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QUELQUES NOTIONS SUR LE PELERINAGE (HAJJ ET 'OMRA)

Cheykh Salih El Fawzan

QUELQUES NOTIONS SUR LE PELERINAGE (HAJJ ET 'OMRA)

 

L’ihrâm (la tenue de sacralisation)

Qu’est-ce que  l’ihrâm ?


C’est « formuler » l’intention d’accomplir le rite voulu ; si tu as envisagé de le commencer, tu es en état d’ihrâm même si tu ne prononces rien. Il est préférable de formuler l’intention après l’une des prières obligatoires. Si ce n’est pas le moment d’une prière obligatoire, il est permis de prier deux unités de prière si ce n’est pas un moment qui est déconseillé pour les prières non prescrites comme par exemple, après la prière du fajr et du ‘asr ; dans ce cas, tu te mets en état d’ihrâm sans prier. Si tu accomplis le hajj ou la omra à la place d’une autre personne, tu formules l’intention de l’ihrâm au nom de cette personne ;

il est permis que tu dises dans ce cas : « Labaïka-lahouma ‘an foulâne » (Ô Allah, je réponds à ton appel au nom d’untel).

Saleh ibnou Fawzân ibnou ‘Abdallah Al-Fawzân .

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Les 5 miqats

Le Prophète (paix et salue sur lui) a déterminé des endroits par lesquels celui qui veut accomplir le hajj ou la omra ne peut passer et qu’il ne peut dépasser en allant à la Mecque sans être en état d’ihrâm. Ces endroits sont :


Dhoul-halîfah

Appelé de nos jours Abiyâr ali, c’est le lieu de l’ihrâm pour les habitants de Médine et ceux qui y passent par voie terrestre ou aérienne.

Al-Jouhfah

Un endroit prés de Rabagh, sur la route côtière. Les gens se mettent en ihrâm à Rabagh qui est situé un peu avant le lieu de l’ihrâm. C’est le lieu de l’ihrâm pour les habitants du Maghreb, de Syrie, d’Egypte et de ceux qui passent par ces pays par voie terrestre, maritime ou aérienne.

Yalamlam

Appelé actuellement Assa’diya, est le lieu de l’ihrâm pour les habitants du Yémen et ceux qui empruntent cette voie.

Qarn-al-Manâzil

Appelé Assayl al-kabir, est le lieu de l’ihrâm pour les habitants de Najd et de ceux qui y passent par voie terrestre ou aérienne.

Dhatul-‘irq

C’est le lieu de l’ihrâm pour les habitants de l’Irak et de ceux qui empruntent cette voie par la route, la mer ou l’air.


Celui dont la demeure ne se situe pas dans les lieux de l’ihrâm cités, se met en état d’ihrâm pour le hajj ou la omra dans sa demeure, à l’exception de ceux qui habitent la Mecque. Ceux-ci doivent quitter la ville jusqu’à ses environs pour se mettre en état d’ihrâm pour la omra ; pour le pèlerinage, ils se mettent en état d’ihrâm à la Mecque. Celui qui est passé par ces lieux sans penser accomplir ni le hajj ni la omra, puis il en a eu l’intention après les avoir dépassés, se met en état d’ihrâm à l’endroit où il a cette intention ; il ne doit le dépasser qu’en état d’ihrâm.

Saleh ibnou Fawzân ibnou ‘Abdallah Al-Fawzân .

 

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Il y a trois rites :

La jouissance « At-Tamatou’ »,

La jonction « Al-quirân »

Et l’unicité « Al-Ifrâd » ;

le meilleur des rite est le tamatou’, puis le quirân et enfin l’Ifrâd.

Le tamatou’ (la jouissance) signifie que tu formules l’intention de l’ihrâm pour la omra pendant les mois du pèlerinage déjà précités, à l’endroit déterminé pour l’ihrâm. Quand tu auras accompli ces rites, tu enlèveras l’ihrâm à la Mecque pour le hajj ; mais tu devras sacrifier une bête pour le tamatou’ si tu n’es pas résident à la Mecque.


