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L’histoire de la langue arabe

Le message de l'Islam

 

L’arabe est une langue originaire de la péninsule Arabique. Son origine remonte au deuxième siècle dans une forme assez proche de l'arabe standard moderne actuel.

 

Les Abd Daghm, qui étaient les habitants de Ta’if, sont les premiers à inventer l'écriture arabe. Les plus anciennes inscriptions arabes préislamiques datent de 267. Cependant, la tradition donne par moments des origines bien antérieures : la reine de Saba, l'ancien Yémen ainsi que des tribus arabes disparues dont les plus cités sont les tribus A'ad (عاد) et Thamūd (ثمود) qui auraient été de la descendance de Iram, l'un des fils de Sem fils de Noé, d’où le qualificatif de langue « sémantique », auraient parlé cette langue dans une forme plus ancienne.

 

Du fait de l'expansion géographique de l'Islam au Moyen Âge et la diffusion de la révélation Coranique, cette langue s’est surtout répandue dans tout le Proche-Orient, le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord. Elle se déploie géographiquement sur plusieurs continents, s'étend sociologiquement à des peuples non arabes, et devient aujourd'hui la langue officielle de plusieurs pays.

 

La richesse de la langue arabe

L’arabe est une langue très riche. Parmi les manifestations de sa richesse, on trouve le fait que les noms, notions et concepts bénéficient d’une très large palette de nuances qui permet de s’exprimer avec une extrême précision.

 

Les Arabes se vantent d’avoir 80 mots pour désigner le miel, 200 pour le serpent, 500 pour le lion, 1000 pour le chameau et l’épée, et jusqu’à 4400 pour exprimer l’idée de malheur. Un grammairien arabe prétendit avoir compté 12.305.052 mots, en prenant sans doute pour des mots différents les modifications que subit une même racine selon les cas, les nombres, les personnes, les temps, les modes, etc. Il est certain que les racines arabes sont au nombre de 6.000 environ, et que le vocabulaire comprend 60.000 mots. Les grammairiens arabes prétendent que toutes les racines de leur langue ont été primitivement des verbes, et ils élèvent considérablement le nombre de ces racines.

 

La richesse du vocabulaire et les figures rhétoriques de la langue arabe sont parmi ses plus beaux attraits.

 

Par ailleurs, à partir de l’ère islamique, les ouvrages en langue arabe traitant de mathématiques, de littérature, de philosophie ou encore de droit constituèrent un formidable réservoir linguistique qui servait de base essentielle pour l’intercompréhension des savants ainsi que pour la conceptualisation des théories les plus complexes, et ce, à une époque où la civilisation arabo-musulmane était à son apogée ; il suffisait donc de feuilleter un livre de science ou de philosophie pour saisir l’étendue de la puissance et de la grandeur de la langue arabe.

 

Influence de la langue arabe

Il est bien connu que la langue arabe est devenue langue officielle sous le califat de l’omeyyade Abd Malik Ibn Marwan. Auparavant, le grec était la langue administrative. Abd Malik a décidé d’arabiser tous les textes officiels ainsi que l’administration. La langue arabe n’est donc plus la langue liturgique uniquement réservée au domaine religieux. C’est à partir de ce moment précis que les traductions vers l’arabe prirent une part importante.

 

L’islam a rapidement conquis la Perse sassanide et la majeure partie de la chrétienté orientale où chrétiens et juifs reçurent le statut de dhimmi (protégés). Les nouveaux conquérants demandent à leurs tributaires une contribution intellectuelle qui nourrira cette civilisation naissante en puisant dans les trésors de la pensée antique. La Syrie était alors le principal centre de la pensée grecque depuis la fermeture des écoles d’Athènes. Les ouvrages grecs étaient traduits en syriaque, une forme nouvelle d’araméen, dans un mouvement qui s’amplifia après l’expansion musulmane. A l’exception de quelques œuvres traduites directement du grec en arabe, on traduisait généralement des textes grecs traduits en syriaque.

