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Certains Musulmans vivants dans des pays non-musulmans pensent que voler les mécréants est licite…

Le Comité Permanent ... (Al-Iftâ')

 

Louange a Allah l’Unique et prière et paix sur celui après qui il n’y aura pas d’autre prophète… Suite à quoi :

Suite au courrier d’Amjad ibn Mohammad Zidane a adressé à son éminence le grand Mufti,  puis qui est parvenu au Comité Permanent chargé des Recherches Scientifiques et De La Délivrance des Fatwas (Al-Iftâ’). Ce courrier a été dirigé vers le Secrétariat général du Comité Permanent au numéro 33006466, à la date du 13/4/1433 H. La question suivante y était formulée :

«Certains Musulmans vivants dans des pays non-musulmans pensent que voler les mécréants est licite. Et nous constatons qu’ils sont emprisonnés après avoir été pris en flagrant délit de vol.

De plus, certains Musulmans pensent qu’avoir des rapports sexuels avec les non-musulmanes est licite, car selon eux elles sont licites pour eux. Certains émettent également des fatwas permettant le trafic de drogue dans les pays non-musulmans. 

Nous allons vous citer les preuves de la Charia sur lesquelles se fondent les anciens qui considèrent avoir de la science, pour appuyer les propos précédemment cités.  Puissiez-vous nous indiquer le vrai du faux, sachant que la permission de voler l’argent des commerces non-musulmans a commencé à beaucoup se répandre parmi eux.

Première preuve : Ils se fondent sur les paroles du Prophète (Que la paix et le salut soient sur lui) dans un hadith rapporté par Al-Bukhari dans son Sahih, au numéro (133) (1/38) : «Il m'a été ordonné de combattre les hommes jusqu'à ce qu'ils disent : "Il n'y a pas de dieu en dehors d'Allah." Celui qui dit : "Il n'y a pas de Dieu en dehors d'Allah" a protégé de moi son bien et sa vie, sauf pour son droit. Et son compte sera à Allah. » Ils disent que ce hadith est clair : à l’origine, il n’existe pas d’interdit concernant le mécréant s’il ne se convertit pas à l’Islam. L’origine stipule donc que leurs biens sont licites. Ainsi, celui qui dit : « Il n'y a pas de Dieu en dehors d'Allah», et se convertit à l’Islam, ses biens sont protégés ; dans le cas contraire, ses biens conservent leur origine, à savoir l’admissibilité [d’être volés].

 

Deuxième preuve : L’histoire d’Abou Bassir, que vous connaissez. Il s’est placé dans un endroit paisible et s’est mis à détourner les caravanes Quraychites qui passaient sur sa route. Et le Prophète (Que la paix et le salut soient sur lui) a fait son éloge en disant : « Mouss’ar harb si seulement il avait eu quelqu’un avec lui », explicitant ainsi et renforçant l’origine de la licéité de leurs biens, et la permission de les leur prendre de force.

 

Troisième preuve : Les pactes et les traités que les Musulmans contractent avec les pays non-musulmans sont nuls et non avenus, parce qu’ils contiennent des conditions corrompues qui contreviennent à l’Islam. En effet, ces pactes et conventions stipulent le respect des lois en vigueur dans ces pays, et la non-violation de ces mêmes lois ou des lois qui leur ressemblent.

 

Quatrième preuve : Ils disent que le pacte qui existe entre les Musulmans et les non-musulmans, s’il était effectivement conforme, ne s’agit que d’un pacte permis, non d’un pacte obligatoire. Ils se doivent donc de le délaisser et de ne pas l’appliquer. Cela les amène à la base de la loi islamique, à savoir que l’argent des non-musulmans est permis. Ils s’appuient sur l’histoire d’Aicha (Qu’Allah soit satisfait d’elle) quand elle a acheté Barira et s’est mise d’accord sur les termes de son affranchissement avec ses propriétaires. Le Prophète est certes monté sur le minbar pour parler de cet accord et a dit: «Qu'ont donc ces gens à exiger des conditions ne se trouvant pas dans le Livre d'Allah? Celui qui pose une condition ne se trouvant pas dans le Livre d'Allah n'aura rien, même s'il pose cent fois cette condition.» Rapporté par Al-Boukhari au numéro (444) (1/147).