Le quirân (jonction) signifie que tu formules l’intention de l’ihrâm à la fois pour le hajj et la omra à l’endroit de l’ihrâm (allahouma labaïka hajjane wa ‘omra), ou que tu te mets en état d’ihrâm pour la omra, puis tu entames le hajj avant le circuit autour de la Maison Antique (Kaaba) ces tours sont appelés tawâf. Dans ce cas tu restes en ihrâm jusqu’à la lapidation le jour de l’Aïd (grande fête) ; tu te coupes les cheveux et tu sacrifies une bête comme pour le tamatou’.


L’Ifrâd (l’unicité) signifie que tu formules l’intention de l’ihrâm pour le hajj uniquement à l’endroit de l’ihrâm. Tu dois rester en état d’ihrâm jusqu’à la lapidation le jour de l’Aïd. Dans ce cas, le sacrifice n’est pas recommandé. Nous verrons cela en détails.

Source :

Saleh ibnou Fawzân ibnou ‘Abdallah Al-Fawzân

 

Les do'as au moment de l'ihram

Si tu t’es mis en état d’ihrâm pour le tamatou’, il est souhaitable que tu dises :

Allahouma labaïka ‘omra tammatou’aine ila-lhajj fayassirhâ lî wataqabbelhâ minny

« Ô Allah, je veux me mettre en état d’ihrâm pour la omra dont je jouirai jusqu’au hajj, facilite- la donc pour moi et accepte-la »

Ou bien

Allahouma labaïka ‘omra tammatou’aine ila-lhajj

« Allah, je réponds à ton appel pour la omra dont je jouirai jusqu’au hajj »

Si tu te mets en état d’ihrâm pour le quirân, tu diras :

Allahouma labaïka ‘omra wa hajjane

« Ô Allah, je veux me mettre en état d’ihrâm pour la omra et le hajj »

Ou bien

Allahouma labaïka hajjane

« Allah, je réponds à ton appel pour le hajj »



Si tu te sens malade et que tu crains de ne pas pouvoir accomplir le hajj ou la omra, tu peux poser une condition au moment de l’ihrâm en disant :

Idha habassani hâbiss famahalli haïthou habassani

« Si j’ai un empêchement, je resterai là où tu m’auras empêché »

si tu n’y arrives pas, il t’est permis d’ôter l’ihrâm parce qu’Allah tient compte de ta condition, comme il est mentionné dans le hadith. Après avoir formulé l’intention de l’ihrâm, tu prononceras la formule de la Talbiya :

Labbaïka-lâhouma labbaïk labbaïka lâ charîka laka labbaïk, inna-lhamda wanni’mata laka wa-lmulk lâ charîka lak

« je réponds à ton appel, ô Seigneur, je réponds à ton appel. Je réponds à ton appel, tu n’as pas d’associé, je réponds à ton appel. En vérité, la louange et la grâce T’appartiennent ainsi que la royauté. Tu n’as pas d’associé »

Les hommes la prononcent à haute voix et les femmes à voix basse.

Saleh ibnou Fawzân ibnou ‘Abdallah Al-Fawzân .

 

Remarque:

- Celui qui voyage par avion doit se mettre en état d’ihrâm dans les airs au moment où il se rapprochera d’un lieu de l’ihrâm (le miquâte) ; il ne doit pas reporter l’ihrâm jusqu’à l’aéroport de Djeddah car Djeddah n’est un miquâte que pour ses habitants et pour ceux qui y sont autorisés.


- Il lui est possible de se laver et de porter le drap de l’ihrâm sous ses vêtements avant de prendre l’avion, quand il se rapprochera du lieu de l’ihrâm, il enlèvera ses vêtements et portera le vêtement approprié (le rida’), puis il formulera l’intention de l’ihrâm.


