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L’injonction du bien et la réprobation du mal (2)

Cheykh Salih El Fawzan

 

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Par conséquent, ces deux sortes de fléau, les tentations et les ambigüités, affectent les cœurs au point même de les faire mourir. Il est donc une obligation de faire face à ces (deux) fléaux, et ce, par l’injonction du bien et la réprobation du mal, car toute société, même musulmane, et même dans laquelle la foi est largement répandue, connait inévitablement la présence de gens pervers, de foi faible, et de gens se livrant aux interdits, et ce, même à l’époque prophétique et celle des siècles privilégiés, qui est l’époque la plus pure et à propos de laquelle le Messager d’Allah (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) fit les éloges : « Les meilleurs d’entre vous sont ceux de mon époque, puis ceux qui les suivront, puis ceux qui les suivront ». Le rapporteur de ce hadith dit : « je ne sais pas s’il a cité deux générations ou trois après la sienne ». A travers même, ces générations privilégiées, il y eut la présence de gens qui transgressaient, qui commettaient adultères, vols, etc. C’est pour cette raison que les sentences relatives à ces délits furent appliquées à l’époque du Messager d’Allah (Paix et bénédiction d’Allah sur lui), des khalifats bien guidés ainsi que durant les siècles privilégiés conformément au principe d’injonction du bien et de la réprobation du mal, dans le but de traiter ces fléaux dévastateurs ! Si tel est le cas de ces générations, que doit-t-on dire de l’ère contemporaine dans laquelle nous vivons, et dans laquelle le monde s’est ouvert, et où les différentes régions du globe se sont rapprochées au point que les contrées les plus éloignées puissent communiquer avec celles d’extrême opposé, et de sorte que l’information circule d’un point à un autre de manière très rapide ! L’injonction du bien et la réprobation du mal devient à ce moment là, un impératif d’autant plus indispensable auquel il nous faut attacher la plus grande importance et qu’il ne faut pas négliger.
 
L’homme doit donc s’efforcer de réformer sa propre personne et de s’interdire (tout ce qui lui est nuisible), Allah dit : « Quant à celui qui aura dépassé les limites 38. Et aura préféré la vie présente, 39. Alors, l’Enfer sera son refuge... 40. Et pour celui qui aura redouté de comparaître devant son Seigneur, et préservé son âme de la passion, 41. Le Paradis sera alors son refuge »[1], « 7. Et par l’âme et Celui qui l’a harmonieusement façonnée; 8. Et lui a alors inspiré son immoralité, de même que sa piété! 9. A réussi, certes, celui qui la purifie. 10. Et est perdu, certes, celui qui la corrompt »[2].
 
Il doit également enjoindre sa famille et ses proches, Allah dit : « Et commande à ta famille la Salāt, et fais-la avec persévérance »[3], « Ô vous qui avez cru! Préservez vos personnes et vos familles, d’un Feu dont le combustible sera les gens et les pierres, surveillé par des Anges rudes, durs, ne désobéissant jamais à Allah en ce qu’Il leur commande, et faisant strictement ce qu’on leur ordonne »[4]. D’autre part, le Messager d’Allah (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) a dit : « Chacun d'entre vous est pâtre et chacun de vous est responsable de son troupeau, l'homme est le pâtre de sa famille et il est responsable de son troupeau, la femme est pâtre dans le domicile conjugal et elle est responsable de son troupeau »[5].
 
Par ailleurs, l’injonction du bien et la réprobation du mal ne doit pas être restreint aux demeures mais doit s’étendre vers l’extérieur, vers la société, car en réalité cela fait parti de l’entre-aide au bien, telle est la véritable responsabilité civile qui constitue la plus illustre manière de concrétiser cette entre-aide. Le Messager d’Allah (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) dit à ce sujet : « La religion c’est le bon conseil, « Envers qui ? », lui demandâmes-nous. Il dit alors : « Envers Allah, Son Livre, Son messager,  les dirigeants musulmans et la masse des gens ». Par conséquent, l’injonction du bien et la réprobation du mal entre dans la notion de bon conseil.
 
Le jugement de l’injonction du bien et la réprobation du mal
Il nous faut impérativement savoir à présent le statut de ce principe. Les savants relatent de manière catégorique le statut obligatoire de ce principe. Cependant, il est une obligation à caractère non individuel (fardh kifaya), de sorte que si une partie suffisante s’en charge les autres en sont alors exemptés et n’endossent aucun péché, tandis que si personne ne s’en charge alors tous les individus de la communauté pèchent. Certes Allah interrogera toute la communauté au jour dernier à propos de cette obligation, Allah dit : « Que soit issue de vous une communauté qui appelle au bien, ordonne le convenable, et interdit le blâmable. Car ce seront eux qui réussiront »[6]. Sa parole « de vous » est désignée dans le verset par la particule « min », qui désigne ici une préposition partitive, c'est-à-dire « Qu’un groupe parmi vous suffisamment important se charge de cette tache et par le biais duquel ce principe soit convenablement mis en pratique au sein de la société musulmane ». Dans ce cas là, la communauté musulmane se sera acquittée de cette obligation qui repose sur elle.
 
Néanmoins, si un groupe en est chargé et s’en acquitte de manière convenable, cela n’empêche pas que l’entre-aide dans cette tache avec ce groupe demeure une obligation pour nous tous, il ne suffit pas de faire reposer l’entière responsabilité de cette tache sur ce groupe, tous les musulmans doivent participer à cette entre-aide en fonction de ce que cela nécessite, bien que ce soit un groupe particulier qui en soit principalement chargé. En revanche, si nul ne s’en charge de manière convenable, pas même un groupe, c’est alors toute la communauté qui endosse un péché, et chaque individu de la communauté est concerné par ce péché et devra rendre compte au Jour de la Résurrection, « Qu’est ce qui vous a poussé à être négligent » !
 
Tel est donc le statut de l’injonction du bien et de la réprobation du mal, à savoir l’obligation à caractère non individuel. Il est impératif qu’un groupe parmi les musulmans nommé par le gouverneur s’en charge, mandaté pour veiller à ce que ce devoir soit accompli le plus convenablement possible. D’autre part, il reste une obligation pour les musulmans de participer à cette tache dans l’entre-aide avec ce groupe, le conseil et le déploiement de tout ce qui est possible pour y parvenir, étant donné que les musulmans sont, comme les a décrit le Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui), tels un édifice dont les différentes parties se consolident mutuellement, à l’image d’un corps, si un de ses membres se plaint d’une douleur, le corps tout entier réagit par l’insomnie et la fièvre.
 
Tel est donc le statut de cette œuvre qui repose sur cette communauté, car le terme employé dans le verset « kountoum » désigne l’ensemble de la communauté auquel est adressé ce verset. Sa parole : « Vous êtes la meilleure communauté, qu’on ait fait surgir pour les hommes », les exégètes ont dit : « vous êtes les meilleurs gens (envoyés) pour les gens »
 


[1] Sourate 79 An-nazi’att versets 37 à 41.
[2] Sourate 91 le soleil versets 7 à 10.
[3] Sourate 20 Ta ha verset 132.
[4] Sourate 66 l’interdiction verset 6.
[5] Rapporté par Boukhari n. 893 et Mouslim n. 1829.
[6] Sourate 3 la famille ‘Imran verset 104.

 

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