 

Les califes abbassides créent au début du IXe siècle une académie de traduction appelé Bayt al Hikma (Maison de la sagesse) à Bagdad et envoient des émissaires à Byzance pour acquérir les manuscrits grecs à prix d’or. Ce mouvement de traduction inclut des ouvrages de médecine, de logique ou de philosophie grecques mais aussi de littérature persane ou d’astronomie indienne qui, synthétisées à travers l’Islam, font émerger une nouvelle culture philosophique et scientifique arabe appelée l’adab, imprimant un essor nouveau aux savoirs en général et à la science en particulier.

 

La langue arabe est une langue littéraire et poétique depuis les origines de la période antéislamique (Djâhiliya), mais sa diffusion est, selon M. Fantigu, l’auteur du Miracle arabe, à mettre sur le compte des fruits matériels et spirituels qu’a produit l’Islam dont notamment la décision politique prise par les Omeyyades de rendre obligatoire l’emploi de la langue arabe pour les documents officiels.

 

Le déclin des centres culturels grecs dans le Proche-Orient a provoqué l’une des plus grandes crises que les langues aient connues, en conséquence, les peuples issus d’une ancienne civilisation comme les Egyptiens ou les Indiens se sont débarrassés de leur culture propre pour embrasser les croyances, les coutumes et les mœurs des Arabes, et ce, suite aux relations et contacts entretenus entre ces derniers et les peuples en question.

 

L’influence de la langue arabe est telle qu’elle s’étendit très loin de son centre, jusqu’à une partie du sud de l’Europe où les gens étaient persuadés que cette langue était «le seul vecteur de transmission des sciences et de la littérature» comme l’affirme George Rivoire. Ce dernier a également dit que «les hommes d’Eglise furent contraints d’arabiser leurs recueils de lois pour en faciliter la lecture dans les églises d’Espagne, de même que Jean Séville fut obligé d’éditer les livres religieux chrétien en langue arabe afin que les gens puissent les comprendre».

 

Alphabet arabe

En tant qu'alphabet de la langue du Coran, son influence s'est étendue avec celle de l'islam : pour être utilisé (et l'est encore) pour écrire d'autres langues, sans aucune parenté avec l'arabe, comme le persan, le kashmiri, le sindhi, l'ourdou, le kurde.

 

Bien que très souvent désigné comme un alphabet, à la manière de l'écriture d'autres langues sémitiques, c'est généralement un abjad, terme décrivant un système d'écriture ne notant que les consonnes de la langue. Cet alphabet comporte 28 lettres fondamentales (si l'on exclut la hamza, qui se comporte soit comme une lettre à part entière soit comme un diacritique), qui deviennent voyelles à volonté au moyen de trois motions ou signes suscrits, souscrits. Les noms et les adjectifs sont presque toujours dérivés de la racine des verbes, par l'addition de quelques lettres ou le changement des voyelles.

 

Il y a trois nombres : singulier, duel et pluriel. Les verbes forment 17 conjugaisons, dont 13 pour les verbes sains ou parfaits, c.-à-d. réguliers ; ils sont, suivant la conjugaison, actifs, passifs, neutres, ou réfléchis. Chaque conjugaison a sa nuance ou signification propre.

 

L’alphabet s'écrit de droite à gauche. Il n'y a pas de différence entre les lettres manuscrites et les lettres imprimées, et les notions de lettre majuscule et lettre minuscule n'existent pas : l'écriture est donc monocamérale. En revanche, la plupart des lettres s'attachent entre elles, même en imprimerie, et leur graphie diffère selon la lettre suivante et/ou la lettre précédente, ou qu'elles sont isolées (on parle de variantes contextuelles). Toutefois, certaines lettres ne s'attachent jamais à la lettre suivante, de sorte qu'un mot peut être entrecoupé d'un ou plusieurs espaces.

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