- S’il n’a pas d’habits pour l’ihrâm, il gardera son pantalon, enlèvera les vêtements dont il entourera les épaules, le dos et le thorax et formulera l’intention de l’ihrâm. Une fois arrivé à l’aéroport, il mettra les habits de l’ihrâm dès qu’il en disposera et enlèvera son pantalon.


Quant à la femme, elle n’a pas d’habits spécifiques à l’ihrâm. Elle se mettra en état d’ihrâm dans l’avion avec ses habits, mais elle enlèvera le barqa’ (foulard qui couvre le visage) et mettra le voile à sa place. Elle enlèvera aussi les gants comme il est mentionné plus haut.

- Si la femme a ses règles ou bien si elle est en couches avant l’ihrâm, elle se lave et se parfume et se met en état d’ihrâm comme les autres, si elle a les règles ou si elle accouche après l’ihrâm, elle reste en état d’ihrâm et accomplit tous les rites à l’exception du tawâf qu’elle doit reporter jusqu’à ce qu’elle soit purifiée. Si elle s’est mise en état d’ihrâm pour le tamatou’ et qu’elle n’est pas encore purifiée le jour de ‘arafât, elle formule l’intention du hajj qu’elle associe à la omra, ainsi elle continuera son hajj sous le rite de quirân, elle ira à ‘arafât et fera ce que fait le pèlerin, à l’exception du tawâf et du sa’y (c’est le va-et-vient entre les deux monticules de la Mecque, Saffâ et Marwâ) qu’elle doit reporter jusqu’à ce qu’elle soit purifiée.

 

A son arrivée à la Mecque

Ce que doit faire le pèlerin dont le rite est le Tamattou’ (jouissance)

Quand tu arrives à la Mecque, si tu es en Tamattou’, tu accomplis les rites de la omra en commençant par le circuit de la omra : tu fais sept fois le tour de la Kaaba, chaque tour commence et se termine à la pierre noire (pierre située dans l’un des angles de la Kaaba et qui est indiquée par un trait longiligne noir sur le sol).

Après avoir terminer le septième tour, tu sort du circuit et tu pries deux unités de prières, de préférence prés du « maqâm ibrâhîm » (le lieu d’Ibrâhîm) si c’est possible ; sinon à n’importe quel endroit de la mosquée.

Ensuite, il est recommandé de boire de l’eau de Zem Zem. Puis tu te diriges vers le Saffâ (petit monticule proche du puit de Zem Zem) et tu effectues sept fois le va-et-vient (le sa’yi) entre ce monticule et l’autre qui se nomme Marwâ, c’est le sa’yi de la omra.

Tu commences le premier aller à Saffâ et tu le termines à Marwâ. Ensuite, tu commences le deuxième tour à Marwâ et tu le termines à Saffâ, et ainsi de suite jusqu’à ce que tu termines sept tours. Ainsi, ton aller du Saffâ à Marwâ constitue un tour et ton aller de Marwâ à Saffâ constitue un tour.

Après cela, l’homme se coupe tous les cheveux et la femme coupera l’équivalent d’un bout de pouce (phalangette) de ses cheveux. Ainsi, la omra sera terminée.


Note :

-Les piliers de la omra (c'est-à-dire que si un pilier n’est pas accompli la omra n’est pas valide) sont l’ihrâm, le tawâf (tour autour de la Kaaba) et le sa’yi (circuit entre Saffâ et Marwâ).

-Ses obligations (c'est-à-dire que si une obligation n’est pas accomplie alors, il faudra sacrifier une offrande et la distribuer aux pauvres de la Mecque et la omra sera, dès lors, valide.) sont l’ihrâm en son endroit (miquât), le rasage ou la coupe des cheveux.

