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Ce que vous devez savoir sur le Tarâwîh

Cheykh Al ‘Otheymine

Les tarawih sont les prières quotidiennes du soir, observées après celle d'al Isha, pendant le mois de jeûne du Ramadan. Dans cet article vous trouverez une série de fatawas que vous devez savoir sur cette sorte de prière.

·       La Prière du Tarâwîh est-elle une Sounnah ou bien une innovation ? 
 

La question que l’on peut se poser est, est-ce qu’il s’agit d’une Sounnah de ’Oumar Ibn al-Khattâb (radhiallâhu ’anhu) ou de la Sounnah du Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) ?
 

Certaines personnes ont affirmé que c’est une Sounnah de ’Oumar (radhiallâhu ’anhu). Et ils soutiennent qu’il [’Oumar] avait donné à « ’Oubay Ibn Ka’ab et à Tamîmân ad-Dârî l’ordre de diriger une prière de 11 Raka’at pour les gens » et que : « Quand il est sortit au cours d’une nuit, et qu’il trouva les gens entrain de prier, il dit : « quelle belle innovation ! ». Ces personnes affirme que ceci est la preuve que la pratique n’existait pas avant lui, et que cette façon de faire est une Sounnah de ’Oumar et non pas une Sounnah du Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam)
 

Cependant, ce dire est faible et les auteurs [de ces paroles] n’ont pas tenu compte de ce qui a été rapporté de façon sûre dans les deux livres authentiques et ailleurs, et selon quoi le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) : « Consacra la prière avec ses compagnons pendant trois nuits puis s’absenta au cours de la quatrième nuit et dit [en guise d’explication] : « Je crains qu’elle ne vous devienne obligatoire » [1]. Aussi, ceci prouve que la prière du « Tarâwîh » repose authentiquement sur la Sounnah du Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam), et que le Prophète a expliqué ce qui l’avait empêché de continuer de la sorte [à faire la prière], à savoir la crainte que cela ne devienne une obligation [pour la communauté].
 

Cette crainte passa avec la mort du Messager (sallallahu ’alayhi wa sallam) car celle-ci entraîna l’interruption de la révélation et l’impossibilité de nouvelles obligations. Et cette crainte, qui constituait la raison du non-maintien de cette pratique, passa, et la spécificité de la Sounnah prophétique de la prière demeura. [2]

Notes
[1] Rapporté par al-Bukhârî et Muslim
[2] Kitâb « ach-Charh ul-Moumti’ ’ala Zâd il-Moustaqni’ » du SHeikh Muhammad Ibn Sâlih Al-’Uthaymîn, 2/37

 

·        nombre de raka'at

Q: Quel est le meilleur  nombre de rak'a à accomplir  pendant les prières de " Tarawih " ?

R: Il est préférable aux fidèles de faire la prière de "Tarawih" dans leur mosquée en accomplissant onze ou treize rak'as, par paires de deux rak'as. C'est ce qui est fut pratiqué par le Messager d'Allah comme l'ont rapporté de façon  authentique `A'îcha, Ibn 'Abbas et d'autres. Il a été rapporté de façon authentique que le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam ) a dit: « La prière nocturne s'accomplit par paires de deux Rak`a. Et si l'un de vous craint que l'aube ne se lève, qu'il accomplisse une seule Rak`a rendant, ainsi, impaire le nombre de Rak`a effectuées ».

Il a été confirmé que sous le règne d' `Omar, les compagnons, qu'Allah soit satisfait d'eux, accomplissaient tantôt onze tantôt vingt-trois rak'as lors des prières de " Tarawih ". Il n'y a pas de limites, ni minimale ni maximale, pour les prières peu ou prou recommandées telles que les prières de la nuit ou le "tarawih" car le Messager d'Allah, (sallallahu ’alayhi wa sallam )  n'a pas fixé un nombre précis de rak'a.

Le Prophète a effectué ces prières en nombre impair tantôt en accomplissant onze rak'a tantôt moins et tantôt plus. Personne n'a le droit de compliquer la situation à ce sujet tant que le Coran et la Sunna n'ont rien spécifié. Il est préférable, à

l'homme, de faire le " tarawih " en commun, à la mosquée comme l'avaient fait le Prophète ( ) avec ses compagnons pendant plusieurs nuits…

 Fatâwa Cheikh Ibn Bâz

 Volume 30

 

·       Tenir le Coran pendant la prière de Tarawih

        Question: Qu’en est-il du port d’un exemplaire du Coran par l’un de ceux qui accomplissent les prières de Ramadan dites tarawih sous prétexte de pouvoir suivre la lecture de l’imam ?

        Réponse: Louange à Allah, porter le Coran dans ce but est contraire à la Sunna pour plusieurs considérations. 

·       La première est que l’on perd la possibilité de poser sa main droite sur sa main gauche quand on est debout. 

·        La deuxième est que cela occasionne de fréquents mouvements superflus liés à l’ouverture du Coran, à sa fermeture ou sa garde sous l’aisselle. 

·       La troisième est que ces mouvements constituent une occupation de plus pour le prieur.

·       La quatrième est qu’il empêche le prieur de fixer son regard sur l’endroit où il va se prosterner. Or la plupart des ulémas pensent que, selon la Sunna, il est préférable de fixer son regard sur cet endroit là.

