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Les buts sublimes dans la sourate Al-Fâtiha

sheikh Ibn Qayyim

[1] Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

[2] Louange à Allah, Seigneur de l'univers.

[3] Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux,

[4] Maître du Jour de la rétribution.

[5] C'est Toi (Seul) que nous adorons, et c'est Toi (Seul) dont nous implorons secours.

[6] Guide-nous dans le droit chemin,

[7] le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés.

Sache que la sourate al-Fâtiha renferme de la manière la plus parfaite les buts les plus sublimes. Ainsi, elle renferme la définition de Celui qui est adoré - qu'Il soit béni et exalté - au moyen de trois noms qui constituent la référence et le pivot des plus beaux noms divins et des qualités sublimes, à savoir Allah (Dieu), al-Rab (le Seigneur) et al-Rahman (le Tout Miséricordieux).

De même cette sourate est fondée sur al-Ilâhiyya (divinité), al-Rubûbiyya (la seigneurie) et al-Rahma (la miséricorde).

En effet, la première séquence du verset 5 : se fonde sur la divinité ; la deuxième de ce même verset :

« et c'est Toi (Seul) dont nous implorons secours »

se fonde sur la seigneurie et la demande d'être guidé sur le chemin droit s'effectue grâce à la miséricorde. Ensuite la louange englobe ces trois aspects. Car Il est loué pour Sa divinité, Sa seigneurie et Sa miséricorde.

Mais cette sourate renferme également la confirmation de retour final, la rétribution des serviteurs selon leurs œuvres qu'elles soient bonnes ou mauvaises, le pouvoir unique ce jour-là, qu'aura le Seigneur pour juger les créatures et le fait que Son jugement se fonde sur la justice et l'équité. Tout ceci se trouve dans le verset 4 de cette sourate :

« Maître du Jour de la rétribution »

Il faut dire aussi que cette sourate renferme la confirmation des prophéties sous plusieurs aspects, ainsi que les trois sortes du Tawhîd (affirmation de l'unicité divine) autour desquelles s'accordent les Messagers de Dieu - que Dieu leur accorde la grâce et la paix.

La sourate Al-Fâtiha comporte également deux formes de guérison : une guérison des cœurs et une guérison des corps.

S'agissant de la guérison des cœurs, elle la renferme parfaitement. En effet l'axe des maux qui affectent les cœurs tourne autour de deux principes : la dégénérescence du savoir et la dégénérescence du dessein, ce qui génère deux maladies mortelles, à savoir l'égarement et l'anéentissement.

En effet l'égarement est le résultat de la dégénérescence de la science et la colère est le résultat de la corruption du dessein. Ces deux maux constituent le pivot de tous les maux qui affectent les cœurs. Et c'est la guidance sur le droit chemin qui renferme la guérison de la maladie de l'égarement et de la perdition. C'est pourquoi la demande de cette guidance a été imposée sous forme d'invocation à chaque serviteur et a été rendue obligatoire tous les jours et les nuits à chaque prière en raison de son extrême besoin pour cette guidance recherchée.

Et il n'y a rien qui puisse remplacer cette demande. En effet, ce remède est composé de six éléments :

1) la sujétion à Dieu et à rien d'autre,

2) sur la base de Son ordre et de Sa loi,

3) non sur la base de la passion,

4) ni sur la base des opinions des hommes, de leurs situations, de leurs traces et de leurs idées,

5) en recourant à Son assistance pour L'adorer,

6) non en comptant sur les moyens propres du serviteur, sur sa force, sa puissance ou celles d'autrui.

Tels sont les éléments que renferme l'expression coranique :

« C'est Toi (Seul) que nous adorons, et c'est Toi (Seul) dont nous implorons secours ».

Lorsqu'ils sont composés par le médecin bienveillant qui connaît le mal et qu'ils sont utilisés par le malade, la guérison complète est assurée. Et si elle est partielle c'est en raison de la négligence d'un ou plusieurs de ces éléments.

Par ailleurs le cœur s'expose à deux maladies très graves. Si le serviteur ne se rattrape pas à temps ils risquent de causer sa perte. Ce sont la duplicité et l'orgueil.

Ainsi le remède de la duplicité réside dans « C'est Toi (Seul) que nous adorons » et celui de l'orgueil dans : « et c'est Toi (Seul) dont nous implorons secours ».

Du reste j'ai souvent entendu Cheykh Al-Islâm ibn Taymiyya -que Dieu sanctifie son âme- répéter ceci : « L'expression « C'est Toi (Seul) que nous adorons » chasse la duplicité et l'expression « et c'est Toi (Seul) dont nous implorons secours » chasse l'orgueil ».

S'agissant de la guérison des corps, rappelons ce que rapporte la Sunna et ce qui est confirmé par les règles de l'art médical et par l'expérience.

