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Il est donc interdit de les imiter en décalant une festivité de quelques jours, telle que la fête de Pâques ou de Noël...
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Les transactions financières en Islam

Le message de l'Islam

 

L’Islam est une religion dont les principes de bases sont nobles. En effet, l’Islam est doté d’une législation qui se caractérise par trois points essentiels qui sont la dimension globale de ses préceptes, sa perfection et son caractère immuable du fait que c’est la dernière religion révélée par Allah à l’ensemble de l’humanité.

 

Ainsi, le code islamique qui régit la vie du musulman dispose depuis les tout premiers siècle de la naissance de l’Islam d’une jurisprudence précise et complète. Les gens de science ont développé il y a des siècles cette matière incontournable que l’on appelle le fiqh. Le terme  « fiqh » dérive du verbe « faqiha » qui signifie : comprendre les choses en profondeur. Allah emploi ce terme dans Sa parole : « ...Et il n'existe rien qui ne célèbre Sa Gloire et Ses louanges. Mais vous ne comprenez pas (tafqahoûna) leur façon de Le glorifier »[1]

 

Bien que les premiers ouvrages concernant le fiqh englobaient aussi bien les questions d’ordre dogmatiques que jurisprudentiel, très vite les savants restreignirent ce domaine aux pratiques religieuses et finirent par accorder à ce terme une définition plus restrictive en limitant l’étendue de cette science à la jurisprudence. De là, il est impératif de faire la différence entre les questions d’ordre dogmatique qui traitent du domaine de la croyance et du crédo qui constituent les fondements de la religion, et les questions d’ordre pratique qui touchent le domaine jurisprudentiel et qui constituent quant à elles les éléments subsidiaires de l’Islam.

 

La jurisprudence islamique traite de manière explicite tous les aspects de la vie du musulman et s'articule entre deux principaux domaines :

1 - Le domaine des pratiques cultuelles qui concerne les relations entre l'homme et Son Créateur.

2 - Le domaine relationnel qui régit les rapports entre les individus sur le plan familial, économique et judiciaire.

 

De ce fait, parmi les thèmes que l’on retrouve dans les livres de jurisprudence au chapitre relationnel, il y a les transactions. En effet, la jurisprudence relative aux transactions occupe une large tribune dans ces ouvrages en raison de son importance. En outre, l’Islam a fixé des principes clairs relatifs aux transactions et les savants musulmans ont écrit de nombreux ouvrages à ce sujet.

 

En ce qui concerne les transactions, Allah, exalté soit-Il, nous met en garde contre les biens gagnés par des moyens illicites et ce dans une infinité de versets coranique. Parmi ces derniers nous pouvons citer les suivants : « Ô les croyants! Que les uns d’entre vous ne mangent pas les biens des autres illégalement. Mais qu’il y ait du négoce (légal), entre vous, par consentement mutuel »[2]« Et ne dévorez pas mutuellement et illicitement vos biens; et ne vous en servez pas pour corrompre des juges pour vous permettre de dévorer une partie des biens des gens, injustement et sciemment »[3].

 

Beaucoup de ahâdîths authentiques mettent également en garde contre les gains illicites et décrivent les conséquences encourues par ceux qui se nourrissent à partir de tels gains : 'Amr ibn Al-'Ass, qu'Allah soit satisfait de lui, a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah dire : «Tout peuple qui laisse sévir l'usure parmi eux, sera châtié par la famine et la sécheresse ; et tout peuple qui laisse sévir les pots-de-vin parmi eux, sera châtié par la terreur»[4].

 

Selon Abou Houreyra, qu'Allah soit satisfait de lui, le Prophète, que les éloges et le salut soient sur lui, a dit : «Allah (exalté soit-Il) est bon et n'accepte que ce qui est bon, et Allah a ordonné aux croyants ce qu'il a ordonné à Ses Messagers, Il a dit (exalté soit-Il) : « Ô Messagers! Mangez de ce qui est permis et agréable et faites du bien » et Il (exalté soit-Il) a dit aux croyants: « Ô les croyants! Mangez des (nourritures) licites que Nous vous avons attribuées ». Ensuite, le Prophète a évoqué l'homme qui prolonge son voyage, ébouriffé, poussiéreux, il tend ses mains vers le ciel en appelant : « Ô Allah, ô Allah, alors que sa nourriture est illicite, sa boisson est illicite et son habit est illicite, et il a été nourri par les gains illicites, comment veut-il qu'Allah exauce son invocation »[5].

 

Le Prophète, que les éloges et le salut soient sur lui, a dit à Sa`d Ibn Abi Waqqâs : « Si tu veux que ton invocation soit exaucée ne te nourris que de ce qui est licite. »

 

Ces hadiths prouvent que la nourriture illicite empêche l'exaucement des invocations et constitue une barrière qui les empêchent de monter vers Allah, exalté soit-Il. Ce qui est largement suffisant comme mise en garde.

