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Il est donc interdit de les imiter en décalant une festivité de quelques jours, telle que la fête de Pâques ou de Noël...
L’Association cultuellede Sens et sa région a acheté à la commune un terrain...
Photo et commentaire  
 




 
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Ce qu’il faut savoir sur le sacrifice des animaux destinés à la consommation

redacteur en chef du site en francais

 Suite a la lecture d’un article sur l’abatage rituel le site a décidé de rectifier certaines des affirmations qui sont faites sur l’islam et sur des savants souvent cités, et aux noms desquels des extrapolations sont faites sur leur propres dires, parce que l’islam nous demande d’être juste et de ne dire que la vérité, et parce qu’il ne nous est pas autorisé d’interdire le licite et d’autoriser l’illicite.

 
La distinction à faire dans le type de sacrifice
Tout d’abord il faut savoir qu’il y a deux types de sacrifice. Il faut donc distinguer Ad-Dhakah qui désigne le sacrifice pour la consommation de la viande et qui n’est pas un acte d’adoration, de toutes les autres immolations qui sont des actes d’adorations comme Al-Udhiyah qui désigne le sacrifice réalisé le jour du ‘Îd, Al-Hadyî qui désigne le sacrifice réalisé lors du pèlerinage, Al-‘Aqîqah qui désigne le sacrifice réalisé à l’occasion d’une naissance, et d’autres sacrifices expiatoires.
 
Shaykh Al-Fawzân dit : « Les sacrifices sont de deux types : le premier correspond à ce qui est égorgé pour la consommation de viande, et le deuxième correspond à ce qui est égorgé pour se rapprocher d’Allah, dans les immolations à l’occasion du ‘Îd, du pèlerinage, d’une naissance. Le sacrifice effectué pour se rapprocher d’Allah est une adoration, et il n’est pas permis de sacrifier pour autre qu’Allah. » [Tas-Hîl Al-Ilmâm (6/36)]
 
Shaykh Al-‘Uthaymîn dit : « Les jurisconsultes ont mentionné qu’il était recommandé d’orienter la bête en direction de la Qibla si c’est un acte d’adoration qui est visée à travers le sacrifice, comme pour l’immolation du ‘Îd (Al-Udhiyah). Quant au sacrifice pour la consommation de viande, ce n’est pas une adoration, il n’y a donc pas lieu de recommander l’orientation en direction de la Qibla. Et quoi qu’il en soit, même si le sacrifice est fait par adoration, l’orientation en direction de la Qibla n’est pas une condition de validité, contrairement à ce que pense le commun des gens » [Sharh Bulûgh Al-Marâm, Livre des aliments, cassette n°6]
 
Si le sacrifice pour la consommation de viande était un acte d’adoration, Allah n’aurait pas permis la consommation des sacrifices des Gens du Livre, puisque leurs adorations sont polythéistes et caduques. Il est donc faux d’exiger que la bête soit sacrifiée par un musulman pour être licite, en argumentant que le sacrifice d’une bête qui est destinée a la consommation est un acte d’adoration.
 
Le sacrifice rituel
Ceci étant dit, expliquons maintenant le sacrifice rituel :
 
L'égorgement dans la terminologie islamique, c'est sacrifier l'animal destiné à la consommation en coupant sa gorge et son œsophage ou en blessant celui qu'on ne peut attraper. Shaykh Al-Bassâm dit : « Le terme Ad-Dhabâ’ih (les sacrifices), il est le pluriel de Ad-Dhabîhah qui désigne les animaux égorgés [du verbe Dhabaha /Yadhbahu, égorger] en coupant leur veine jugulaire. Dans la terminologie religieuse, le terme désigne l’égorgement d’un animal maîtrisé dont la consommation est licite, vivant sur terre –à l’exception du criquet– en coupant la trachée et l’œsophage, ou en blessant mortellement celui qu’on ne peut maîtriser ».
 
