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Introduction au pèlerinage (3)

Cheykh Al ‘Otheymine

A présent, il est nécessaire d’attirer l’attention sur un point très important, à savoir que dès lors que les conditions relatives à l’obligation du pèlerinage sont réunies, le musulman doit s’acquitter de son pèlerinage sans attendre. Bien que cette question fasse l’objet d’une divergence d’opinion au sein des gens de science, l’avis le plus prépondérant reste que cette obligation est effective de manière immédiate.
 
Parmi les arguments sur lesquels s’appuie l’avis selon lequel il est permis de retarder le pèlerinage figure le fait que le temps impartit à cette adoration est la vie du musulman toute entière puisque cette obligation incombe une fois dans la vie. Partant de là, ce rite est assimilable à la prière qu’il est permis d’accomplir au début de son temps comme à la fin. La réponse à cet argument est de dire que le musulman n’a aucune garantie qu’il aura les capacités physiques et financières s’il attend, il est tout à fait possible qu’il tombe malade, qu’il s’appauvrisse, ou que le trajet ne soit plus assez sûr pour se rendre à la Mecque, etc.…
 
Figure également le fait qu’Allah a imposé le pèlerinage la sixième ou la septième année de l’hégire, et le que Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) n’a accomplit le pèlerinage que la dixième année. Cependant, cet avis est faible, et nous avons précédemment démontré que le pèlerinage fut imposé la neuvième année. Quand bien même ce serait le cas, il n’en demeure pas moins que le Prophète repoussa ce rite à la dixième année. Nous répondons que si certes, le Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) repoussa le pèlerinage à la dixième année, il faut savoir qu’il ne le fit que pour un intérêt immense qu’il craignait de manquer, a savoir la réception de délégations de nouveaux musulmans qui venaient se rendre à Médine dans le but de s’instruire auprès du Messager d’Allah (Paix et bénédiction d’Allah sur lui). De plus, cette année là, un grand nombre de polythéistes accomplissaient encore le pèlerinage, et le Messager d’Allah désirait que ce rite soit exclusivement réservé aux croyants, c’est pourquoi d’ailleurs il ordonna que soit clamé : « Qu’aucun polythéiste n’accomplisse le pèlerinage, et que personne ne tourne nu autour de la Ka’ba après cette année »[1].       
 
Sans aucun doute, le pèlerinage est un des cinq piliers de l’Islam. Néanmoins, quelle sagesse se cache derrière ce rite et quelle influence bénéfique le pèlerinage exerce-t-il sur le cœur du croyant ? Nous répondons que la sagesse que renferme ce devoir religieux, c’est la vénération d’Allah qui passe par l’immense considération que le croyant porte pour le sanctuaire le plus sacré sur terre, la Ka’ba. Allah dit : « La première Maison qui ait été édifiée pour les gens, c’est bien celle de Bakka (la Mecque) bénie et une bonne direction pour l’univers »[2]. Ainsi, il est indéniable que dans les délégations de pèlerins (venues de toute part) qui affluent vers cette Maison antique, se trouve une forme de vénération d’Allah.
 
Toutefois, en ce qui nous concerne, la sagesse de cette obligation réside dans notre attachement et notre imitation du Messager d’Allah (Paix et bénédiction d’Allah sur lui), et quel bel exemple à suivre ! C’est en ce sens que lorsque ‘Omar Ibn Al Khattâb embrassa la pierre noire, il dit : « Par Allah, je sais parfaitement que tu une pierre qui n’a aucun pouvoir de nuire ni de causer quelconque préjudice, et si je n’avais pas vu le Messager d’Allah t’embrasser, jamais je ne t’aurais embrassé », et ce, afin que les gens ne portent pas dans leur cœur de la vénération pour cette pierre ou tout autre vestige dans l’enceinte du sanctuaire, comme c’est malheureusement le cas pour beaucoup de membres de la communauté qui sont éprouvé par ces pratiques qu’interdit l’Islam. En somme, il faut savoir que si ce n’était l’ordre d’Allah d’être adoré par ces rites, et de se conformer à la mise en pratique observée par Son messager, nous n’aurions jamais entreprit ces rites de notre propre chef.
 