 

Tout musulman soucieux de se sauver de l’Enfer et de sauver sa famille doit donc faire très attention à sa nourriture et à son argent.

 

Les biens que nous possédons et que nous utilisons pour vivre appartiennent à Allah. Il nous les a confiés pour que nous en fassions usage conformément à Ses ordres.

 

Par conséquent, l’Islam ne dénigre pas l’acquisition des biens, à condition qu’ils soient gagnés légalement et dépensés à juste titre, loin de toute forme de tentation. Car le Prophète, que les éloges et le salut soient sur lui, a dit : « Chaque nation a sa propre tentation, celle de la mienne réside dans les biens ». L’idée est donc que l’acquisition des biens ne doit pas outrepasser les limites du cadre fixées par la législation d’Allah. C’est pourquoi l'Islam n’apprécie guère celui qui consacre toute son énergie à amasser les biens au point de considérer une telle activité comme étant une fin en soi. Nous devons être convaincus que l'argent est un moyen et non une fin en soi.

 

Hélas, de nos jours beaucoup de musulmans, à quelques rares exceptions près, concrétisent la prophétie du Messager d’Allah, que les éloges et le salut soient sur lui, selon laquelle : « Il viendra certainement un temps où personne n’échappera à la consommation du ribâ (l’usure) au point que celui qui n’en consomme pas sera touché par sa poussière »[6].

 

En effet, lorsque les musulmans se sont détachés du système économique islamique et lui ont tourné le dos, les transactions illicites se sont multipliées à tel point qu’elles sont devenues presque normales (pour ne pas dire banales) !

 

Par conséquent, il incombe aux musulmans de se pencher sur cette question afin d’acquérir suffisamment de connaissances pour ne pas sombrer dans ce qui pourrait causer sa perte dans cette vie et l’au-delà.

 

Qu’est ce que l’on entend par les règles relatives aux transactions ?

Tout d’abord, on pourrait définir les transactions en disant qu’il s’agit des règles légales relatives aux accords passés entre deux parties ou plus, à l’issu desquels découlent des échanges de biens, de monnaies ou de services. Par conséquent, dès l’instant où le musulman désire entreprendre un quelconque échange, il se doit de connaître les règles liées à l’opération qu’il souhaite concrétiser. D’où l’importance de l’apprentissage de cette science qui concerne le quotidien du musulman, puisque nul ne peut se passer de ces échanges.

 

De surcroît, le manque d’intéressement vis-à-vis de ce domaine a conduit bon nombre de musulmans aujourd’hui à endosser de graves péchés en raison de leur manque de connaissances. Combien s’engagent dans des transactions sans en connaître le statut légal, comme c’est le cas des transactions usuraires que l’on habille sournoisement et qui font ravage au sein de la communauté !!

 

C’est en ce sens qu’il est impératif de traiter ce thème d’importance capital et d’en aborder les grands traits de manière succincte afin de permettre à tous d’avoir une vue globale des principales règles qui régissent les transactions en Islam.

 

Définition

En Islam, lorsque l’on parle de transactions, il faut faire la distinction entre les différents types d’échanges. Du point de vue du but et de la finalité de la transaction, on distingue deux types d’échanges :

 

1 - Les échanges à but commercial à travers lesquels les acteurs recherchent le profit, l’acquisition, et autre. Il est alors question des règles régissant les contrats commerciaux tel que l’achat et la vente, les contrats de location, les conventions sociétaires (commerciales), et tout ce que l’on y assimile. La plupart des livres de jurisprudence traitent longuement ce type d’échanges.

 

2 – Les échanges à but non lucratif qui concerne les transactions dont l’objectif pour les acteurs reste la bienfaisance, tel que le prêt, le don, le waqf[7], le testament, l’assurance coopérative, etc.

Pour les comportements commerciaux, le musulman est tenu de respecter certains principes de bases, qui découlent entre autres des grands principes islamiques qui prônent la justice, l'équité, la transparence et le consentement mutuel des contractants.

Nous allons donc tenter de clarifier les principales règles qui s’y rapportent.

 

Les échanges commerciaux

La règle et le principe concernant toutes les opérations commerciales telles que la vente, l’achat, la location et autres transactions qui ont lieu entre les gens et dont ils ont besoin, est que cela est permis et autorisé. Il s’agit de l’avis de la grande majorité des savants. Parmi les preuves indiquant ce principe de base figure la parole d’Allah : « Ô les croyants! Remplissez fidèlement vos engagements »[8] et Sa parole : « Et remplissez l’engagement, car on sera interrogé au sujet des engagements »[9], qui concerne toutes les transactions et tous les contrats commerciaux.

