Les enquêteurs de l'ONU exigent un accès illimité à la Birmanie     France : L'occupation de la mosquée jugée cinq ans après     Royaume-Uni : des policiers suscitent la colère en entrant dans une mosquée avec leurs chaussures     Achoura 2017 : date officielle     Abu Dhabi : Présentation de manuscrits rares du Coran dans le cadre d’une grande exposition
 
Discussion en ligne avec l’administrateur du site (En cours de construction)
 
 
 
  

Il est donc interdit de les imiter en décalant une festivité de quelques jours, telle que la fête de Pâques ou de Noël...
L’Association cultuellede Sens et sa région a acheté à la commune un terrain...
Photo et commentaire  
 




 
Accueil>Réponses aux accusations formulées contre l'islam

La Religion et l'Etat

L’imam Ibn Taymiyya

Le chef de l'Etat et, d'une manière générale, tout détenteur de l'autorité ne saurait s'abstenir de recourir à la consultation (Mushawara). Allah a ordonné à Son Prophète -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam- de le faire :

« Pardonne-leur donc, et implore pour eux le pardon (d'Allah). Et consulte-les à propos des affaires; puis une fois que tu t'es décidé, confie-toi donc à Allah, Allah aime, en vérité, ceux qui Lui font confiance »[Sourate 'Al-`Imrân 3:159].

« Personne, rapporte Abu Huraira -qu’Allah l’agrée-, ne consultait les Compagnons aussi fréquemment que le Prophète -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam- »    

En ordonnant à son Prophète -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam- de consulter ses Compagnons, Allah a voulu lui donner un moyen de les gagner, l'offrir en exemple aux générations futures, et lui permettre de connaître leur opinion personnelle (Ra'y) sur des questions qui n'avaient pas fait l'objet d'une révélation, par exemple, des affaires de guerre ou des réglementations de détail, etc.

Les autres Musulmans doivent, à plus forte raison, recourir à la consultation. Allah a fait l'éloge des fidèles qui suivent cette prescription dans ce verset :

« Tout ce qui vous a été donné [comme bien] n'est que jouissance de la vie présente; mais ce qui est auprès d'Allah est meilleur et plus durable pour ceux qui ont cru et qui placent leur confiance en leur Seigneur, qui évitent [de commettre] des péchés les plus graves ainsi que les turpitudes, et qui pardonnent après s'être mis en colère, qui répondent à l'appel de leur Seigneur, accomplissent la Salat, se consultent entre eux à propos de leurs affaires, dépensent de ce que Nous leur attribuons »[Sourate Ach-Choûrâ 42:36-38].

Quand l'un de ceux qu'il a consultés lui indique la voie que tracent le Livre, la Sunna ou l'Ijma’ (consensus), le chef de l'Etat est tenu de la suivre. Il n'est contraint, en dehors de cette voie, de n'obéir à qui que ce soit, fût-ce au personnage le plus considérable de la religion ou de l'Etat. Allah a dit :

« Obéissez à Allah, obéissez à Son Prophète et à ceux d'entre vous qui détiennent l'autorité »[Sourate An-Nisâ' 4:59].

Quand les Musulmans ne sont pas d'accord sur une question, le chef de l'Etat doit demander à chacun d'eux son avis et les raisons qui le motivent. Il adoptera l'avis qui lui paraîtra le plus voisin du Livre et de la Sunna. Allah dit :

« Puis, si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-là à Allah et au Messager, si vous croyez en Allah et au Jour dernier. Ce sera bien mieux et de meilleur interprétation (et aboutissement) »[Sourate An-Nisâ'  4:49]

On devra comprendre, par l'expression de « détenteurs de l'autorité » (Oulu-l-Amr), les deux classes des émirs (Umara) et des docteurs de la loi (‘Oulama). Quand ces deux classes sont saines, le peuple l'est aussi. Emirs et oulémas doivent constamment, aussi bien dans leurs paroles que dans leurs actes, s'efforcer d'obéir à Allah et à son Prophète -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam- et de suivre le Livre d'Allah.

Quand il est possible, en des circonstances délicates, de connaître ce que le Livre et la Sunna prescrivent, c'est un devoir que de le suivre. Mais quand, faute de temps, pour cause d'incapacité, ou parce que des arguments d'égale force s'équilibrent, le chef de l'Etat ne peut arriver à connaître ce que le Livre et la Sunna prescrivent, il peut alors suivre (Taqlïd) l'avis d'un jurisconsulte dont il estime particulièrement la science et la droiture.

Cette doctrine nous paraît la plus juste; certains jurisconsultes prétendent que le chef de l'Etat ne doit jamais suivre servilement une opinion donnée; d'autres estiment qu'il doit toujours le faire; les trois doctrines sont soutenues dans l'école hanbalite et dans d'autres.