 

Leur preuve : Que le Prophète (Que la paix et le salut soient sur lui) lui a ordonné de signer le pacte dans lequel ils exigeaient d'avoir le droit de walâ’[1] [sur Barira]. Il a ensuite annulé la condition qui contrevenait au Livre d’Allah le Très-Haut en disant : « Le walâ’ est un droit revenant à celui qui affranchit [l’esclave].» Telle est la manière dont il se comportait si un pacte comportait une condition abusive. Il a été permis, voire obligatoire, de l’annuler. Il est stipulé de respecter les lois présentes dans les pactes et de ne pas transgresser les textes qui contredisent la loi islamique.

 

Cinquième preuve : Certains non-musulmans rendent caducs les pactes existants entre eux et les Musulmans, puisqu’ils dévalorisent et se moquent de notre Prophète (Que la paix et le salut soient sur lui). La population, mais aussi les gouvernements, se protègent en agissant au nom de la liberté d’expression et de la liberté d’opinion. Et leurs auteurs ne sont jamais punis. Allah (Gloire et Pureté à Lui) a certes dit : {et quant à ceux qui attaquent votre religion, combattez alors les chefs de la mécréance} [Sourate 9 Le Repentir, verset 12]. Ainsi les attaques de notre religion sont certes des violations du pacte contracté [avec les Musulmans] si tant est que ce pacte existât réellement.

De plus, il vous faut savoir que certains jeunes disent ici : Allah n’a-t-il pas dit : {…dénonce alors le pacte (que tu as conclu avec eux), d’une façon franche et loyale…} [Sourate 8 Le Butin, verset 58]. Cela ne prouve-t-il pas qu’il est obligatoire de dénoncer le pacte contracté et donc que l’argent des non-musulmans nous est licite ??? Nous devons nous comporter [et leur faire croire] que nous sommes des citoyens paisibles et respectueux de ce pays, et leur prendre secrètement leur argent.

Respecté Cheikh : Nous désirons de votre part, une réponse contenant des preuves précises issues du Coran et de la Sunna afin que ce rappel puisse être accepté, en sachant qu’ils rapportent que les preuves les autorisant à voler l’argent des non-musulmans proviennent d’un cheikh vivant en Europe.

Nous attirons votre attention sur le fait que tous les Musulmans vivants dans les pays non-islamiques n’ont pas tous contracté de pacte avec eux. Certains sont entrés dans le pays avec un pacte et une autorisation de leur propre pays. D’autres ont fui la guerre qui sévissait dans leur pays d’origine, alors que d’autres y sont entrés avec un contrat de travail. D’autres encore y sont parce qu’ils n’ont pas d’autre pays dans lequel vivre, tout simplement. Ainsi quel est le jugement de l’Islam concernant les enfants qui sont nés dans ces pays non-islamiques et qui n’ont signé aucun pacte ? Est-ce qu’ils se doivent de respecter le pacte passé par leurs parents ou non ?

Et quel est le jugement de l’Islam au sujet du Chrétien, ou de toute autre personne de ce pays, qui s’est converti [à l’Islam] ? Sachant qu’il n’a passé avec le pays aucun pacte ? Lui est-il permis de prendre l’argent des non-musulmans ? Puisqu’à la base, son argent n’est pas protégé [par l’Islam] et parce qu’il n’a passé aucun pacte ?

Quel est le jugement de l’Islam concernant l’argent des non-musulmans qui vivent au milieu de Musulmans dans les pays arabes ? Est- il sacré à la base, ou non ? ».