 

La vente

En se basant sur le principe général précité, on peut dire que toutes les ventes sont permises à l’exception des choses qui sont interdites en raison de leur nature ou en raison du mode d’acquisition.

 

Ce qui est interdit en soi (de façon absolue)

Ce sont les choses qu’Allah a prohibées pour elles-mêmes, qu’il est interdit de vendre, d’acheter ou de louer. On ne peut pas non plus participer à leur production et à leur diffusion auprès des gens. Exemples de ce que l’islam a rendu interdit en soi (de façon absolue) :

·         le chien et le porc.

·         Le cadavre d’un animal ou une partie du cadavre.

·         Les boissons enivrantes et alcoolisées.

·         Les drogues et tout produit toxique pour le corps.

·         Les outils diffusant la dépravation au sein de la population comme les bandes magnétiques (cassettes), les sites internet et les magazines licencieux.

·         Les idoles et les représentations des divinités adorées en dehors d’Allah.

 

Ce qui est interdit en raison de son mode d’acquisition

Il s’agit d’un bien qui en soi est licite mais qui devient illicite à cause de la façon de l’acquérir qui est préjudiciable à l’individu et à la société. Pour cette raison, il devient interdit. C’est en ce sens que les gens de science mentionnent que l’interdiction de certaines ventes revient essentiellement à quatre causes :

· L’intérêt [ar-ribâ].

· Le caractère aléatoire (hasardeux) et inconnu (mal défini, imprécis) de la transaction.

· L’injustice [usurpation, fraude, escroquerie, etc.]

· Le jeu de hasard.

 

L’intérêt

Les transactions de nature usuraires sont formellement interdites en Islam. Allah dit : « Ceux qui mangent [pratiquent] de l’intérêt usuraire ne se tiennent (au jour du Jugement dernier) que comme se tient celui que le toucher de Satan a bouleversé. Cela, parce qu’ils disent: «Le commerce est tout à fait comme l’intérêt». Alors qu’Allah a rendu licite le commerce, et illicite l’intérêt »[10], Il dit également : « Ô les croyants! Craignez Allah; et renoncez au reliquat de l’intérêt usuraire, si vous êtes croyants »[11].

 

De même, la Sounnah stipule clairement cette interdiction et en souligne la gravité. Le Messager d'Allah a dit : « Une des pires formes de l’usure consiste à violer injustement l’honneur du musulman »[12]. Dans un autre hadith le Messager d'Allah, que les éloges et le salut soient sur lui, a dit : « L'usure comporte soixante-treize degrés. Le moins grave est comparable à l’inceste que commet l’homme avec sa mère »[13].  Dans une autre version rapporté par At-Tabarâni : « L'usure comporte soixante-treize degrés. Le moins grave est comparable à l’inceste que commet l’homme avec sa mère , et le plus grave est comparable au fait que l'homme porte atteinte à l'honneur de son frère »[14].

 

Selon la terminologie en Islam, l’usure se définit par l’inégalité et/ou le différemment de l’échange de biens spécifiques de même nature sans contrepartie. C’est ce qui ressort du célèbre hadith à ce sujet dans lequel Oubâdah ibn As-Sâmit rapporte que le Prophète, que les éloges et le salut soient sur lui, a dit  : « Du blé pour du blé à part égale et de main à main ; le surplus étant de l'usure. De l'orge pour de l'orge à part égale et de main à main, le surplus étant de l'usure. Des dattes pour des dattes à part égale et de main à main, le surplus étant de l'usure. Du sel pour du sel à part égale et de main à main ; le surplus étant de l'usure. De l'argent pour de l'argent à part égale et de main à main, le surplus étant de l'usure. De l'or pour de l'or à part égale, de main à main, le surplus étant de l'usure. ».

 

C’est au regard de ce hadith qu’il faut retenir deux notions essentielles relatives à la définition de l’usure, à savoir que l’usure est de deux types : l’usure à terme (an-nassî) et l’usure de majoration (al-fadl).

 

De manière générale, il faut savoir que l’usure à terme concerne les prêts qui font parties des échanges non commerciaux. Tandis que l’usure de majoration concerne quant à elle les échanges commerciaux. Cependant, il faut souligner qu’en réalité les ventes sont sujettes aux deux formes d’usures selon la nature de la transaction.

 

L’usure de majoration dans les échanges commerciaux

C’est le fait de vendre un bien sujet à l’usure contre un bien de même nature avec une majoration.

 

L’usure à terme dans les échanges commerciaux

C’est le fait de vendre un bien sujet à l’usure délivré au moment de la vente contre un bien de même nature qui sera livré à un terme fixé.