Ce que doivent faire les pèlerins qui accomplissent le rite quirân et ifrâd à leur arrivée à la Mecque

A ton arrivée à la Mecque, si tu accomplit le rite quirân ou ifrâd, il est souhaitable que tu accomplisses les sept tours de la Kaaba (c’est ce que l’on nomme le circuit d’arrivée « tawâf al-quoudoum) ; puis tu pries deux unités de prières derrière le lieu d’Ibrâhîm, si cela est possible, puis tu iras boire de l’eau de Zem Zem. Ensuite, si tu le veux tu pourras accomplir le sa’yi du hajj (circuit entre Saffâ et Marwâ) si tu accomplis le hajj seul qui est le rite ifrâd.

Après le circuit d’arrivée, tu restes en état d’ihrâm jusqu’au jour de l’Aïd (dixième jour de dhoul-hijja).

Saleh ibnou Fawzân ibnou ‘Abdallah Al-Fawzân

 

L'arrèt à Arafat

Le neuvième jour, dès le lever du soleil, les pèlerins vont de Mina à ‘arafât (endroit situé à environ sept Km de la Mecque) dans le calme et le respect en prononçant la talbyia vue plus haut.

Quand ils y arrivent, ils s’assurent d’être bien dans la zone délimitée et s’y installent là où ils le peuvent. Ils ne sont pas tenus d’aller au mont ‘arafât, ni de le voir. Après midi, ils accomplissent les prières du dhohr et du ‘asr regroupées en les réduisant à deux unités chacune, avec un adhan (appel à la prière) et deux iqâma (annonce à la prière).

Puis, ils se mettent à invoquer et à prier Allah, en se tenant face à la Kaaba, et ceci jusqu’au coucher du soleil. Après le coucher du soleil, ils se dirigent vers Muzdalifah (endroit à environ quatre Km de la Mecque).

Celui qui quitte ‘arafât avant le coucher du soleil, doit y revenir et y rester jusqu’au coucher du soleil ; s’il n’y revient pas, il commet, donc, un péché et doit sacrifier une bête. En quittant ‘arafât après le coucher du soleil, les pèlerins doivent observer le calme, le respect et s’occuper à prononcer la talbyia et de demander le pardon d’Allah.

Note

Un arrêt aussi court, soit-il, et même un simple passage à ‘Arafât suffisent à celui qui n’y arrive qu’après le coucher du soleil. L’arrêt prend fin avec le fajr de la veille de l’Aïd

Saleh ibnou Fawzân ibnou ‘Abdallah Al-Fawzân .

 

La nuit à Mouzdeliffa

Quand les pèlerins arrivent à Muzdalifah, ils y accomplissent les prières du maghreb et ‘ichâ regroupées avec un seul adhan et deux iqâma et en réduisant la prière du ‘ichâ à deux unités de prières, le maghreb restant comme il est d’habitude.

Puis, ils s’y installent et y passent la nuit. Après minuit, les faibles parmi les femmes, les enfants, les vieux et ceux qui ont besoin de l’aide des plus forts, peuvent quitter Muzdalifah pour aller à Mina.

Cependant, il est préférable aux plus forts qui n’ont pas de faibles à leurs charges d’y rester jusqu’au fajr ; ils accomplissent la prière du fajr en son temps ; puis ils s’occupent à supplier et à invoquer Allah jusqu’à ce que le soleil soit sur le point de se lever. Ensuite, ils se dirigent vers Mina avant le lever du soleil. Il n’est pas permis de quitter muzdalifah avant minuit.

Celui qui la quitte avant minuit aura, donc, commis un péché et devra sacrifier une bête s’il n’y revient pas car passer la nuit à Muzdalifah est une obligation au moins jusqu’à minuit. Un moment très court et même un passage suffisent à celui qui y arrive après minuit.

Saleh ibnou Fawzân ibnou ‘Abdallah Al-Fawzân .