Shaykh Ibn Bâz a dit : « L’égorgement légal est celui qui implique la section de la trachée et de l’œsophage, et fait couler le sang, car il est rapporté authentiquement que le Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) a dit : « Tant [qu’un instrument] a fait jaillir le sang et que le Nom d’Allah a été mentionné, alors mange, sauf [ce qui a été égorgé avec] une dent et un ongle ». Quant aux animaux et oiseaux tués par étouffement ou électrocution, les savants sont unanimes pour dire qu’ils ne sont pas propres à la consommation, même si on mentionne le Nom d’Allah au moment de les étouffer, de les électrocuter ou de les manger, ils ne sont pas licites ».
 
Ibn Al-Mundhir a dit : « Les savants sont unanimes pour dire que lorsqu’une personne égorge une bête qu’il est permis d’égorger, qu’elle mentionne le Nom d’Allah, coupe la gorge et les veines jugulaires, et fait couler le sang, il est permis de manger du sacrifice. »
 
Les savants sont unanimes sur le fait que l'animal mangé, en dehors du poisson et des sauterelles, n'est licites que s’il y a égorgement ou ce qui joue le rôle de l'égorgement. La raison en cela est de purifier l'animal immolé en faisant couler son sang néfaste et en prononçant le Nom d'Allah sur lui. La preuve est la parole du prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) : « Ce dont le sang a été vidé et sur quoi le Nom d'Allah a été prononcé, mangez-le ».
 
Conditions pour que le sacrifice soit licite
Pour que le sacrifice soit licite, quatre conditions doivent être remplies :
 
La première condition :L'aptitude à pratiquer l'égorgement.
Toute personne qui remplit les deux conditions suivantes est apte à pratiquer l'égorgement :
1-Disposer de toute sa raison.
2- Etre musulman ou faisant partie des gens du livre (juif et chrétien). Quant aux mécréants, leurs immolations ne sont pas permises selon la diversité de leurs confessions, païennes, mazdéennes et athées d'après le sens de ce verset : "Vous est permise la nourriture des gens du livre". On comprend donc de ce verset que les bêtes immolées par des mécréants en dehors des gens du livre sont illicites, car ils n'ont pas de livre. Il y a consensus à ce propos.
 
Deuxième condition :L'ustensile utilisé doit répondre à deux critères :
 
-Premier critère : Il doit être tranchant et occasionner une blessure grâce à son tranchant non à son poids tel qu'un couteau, une épée, une pierre taillée et autre.

- Second critère : L’objet utilisé pour trancher ne doit pas être une dent ou un ongle.
 
Troisième condition :Couper la trachée et l’œsophage, et les veines jugulaires. Il n'y a quatre choses dans la gorge : l'œsophage, le pharynx et les deux jugulaires. L'œsophage est le conduit par lequel passent la nourriture et la boisson, le pharynx est le conduit par lequel passe l'air.
 
Quatrième condition :La mention d’Allah au moment d’égorger, en disant : «Au Nom d’Allah», aucune autre formulation n’est permise sauf si on égorge pour un tiers, elle est obligatoire lorsqu’on s’en souvient, mais cette obligation disparaît en cas d’oubli, et c’est là l’avis de la majorité des savants.
 
Prononcer le Nom d'Allah sur la bête immolée la purifie et repousse d'elle le démon. L'égorgement purifie l'animal de manière concrète en faisant sortir le sang, tandis que la formulation du Nom d'Allah repousse le démon.
 
Cheikh Ibn Outhaymine a dit: « Dédier un sacrifice à un autre qu'Allah relève du chirk majeur puisque l'égorgement d'un animal sacrifié est un acte cultuel. Quiconque sacrifie un animal au nom d'un autre qu'Allah tombe dans un polythéisme qui l'exclut de l'Islam - Qu’Allah nous en préserve-, que le sacrifice soit dédié à un ange, à un messager, à un prophète, à un calife, à un saint ou à un ‘alim, tout cela relève du chirk (polythéisme) qui exclut son auteur de la religion. «Quant à la consommation des viandes des animaux sacrifiés, elle est interdite puisqu’elles sont destinées à d'autres qu'Allah. Or, tout sacrifice  destiné à un autre qu'Allah ou fait sur un autel est interdit» Madjmou' al-Fatawa (2/148).
 
Ce sont là les règles du sacrifice, et tout ce qui y est contraire est illicite et interdit à la consommation.
 
Les viandes dont la licéité est douteuse
Le cadre légal fixé, on peut désormais se pencher sur ce qui fait débat : le doute sur la licéité de la viande.
 