Les qadis et les gouverneurs ne sont, en effet, tenus de remplir leurs obligations que dans la mesure du possible; bien plus, les œuvres culturelles proprement dites, comme la prière, le jihad, etc., ne sont obligatoires que dans la mesure où l'homme a la faculté de s'en acquitter. II convient de ne pas oublier qu'Allah n'impose à aucune de ses créatures de tâche au-dessus de ses forces.

Allah a ordonné au Musulman, avant de faire la prière, de se purifier avec de l'eau. Si l'eau vient à manquer, ou si l'on craint qu'il ne soit dangereux d'en user, par exemple à cause du froid, d'une blessure, etc., le fidèle peut se purifier avec de la terre propre (Tayammum), dont il se frotte la figure et les mains.

Le Prophète -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam- a dit à ‘Imran ibn Husain -qu’Allah l’agrée- : « Prie debout; si tu ne le peux pas, fais-le assis; si tu ne le peux pas, prie sur le côté. » Car Allah a ordonné de prier, au moment fixé, de la façon dont il est alors possible de le faire.Allah dit :

« Soyez assidus aux Salats et surtout la Salat médiane; et tenez-vous debout devant Allah, avec humilité. Mais si vous craignez (un grand danger), alors priez en marchant ou sur vos montures. Puis quand vous êtes en sécurité, invoquez Allah comme Il vous a enseigné ce que vous ne saviez pas »[Sourate Al Baqarah 2:238-239]


Allah a donc rendu la prière obligatoire à l'homme qui se sent en sécurité comme à celui qui redoute quelque danger, à l'homme bien portant comme au malade, au riche comme au pauvre, à celui qui ne se déplace pas comme au voyageur. Mais il l'a faite plus légère pour le voyageur, pour l'homme qui se sent en danger et pour le malade, ainsi que le prescrivent le Livre et la Sunna.

Il a de même imposé, dans la prière, d'autres devoirs de pureté, de décence vestimentaire (Sitara), d'orientation, mais il a dispensé de ces conditions l'homme qui se trouve dans l'impossibilité de les remplir.

Les passagers d'un navire qui s'est échoué, ou des voyageurs qui ont été dépouillés de leurs vêtements par des brigands, peuvent prier nus, dans l'état où ils se trouvent. L'imam se place alors au milieu des fidèles, de manière à ne pas leur offrir sa nudité en spectacle.

Si l'on a des doutes sur la bonne direction de la qibla, on doit faire tout son possible pour la déterminer. Si aucun point de repère ne permet de s'orienter, on prie comme l'on peut; c'est ainsi que les Musulmans faisaient à l'époque du Prophète -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam-.

Il doit en être ainsi dans tout ce qui concerne les fonctions privées ou publiques et dans tous les autres devoirs du culte. Toutes ces prescriptions se résument dans cette parole d'Allah :

« Craignez Allah dans toute la mesure où vous le pouvez »[Sourate At-Taghâboun  64:16]

Et dans cette parole du Prophète -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam- : « Quand je vous donne un ordre, exécutez-le dans toute la mesure du possible. » Allah a dit, en interdisant les aliments impurs :

« Il n'y a pas de péché sur celui qui est contraint sans toutefois abuser ni transgresser, car Allah est Pardonneur et Miséricordieux »

[Sourate Al Baqarah 2:173].

Allah dit aussi :« Il ne vous a imposé aucune gêne dans la religion »[Sourate Al-Hajj 22:78].

Et Il dit encore :« Allah ne veut pas vous imposer quelques gênes ».[Sourate Al-Ma’idah 5:6]

Allah n'a donc pas voulu imposer à l'homme l'impossible, ni lui interdire ce à quoi la nécessité le contraint, quand cette nécessité n'est pas le résultat d'une action interdite.

 

 

Notez  




Autres articles
La recherche de la science et son mérite en Islam
Le musulman est-il permis d'offenser le non musulman?
Le Prophète de l'Islam et l'éducation de la femme
Le Prophète et la tendresse envers la femme
Les Droits généraux de la femme en Islam
 

Nouveau commentaire


 
 
 
512 caractères max

Les commentaires sont modérés : votre contribution n'apparaîtra qu'après avoir été validée par un modérateur du site.

Il est évident que les affirmations diffamatoires et les propos racistes, antisémites, islamophobes ne seront pas publiés. Les contributions trop longues ou n'ayant aucun rapport avec le sujet de l'article ou incorrecte d’un point de vue islamique ne seront pas prises en compte.


 
 
 
     
       
 
Website for Muslims
Website for non Muslims
Francais
Espanol
Chinese site
Pусский
 
Copyright © 2011 - Tout droits réservés - islammessage.com