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Le droit du mari sur son épouse (3)

Cheykh Al ‘Otheymine

Extrait du commentaire de l’éminent Cheykh Mohammed ibn Sâlih Al ‘Otheymine de l’ouvrage « le jardin des vertueux » de l’imam An-Nawawi

 
 Suite…
Hadith
Selon Abou Houreyra, le Messager d’Allah (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) a dit : « Il n’est pas permis à la femme de jeûner en la présence de son mari ni de permettre à quiconque d’entrer dans sa maison sans son autorisation »[1].
 
Commentaire
Dans ce hadith il est question des droits du mari sur son épouse. Entre autres, il n’est permis à la femme de jeûner sans l’autorisation de son époux, tant que ce dernier se trouve présent et n’est pas en voyage. En revanche, s’il s’absente et part en voyage, elle peut jeûner comme bon lui semble.
 
Le sens apparent du hadith semblerait nous laisser sous-entendre qu’il s’agit à la fois du jeûne obligatoire et surérogatoire. En ce qui concerne le jeûne surérogatoire, cela va de soi car le droit du mari sur son épouse demeure une obligation qu’il incombe à la femme de respecter, tandis que le jeûne dans ce cas n’est qu’une œuvre surérogatoire qui n’entraîne aucun péché au cas ou elle serait délaissée, contrairement au droit du mari. Il en est ainsi car il se peut que l’homme éprouve le besoin de jouir de son épouse, ainsi s’il la désire et qu’elle jeûne, cela créera en lui une certaine gêne. En somme, il a parfaitement le droit de jouir d’elle et d’avoir des rapports alors qu’elle jeûne de manière surérogatoire s’il ne lui avait pas permis au préalable, et ce, même s’il annule le jeûne de sa femme, il ne commettra dans ce cas aucun péché. 
 
Quant au jeûne de nature obligatoire, il ne lui est pas permis de le jeûner en la présence de son époux, s’il reste suffisamment de jours [avant le mois de Ramadan suivant] sans l’autorisation de celui-ci. A titre d’exemple, supposons que la femme doit rattraper 10 jours de jeûne, et que l’on soit au mois de Rajab, c'est-à-dire deux mois avant l’entrée du mois de Ramadan, et qu’elle désire les rattraper, nous lui disons que cela ne lui est pas permis sans l’autorisation de son époux, car le temps est encore assez long. En revanche, s’il ne reste que dix jours avant l’entrée du mois de Ramadan, elle jeûnera ses jours de rattrapage même s’il ne l’autorise pas, car il n’est pas permis au musulman de repousser ses jours de rattrapage jusqu’au Ramadan suivant. En effet, les œuvres de nature obligatoire en Islam ne nécessitent aucune autorisation, qu’il s’agisse du mari ou autre.
 
En bref, le jeûne de la femme exige d’être détaillé : s’il s’agit d’un jeûne surérogatoire, elle ne peut l’accomplir qu’avec l’autorisation de son époux ; s’il s’agit d’un jeûne obligatoire, cela dépendra du temps qu’il reste, si le nombre de jours restant avant l’arrivée du mois de Ramadan est assez grand, il ne lui est alors permis de jeûner qu’avec son autorisation, dans le cas contraire son autorisation n’est plus une condition si toutefois ce dernier est en sa présence, car s’il est en voyage elle peut jeûner sans aucune contrainte.
 
Par ailleurs, peut-on assimiler la prière au jeûne ? Il est possible selon un certain point de vue d’assimiler ces deux œuvres, et d’affirmer au même titre que le jeûne qu’il n’est pas permis à la femme de prier de manière surérogatoire sans l’autorisation de son époux. D’un autre point de vue, on pourrait dire que la prière n’est pas assimilable au jeûne car le temps qu’il est respectivement impartit à ces deux œuvres sont différents, le temps de la prière étant beaucoup plus court. En définitif, il semblerait donc qu’il soit tout à fait autorisé à la femme de prier même en la présence de son mari, à moins que ce dernier éprouve le besoin de jouir d’elle et l’empêche par conséquent en lui disant par exemple : « Ne prie pas la prière de Doha », ou « Ne prie pas cette nuit ».
 
Néanmoins, il n’est pas permis à l’époux d’empêcher sa femme d’accomplir de bonnes œuvres, sauf s’il éprouve un réel besoin et qu’il soit pris d’un désir sans pouvoir patienter. Mis à part cela, un bon époux se doit d’aider sa femme dans l’obéissance et l’accomplissement des bonnes œuvres, afin qu’ils obtiennent tous les deux la récompense auprès d’Allah.
 
De plus, ce hadith fait mention de l’interdiction pour la femme de faire entrer quelqu’un chez elle sans l’autorisation de son mari. Cependant, on peut distinguer deux types d’autorisation : une autorisation issue des coutumes, tel que laisser entrer les voisins, les proches, les femmes vertueuses, et les amies, ce qui correspond à ce que les gens ont pour habitude de faire et que les maris autorisent généralement. La femme peut donc faire entrer ce genre de personnes, exception faite pour les personnes que sont époux désigne particulièrement et dont il n’autorise pas l’accès, en disant par exemple : « Qu’unetelle n’entre pas chez nous ! » ; et une autorisation prononcée, tel que le fait qu’il lui dise : « Fais entrer tous ceux que tu désires tant que tu ne vois aucun mal en eux ».
 
En outre, ce hadith indique que c’est l’homme qui gère le foyer conjugal, il a donc le droit de refuser chez lui qui il veut, quand bien même il s’agirait de la mère de son épouse, sa sœur, sa tante. Cependant, il n’a le droit de leur interdire d’entrer chez lui qu’à condition qu’il juge que cela serait nuisible pour lui et son foyer. En effet, il est malheureusement des mères qui ne recèlent aucun bien en elles, et sont la cause d’un grand mal à l’égard de leur fille et son époux. Elles se rendent auprès de leur fille pour cultiver en elle la haine et l’animosité envers leur époux, au point que la femme finit par détester son mari. Il ne convient donc pas qu’une mère de la sorte soit en contact avec sa fille, de peur qu’elle ne détruise la relation entre elle et son époux. Ce genre de mère est comparable à des sorcières qui œuvrent afin de séparer l’homme de son épouse.
 


[1] Rapporté par Al Boukhari (5195) et Mouslim (1026)
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