Si la viande provient de pays musulmans
Shaykh Al-Fawzân dit : « Si les viandes ont été sacrifiées ou chassées dans les pays musulmans, le principe de base est qu’elles sont licites, et nous ne devons pas demander s’ils ont mentionné le Nom d’Allah ou pas, car on doit considérer que le musulman est digne de confiance et qu’il a mentionné le Nom d’Allah. Tout ce que nous devons faire est de mentionner le Nom d’Allah au moment de manger, car il est recommandé de mentionner le Nom d’Allah au début du repas et de louer Allah à la fin. Lorsque le Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) dit : « Mentionnez, vous, le nom d’Allah » il désigne la mention d’Allah au moment du repas et non au moment du sacrifice. Nous devons donc mentionner le Nom d’Allah au moment du repas, quant à la mention d’Allah lors du sacrifice ou de la chasse, elle regarde celui qui a chassé ou sacrifié. Le principe de base est que le musulman est honnête et digne de confiance, nous ne devons donc pas douter sur ce que les musulmans sacrifient et chassent. Ceci permet de soulager le musulman des supputations et nombreux doutes qui touchent certaines personnes ». [Tas-Hîl Al-Ilmâm (6/27)]
 
Si la viande provient de pays non musulman
Shaykh ‘Abd Al-‘Azîz Ibn Bâz a dit : « Concernant les viandes vendues dans les marchés des pays non-musulmans, si on sait que ce sont les sacrifices des Gens du Livre, elles sont licites aux musulmans, tant qu’on ignore qu’elles ont été sacrifiées d’une manière non légale, puisque le principe de base est qu’elles sont licites en raison du Texte coranique dont on ne peut s’écarter que pour une chose établie qui implique le caractère illicite. Mais s’il s’agit de viandes sacrifiées par les autres mécréants [autres que les Gens du Livre], elles sont illicites aux musulmans, et ils ne leur est pas permis d’en manger en raison des Textes et de l’unanimité des savants sur ce point, et la seule mention d’Allah au moment d’en manger n’est pas suffisante. »
 
Le Texte auquel fait référence shaykh Ibn Bâz est la Parole d’Allah : « les sacrifices (litt : la nourriture) des Gens du Livre vous sont licites, et vos sacrifices leur sont licites » [Al-Mâ’idah, v.4]. Donc si la personne qui sacrifie est un juif ou un chrétien, ou que la viande provient de pays considérés comme des pays de confession chrétienne ou juive, les viandes qu’on importe de ces pays sont licites à la consommation. Ce qui nous amène à une ambigüité soulevée par certains : les Gens du Livre de l’époque du Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) n’ont rien à voir avec ceux que nous connaissons aujourd’hui.
 
Le cheikh Ibn Othaimine répond à ces gens dans le zada al moustaqna : « certaines personnes, de nos jours, doutent de la licéité de l’égorgement des juifs et des chrétiens. Ils disent : ils ne sont plus aujourd’hui sur la religion [qui a été révélée aux] juifs, et aux chrétiens. Cela n’est pas exact. Effectivement s’ils disent nous n’avons pas de religions, nous ne les considérons pas comme des juifs et des chrétiens, car leur réponse est claire. Mais s’ils disent qu’ils sont juifs ou chrétiens, même s’ils commettent de l’associationnisme, cela [ne rend pas illicite la viande qu’ils ont égorgée]. La preuve de cela est qu’Allah a révélé la sourate al Ma’ida, dans laquelle Il parle des chrétiens et de leur croyance en la trinité, croyance pour laquelle Il les rend mécréants. Allah dit : « Ce sont certes des mécréants ceux qui disent : En vérité, Allah est le troisième de trois » [5 al Ma’ida, v 73]. Et dans la même sourate Il dit : « Vous est permise la nourriture des gens du livre, et votre propre nourriture leur est permise » [5 al Ma’ida, v 5]. Le Qur’an a été révélé après qu’ils aient changés [de croyance], et après qu’ils aient mécru et malgré cela la viande qu’ils égorgent et leurs femmes nous ont été rendues licites. Ainsi s’ils disent : nous sommes juifs ou chrétiens on doit les considérer ainsi, même s’ils y a eut des changements [dans leur religions et leur croyances] »[1].     
 