En effet, il est rapporté dans le hadîth authentique d'après Abû l-Mutawakkil al-Nâjî et Sa'id al-Khudrî -qu’Allah l’agrée- : « Un groupe de compagnons du Prophète  passa près d'un bivouac d'une tribu arabe, mais les gens de ce campement ne les ont pas invités à manger chez eux. Sur ces faits, le chef de cette tribu fut mordu par un serpent. Les gens du campement vinrent voir les compagnons et leur demandèrent : "Avez-vous un remède ou y a-t-il parmi vous quelqu'un qui sait pratiquer l'incantation ?" Ils répondirent : "Certes, oui, mais vous avez oublié de nous inviter. Nous ne le ferons que si vous nous promettez une récompense". Ainsi ils leur promirent un certain nombre de brebis. Alors un homme de ce groupe se mit à réciter sur le chef de la tribu la sourate al-Fatiha (la Liminaire) et ce dernier se leva comme s'il n'avait rien. Nous nous sommes dit alors : "Ne nous empressons pas avant d'avoir revu le Prophète  ". A notre retour nous lui rapportâmes ce qui était arrivé. Il nous dit : "Comment avez-vous su que c'est une incantation ? Mangez-les et gardez-moi ma part" ».

La sourate de l’ouverture embrasse toutes les significations du Coran : Le secret de la création, de l'ordre, des Livres et des lois révélés, de la rétribution et du châtiment se ramènent à ces deux séquences de la sourate de l’ouverture qui constitue le pivot de la servitude (al`ubudiyya) et de l'affirmation de l'unicité divine (al-tawhid).

En effet on a dit que Dieu a fait descendre cent quatre Livres révélés dont les significations sont condensées dans la Thora, les Evangiles et le Coran ; les significations de ceux-ci sont condensées dans le Coran ; celles du Coran sont condensées dans le Mufassal du Coran; à leur tour les significations du Mufassal sont condensées dans la Fatiha, dans le verset 5 de celle-ci :

« C'est Toi (Seul) que nous adorons, et c'est Toi (Seul) dont nous implorons secours »

Il s'agit là de deux phrases partagées moitié entre le Seigneur et Son serviteur : la part du Seigneur c'est : « C'est Toi (Seul) que nous adorons» et celle du Serviteur c'est : « et c'est Toi (Seul) dont nous implorons secours ».

Cela dit l'adoration (al- ibâda) réunit deux principes essentiels : l'extrême amour avec le maximum d'humilité et de soumission. Du reste, les arabes disent d'une voie qu'elle est mu'abbada, c'est-à-dire aplatie et rendue praticable. Et le mot arabe Al-ta 'abbud signifie l'humilité et la soumission. Ainsi, lorsque tu aimes quelqu'un sans te soumettre à lui tu ne peux l'adorer, et si tu te soumets à lui sans amour tu ne l'adores pas non plus, puisque tu n'es pas un amant soumis.

Voilà pourquoi ceux qui nient que les serviteurs puissent aimer leur Seigneur nient en fait la réalité de la condition servile de l'être créé (al-`ubûdiyya); et ceux qui nient le fait qu'Il puisse être leur Bien-Aimé nient le fait qu'Il soit un Dieu, même si par ailleurs, il le reconnaissent comme Seigneur des mondes et leur Créateur.

Voilà l'extrême limite de leur Tawhîd (affirmation de l'unicité divine) qui est le Tawhîd de la seigneurie, déjà reconnu par les arabes polythéistes de l'époque anté-islamique (Jahiliya), conformément aux indications du Coran à ce sujet :

«  Si tu leur demandes qui les a créés, ils disent : C'est Dieu »

(Coran : XLIII - 87) ;

«  Si tu leur demandes : Qui a crée les cieux et la terre ? Ils diront : C'est Dieu! » 

(Coran : XXXIX - 38) ;

« Dis : A qui donc appartiennent la terre et ceux qui s) trouvent ? Si seulement vous le saviez ? Ils diront : A Dieu ! ...Réponds : Eh quoi ? ... Ne vous en souviendrez-vous pas ? Dis : Qui est le Seigneur des sept cieux ? Le Seigneur du Trône immense ? Ils diront : C'est Dieu ! Dis : Ne Le craindrez-vous pas ? Dis : Qui tient en Sa main la royauté de toute chose ? Qui donc protège et n'a pas besoin de protection ? Si seulement vous le saviez ! Ils répondront : C'est Dieu ! ... Dis : Comment se fait-il que vous soyez ensorcelés? » 

(Coran : XXIII - 84-89).

C'est une preuve contre eux qui atteste l'unicité de Sa divinité et qui montre qu'on ne doit pas adorer tout autre que Lui et qu'il n'y a pas d'autre créateur et d'autre Seigneur en dehors de Lui.