           

 

Après avoir étudié la question, voici la réponse du comité de délivrance de fatwa :

Il est connu que l’Islam ordonne d’être véridique dans nos paroles, équitable dans nos comportements, de mettre en pratique les pactes et les engagements passés, de rendre les dépôts, de respecter  les obligations des pactes et des traités. Le devoir de mettre en pratique les pactes, les conditions, les traités et les contrats passés, a certes été rapporté dans le Coran et la Sunna, ainsi que de rendre et de protéger les dépôts qui nous sont confiés. Y sont également mentionnés l’interdiction de la traitrise, de la rupture des promesses, de la trahison et du soutien des personnes qui agissent de la sorte. Il a été rapporté que la mise en pratique des pactes et des traités passés est l’une des particularités du croyant et que leur non-respect est l’une des particularités du mécréant et de l’hypocrite. Le Très-Haut a certes dit en décrivant les croyants sincères : {et qui veillent à la sauvegarde des dépôts qui leur sont confiés et honorent leurs engagements} [sourate 23 les croyants, verset 8]. Dans le Sahih Al-Boukhari au numéro (34) (1/21) et dans le Sahih Muslim au numéro (219) (1/56), ‘Abd-Allah Ibn Omar (Qu’Allah soit satisfait de lui et de son père) a rapporté que le Prophète a dit : « Quatre caractéristiques révèlent le parfait hypocrite ; quiconque en possède une, garde en lui une part d’hypocrisie et ce jusqu’à ce qu’il s’en débarrasse : Quand il parle, Il ment. Lorsqu'il promet, il ne tient pas sa promesse. Quand il signe un pacte, il ne le respecte pas. Quand il est en litige, il transgresse les règles de la justice et de la morale. »

Le Musulman qui tient se genre de discours en se rapportant à ces textes et à ces preuves, le tient pour toutes les situations et dans tous ses échanges, qu’il s’agisse de ses rapports avec son frère musulman ou avec un non-musulman. Or Allah a ordonné l’équité dans le rapport avec les autres, même s’il s’agit d’un non-musulman. Il (Gloire et Pureté à Lui) dit en effet : {Ô les croyants! Soyez stricts (dans vos devoirs) envers Allah et (soyez) des témoins équitables. Et que la haine pour un peuple ne vous incite pas à être injustes. Pratiquez l'équité : cela est plus proche de la piété} [sourate 5 la table servie, verset 8]. Allah a également ordonné aux Musulmans qui ont contracté, avec un groupe d’autre Musulmans, un pacte avec des non-musulmans, de le respecter. Allah dit : {À l’exception des polythéistes avec lesquels vous avez conclu un pacte, puis ils ne vous ont manqué en rien, et n'ont soutenu personne [à lutter] contre vous : respectez pleinement le pacte conclu avec eux jusqu’au terme convenu. Allah aime les pieux} [sourate 9 Le Repentir, verset 4]

Voilà pourquoi, lorsque le Prophète (Que la paix et le salut soient sur lui) a émigré à Médine, il a en priorité ordonné de rembourser les dettes qui avaient été contractées avec les Quraychites. À ce propos, Ibn Sa’d a rapporté dans les « Tabakatt koubra (3/22) » qu’Ali Ibn Abi Talib a dit : « Quand le Prophète (Que la paix et le salut soient sur lui) a émigré à Médine il nous a ordonné après cela de régler ce qu’il devait aux gens. » Le Prophète est certes resté à la Mecque 13 ans et il y était en compagnie de Musulmans. Malgré tout, il ne leur a pas permis de voler l’argent des non-musulmans, ni de verser le sang, ou d’attaquer leur honneur. Il a par la suite émigré, et seuls les Musulmans les plus faibles ou les plus sous-estimés, sont restés à la Mecque. Pourtant, il n’a jamais demandé à qui que ce soit de commettre de tels actes.

Le Prophète (Que la paix et le salut soient  sur lui) s’est montré vigilant à ce que les engagements pris à Houdaybiyya entre lui et les mécréants Quraychites soient scrupuleusement respectés, jusqu’à ce que les Quraychites rompent le traité. Dans un hadith sur le traité d’Houdaybiyya rapporté par Al-Boukhari au numéro (2/974) Al-Moughira ibn Shoubah avait accompagné un groupe de personnes au temps de la période antéislamique, qu’il avait ensuite tuées et dépossédées de leurs biens. Plus tard, il s’est rendu auprès du Prophète et s’est converti. Le Prophète (Que la paix et le salut soient sur lui) lui a alors dit : « J’accepte ton Islam, mais je n’accepte pas et je n’approuve aucunement les biens qui sont en ta possession. » Dans une autre version rapportée par Ibn Dawoud au numéro (2767) (3/39) : « En ce qui concerne l’Islam nous l’avons certes accepté de toi mais en ce qui concerne l’argent, nous n’avons pas besoin d’un argent acquis par la trahison. » Ibn Qayym a dit dans son livre « Zada al ma’ad (3/304) » : « Dans les paroles du Prophète (Que la paix et le salut soient sur lui) à Al-Moughira (« J’accepte ton islam, mais je n’accepte pas et je n’approuve aucunement les biens qui sont en ta possession »), on trouve une preuve que l’argent des polythéistes qui ont contracté des pactes [avec les Musulmans] est inattaquable, qu’il ne lui appartient pas, et même qu’il doit le rendre. »