La pratique ou l’attachement à la religion n’est donc nullement considéré, on ne doit regarder que l’affiliation au christianisme ou au judaïsme, et jusqu’aujourd’hui les populations des principaux exportateurs de viande comme les USA, le Brésil, l’Uruguay, l’Argentine, ou l’Australie sont très majoritairement d’obédience chrétienne. Et même en France, une majorité de la population se dit catholique, même sans croyance ou pratique effective. Donc si ces viandes nous proviennent de pays des Gens du Livre, elles nous sont licites.
 
Shaykh Al-‘Uthaymin a dit : « Il ne nous est pas imposé de demander de quelle manière sont sacrifiées les bêtes tant qu’elles émanent de ceux dont les sacrifices sont permis, mais s’il est par la suite établi qu’elles ne sont pas sacrifiées de manière légale, elles sont illicites à la consommation. Mais le fait de chercher et d’interroger à ce sujet est une forme d’excès et de difficultés imposées aux gens. » [Sharh Zâd Al-Mustaqni’, cassette n°20a]
 
C’est là un point important qui est le sens premier du hadith : ‘Âisha rapporte que des gens dirent au Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) : « Des gens nous apportent de la viande et nous ne savons pas s’ils ont mentionné le Nom d’Allah sur celle-ci [en l’égorgeant] ». Le Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) dit : « Mentionnez le nom d’Allah et mangez. » [Al-Bukhârî (5507)]. La réponse du Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) était une forme de réprobation à la transgression et l’exagération qui consiste à interroger sur les conditions d’abattage. Si le principe de base est que la viande qui nous est apportée provient d’une personne, d’une région, d’un pays dont les viandes nous sont licites, il ne convient pas de chercher plus loin, et ce n’est pas faire preuve de piété que d’interroger.
 
Il est important de bien comprendre ce point, car on veut également faire croire aux musulmans qu’ils consomment des viandes illicites au sein même des lieux saints, qu’ils sont trompés par les industriels et les autorités en place. Ce genre d’affirmation est totalement infondée, et cette même question a été éclaircie depuis de nombreuses années par shaykh Ibn Bâz, Al-‘Uthaymin et les savants du Comité permanent. Leur réponse, toujours la même, est religieusement fondée, et elle consiste à dire que ces viandes proviennent d’un pays des Gens du Livre, et qu’il n’appartient pas au musulman d’interroger sur la manière dont les bêtes ont été sacrifiées, de la même manière que le Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) n’a pas interrogé les Gens du Livre qui lui ont offert des viandes préparées, même la juive qui lui présenta une épaule empoisonnée. Ce n’est donc pas une négligence ou une tromperie comme on aime à le faire penser[2].
 
Ce qui vient d’être dit concerne les cas où le mode d’abattage n’est pas connu, mais si cela est connu, il en est autrement. Shaykh ‘Abd Allah Ibn Humayd a dit : « Concernant les viandes importées, si elles proviennent d’un pays dont l’usage ou la pratique majoritaire consiste à tuer par asphyxie, électrocution, ou autre, nul doute qu’elles sont illicites ».
 
Shaykh Al-‘Uthaymîn dit : « Concernant les viandes provenant des pays qui comportent des Gens du Livre, des polythéistes et athées, nous devons demander qui se charge de l’abattage. Si on nous dit qu’il s’agit de Gens du Livre, les sacrifices nous sont licites, même s’ils proviennent de pays communistes, si on sait que ceux qui se chargent de l’abattage sont des Gens du Livre ou des musulmans, car on trouve maintenant dans ces pays des musulmans qui se chargent de l’abattage. » (Sharh Bulûgh Al-Marâm, Livre des aliments, cassette n°4)]  
 
Le nom d’Allah (At-Tasmiyyah) doit-il être mentionné au moment du sacrifice, si le sacrificateur est juif ou chrétien.
 
Al-Boukhârî rapporte dans son Sahîh qu’Az-Zouhrî dit : « Il n’y a aucun mal à manger les animaux égorgés par des Arabes chrétiens. Si vous entendez invoquer un autre nom que celui de Dieu au moment du sacrifice, n’en mangez pas, mais si vous n’avez rien entendu, Dieu vous permet d’en manger, car Il sait que c’est eux qui ont commis l’infidélité ».
 