 

En ce qui concerne les biens sujets à l’usure, le Prophète, que les éloges et le salut soient sur lui, cite dans le hadith précédent six catégories de biens. La question qui se pose reste de savoir si l’usure concerne seulement ces six choses ou non. L’origine de cette divergence réside dans l’analogie possible ou non des produits qui présentent les mêmes caractéristiques.

 

Certains ont émis que tout produit que l’on peut quantifier par la mesure tel que le blé, l’orge, les dattes, etc., ou pesé tel que le fer, le cuivre, le coton, etc., est sujet à l’usure.

Le deuxième avis consiste à dire que le paramètre qu’il faut prendre en compte pour déterminer le caractère usuraire d’un produit est :

· La valeur de ce dernier (comme l’or et l’argent).

· S’il est mesurable et peut être pesé pour ce qui est des produits consommables (comme le blé, l’orge, les dattes et le sel).

 

Selon cet avis, il faut prendre en compte la nature du produit, mais aussi le motif qui en fait un bien sujet à l’usure. En somme, il faut distinguer parmi les six produits cités dans le hadith l’or et l’argent dont le motif est la valeur auxquels on doit assimiler la monnaie actuelle par analogie ; et les quatre autres produits dont le motif réside dans le fait qu’il s’agit de produits consommables que l’on peut mesurer, auxquels on doit assimiler certaines denrées ou aliments.

 

C’est l’avis choisi par Cheykh Al Islam Ibn Taymiyya. Ainsi, nous disons que tout ce qui fait office de valeur comme la monnaie, tous les produits consommables quantifiables, et tous les produits consommables que l’on peut peser sont sujets à l’usure. En dehors de cela, rien n’est sujet à l’usure lors des transactions. Par exemple, les livres, les stylos, les vêtements, les voitures, ne sont pas sujets à l’usure. Ainsi, il n’y a aucun mal à échanger une voiture contre deux voitures, ou un stylo contre deux stylos, etc.

 

Cependant, pour qu’il y ait usure entre ces produits, il faut que les biens échangés soient de même nature et doivent partager le même motif les rendant des produits sujets à l’usure. En somme, il n’y a aucun mal à échanger de l’or, de l’argent ou de la monnaie contre du blé, de l’orge, des dattes, du sel et autres produits assimilés par analogie. Dans le cas contraire, il serait interdit d’acheter des dattes, du sel, etc., avec de l’argent en espèce.

 

Pour résumer, il faut retenir la règle suivante qui permet de savoir si une transaction est usuraire ou non : L’échange d’un produit sujet à l’usure par un produit de même nature et partageant le même motif faisant de lui un produit sujet à l’usure, requiert deux conditions pour que la transaction soit valable :

· Que l’échange soit opéré de main à la main au moment de l’accord avant que les acteurs ne se séparent.

· Que les produits soient égaux en mesure et en poids.

 

En revanche, l’échange d’un produit sujet à l’usure contre un produit sujet à l’usure de nature différente, seule la condition d’effectuer la transaction de main à la main est requise. Quant à l’inégalité en termes de mesure, de poids et de valeur, cela n’est pas une condition.

 

Enfin, l’échange d’un produit sujet à l’usure contre un produit qui ne l’est pas peut se faire sans obligation d’égalité, et à terme. Exemples concrets :

a– Vendre 100 grammes d’or que l’on livre contre 100 grammes d’or que l’on recevra un mois après la vente. Ceci est interdit et constitue de l’usure car l’échange des deux produits n’a pas eu lieu simultanément.

b– Echanger 100 euros contre 110 euros de main à main est une transaction usuraire. (ribâ al fadl).

c- Echanger 100 euros contre 110 euros à terme est une transaction usuraire. (ribâ al fadl+ribâ an-nassî).

d– Vendre 50 kg d’orge contre une bête, cela est permis que l’échange se fasse de main à main ou pas.

e– Acheter 1 kg d’orge contre 1 kg de blé est permis car de nature différentes, mais l’échange doit se faire de main à main pour ne pas être usuraire.

 

Remarque : les monnaies internationales sont considérées comme étant de nature différentes mais partageant le motif les rendant sujets à l’usure. D’où, il est permis d’échanger de l’euro contre du dollar à différence de valeur, à condition que cela soit fait de main à main.