 

Ainsi il n’est pas permis pour celui qui entre sur une terre de non-musulmans (que nous soyons ou non en paix avec eux), pour quelqu’un qui réside chez eux, ou pour quelqu’un qui s’est converti dans leur pays, de les trahir et d’être malveillant avec leur personne, leur honneur, ou d’en vouloir à leur argent, etc.

Il est interdit de s’en prendre à leur personne et de prendre malhonnêtement leur argent en les volant, de force, ou en trichant. Même s’il n’est pas entré dans leur pays [en contractant un pacte] ou s’il n’y est pas résident, mais qu’il y vit paisiblement et en confiance que rien de mal ne lui arrivera de leur part, [cela ne lui est pas permis] parce la « Amana[2] » a pour condition de ne pas être trahi et de ne pas trahir. Même si cela n’est pas mentionné implicitement, cela se sait implicitement. D’après Ahmad (14/389), Abu Dawoud au numéro (3/704) et Al-Hakim (2/57) ont rapporté que le Prophète (Que la paix et le salut soient sur lui) a dit : « Les Musulmans respectent leurs engagements », et c’est ce qui a été décrété par les jurisconsultes.

Abou Hanifa comme il a été rapporté dans une note de bas de page de Ibn ‘Abidine dans le livre « Ad-dar al-Moukhtar (41/166) » : « … Quant au Musulman qui entre en toute quiétude dans une terre en guerre [ou avec qui les Musulmans sont en guerre], il lui est interdit d’être malintentionné envers les vies des non-musulmans, envers leurs biens et envers leurs femmes, parce que les Musulmans respectent leurs engagements. » 

Ibn Al-Arabi Al-Maliki a dit dans son livre « Ahkam al-Qur’an (3/8) » : « S’il entre sur leur terre et est en sécurité, il doit alors en contrepartie ne pas trahir leur pacte, ne pas s’en prendre à leur argent, ni autre chose de ce genre… »

Et An-Nawawi de l’école de pensée Shaféite a dit dans le livre « Ar-Rawda at-Talibayne»: « Le Musulman qui entre en toute quiétude dans une terre en guerre [ou avec qui les Musulmans sont en guerre], s’il s’en prend à quelque chose leur appartenant, ou les vole puis revient en terre d’Islam, il lui est alors obligatoire de restituer ces biens. Il ne devait en effet pas s’en prendre à leurs biens puisqu’il était entré [sur leur terre] en toute sécurité. »

Al-Bahouti de l’école de pensée Hanbali, a dit dans son livre : «Kachaf al-Qana’ (8/233)» au chapitre de la foi : « Si l’un d’entre nous, membre de la communauté musulmane, entre sur leur terre –j’entends sur la terre des mécréants– en toute sécurité, il lui est interdit de les trahir, parce qu’ils ont assuré sa sécurité et attendent en contrepartie qu’il ne les trahisse pas. Et même si cela n’a pas été mentionné explicitement, cela se comprend implicitement. De plus, la traitrise n’est pas permise dans notre religion. Il ne lui est pas permis non plus de prendre leurs transactions à intérêts, de manière générale. Ainsi s’il les trahit de quelque manière que ce soit, les vole en quoi que ce soit ou leur prend ce qui leur appartient, il doit restituer [ce qu’il a volé] a leur ayant droit. Et s’il se rend par la suite en terre d’Islam, il doit le leur rendre ou le leur faire parvenir par la suite, parce que cet argent ne lui est pas légitime. »

