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Le comportement du musulman vis-à-vis des Biens et Richesses

Jamaal al-Din M. Zarabozo

En Islam, la richesse n’est pas considérée comme un mal. La richesse est une bonté qu’Allah a accordée à des individus. Il ne s’agit décidément pas d’un mal, encore moins d’un mal nécessaire, comme l’enseignent certaines autres religions. En fait, la protection et la sauvegarde de la richesse constituent l’un des buts de la Shari’a. Ainsi, les gens sont encouragés à s’engager dans la recherche de leur subsistance et l’accumulation de la richesse.
 
Cependant, comme nombre de bonnes choses, la richesse doit être soumise au respect de certaines conditions. Entre les mains d’une personne vertueuse, la richesse est un instrument pouvant être utilisé pour obtenir l’agrément d’Allah. En revanche, elle peut également se transformer en quelque chose qui pourrait mener à la destruction de l’homme. D’où elle s’érige véritablement en une sorte d’épreuve de la part d’Allah. Allah la présente dans le Qur'an en ces termes : [Vos biens et vos enfants ne sont qu’une tentation] (64:15). Le Prophète a dit : « Les deux pieds de l’homme ne bougerons jusqu’à ce qu’il soit interrogé au sujet de sa vie et de la façon dont il l’a utilisée, au sujet de sa connaissance et ce qu’il en a fait, au sujet de sa richesse et comment il l’a acquise et dépensée… »[1].
 
Par exemple, l’on ne peut accorder la priorité à la richesse par rapport aux enseignements de la foi. La richesse ou l’argent ne saurait ainsi devenir une fin en soi dans la vie. En outre, la richesse ne doit s’acquérir que par des moyens licites et être dépensée dans des voies licites. Les valeurs morales de l’Islam doivent être respectées, permettant ainsi à la richesse d’être bénie par Allah, pour que l’homme puisse en profiter autant dans la vie présente que dans l’Au-delà.
 
La personne vertueuse comprend que la richesse qu’il détient appartient, en réalité, à Allah et la propriété humaine de la richesse est comparable à la situation d’un concierge. En d’autres termes, l’homme ne doit se servir de cette richesse que selon les desiderata du véritable propriétaire, qui est Allah. Le Musulman comprend qu’il n’est ainsi pas libre d’utiliser cet argent à sa guise. Il existe certaines choses qui lui sont clairement et évidemment interdites. Par exemple, il ne peut utiliser cet argent ni pour corrompre les autres ni pour leur nuire, car il irait ainsi à contre courant de la justice. Allah dit : [Et ne dévorez pas mutuellement et illicitement vos biens, et ne vous en servez pas pour corrompre des juges pour vous permettre de dévorer une partie des biens des gens, injustement et sciemment] (2:188).
 
 
Ethique et Opérations commerciales en Islam
En Islam, les opérations commerciales ne se résument tout simplement pas en une course effrénée dans ce bas-monde. Il ne s’agit pas de se livrer à une compétition acharnée ou d’exploiter les autres. Au contraire, elles sont fondées sur une base éthique solide. Le Musulman prend conscience de ce que toute opération commerciale est une question de morale et d’éthique.
 
Les opérations commerciales constituent un aspect essentiel de toute société développée. Le Prophète (paix sur lui) a encadré les opérations commerciales par bon nombre de directives dont les Musulmans doivent tenir compte. Ces directives, avec la permission d’Allah, contribuent à éliminer de nombreux problèmes et sentiments de haine qui résultent des pratiques commerciales injustes ou incorrectes. Par ailleurs, le sentiment de fraternité –aimer pour son prochain ce qu’on aime pour soi-même– doit conditionner toutes les opérations commerciales. Comment des frères pourraient-ils être considérés comme tels s’ils sont prêts à se tromper les uns les autres ou à se mentir les uns aux autres pour quelques dollars ? C’est pourquoi le Prophète (paix et bénédiction d'Allah sur lui) affirme dans un hadith qui met l’accent à la fois sur la fraternité et les pratiques commerciales équitables : « Ne vous enviez pas les uns les autres, n’augmentez pas les prix de manière artificielle ; ne vous haïssez pas les uns les autres ; ne vous tournez pas le dos les uns aux autres ; et ne vous livrez pas à une concurrence déloyale dans vos opérations commerciales. Et soyez, [Ô] serviteurs d’Allah, des frères. Le Musulman est le frère du Musulman. Il ne doit pas lui nuire. Il doit pouvoir compter sur lui [lorsqu’il a besoin de lui]. Il ne lui ment pas. Et il n’affiche pas de mépris à son encontre. Là réside la piété » – et il indiqua sa poitrine trois fois. « Il y a suffisamment de mal à ce qu’une personne traite son frère musulman avec mépris. Toute la personne du Musulman est sacrée pour son frère musulman : son sang, sa richesse et son honneur »[2].
 