 

Ramasser les pierres (les cailloux)

En quittant Muzdalifah pour Mina, les pèlerins doivent ramasser sept cailloux à Muzdalifah ou sur leur route pour la lapidation de la grande stèle (jamrah al-‘aqabah). Chaque caillou doit être un peu plus gros que le grain d’un pois chiche. Après leur arrivée à Mina, il est souhaitable de commencer par lapider la grande stèle avec sept cailloux successifs. En jetant chacun des cailloux, ils doivent lever la main en les jetant un par un et dire pour chaque caillou jeté : « Allahou Akbar » (Allah est le plus Grand). Il faut que chacun des cailloux arrivent dans l’enceinte même du bassin de la stèle. Après cela, peu importe si le caillou y reste ou qu’il en sorte.

Le temps imparti à la lapidation de la grande stèle commence la veille du dixième jour à minuit et se termine le dixième jour au coucher du soleil. Il est préférable aux plus forts de lapider ce jour-là après le lever du soleil.


Après la lapidation de la grande stèle, le pèlerin qui accomplit le rite de tamattou’ ou le quirân doivent immoler leur offrande. Le moment de l’immolation s’étend du dixième jour au lever du soleil jusqu’au treizième jour jusqu’au coucher du soleil, soit le jour de l’Aïd et trois jours après. Il est apprécié que le pèlerin mange de son offrande, en offre et en fasse l’aumône. Après avoir immolé son offrande, il se rase la tête ou se coupe les cheveux.

La femme doit couper des tresses de ses cheveux l’équivalent d’une phalangette d’un pouce, si elle n’a pas de tresses, qu’elle rassemble ses cheveux et en coupe l’équivalent d’une phalangette d’un pouce. Ce jour-là, quand le pèlerin aura lapidé la grande stèle et qu’il se sera rasé ou coupé les cheveux, il pourra enlever son ihrâm. Tout ce qui lui a été interdit, comme le port des vêtements cousus, le parfum, etc. ne le sera plus à l’exception de sa femme dont il ne pourra jouir qu’après le dernier tawâf (c’est ce qu’on appelle le tawâf al-Ifâddhah). Après la lapidation, l’immolation de l’offrande, et le rasage ou la coupe des cheveux, le pèlerin peut, si cela est possible, aller à la Mecque le jour de l’Aïd et accomplir le dernier tawâf et le sa’yi entre Saffâ et Marwâ s’il accomplit le rite tamattou’, quirân ou ifrâd et qu’il n’a pas accompli le circuit d’arrivée (tawâf al-quoudoum).

L’accomplissement du dernier Tawâf ce jour-là est préférable, mais il peut le retarder. La période de ce tawâf commence la veille du dixième jour ; sa fin n’est pas limitée dans le temps ; mais il vaut mieux l’accomplir pendant les trois jours qui suivent l’Aïd.

AVERTISSEMENT :

- L’ordre des rites, le jour de l’Aïd est le suivant : la lapidation, l’immolation, le rasage ou la coupe des cheveux et enfin l’accomplissement du dernier Tawâf suivi du sa’yi, mais on peut ne pas respecter cet ordre. Par exemple on peut commencer par le Tawâf ou se couper les cheveux avant la lapidation.


- Si le pèlerin accomplit trois rites tout ce qui lui était interdit avec l’ihrâm devient permis ; ces rites sont la lapidation, le rasage, et le dernier tawâf et le sa’yi au cas où il devrait l’accomplir. S’il en accomplit deux tout lui devient permis à l’exception des rapports sexuels avec les femmes.


- Les caractéristiques de la bête à sacrifier sont les mêmes que celles qu’on sacrifie le jour de l’Aïd al-Adhâ (Aïd el-Kébir). Elle doit atteindre l’âge arrêté par la législation islamique qui est de 6 mois pour les ovins, un an pour les caprins, deux ans pour les bovins et cinq ans pour les camélidés. Chaque ovin ou caprin correspond à une offrande, alors qu’une vache ou un chameau correspondent à sept offrande (c'est-à-dire que sept personne s’associe sur l’achat d’un chameau et cela leur sera comptabilisé comme une offrande chacun). L’offrande doit être dépourvue de tares : elle ne doit être ni malade, ni vieille, ni maigre, ni borgne, ni aveugle, ni boiteuse ; elle doit avoir tout ses membres. Le pèlerin, après avoir égorger sa bête à sacrifier, ne doit pas la jeter. Mais il doit, plutôt, s’en servir : en manger et en distribuer à ceux qui le méritent ou l’égorger et la leur remettre entièrement. Aussi, il peut déléguer quelqu’un pour le sacrifice.