Dans le Sahîh d’Al-Boukhârî, d’après ‘Aïcha : « Certains musulmans, nouvellement convertis à l’Islam, dirent au Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui): “Des gens nous apportent de la viande et nous ignorons s’ils ont prononcé le Nom d’Allah sur elle lors de l’abattage. Pouvons-nous en manger ou pas ?” Le Prophète répondit : “Prononcez le Nom d’Allah et mangez-en.” ».
 
Par contre la viande de la bête sacrifiée par une personne qui ne fait pas partie des Gens du Livre, comme les zoroastriens qui vouent un culte au feu, est quant à elle illicite pour le musulman, en vertu de la parole du Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) au sujet des zoroastriens : « Traitez-les comme les Gens du Livre, mais abstenez-vous d’épouser leurs femmes, ou de manger de leurs sacrifices ». Cela signifie que les sacrifices des gens du Livre sont licites, tandis que les sacrifices des zoroastriens et assimilés, sont illicites.
 
Les modes d’abattage
S'il s'agit d'un animal qu'on est incapable d'immoler parce qu'il est sauvage ou tombé dans un puits ou autre, son immolation consistera à le blesser sur une partie de son corps à l'aide de quelque chose de tranchant comme une flèche ou autre selon le Hadith de Fârî' b. Khadîj : « Nous étions en compagnie du messager durant un voyage lorsqu'un chameau du troupeau prit la fuite, ils n'avaient pas de chevaux avec eux, alors un homme lui décocha une flèche et le Captura. Le messager (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) dit : « Ces bêtes peuvent prendre la fuite tels les animaux sauvages. Celle alors qui fera de la sorte, agissez de la même manière qu'à l'instant » [Rapporté par Al-Bukhari et Muslim ainsi que d'autres]
 
'Adi b. Hâtim rapporte qu'il questionna le messager d'Allah (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) Au sujet de la chasse à la flèche, il répondit : « Si tu touches [une bête] du tranchant [de la flèche], mange mais si tu [la] touche de son côté, ne mange pas car ce sera une bête morte » [Rapporté par Al-Bukhari et Muslim ]

Allah dit : « ainsi que ce que capturent les carnassiers que vous avez dressés, en leur apprenant ce qu'Allah vous a appris. Mangez donc de ce qu'elles capturent pour vous et prononcez dessus le nom d'Allah » [Al-Ma'ida v 4].
 
Shaykh Al-Bassâm dit : « Ka’b Ibn Mâlik rapporte : « Une femme égorgea un mouton avec une pierre. On interrogea le Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) à ce propos, et il ordonna d’en manger. » [Al-Bukhârî (5504)]
 
Râfi’ Ibn Khadîj rapporte que le Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) a dit : « Tant [qu’un instrument] a fait jaillir le sang et que le Nom d’Allah a été mentionné, alors mange, sauf [ce qui a été égorgé avec] une dent et un ongle. En effet, la dent est un os, et l’ongle est le couteau des abyssins. » [Al-Bukhârî (5498) et Muslim (1968)]
 
L’abattage mécanique
On considère faussement que l’abattage pour la consommation de viande est un acte adoration et cela amène des affirmations fausses selon lesquelles l’abattage mécanique est illicite. Or ceux qui prétendent cela ne s’appuient sur aucune preuve. Aucun Texte ne permet de spécifier que l’abattage doit être fait à la main. Plus encore, Allah a permis la consommation de ce qui a été tué à distance par l’envoi d’un prédateur, d’un rapace, d’une lance, d’une flèche, ou de tout instrument tranchant. De plus, les savants ont permis la consommation de ce qui est tué au fusil. Ainsi si le chasseur tue plusieurs oiseaux en même temps, tous les oiseaux tués sont licite à la consommation. En effet, certaines cartouches se composent de dizaines de plombs qui peuvent tuer plusieurs animaux en même temps. Ainsi ceux qui émettent cette condition ne s’appuient sur aucune preuve valide. Pire encore, ils veulent nous faire croire que c’est là l’avis des savants de l’islam, et qu’il est inimaginable de penser que cela soit permis. Or voici une fatwa de l’Ifta traitant du sujet :
 
Une entreprise a l’intention d’acheter une machine pour égorger automatiquement a la place d’utiliser de la main d’œuvre, parce que la production [demandée] est devenue trop importante. Est-ce que cela est permis ?
 