Il existe certes pour certaines personnes une ambiguïté quant à savoir si l’acquisition malhonnête de l’argent des habitants de pays [non-musulmans] est permise, que ce soit pour ceux qui visitent ou pour ceux qui vivent dans ces pays non-musulmans. Certains ont même commis l’adultère avec les femmes de ces pays en raison de cette ambiguïté (Qu’Allah nous en préserve). Si l’acquisition malhonnête de leur argent était permise, cela amènerait à bien pire : l’adultère avec leurs femmes serait lui aussi permis. Cela serait une énorme dérive vers l’indécence, et la pire pratique permissive produite par cette ambiguïté qui a pour prix une appétence sans limites. Citons aussi la dérive de la permission de verser le sang qui risquerait de bouleverser la situation des Musulmans vivants habituellement dans ces pays, et qui annulerait les actes de bienfaisance [de la communauté musulmane].

Parmi les choses sur lesquelles il existe pour eux une ambigüité, on trouve : ce que le Prophète (Que la paix et le salut soient sur lui) a dit : « Il m'a été ordonné de combattre les hommes jusqu'à ce qu'ils disent : "Il n'y a pas de Dieu en dehors d'Allah." Celui qui dit: "Il n'y a pas de Dieu en dehors d'Allah" a protégé de moi son bien et sa vie, sauf pour son droit. Et son compte sera à Allah. » Ce hadith n’est pas une preuve qu’il soit permis de trahir les mécréants, de prendre malhonnêtement leur argent, ou toute autre forme de trahison en simulant être en situation de paix. Voilà pourquoi le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) a dit dans le hadith d’Al-Moughira ibn Shoubah (Qu’Allah soit satisfait de lui) : « Je n’accepte pas et je n’approuve aucunement les biens qui sont en ta possession. » Ibn Hajar a dit dans son livre « Al-Fath (5/241) » que l’enseignement qui est à tirer de ce hadith est qu’il n’est pas permis de prendre malhonnêtement l’argent des mécréants en simulant être en situation de paix. En effet, l’accompagnement bienveillant amène à la sécurité et celle-ci profite aux résidents, qu’ils soient Musulmans ou mécréants.

L’histoire d’Abou Bassir est elle aussi confuse pour eux. Histoire dans laquelle le Prophète (Que la paix et le salut soient sur lui) n’a pas accepté ni de prendre l’argent des mécréants, ni de les tuer, ni d’annuler le traité d’Al-Houdaybiyya qu’il avait contracté avec eux. Voila pourquoi le Prophète (Que la paix et le salut soient sur lui), lorsqu’Abou Bassir s’est présenté à lui après avoir tué un homme des Quraychites et qu’il était parti se refugier à Médine, a dit, d’après Al-Boukhari (258) (2/974), et selon Aoura Ibn Zoubayr : «Que ta mère te perde Mouss’ar Harb ; heureusement que personne n’était avec lui.»[3] Quand Mouss’ar Harb a entendu ces paroles, il a su que le Prophète (Que la paix et le salut soient sur lui) allait le renvoyer chez eux (les Quraychites). Il est sorti de Médine et s’est rendu jusqu'à un endroit appelé Saif al-Bahr. Abu Jandal ibn Souhayl a réussi à s’enfuir [des Quraychites] et à rejoindre Abou Bassir. Par la suite, pas un homme parmi les Quraychites ne se convertissait à l’Islam sans qu’il ne les rejoigne jusqu’à ce qu’ils formassent un groupe. Par Allah, dès qu’ils entendaient que l’un des Quraychites se rendait au Châm, ils attaquaient sa monture, tuaient son propriétaire, et dérobaient les biens qui étaient dessus. Les Quraychites demandèrent au nom d’Allah, au Prophète [que cela cesse] et lui assurèrent que celui des Musulmans qui désirait venir à Médine serait en toute sécurité [et ne serait plus obligé de leur être renvoyé]. Alors le Prophète (Que la paix et le salut soient sur lui) envoya une lettre à Abu Bassir. Et Allah révéla ce verset : {C’est Lui qui, dans la vallée de la Mecque, a écarté leurs mains de vous, de même qu’Il a écarté vos mains d’eux, après vous avoir fait triompher sur eux.} [Sourate 48 La Victoire, verset 24]