- Celui qui n’a pas les possibilités de sacrifier une bête doit jeûner dix jours dont trois pendant le pèlerinage, de préférence avant le jour de ‘arafât, il peut, toutefois, jeûner les trois jours qui suivent l’Aïd, le onzième, le douzième et le treizième jour de Dhoul-hijja. Il jeûnera les sept jours manquants quand il retournera dans son foyer d’origine.

Saleh ibnou Fawzân ibnou ‘Abdallah Al-Fawzân .

 

Lapider les Stèles

Le onzième jour, après midi, le pèlerin ramasse 21 cailloux à l’endroit où il campe ou sur son chemin. Chaque caillou doit être un peu plus gros que le grain d’un pois chiche, puis lorsqu’il atteindra la petite stèle (jamratous-soughrâ), celle qui se trouve après Mina, il lancera successivement sept cailloux en levant la main pour chaque tir et en prononçant : « Allahou Akbar » à chaque tir. Il doit s’assurer que ses cailloux sont tombés dans le bassin de la stèle.

Ensuite, il se dirigera vers la stèle médiane (jamratoul-woussttâ) et la lapidera, aussi, avec sept cailloux et enfin il ira à la grande stèle (jamratoul-‘aqaba) et la lapidera, également, avec sept cailloux. Le douzième jour après midi, il fera la même chose.

S’il le veut, après la lapidation, il pourra quitter Mina en se dépêchant avant le coucher du soleil. Si, la veille du treizième jour, le soleil se couche avant qu’il n’ait quitté Mina, il doit y passer cette nuit et accomplir la lapidation des trois stèles, après le midi, le treizième jour ; cela s’appelle le retardement qui est préférable à la hâte. Il est permis à celui qui est incapable d’accomplir la lapidation de déléguer une personne qui l’accomplira à sa place.

Note :

-Les piliers du hajj sont au nombre de quatre : l’ihrâm, l’arrêt à ‘arafât, le tawâf et le sa’yi.

-Ses obligations sont au nombre de sept : l’ihrâm au miquât (lieux préconisé cité plus haut), l’arrêt à ‘arafât jusqu’au coucher du soleil, passer la nuit à Muzdalifah, passer les nuits des jours du Tachrîq à Mina, la lapidation des trois stèles, le rasage ou la coupe des cheveux et le tawâf d’adieu.

-Celui qui aura omis l’un des piliers, son hajj ne sera pas valide que lorsqu’il l’aura accompli et celui qui aura omis une obligation doit sacrifier une bête qu’il égorgera à la Mecque et qu’il distribuera aux pauvres du sanctuaire, sans rien en manger.

Saleh ibnou Fawzân ibnou ‘Abdallah Al-Fawzân .

 

le tawaf d 'Adieu

Quand le pèlerin accomplit tous les rites et qu’il souhaite rentrer chez lui, alors, il ne devra voyager qu’après avoir fait sept fois le tour de la Kaaba sans faire de sa’yi. C’est le Tawâf d’adieu (Tawâfoul-wadâ’) ; s’il a retardé le dernier Tawâf et qu’il l’a accompli juste avant de voyager, alors, il sera dispensé du Tawâf d’adieu.

La femme qui a ses règles ou ses lochies en est aussi dispensée. Elles pourront voyager sans faire le tawâf d’adieu.

Saleh ibnou Fawzân ibnou ‘Abdallah Al-Fawzân .

 

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