Réponse : Il vous est permis d’acheter cette machine automatique pour égorger des animaux destinés à la consommation.
 
Est-il permis de dire la tasmia (dire « bismillah ») en démarrant la machine dès la première utilisation ? Sachant que la tasmia [ne sera dite] qu’au démarrage de la machine ?
 
Réponse : Il est permis de ne dire la tasmia qu’une seule fois par celui qui démarre la machine en ayant l’intention que cela soit pour l’ensemble de ce qui sera égorgé, il faut toutefois que celui qui démarre la machine soit musulman ou un des gens du livre juif ou chrétien. Et c’est Allah qui accorde le succès, les éloges et le salut d’Allah sur le Prophète Mohammed (Paix et bénédiction d’Allah sur lui)[3].
 
Est-il permis d’utiliser un enregistrement pour répéter la mention d’Allah lorsqu’on procède à un abattage mécanique ?
 
Réponse : Non, la mention d’Allah doit émaner du sacrificateur et non de la machine. Et si le sacrificateur oublie ou qu’il ignore la disposition religieuse sur ce point, le sacrifice ne devient pas pour autant illicite. [Fatâwâ Al-Lujnah Ad-Dâ’imah (11967)]
 
Toutefois il n’est pas permis d’utiliser des machines et instruments utilisés pour le sacrifice d’animaux impurs comme le porc, la bête morte non égorgée, ou autre. Il est obligatoire de les purifier avant de les utiliser, et il n’est pas permis d’utiliser les instruments mentionnés pour la nourriture avant de les avoir purifiés, en raison du hadith de Abû Tha’labah Al-Khushanî qui rapporte : J’ai demandé au Messager d’Allah (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) : « Nous sommes sur une terre habitée par des Gens du Livre, pouvons-nous manger dans leurs récipients ? » Il répondit : « N’y mangez pas, sauf si vous n’en trouvez pas d’autres. Dans ce cas, lavez-les d’abord puis mangez dedans. » [Al-Bukhârî (5488) et Muslim (1930)] ; [Fatâwâ Al-Lujnah Ad-Dâ’imah (18697)]
 
On peut regretter, lorsqu’on observe les arguments de ceux qui restreignent la portée du terme Halal, qu’ils ne mentionnent des savants de l’islam que ce qui va dans leur sens. Si on veut bien écouter attentivement les réponses qui sont pour eux des arguments prouvant l’illicéité de l’abattage mécanique de shaykh ‘Abd Al-‘Azîz Âl As-Shaykh, et de shaykh Ar-Râjihî, on constate que ces Sheikh ne font en fait que rappeler ce que sont les conditions nécessaires à l’abattage. Ainsi certains extrapolent ce qu’ils ont dis pour faire concorder les dires de ces savants a leurs propres arguments. Par exemple le ‘Abd Al-‘Azîz Âl As-Shaykh a dit : « mais si cet abattage est réalisé dans des conditionscontraires au rite islamique, comme le fait de mettre à mort l’animal en l’étranglant, l’affaire est ici toute autre […]Et ce qui résulte de ces recherches, c’est que la base réside dans la permission,tant qu’un élément ne vient pas montrer avec certitude que l’abattage de cette société n’est pas réalisé selon le rite islamique ».
 
Ensuite l’auteur d’un article paru sur internet commente les dires du Sheikh de la manière suivante : « La dernière phrase est intéressante, en ce qu’elle illustre pleinement la réalité d’aujourd’hui : l’abattage mécanique, tel qu’effectué dans les sites de production des poulets Doux, Carrefour, etc., n’est islamiquement pas acceptable ». Je vous laisse juge de la mauvaise foi de l’auteur de ce commentaire…
 
L’électronarcose
Comme pour l’abattage mécanique, l’électronarcose est un procédé qui selon eux rendrait la consommation d’une viande sur laquelle cela serait pratiquée illicite a la consommation. Or comme pour l’abattage mécanique, ils se trompent…
 

 

On a demandé au Comité Permanent :Est-il permis de consommer la viande des bêtes égorgées après avoir été engourdies ? Nous portons à votre attention qu’en Allemagne des lois régissent l’abattage, et qu’il n’est permis de tuer aucun animal qu’après engourdissement.