·        La cinquième est que celui qui se comporte de la sorte risque d’oublier qu’il est en prière faute de concentration suffisante. En revanche, s’il reste révérencieux, la main droite posée sur la main gauche et la tête inclinée vers la direction de l’endroit où il va se prosterner, il est alors plus à même de se souvenir qu’il prie derrière un imam.

 Extrait des Fatwa de Cheikh Muhammad ibn Salih al-Outhaymine publiés dans la revue ad-Dawa n° 1771 p. 45.

 

·       Cours donné pendant la pause durant Tarawih

Question : J’ai une question en rapport avec le Fiqh si vous le permettez ? Est-il permis à l’imam de la mosquée ou au prédicateur dirigeant les gens dans la prière de Tarâwîh dans la mosquée d’adresser un rappel aux gens sur certains points lors du repos entre les Raka’ât. Par exemple : les vertus de la prière, le suivi du Prophète, l’avertissement contre certaines innovations ou actes de polythéisme.

Réponse : La réponse est que cela est permis et interdit. Si le rappel, l’avertissement, l’ordre ou l’interdiction concerne un évènement (touchant les gens), cela est obligatoire. Mais si cela devient un programme et une habitude et qu’après quatre raka’ât par exemple ou plus ou moins, l’imam donne un cours, cela est contraire à la Sunna. S’il s’agit d’un évènement (touchant les gens), il faut attirer l’attention sur cela. Mais au point d’en faire un programme (régulier), alors la prière de Tarâwîh est une adoration indépendante par laquelle le musulman se dirige vers Allah par tous ses membres, son for intérieur, sa raison et son cœur. C’est là le but de la prière de nuit de Ramadan. Quant au fait d’organiser régulièrement des assises (cours) après deux raka’ât ou quatre, c’est là une chose que le Prophète ne pratiquait pas.

Cheikh Al Albani

·       L'altération de la voix durant l'invocation du Qunût

Q : Certains imams dans les mosquées tentent d’adoucir et de toucher le cœur des gens en altérant le ton de leur voix parfois, durant la prière du Tarâwîh et lors de l’invocation du Qunût. Or j’ai entendu certaines personnes critiquer cela. Quel est donc votre avis à ce propos, qu’Allah vous garde ?

R :Mon avis est que si cela est fait dans les limites de la loi islamique et sans exagération, il n’y a pas de mal à cela. C’est pourquoi Abû Mûssâ Al-Ach'arî dit au Prophète, prière et salut d’Allah sur lui: « Si j’avais su que tu écoutais, j’aurais embelli ma voix davantage encore. »[1]

Si donc certaines personnes embellissent leur voix ou en changent l’intonation d’une façon qui touche les cœurs, je ne vois pas de mal à cela. Quant à l’exagération, comme le fait de réciter chaque mot du Coran avec une voix altérée tel que c’est décrit dans la Q : je pense que cela fait partie des actes d’extrémisme qu’il ne convient pas de faire.

Et c’est Allah Qui détient la science.

Cheikh Otheimine

Kitâb ud-Da’wa, n°5, vol. 2, page 199.

·        L'invocation de clôture du Coran lors du Tarawih

Q : Quelle est la preuve pour l’invocation de clôture du Coran lors des prières du Tarawih, et quel est le mieux entre l’effectuer tout le temps ou la délaisser de temps en temps ?

R : Il n’y a pas de preuve pour l’invocation en fin de lecture du Coran lors des prières du Tarawîh.

Cela n’a pas été rapporté du Prophète ni de ses compagnons d’après ce que je sais, ou à la limite on peut citer ce qui a été mentionné par Anas bin Mâlik qui, lorsqu’il avait fini de lire le Coran, réunissait sa famille et faisait des invocations.

Mais pour ce qui est de faire cela durant la prière de nuit du Tarawîh je ne connais pas cela mais de nos jours les gens ont pris l’habitude de clôturer ou de lire ces invocations après avoir terminé la lecture du Coran.

Pour celui qui suit la personne qui est devant lui, il n’y a pas de mal [à le faire] mais quant à celui qui le fait de sa propre initiative, mon avis est qu’il ne doit pas le faire car ce qui n’a pas été affirmé du Prophète(que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) ni de ses compagnons, nous ne devons pas le pratiquer.

Et si l’imâm a fait en sorte de réciter la fin du Coran dans la prière du Witr et qu’il invoque après avoir terminé le Coran avec l’intention que cela fait partie du « Qunût », c’est une bonne chose. Le plus important est que n’a pas été rapporté du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) ni de ses compagnons qu’ils avaient l’habitude de clôturer le Coran avec ces invocations dans la prière du Tarawîh et ce qui n’a pas été confirmé, il n’y a pas de doute que le mieux est de le délaisser et de ne pas s’y habituer.

Mais suivre l’imâm dans cela est prioritaire à ne pas le faire et à sortir de la mosquée. D’ailleurs, l’imâm Ahmad était d’avis que le Qunût lors de la prière du Fajr est une innovation et non une Sunnah, néanmoins, il disait que s’il était derrière quelqu’un (imâm) qui faisait ce Qunût lors de Salat ul-Fajr il le suivrait et espérerait à ses invocations. Et cela est une preuve que les pieux prédécesseurs et les imâms étaient d'avis que la concordance dans une chose où n’apparaît pas une désobéissance à Allah et Son Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), même si c’est un sujet effort d’interprétation, est meilleure que la divergence.

Fatwa de cheikh Otheimine

 

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