 

Le danger de l’intérêt pour l’individu et la société

L’islam se montre intransigeant concernant l’intérêt à cause de ses effets destructeurs sur l’individu et la société, comme :

 

1- Une mauvaise distribution de la richesse et l’apparition de grandes disparités (inégalités) entre les riches et les pauvres. En effet, l’intérêt concentre l’argent entre les mains d’un groupe minoritaire d’une même société tandis que la grande majorité en est privée. Cela constitue un déséquilibre dans la distribution des richesses. La société est alors partagée en une minorité excessivement riche et la majorité faite de besogneux qui travaillent durement pour vivre, de nécessiteux et de gens qui n’ont rien. C’est là le terreau idéal pour la propagation de rancœurs et de crimes dans la société.

 

2- L’habitude de la dilapidation et l’absence d’épargne. La facilité d’accès aux prêts avec intérêt a encouragé beaucoup de gens au gaspillage et leur a fait perdre le sens de l’économie et de l’épargne car ils trouvent toujours quelqu’un pour leur prêter tout ce qu’ils veulent, alors ils ne font plus de calcul ni pour le présent ni pour l’avenir mais sont plutôt excessifs dans l’acquisition de choses accessoires ou futiles au point que leurs dettes s’accumulent et leur rendent la vie oppressante. Ils passent alors toute leur vie écrasés par le fardeau de ces dettes et ces prêts.

 

3- Le prêt à intérêt freine l’investissement des riches dans les projets bénéfiques pour la nation. Tout fortuné trouve dans le système basé sur l’intérêt un moyen d’obtenir avec sa richesse un certain taux d’intérêt et cela le détourne d’investir son argent dans des projets industriels, agricoles ou commerciaux pourtant très bénéfiques pour la société, cela parce que ces projets incluent une part de risque et requièrent un minimum d’effort et de travail.

 

4- L’intérêt fait disparaitre la bénédiction de l’argent et provoque la chute de l’économie. Toutes les chutes de l’économie et les grandes faillites de sociétés eurent lieu à cause de la pratique immodérée de l’intérêt illicite. C’est là un des aspects de la « dissipation » dont Allah a parlé, ceci contrairement à l’aumône et à la charité envers les gens, lesquelles mettent de la bénédiction dans l’argent et donc l’augmentent comme Allah dit : « Allah dissipe l'intérêt [en pure perte] et fait fructifier les aumônes ».

 

Qu’en est-il si quelqu’un se convertit à l’islam alors qu’il est engagé dans un contrat comportant de l’intérêt ?

S’il se convertit alors qu’il est lié à un contrat entaché d’intérêt, il y a deux cas de figure :

1- Si c’est lui qui reçoit le supplément (c’est-à-dire qu’il est le consommateur de l’intérêt), alors dès qu’il s’est converti, il s’abstient de prendre quoi que ce soit de plus (que son capital) comme Allah a dit : « …si vous vous repentez, vous récupérez vos capitaux. Ainsi vous ne lésez personne et personne ne vous lèse. »

 

2- Si c’est lui qui doit donner en surplus, on a alors deux situations :

· S’il peut résilier le contrat et ne plus y être lié, alors il doit le faire si cela ne lui est pas trop préjudiciable.

 

· S’il ne peut annuler le contrat qu’en contrepartie d’un préjudice très excessif, alors il pourra mener le contrat à son terme mais avec la ferme résolution de ne plus refaire une telle chose comme Allah a dit : « Celui à qui est parvenue une exhortation de son Seigneur [l’informant de l’interdiction de l’intérêt] et qui en conséquence cesse [la pratique du ribâ], n’est pas reprochable pour ce qui a eu lieu auparavant [c’est-à-dire qu’il peut conserver ce qu’il a reçu de ribâ avant de connaitre son interdiction] et son cas relève d'Allah. Mais ceux qui récidivent, ceux-là seront les gens du feu où ils demeureront éternellement. »

 

2 - La transaction aléatoire ou imprécise

On entend par là tout contrat comportant une part d’inconnu, une faille susceptible de créer la contestation et le conflit entre les deux parties ou qui lèse l’un au profit de l’autre.

 

Cela a été interdit par l’islam pour prévenir les conflits, les préjudices, les lésions. C’est interdit même si les parties sont consentantes [même si elles en acceptent les clauses en connaissance de cause]. En effet, le Prophète, que les éloges et le salut soient sur lui, a interdit la vente hasardeuse (entachée d’incertitude) [gharar].[15]

 

Exemples de ventes aléatoires ou imprécises :

1- Vendre (ou acheter) des fruits avant leur développement et avant qu’ils ne soient murs et prêts à être cueillis. Le Prophète, que les éloges et le salut soient sur lui, a interdit cela en raison de l’éventualité que les fruits ne soient gâtés (abîmés) avant d’atteindre la fin de leur maturation.

 

2 - Donner une somme d’argent pour acheter une caisse pleine d’objet sans savoir s’ils sont de valeur ou sans utilités.