 

 
Réponse : Si l’animal est toujours vivant après l’engourdissement et qu’il est sacrifié de manière légale, il est licite, mais s’il meurt après l’engourdissement, il est illicite, et il n’est d’aucune utilité qu’il soit égorgé par la suite. [Fatâwâ Al-Lujnah Ad-Dâ’imah (18476)]
 
Le sheikh ibn Othaimine répondit a un auditeur d’une radio saoudienne qui posa la question suivante :  […] il mentionne ensuite que [les poulets] sont étourdis par électricité et qu’après cet étourdissement on leur coupe la tète pour que le sang coule.
 
Réponse : Si le sang est évacué du corps [de l’animal] cela sous entend qu’il est mort suite a l’égorgement et non suite a l’étourdissement, [cela veut dire] qu’il a été engourdi puis égorgé alors cela est halal parce que le Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) a dit : « Ce dont le sang a coulé et ce sur quoi le Nom d'Allah a été prononcé, mangez-le » et le sang ne peut couler normalement que si l’animal a été égorgé vivant, parce que s’il est égorgé mort le sang change [de consistance] et coagule et il ne peut sortir qu’une infime quantité de sang. En tout cas, si l’étourdissement mentionné par le frère [qui pose la question] ne tue pas l’animal on l’égorge avant que son âme ne sorte de son corps il est considéré comme égorgé licitement du point de vue de la charia conformément a la parole d’Allah : « Vous sont interdits la bête trouvée morte, le sang, la chair de porc, ce sur quoi on a invoqué un autre nom que celui d'Allah, la bête étouffée, la bête assommée ou morte d'une chute ou morte d'un coup de corne, et celle qu'une bête féroce a dévorée - sauf celle que vous égorgez avant qu'elle ne soit morte –… »[4]. Toutes les exceptions [citées] sont [interdites] parce que mort sans être égorgés surtout la bête étouffée qui pourtant ressemble a la bête étourdis par électricité, malgré cela Allah a exclu de l’interdiction ce qui est égorgé avant de mourir qui est donc halal. [D’après ce qui vient d’être dit] l’étourdissement n’est qu’un moyen pour égorger plus facilement, et si [‘animal] est égorgé avant que son âme ne sorte de son corps il est licite [a la consommation], si par contre l’étourdissement tue l’animal, mais cela semble contredire ce que dit le questionneur puisqu’il dit « pour que le sang coule », il n’est dans ce cas pas licite a la consommation ».
 
Le présentateur radio : mais dans le cas cité le sang coule est-ce licite [d’en consommer la viande] ?
Oui si c’est le sang connu et habituel [qui coule][5].
 
 
Les contrôles
Parce qu’il n’existe pas de loi imposant aux entreprises européenne de mettre en place une traçabilité, hormis dans certains domaines d’activités sensibles, les musulmans européens appellent a ce que des contrôles sur la traçabilité des produits halal se fasse et apaisent leurs craintes de consommer des produits qui n’aurait d’halal que le nom. Ainsi cela a mené à la création d’un grand nombre d'organismes de « certification halal ». Ces organismes, qui se présentent sous la forme d’associations ou de sociétés, ont la particularité de ne pas être d’accord sur la définition du terme « halal » et sur les procédures de contrôle et de traçabilité. Les contrôles mis en œuvre par chacun de ces organismes sont tous très différents : cela peut aller d’un audit annuel de l’abattoir, ou d’une simple analyse de détection, à des contrôles à chaque production par des contrôles permanents et indépendants de la société qui fabrique le produit halal. Cette différence entraîne des moyens humains très différents entre ces organismes : certains ont juste un secrétariat pour gérer la « paperasse » des « certificats halal », d’autres ont vraiment mis en place des contrôles avec de véritables contrôleurs salariés de l’organisme.
 