On pourrait alors nous interroger par exemple, sur le profit que l’on peut tirer à ramasser sept cailloux pour les jeter à un endroit bien précis ; la réponse est qu’en premier lieu, nous nous conformons à ce rite par adoration d’Allah puis, par soucis d’imiter l’exemple du Messager d’Allah (Paix et bénédiction d’Allah sur lui). A ce sujet, le Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) a dit : « La circumambulation autour de la Maison sacrée, la procession entre les monticules Safâ et Marwâ, et la lapidation des stèles ont été instaurés pour célébrer le rappel d’Allah », voilà donc la sagesse que renferme ce devoir.
 
C’est pour cette raison, que les pèlerins qui se rendent sur ces lieux saints réservés à l’accomplissement des rites avec une intention sincère vouée exclusivement à Allah, et en se conformant scrupuleusement à la pratique du Messager d’Allah (Paix et bénédiction d’Allah sur lui), voient leur foi augmenter. C’est notamment le cas des générations précédentes qui ressentaient un véritable plaisir à accomplir les rites, contrairement aux pèlerins de nos jours pour qui le pèlerinage est devenu une véritable lutte. Toutefois, les difficultés que les gens éprouvent à l’heure actuelle pour accomplir ces rites, ne font qu’augmenter leurs récompenses, tant que ces derniers accomplissent le pèlerinage avec la conviction qu’ils seront récompensés. La règle à ce sujet est que, la récompense d’une adoration est proportionnelle a la difficulté qui en découle tant que cette difficulté est inévitable, ainsi contrairement a ce que pensent certaines personnes [quand la difficulté peut être contournée par une facilité] et que l’on conseille [par exemple] par temps froid, de chauffer l’eau pour faire les ablutions, préférer utiliser l’eau froide n’apporte pas une récompense plus grande. Allah dit : « Pourquoi Allah vous infligerait-Il un châtiment si vous êtes reconnaissants et croyants ? »[3]. De ce fait, si Allah te comble de Ses bienfaits, jouis-en, quant aux difficultés qui sont inévitables et qui surviennent indépendamment de notre volonté, le musulman en est récompensé. Quant au fait d’opter volontairement pour cette difficulté, cela relève de l’interdiction.
 
Parmi les sagesses que renferme le pèlerinage, figure le fait que ce rite allie à la fois une adoration d’ordre corporelle et une adoration liée aux biens personnels. En outre, il s’agit là d’une épreuve pour le serviteur d’Allah. En effet, Allah éprouve le serviteur par de nombreuses difficultés, afin de voir si ce dernier est vraiment véridique dans la sincérité de son intention, de sa foi, de son désir de rencontrer son Seigneur dans un état qu’Il agréera.
 
D’autre part, une des sagesses du pèlerinage réside dans le fait que les gens s’entre-connaissent et s’unissent, ce qui malheureusement se voit de moins en moins de nos jours. Or, si l’on profitait de ce rassemblement pour se montrer utile aux musulmans du monde entier, il ne fait aucun doute que cela aurait un impact considérable. Toutefois, le principal problème reste la barrière de la langue qui crée une entrave à la communication et qui ne peut se résoudre si ce n’est par la présence de traducteurs. Ainsi, si les gens avaient à leur disposition des traducteurs par le biais desquels ils communiquaient avec les musulmans de toutes les contrées du monde, ce serait un bien énorme. De plus, parmi les barrières qui constituent une entrave aux intérêts de ce rassemblement, figure le fait qu’un certains nombre de gens sont  des fanatiques de leur écoles de jurisprudence (madhâb), qu’il s’agisse du domaine du monothéisme ou des adorations cultuelles, ils n’acceptent aucune recommandation ou conseil. Il s’agit là d’un réel problème que rencontrent les gens, et plus particulièrement les prédicateurs.
 
En dehors de ça, le pèlerinage reste un évènement grandiose qui rassemble les musulmans. Allah dit : « Et fais aux gens une annonce pour le Hadj. Ils viendront vers toi, à pied, et aussi sur toute monture, venant de tout chemin éloigné, 28. Pour participer aux avantages qui leur ont été accordés et pour invoquer le nom d’Allah aux jours fixés, sur la bête de cheptel qu’Il leur a attribuée »[4].
 
 
Traduction et adaptation de l’extrait du commentaire du livre du pèlerinage du recueil authentique d’Al Boukhari par son éminence Cheykh Mohammed Ibn Salih Al ‘Otheymine
 


[1] Rapporté par Al Boukhari (369) et Mouslim (1347)
[2] Sourate 3 La famille de ‘Imran
[3] Sourate 4 Les femmes verset 147
[4] Sourate 22 Le pèlerinage versets 27-28

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