 

En outre, le caractère aléatoire et imprécis du contrat n’entraine un effet qui rend celui-ci interdit que s’il est très prononcé et qu’il concerne le contrat en ce qu’il a d’essentiel, non en ce qui est accessoire.

 

Ainsi, il est permis par exemple d’acheter une maison même si l’on ne connait pas la nature des matériaux utilisés pour la construire, l’enduire, etc. car cette imprécision est négligeable en plus qu’elle concerne des éléments accessoires du contrat, non des éléments essentiels.

 

Parmi les transactions qui s’inscrivent dans la vente aléatoire figure de nos jours les contrats d’assurance à but commercial. Dans ce contrat, le souscripteur ou l’assuré s’engage à verset une cotisation déterminée de manière régulière à l’assureur -la société d’assurance– en échange de quoi l’assureur se porte garant pour couvir les éventuels sinistres de l’assuré. L’interdiction de ce type de contrat comporte un vice (gharar) et fait partie des transactions financières spéculatives (au caractère ambigu, incertain ou dépendant d'événements futurs non maîtrisables) dans la mesure où le souscripteur ne sait pas au moment de la contraction la somme exacte qu’il versera ni le montant dont il bénéficiera.

 

Par ailleurs, ce contrat est aléatoire, car cela concerne un accident éventuel dont la survenance n'est pas certaine, et assimilable au jeu de hasard en raison des risques qu’il présente en termes de transactions.

 

3 - L’injustice et l’appropriation des biens d’autrui sans droit

L’injustice compte parmi les méfaits les plus réprouvés par l’islam. Or, le Prophète, que les éloges et le salut soient sur lui, a dit : « L’injustice est cause de ténèbres le jour du jugement [pour celui qui s’en est rendu coupable]. »[16]. S’approprier indûment le bien des gens, même d’une valeur minime, est un grave péché, un crime dont l’auteur encourt les pires tourments dans l’au-delà comme le Prophète, que les éloges et le salut soient sur lui, a dit : « Celui qui lèse autrui en s’emparant ne serait-ce que d’un empan de terre, sera, le jour du jugement, attaché au cou à l’aide de cette parcelle jusqu’à la septième terre [en profondeur] »[17].

 

Exemples d’injustices dans le domaine des transactions :

La contrainte. Il n’est pas permis d’user d’une quelconque contrainte ou pression pour la conclusion de contrats car ceux-ci ne sont valables qu’en présence d’un consentement mutuel conformément a ce que le Prophète, que les éloges et le salut soient sur lui, a dit : « La vente n’est valable qu’avec consentement mutuel »[18].

 

Frauder et tromper les gens afin de s’approprier injustement leur bien. C’est un péché énorme comme le Prophète, que les éloges et le salut soient sur lui, a dit : «Celui qui nous escroque n’est pas des nôtres»[19]. Le contexte dans lequel le Messager d’Allah, que les éloges et le salut soient sur lui, a tenu ce propos est le suivant : il est parti au marché, y a trouvé une denrée alimentaire amoncelée (c’est-à-dire un tas de grains), mit sa main dedans et, constatant que c’était humide à l’intérieur, il demanda au vendeur : « Ô toi propriétaire de cette denrée, c’est quoi ça ? » et celui-ci de répondre : « Ô messager d’Allah, elle a été touchée par la pluie. », à quoi le Prophète, que les éloges et le salut soient sur lui, rétorqua : « Pourquoi ne pas l’avoir placée en haut pour que les gens la voient ? » puis d’ajouter : « Celui qui fraude n’est pas des nôtres »[20].

 

Contourner la loi afin d’obtenir de l’argent alors qu’on n’y a pas droit. En effet, il y a des gens si rusés et astucieux qu’ils réussissent à obtenir de l’argent qui ne leur appartient pas en faisant usage de la loi et des tribunaux. Cependant, le verdict du juge ne transforme pas le faux en vrai, conformément à ce que le Prophète, que les éloges et le salut soient sur lui, a dit : «Je ne suis qu’un être humain et il arrive que vous m’exposez vos différends. Or, il se peut que quelqu’un parmi vous soit plus adroit dans la mise en valeur de son argument qu’un autre et qu’en fonction de cela je juge en sa faveur. Celui à qui j’attribue ainsi une part du droit qui appartient (en réalité) à son frère, qu’il ne la prenne pas car je lui tends de la sorte une part du feu.»[21].

 

Pots-de-vin (et dessous-de-table). Cela consiste à ce que l’homme donne de l’argent ou rende un service afin de bénéficier d’un avantage auquel il n’a pas droit. C’est une forme d’injustice des plus graves et un des pires péchés puisque le Prophète, que les éloges et le salut soient sur lui, « … a maudit le corrupteur (c’est-à-dire celui qui soudoie en donnant le pot-de-vin) et le corrompu (c’est-à-dire celui qui prend le pot-de-vin) »[22]. Toute société où le pot-de-vin devient courant finit par être corrompue et par se désagréger tandis que son épanouissement et son progrès cessent.