Le consommateur doit rester vigilant et acheter des produits avec une « certification halal sérieuse et indépendante » afin de ne pas encourager le développement frauduleux du marché du halal. Il est bien évidement important qu’un organisme national voire européen de contrôle sérieux voit le jour, et que les contrôles faits par cet organisme soient des contrôles qui sont indépendants à la partie sacrifice. Que le sacrificateur ne s'occupe que de l'abattage rituel, et que les contrôleurs veillent au bon déroulement du sacrifice, pose des estampilles, et surveille la phase de transformation.
 
Deux choses doivent être exclues pour qu’une traçabilité indépendante soit de mise :
-     - Que les contrôleurs ne soient pas employés par l'abattoir comme c’est le cas par exemple de deux importants organismes (en volume de viande certifiée) que sont l’ACMIF (mosquée d'Evry) et la SCFCH (société affiliée à la mosquée de Paris) qui ont leurs contrôleurs embauchés par les abattoirs.
 
-          - Que les sacrificateurs soient aussi employés par un organisme de contrôle.
 
Toutefois même si un manque de contrôle et de traçabilité est évident et qu’il serait souhaitable pour les musulmans d’y palier, cela ne rend pas les produits sur lesquels des doutes sont émis, illicites comme nous pouvons trop souvent le lire sur internet et ailleurs. Au point ou on doute de la foi et de la croyance de celui qui les consomme. Nous devons garder les yeux ouvert et faire attention a ce que l’on consomme sans pour autant tomber dans un extrémisme aveugle qui condamne tout, et rend tout illicite.   
 
Conclusion
Pour résumer ce qui vient d’être dit nous dirons que :
 
~     Il faut faire une distinction entre le sacrifice d’une viande qui est destinée à la consommation (qui n’est pas un acte d’adoration) et le sacrifice destiné à se rapprocher d’Allah (qui est un acte d’adoration).
 
~     L’égorgement légal est celui qui implique la section de la trachée et de l’œsophage, fait couler le sang, et sur lequel le Nom d’Allah a été mentionné.
 
~     Les conditions pour que le sacrifice soit licite sont : L'aptitude à pratiquer l'égorgement, l'ustensile utilisé doit être tranchant et occasionner une blessure grâce à son tranchant, et l’objet utilisé pour trancher ne doit pas être une dent ou un ongle. Que la trachée et l’œsophage soient coupées, et que le nom d’Allah soit mentionné au moment d’égorger.
 
~      Si les viandes ont été sacrifiées ou chassées dans les pays musulmans, le principe de base est qu’elles sont licites.
 
~      Si les viandes ont été sacrifiées ou chassées dans les pays des gens du livre, elles sont licitestant qu’on ignore qu’elles aient été sacrifiées d’une manière non légale. Si l’on sait avec certitude qu’elles n’ont pas été sacrifiées d’une manière légale elles deviennent illicites à la consommation.
 
~      Il ne nous est pas imposé de demander de quelle manière sont sacrifiées les bêtes tant qu’elles émanent de ceux dont les sacrifices sont permis.
 
~      La viande de la bête sacrifiée par une personne qui ne fait pas partie des Gens du Livre est illicite à la consommation.
 
~      L’égorgement fait par une machine est licite.
 
~      Il est permis de ne dire la tasmia qu’une seule fois par celui qui démarre la machine en ayant l’intention que cela soit pour l’ensemble de ce qui sera égorgé.
 
~      Il est obligatoire de purifier les machines et instruments utilisés pour le sacrifice d’animaux impurs comme le porc, la bête morte non égorgée, ou autre, avant de les utiliser pour sacrifier des animaux.
 
~      il est permis de consommer la viande des bêtes égorgées après avoir été engourdies par électronarcose.
 
~     Il serait souhaitable qu’un organisme national voire européen indépendant de contrôle sérieux voit le jour.


[1] Cheikh ibn Othaimine Charh zada al moustaqna.
[2] Tiré d’un article sur le halal du site les salafi de l’est.
[3]Comité permanent des recherches scientifiques et de l’Ifta No 9677.
[4] Al Maida 5, verset 3.
[5] Sheikh Ibn Othaimine. Emission de radio : « nour ala darb » cassette 1 face b.

 

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