De même, le secours réunit deux principes : la confiance en Dieu et le fait de compter sur Lui. En effet, il arrive à l'homme d'avoir confiance en un individu particulier parmi les hommes mais sans qu'il compte sur lui pour ses affaires malgré toute la confiance mise en lui parce qu'il peut se passer de lui. D'un autre côté il peut compter sur lui bien qu'il n'ait pas confiance en lui parce qu'il a besoin de lui et ne trouve pas celui qui pourrait le remplacer. Ainsi, il a besoin de s'appuyer sur cette personne bien qu'il n'ait pas confiance en elle.

Or, le Tawakkul (le fait de s'en remettre en toute confiance) comporte deux éléments de signification : la confiance et l'appui et il constitue la réalité même du verset 5 :

« C'est Toi (Seul) que nous adorons, et c'est Toi (Seul) dont nous implorons secours. »

Il faut savoir que ces deux principes, à savoir le Tawakkul et l'adoration ont été évoqués dans plusieurs passages du Coran où ils sont souvent réunis, notamment dans les versets suivants :

«  Le secours ne me vient que de Dieu. Je me confie à Lui et je reviens repentant vers Lui »

(Coran : XI - 88) ;

«  Le mystère des cieux et de la terre appartient à Dieu. Toute chose revient à Lui. Adore-Le donc et confie-toi à Lui »

(Coran : XI - 123) ;

 

« Notre Seigneur ! Nous nous confions à Toi ! Nous revenons à Toi ! Vers Toi sera le retour .! »

(Coran : LX - 4) ;

« Invoque le nom de ton Seigneur; Consacre-toi totalement à Lui Il est Le Seigneur de l'Orient et de l'Occident : il n'y a de dieu que Lui. Prends-Le donc comme protecteur »

(Coran : LXX - 8-9) ;

« Dis : C'est Lui, mon Seigneur ! Il n'y a de dieu que Lui ! Je me confie à Lui ; vers Lui est mon retour »

(Coran : XIII - 30).

Voilà donc six passages du Coran où ces deux principes « C'est Toi (Seul) que nous adorons, et c'est Toi (Seul) dont nous implorons secours » sont unis.

La réalisation grâce à « C'est Toi (Seul) que nous adorons ».

Le serviteur ne peut se réaliser grâce à « C'est Toi que nous adorons » qu'en vertu de deux grands principes :

            Le fait de suivre l'Envoyé de Dieu

            La sincérité envers Celui qui est adoré.

Les gens se divisent en vertu de ces deux principes en quatre catégories.

La première catégorie : ce sont les gens de la sincérité et du suivisme envers Celui qui est adoré. Ce sont les vrais adeptes de « C'est Toi (Seul) que nous adorons ». En effet tout chez eux est voué à Dieu : leurs œuvres, leurs paroles, leurs dons, leurs retenues, leur amour et leur haine. Leur façon de traiter les autres est vouée intérieurement et extérieurement à Dieu seul. Ils ne veulent pour cela ni récompense, ni compliment de la part des gens, ni avoir une bonne réputation auprès d'eux, ni chercher leurs louanges, ni la considération dans leurs cœurs, ni fuir leur blâme.

C'est qu'ils considèrent les gens comme des habitants des tombes : ils ne peuvent leur apporter ni dommage, ni profit, ni mort, ni vie, ni résurrection. C'est dire qu'œuvrer pour les gens, rechercher la réputation et la considération auprès d'eux et espérer qu'ils peuvent être utiles ou craindre qu'ils peuvent être nuisibles, ce sont autant d'attitudes qui ne peuvent provenir d'un homme qui connaît parfaitement les hommes mais d'un homme qui ignore tout d'eux et de son Seigneur. Car celui qui connaît les hommes les met à la place qui leur revient ; et celui qui connaît Dieu lui voue sincèrement ses œuvres et ses paroles, ses dons et ses retenues, ce qu'il aime et ce qu'il déteste. C'est dire qu'aucun homme ne favorise le traitement des créatures par rapport à Dieu que s'il ignore Dieu et la réalité des créatures. Car s'il connaît Dieu et s'il connaît les hommes il accorderait sa préférence au traitement de Dieu au détriment de celui des hommes. De même toutes les œuvres des gens de cette catégorie ainsi que toute leur dévotion sont conformes à l'ordre de Dieu, à ce qu'Il aime et à ce qu'Il agrée.

Voilà le seul genre d'œuvre que Dieu accepte. Car II a éprouvé Ses serviteurs par la vie et la mort pour cela. En effet Dieu - qu'Il soit exalté - a dit :

« Celui qui a créé la vie et la mort pour vous éprouver et connaître ainsi celui d'entre vous qui agit le mieux »

(Coran : LXVII - 2).