La réponse à la preuve qu’ils avancent sur l’histoire de Abou Bassir et de ces Compagnons (Qu’Allah soit satisfait d’eux) est que : le Prophète (Que la paix et le salut soient sur lui) n’a pas accepté de donner asile à Abou Bassir, ni de le laisser entrer dans Médine, puisque le Prophète est resté conforme au traité qu’il avait conclu avec les polythéistes. Abou Bassir s’est alors enfui loin des polythéistes, afin de constituer avec ses autres compagnons, un groupe indépendant. La situation entre ce groupe et les polythéistes, est donc devenue une situation de guerre. Il n’y avait entre eux et les Quraychites ni pacte, ni traité. Ils ont donc agi de la manière dont tout Musulman agit en temps d’affrontement contre les polythéistes, et ont pris leurs biens comme butins de guerre.

L’une de leurs revendications est également ambigüe : le fait que les pactes et les traités qui sont en cours entre les Musulmans et les non-musulmans seraient nuls et non avenus, parce qu’ils contiendraient des conditions non-conformes, voire contredisant l’Islam. Ils imposeraient une obligation de respect aux lois qui sont en cours dans leurs pays. Or nous disons que le Musulman se doit de respecter les lois de la Charia et ce même s’il ne se trouve pas en terre musulmane. À partir de là, il n‘est pas permis [puisque les lois de la Charia l’interdisent] de s’en prendre à la vie des non-musulmans, à leur honneur, ni de s’octroyer malhonnêtement leur argent, comme cela a été rapporté dans le hadith de Al-Moughira ibn Shoubah (Qu’Allah soit satisfait de lui).

Voilà pourquoi il est obligatoire au Musulman qui s’adonne à des infractions, telles que la trahison des non-musulmans qui vivent dans leur pays, de s’éloigner de ces actes, en sachant que ceux-ci influent de manière négative sur la réputation de l’Islam et des Musulmans.

Nous vous invitons à prendre contact avec les centres islamiques qui se trouvent un peu partout dans le monde, afin de vous renseigner sur ce dont nous venons de parler.

Qu’Allah vous accorde la réussite et que la paix et le salut soient sur notre Prophète Mohammad, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons.

Président : ‘Abd-Al-‘Azîz Ibn ‘Abd-Allah Ibn Mohammad ‘Al Ach-Cheikh

Membre : Sâlih Ibn Fouzân Al-Fouzân

Membre : Ahmad Ibn ‘Ali ibn Ahmad Saïr Al-Moubârakî

Membre : ‘Abd-Allah Ibn Mohammad Al-Motlaq

Membre : ‘Abd-Allah Ibn Mohammad Ibn Sa’d Al-Khounaïn

Membre : Mohammad Ibn Hassan ‘Al Ach-Cheikh

Membre : ‘Abd-Al-Karîm Ibn ‘Abd-Allah Al-Khoudayr

 


[1] Walâ’ : Lorsque l’héritage d’une personne qui, au cours de sa vie, a été esclave puis fut affranchie, revient, en cas d'absence de parents, à celui qui l'a affranchie.

[2] La « Amana » est un dépôt en confiance qui doit reposer sur la parole donnée, la loyauté, l’intégrité, la résistance à toute épreuve et à toutes les tentations.

[3] Notons la différence de compréhension entre les deux parties. Les premier comprennent du hadith que le Prophète (Que la paix et le salut soient sur lui) a dit : « Mouss’ar Harb si seulement il avait eu quelqu’un avec lui », dans le sens de : dommage que d’autres Musulmans ne fussent pas avec lui pour infliger de plus lourdes pertes au non-musulmans. Alors que les savants de l’Iftâ’ ont quant à eux expliqué que le sens du hadith est : « Que ta mère te perde Mouss’ar Harb ; heureusement que personne n’était avec lui » par : heureusement que personne d’autre n’a accomplit les actes de Mouss’ar Harb, puisque ces actes sont illicites dans l’Islam.

 

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