Le Prophète (paix sur lui) dit également : « Puisse Allah accorder Sa miséricorde à celui qui est accommodant et généreux dans ses opérations de vente, d’achat et dans la revendication de ses droits »[3].
 
En fait, la clé des opérations commerciales bénies, dans lesquelles les deux parties obtiennent l’agrément d’Allah et reçoivent Sa bénédiction, réside dans l’honnêteté et la franchise. Le Prophète (paix sur lui) a dit : « Le vendeur et l’acheteur ont un droit d’option aussi longtemps qu’ils ne se sont pas encore séparés l’un de l’autre. S’ils sont honnêtes et clairs, ils se verront bénis dans leur transaction. S’ils ont dissimulés certains faits et menti, la bénédiction de leur transaction se dissipera »[4].
 
Une personne qui fait montre d’éthique et de conscience morale dans ses transactions commerciales prouve à n’en point douter qu’elle préfère l’Au-delà à ce bas monde. Il ne veut pas s’exposer au châtiment et à la colère d’Allah pour un gain sans importance. Il renforce également la confiance entre les frères musulmans. S’il plaît à Allah, grande sera sa récompense auprès de Lui.
 
Le principe général régissant les opérations commerciales exige qu’elles soient le résultat d’un consentement ou d’une approbation mutuelle des parties contractantes. Allah dit : [ô les croyants ! Que les uns d’entre vous ne mangent pas les biens des autres illégalement. Mais qu’il y ait du négoce (légal), entre vous, par consentement mutuel] (4:29). Lors du Pèlerinage d’Adieu, le Prophète (paix et bénédiction d'Allah sur lui) a également annoncé que « La richesse d’autrui ne vous est pas licite, excepté à travers un consentement volontaire »[5]. En d’autres termes, nul ne peut être contraint à se priver d’une partie de sa richesse ou de conclure une transaction commerciale. Une telle contrainte est illégale et rendrait le contrat nul. Au même moment, le Musulman est libre de conclure toute transaction commerciale qui ne transgresse pas la Législation islamique. De manière générale, il est un « acteur libre », ne faisant l’objet d’aucune contrainte ni de la part de l'Etat ni de la part d’une force quelconque. Dans ce sens, le système économique islamique a certaines caractéristiques en partage avec le capitalisme libéral.
 
Un autre principe général consacre l’autorisation des transactions commerciales, à moins qu’il n’y ait des preuves faisant état de leur interdiction. Or, ce n’est que si elles contiennent certains aspects interdits qu’elles peuvent être jugées interdites. Par conséquent, la Législation islamique prévoit certains principes directeurs tout en énonçant des aspects particuliers à éviter. Les aspects à éviter intègrent les termes non énoncés ou non déterminés, les clauses spéculatives ou excessivement dangereuses, l’intérêt, les jeux de hasard, la fraude ou la supercherie. Si l’un de ces facteurs figure dans un contrat, ce dernier, en fonction de la portée de cette présence, pourrait être rendu nul et non avenu et inadmissible. Il est fondamental que les Musulmans connaissent ces caractéristiques prohibées afin qu’ils puissent vivre de sources pures et licites. Il convient par conséquent d’aborder de façon plus détaillée certaines d’entre elles.
 


[1] Rapporté par al-Tirmidhi et al-Daarimi.
[2] Rapporté par Muslim.
[3] Rapporté par al-Bukhari.
[4] Rapporté par al-Bukhari et Muslim.
[5] Rapporté par al-Bukhari et Muslim.

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