Il a fait de tout ce qui se trouve sur la terre un ornement pour les éprouver et voir lequel d'entre eux possède la meilleure œuvre.

Al Foudayl ibn `Iyâdh -qu’Allah lui fasse Miséricorde- a dit : « La meilleure œuvre est celle qui est la plus sincère et la plus juste ». On lui a demandé : « Comment ? » Il a répondu : « Lorsque l'œuvre est sincère sans être juste elle n'est pas acceptée et lorsqu'elle est juste sans être sincère elle n'est pas acceptée non plus. Ceci jusqu'à ce qu'elle devienne sincère et juste à la fois. Or ce qui est sincère est ce qui est voué à Dieu, et ce qui est juste est ce qui est conforme à la Sunna ».

C'est ce qui est indiqué dans ces deux versets :

«  Celui qui espère la rencontre de son Seigneur doit accomplir de bonnes actions et n'associer personne dans l'adoration de son Seigneur »

(Coran : XVIII - 110) ;

«  Qui donc professe une meilleure Religion que celui qui se soumet à Dieu, celui qui fait le bien »

(Coran : IV - 125).

Ainsi, Dieu n'agrée, en matière d'œuvres, que ce qui Lui est voué en toute sincérité et qui est conforme à Son ordre. Tout le reste est renvoyé à son auteur en miette et en poussière. Il est rapporté dans le hadîth authentique transmis par ‘Aïcha -que Dieu soit satisfait d'elle- que le Prophète – que les éloges et le salut soient sur lui - a dit : « Toute œuvre dépourvue de conformité ne fait qu'éloigner son auteur de Dieu ». Car Dieu - qu'Il soit exalté - est adoré conformément à Son ordre et non pas selon les opinions et les passions.

La deuxième catégorie : c'est la catégorie de celui qui n'a ni sincérité ni conformité. Son œuvre n'est pas conforme à une loi révélée et elle n'est pas vouée sincèrement à Celui qui est adoré. C'est le cas des œuvres de ceux qui veulent faire plaisir aux gens, uniquement par duplicité en adoptant ce qui n'est pas légalisé par Dieu et Son Messager - que les éloges et le salut soient sur lui. Il s'agit là des pires créatures, les plus méprisées par Dieu - qu'Il soit exalté et magnifié. Elles sont largement concernées par cette parole divine :

«  Ne crois pas que ceux qui se réjouissent de ce qu'ils ont fait et qui aiment être loués pour ce qu'ils n'ont pas fait, ne crois pas qu'ils soient à l'abri du chatiment. Un douloureux chatiment leur est réservé » 

(Coran : III - 188).

Ils se réjouissent de ce qu'ils adoptent comme innovation blâmable, égarement et polythéisme et aiment être loués d'avoir suivi la Sunna et la sincérité. Les hommes de cette catégorie se recrutent surtout chez les faux savants, ascètes et dévots qui ont dévié par rapport au droit chemin. En effet, ils commettent toutes sortes d'innovations blâmables, d'égarements, de duplicités, de recherche de réputations et ils aiment qu'on les loue pour ce qu'ils n'ont pas fait, c'est-à-dire de s'être conformés à la Sunna, à la sincérité et à la science. Ce sont en fait des gens qui encourent le courroux divin et s'exposent à la perdition.

La troisième catégorie : il s'agit de celui qui est sincère dans ses œuvres mais celles-ci ne sont pas conformes à l'ordre. C'est le cas des ignorants parmi certains dévots et ascètes et tous ceux qui adorent Dieu sans respect pour Ses commandements, qui croient que leur dévotion constitue une forme de rapprochement de Dieu. C'est le cas aussi de celui qui croit qu'entendre les sifflements et les battements des mains constitue une forme de rapprochement, que la retraite au cours de laquelle il rate la prière en commun du Vendredi l'est aussi, que jeûner le jour et la nuit sans discontinuité l'est aussi et que jeûner le jour où tout le monde sans exception a rompu le jeûne l'est aussi.

La quatrième catégorie : il s'agit de celui dont les œuvres sont conformes à l'ordre mais elles ne sont pas vouées sincèrement à Dieu. C'est le cas des actes d'obéissance de ceux qui font preuve de duplicité, de l'homme qui combat par esprit du corps et pour qu'on dise qu'il est courageux, de celui qui effectue le pèlerinage pour qu'on dise que c'est un Hâjj (pèlerin), de celui qui lit le Coran pour qu'on dise que c'est un lecteur. Les œuvres de tous ces gens sont extérieurement des œuvres pies et recommandées mais, en réalité, elles sont vaines puisqu'elles ne sont pas agréées :

« On leur avait seulement ordonné d'adorer Dieu comme de vrais croyants qui Lui rendent un culte pur ».

(Coran : XCVIII - 5).

Source : Madârij As-Sâlikîn (les Sentiers des Itinérants)

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