question fasse l’objet d’une divergence d’opinion au sein des gens de science, l’avis le plus prépondérant reste que cette obligation est effective de manière immédiate.
 
Parmi les arguments sur lesquels s’appuie l’avis selon lequel il est permis de retarder le pèlerinage figure le fait que le temps impartit à cette adoration est la vie du musulman toute entière puisque cette obligation incombe une fois dans la vie. Partant de là, ce rite est assimilable à la prière qu’il est permis d’accomplir au début de son temps comme à la fin. La réponse à cette argument est de dire que le musulman n’a aucune garantie qu’il aura les capacités physiques et financières s’il attend, il tout à fait possible qu’il tombe malade, qu’il s’appauvrisse, ou que le trajet ne soit plus assez sûr pour se rendre à la Mecque, etc.…
 
Figure également le fait qu’Allah a imposé le pèlerinage la sixième ou la septième année de l’hégire, et le Prophète n’a pas accomplit le pèlerinage que la dixième année. Cependant, cet avis est faible, et nous avons précédemment démontré que le pèlerinage fut imposé la neuvième année. Quand bien même ce serait le cas, il n’en demeure pas moins que le Prophète repoussa ce rite à la dixième année. Nous répondons que si certes, le Prophète repoussa le pèlerinage à la dixième année, il faut savoir qu’il ne le fit que pour un intérêt immense dont il craignait ????, qui est la réception de délégations de nouveaux musulmans qui venaient se rendre à Médine auprès du Messager d’Allah dans le but de s’instruire. De plus, cette année là, un grand nombre de polythéistes accomplissaient encore le pèlerinage, et le Messager d’Allah désirait que ce rite soit exclusivement réservé aux croyants, c’est pourquoi d’ailleurs qu’il ordonna que soit clamé : « Qu’aucun polythéiste n’accomplisse le pèlerinage, et que personne ne tourne nu autour de la Ka’ba après cette année »[5].
 
Traduction et adaptation de l’extrait du commentaire du livre du pèlerinage du recueil authentique d’Al Boukhari par son éminence Cheykh Mohammed Ibn Salih Al ‘Otheymine
 
 


[1] Sourate 3 La famille d’Imran verset 97.
[2] Sourate 64 La grande perte verset 16.
[3] Rapporté par Al Boukhari (1513) et Mouslim (1334).
[4] Tiré de l’ouvrage du même auteur « Charh al moumti’ » vol.7 p10-11.
[5] Rapporté par Al Boukhari (369) et Mouslim (1347).

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