 

4 - Le jeu de hasard

Le jeu de hasard (qimâr) se définit par toute transaction dans laquelle se lance l’individu au terme de laquelle soit il emporte une somme d’argent ou un bien, soit il perd une somme d’argent ou un bien. La plupart du temps, il s’agit de concours et de divertissements où des participants, concurrents ou parieurs, se mettent d’accord que le gagnant récupère la mise du ou des perdants. Quel que soit le participant, il est soit gagnant, raflant l’argent des autres, soit perdant.

 

Son statut légal

Le jeu de hasard (qimâr) est interdit, étant donné qu’il s’agit de toute forme de contrat qui dépend d'un événement aléatoire, comme c'est notamment le cas des pariages avec mise. Sa gravité a été énoncée dans le Coran et dans la Sounnah.

 

1 - Allah a déclaré que le péché dû au jeu de hasard et le préjudice qu’il cause sont plus importants que son profit et son utilité. Il a dit : « Ils t'interrogent concernant le vin et le jeu de hasard. Dis : « Dans les deux, il y a un grand péché et quelques avantages pour les gens, mais le péché qu’ils recèlent est plus important que leur utilité» »[23].

 

2 - Allah a décrété que le jeu de hasard est moralement impur en raison de sa perniciosité et de son effet néfaste sur l’individu et la société. Il a alors ordonné de le délaisser en expliquant qu’il provoque la division, la haine, l’abandon de la prière et du rappel d’Allah. Il a dit : « Ô vous qui avez cru ! Sachez que le vin, le jeu de hasard, les bétyles et les flèches divinatoires ne sont qu'une abomination d’entre les œuvres du diable. Donc, éloignez-vous en afin d’atteindre le succès. En vérité, le diable veut, à travers le vin et le jeu de hasard, semer parmi vous l'inimité et la haine et vous détourner du rappel d’Allah et de la prière. Allez-vous donc cesser?»[24].

 

L’imam Al Boukhâri rapporte dans son recueil authentique que le Messager d’Allah, que les éloges et le salut soient sur lui, a dit : « Quiconque dit à son ami : « Viens jouez au jeu de hasard » qu’il fasse une aumône en guise d’expiation ». Le fait que le Prophète ordonne dans ce hadith de faire une expiation indique clairement qu’il s’agit d’un acte illicite.

 

Les méfaits du jeu de hasard sur l’individu et la société

Ses méfaits sur l’individu et la société sont importants et nombreux. Parmi les plus importants, il y a :

 

1 - Il provoque l’inimitié et la haine entre les gens. Or, les joueurs sont généralement des amis quelquefois très proches. Il suffit que l’un d’eux soit gagnant et qu’il emporte ainsi leur argent pour qu’ils se mettent à le détester et à ressentir de la rancune à son égard. Ils garderont alors en eux de l’inimitié et de la jalousie et useront d’expédients pour lui nuire et lui porter préjudice en retour de la perte qu’il leur infligea. C’est là une réalité connue de tous. Ça confirme les paroles divines : « En vérité, le diable veut, à travers le vin et le jeu de hasard, semer parmi vous l'inimité et la haine. ». De plus, il détourne des obligations, des prières et de l’évocation d’Allah comme Allah a dit en parlant des raisons qui poussent le diable à embellir à l’homme le jeu de hasard : «…et vous détourner du rappel d’Allah et de la prière».

 

2 - Le jeu de hasard est la cause de la dilapidation des biens et de la dissipation des richesses. À cause de lui, les joueurs subissent de grandes pertes.

 

3 - Celui qui y joue est touché par l’addiction car s’il gagne, il devient encore plus avide et désireux de jouer pour engranger l’argent illicite et s’il perd, il persiste à jouer dans l’espoir de récupérer ce qui a été perdu. Or, les deux situations empêchent d’aller au travail et conduisent à la destruction de la société.

 

Les différentes sortes de jeux de hasard

Entre le passé et le présent, les jeux de hasard ont beaucoup évolué quant à leur forme et leurs principes. En voici quelques sortes contemporaines :

 

1 - Tout jeu où la condition est que le gagnant prenne du perdant une somme d’argent comme par exemple quand un groupe joue aux cartes, chaque joueur engageant une mise, la somme totale étant empochée par le gagnant.

 

2 - Les jeux où l’on parie que telle équipe ou tel joueur etc. va gagner. Les joueurs déposent l’enjeu, chacun pariant la victoire de son équipe ou du concurrent de son choix. Si son équipe gagne, il remporte la mise et dans le cas contraire, il perd son argent.

3 - Les jeux de la loterie consistant par exemple à acheter un ticket au prix d’un dollar afin de participer à un tirage où l’on peut gagner mille dollars.

 

4 - Tous les jeux de hasard, qu’ils soient manuels, électriques, électroniques ou en ligne sur internet et où le joueur est devant deux éventualités : remporter la mise ou perdre son argent.

 

Les échanges à but non lucratif

Dans ce chapitre nous nous contenterons de parler du prêt qui est un des contrats à travers lesquels le musulman ne doit rechercher que la bienfaisance.

 

Le prêt est un contrat licite en Islam. Il consiste à prêter un bien ou de l’argent à qui en a besoin. L’emprunteur s’engage à le rendre ou rendre son équivalent. En effet, le Prophète y a eu recours et emprunta un chamelon. Puis, il rendit un chameau en retour et dit : « Les meilleurs des gens en terme d’emprunt sont ceux qui rendent ce qu’ils ont emprunté de la meilleure manière »[25].

 

Le prêt fait partie des contrats par lequel le musulman ne doit pas rechercher de profits quelconques. Il s’agit pour lui d’une œuvre par le biais de laquelle il se rapproche d’Allah, du fait qu’il fait preuve de miséricorde et de bienfaisance à l’égard des gens et qu’il dissipe leur  soucis. A ce propos, le Prophète, que les éloges et le salut soient sur lui, a dit : « Quiconque, en ce bas monde, a allégé l`affliction d`un croyant, verra Allah alléger son affliction au jour du Jugement Dernier. Quiconque secourt un homme dans la gêne, verra Allah le secourir en ce bas monde et dans l'Autre »[26]. Le Prophète, que les éloges et le salut soient sur lui, a dit : « Tout prêt est une aumône »[27].

 

La règle de base concernant le prêt stipule qu’il est permis de prêter tout ce qui est permis de vendre.

 

Parmi les règles qu’il important de mentionner figure l’interdiction de tirer profit du prêt, quelque soit la forme. A cet égard, la règle dit que : « Tout prêt par lequel on obtient un profit est de l’usure ». C’est pourquoi il n’est pas permis à l’emprunteur de rendre plus que ce qu’il a emprunté. Toutefois, l’interdiction est conditionnée par le fait que le surplus ait été établi comme condition au moment du prêt. Ainsi, si ce n’est pas le cas et que le surplus provient de la seule initiative de l’emprunteur, il n’y a alors pas de mal. Aussi, le surplus dont il est question ici, peut être matériel sous la forme d’un bien et d’argent, mais peut également être un service. Tout deux sont concerné par l’interdiction.

 

Puisse Allah nous accorder sa miséricorde, réformer nos pratiques, et améliorer notre condition. Que les éloges et le salut et la bénédiction soient sur notre Prophète Mohammed, sa famille et ses compagnons.

 


[1] Sourate 17 Le voyage nocturne, verset 44

[2] Sourate 4 Les femmes, verset 29

[3] Sourate 2 La vache, verset 188

[4] Rapporté par l'Imam Ahmad

[5] Rapporté par Mouslim

[6] Rapporté par Ibn Mâjah

[7] Le waqf est un acte juridique par lequel un propriétaire immobilise une partie ou la totalité de ses biens fonciers ou immobiliers, les plaçant sous la protection de la loi islamique, au profit d’une institution religieuse ou de membres de sa famille nommément désignés

[8] Sourate 5 La table servie, verset 1

[9] Sourate 17 Le voyage nocturne, verset 34

[10] Sourate 2 La vache, verset 275

[11] Sourate 2 La vache, verset 278

[12] Rapporté par Abu Dâoûd et authentifié par Cheykh Al Albani

[13] Rapporté par Ibn Mâjah et authentifié par Cheykh Al Albani

[14] Voir « As-Silsilah As-Sahîha » de Cheykh Al Albâni n°1871

[15] Rapporté par Mouslim (1513)

[16] Rapporté par Al Boukhâri (2315), et Mouslim (2579)

[17] Rapporté par Al Boukhâri (2321), et Mouslim (1610)

[18] Rapporté par Ibn Mâjah (2185).

[19] Rapporté par Mouslim (101)

[20] Rapporté par At-Tirmidhi (1315).

[21] Rapporté par Al Boukhâri (6748), et Mouslim (1713)

[22] Rapporté par At-Tirmidhi (1337).

[23] Sourate 2 La vache, verset 219

[24] Sourate 5 La table servie, verset 90

[25] Rapporté par Al Boukhâri

[26] Rapporté par Mouslim

[27] Rapporté par Ibn Mâjah

 

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