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Accueil>Les formules de conjuration

Questions relatives à la Rouqyah tirées des propos de gens de science (1)

Le message de l'Islam

Définitions
D’un point de vue étymologique, on désigne par le terme rouqyah une formule de conjuration. Ce terme fait attrait à la notion d’élément par lequel on recherche la protection. En effet, Ibn Al-Athir définit la rouqyah en ces termes : « Terme qui désigne l’élément par lequel on recherche la protection (à savoir les formules et invocation légiférées) et au moyen duquel l’individu touché par des maux tels que le venin, l’épilepsie ou autre maux similaires, cherche à se soigner »[1].
 
Quant à sa terminologie, on désigne par ce terme l’ensemble des invocations que l’on récite et prononce dans le but d’obtenir la guérison, comme le définit Chamsou-l-haqq Al-‘Adhim Abadi dans son commentaire du recueil de hadith de l’imam Abou Daoud[2].
 
De même, l’imam Al-Albani définit ce terme en des propos similaires : « Ar-Rouqa, qui sont les formules de conjurations, désigne les invocations que l’on récite, tirées du Coran et de la Sounnah authentique dans le but de guérir. Quant à ce dont ont pris coutume de réciter certains gens, comme formules assonantes associées à d’autres formules incompréhensibles, pouvant même comporté de la mécréance ou du polythéisme, tout cela est interdit ».
 
En outre, le Législateur a toléré les formules de conjurations – Ar-Rouqa – exemptes de tout polythéisme. Le Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) a dit : « Il n’y a pas de mal à utiliser les formules de conjuration tant qu’elles ne comportent pas de polythéisme »[3]. En revanche, les formules polythéistes sont celles comportant des demandes de protection ou de secours à autre qu’Allah, ou celles qui comportent les noms de certains démons, ou celles dont le patient pourrait croire que l’efficacité serait indépendante de la volonté divine.
 
Ainsi, les preuves attestant le caractère illicite de l’utilisation de ce genre de formules se trouvent dans le hadith de ‘Awf ibn Malik Al-Achdja’i en ces termes : « Nous avions recours aux formules de conjuration durant la période préislamique, c’est alors que nous dîmes : « Ô Messager d’Allah, qu’en penses-tu » ? Il nous dit : « présentez-moi ces formules, il n’y a pas de mal à réciter des formules de conjuration tant que celle-ci ne comporte pas de polythéisme »[4], ainsi que dans le hadith d’Ibn Mass’oud en ces termes : « Parmi ce que nous avions retenu du Prophète, il y a ses paroles : « les formules de conjuration (Ar-Rouqah), les amulettes (At-Tama’im) et At-Tiwalah[5] sont une forme de polythéisme »[6]. A ce propos, l’imam Al-Baghawi dit : « L’interdiction liée à ces formules de conjuration concerne celles qui comportent du polythéisme, la mention de noms de gros démons, ou celles récitées en une langue incompréhensible, autre que l’arabe, par crainte qu’elles soient associées à de la mécréance et du polythéisme »[7].
 
Le statut religieux de la rouqyah
De nombreux textes indiquent de manière explicite le caractère licite de l’utilisation des formules de conjuration, à condition qu’elles soient exemptes de tout polythéisme. En outre, l’utilisation de formules de conjuration dans le traitement de maux divers pouvant atteindre l’individu, est une pratique légiférée par le Coran, la Sounnah et le consensus.
 
Les Preuves du Coran
Ainsi, nombreux sont les versets coraniques qui affirment que le Coran est une guérison pour les gens, des maladies et troubles, aussi bien corporelles que psychiques. Allah dit : « Nous faisons descendre du Coran, ce qui est une guérison et une miséricorde pour les croyants »[8], « Ô gens! Une exhortation vous est venue, de votre Seigneur, une guérison de ce qui est dans les poitrines, un guide et une miséricorde pour les croyants »[9], « Dis: «Pour ceux qui croient, il est une guidée et une guérison »[10].
 
Il est également fait nuance à la pratique de la récitation des formules de conjuration dans le verset où Allah dit : « Mais non! Quand [l’âme] en arrive aux clavicules. Et qu’on dit : « Qui est exorciseur? »[11]. L’imam Ibnou As-Sa’di a dit dans son exégèse du Coran à propos de verset : « le terme « raqin » fait référence à la rouqyah, c'est-à-dire « qui peut réciter des formules de conjuration ? », car ils ont perdu tout espoir d’obtenir la guérison par les moyens (médicaux) communs utilisés, il ne leur reste alors plus que les moyens divins »[12].
 
Les preuves de la Sounnah
Qu’elles soient orales, pratiques ou d’approbation, les preuves tirées de la Sounnah [du Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui)] à ce sujet sont nombreuses :
1 - D’après Abou Saïd Al-Khoudhri, certains compagnons du Prophète s’étaient arrêtés (lors d’une expédition) près d’un clan d'une tribu arabe. Ces derniers ne leur accordèrent pas l’hospitalité. Puis le chef du clan fut piqué par un scorpion. Ils vinrent nous demander : « Y a-t-il parmi vous quelqu'un qui possède un remède ou qui sait guérir par les formules de conjuration contre la piqûre de scorpion ? ». Les compagnons dirent alors : « Vous ne nous avez pas offert l’hospitalité, nous ne ferons rien pour vous jusqu’à ce que vous nous octroyez quelque chose en échange ». Ils convinrent donc d’une partie de leur bétail. L’un d’entre eux se mit alors à réciter la Fatiha et à souffler[13], ce qui entraina la guérison immédiate. Ils se virent alors remettre leur part de bétail et dirent « Nous n’y toucherons qu’après avoir interrogé le Messager d’Allah ». Puis lorsqu’ils l’interrogèrent il se mit à rire et dit : « Comment as-tu su qu’elle constituait une formule de conjuration ? Prenez la part de bétail et réservez m’en une part »[14].
 
2 – D’après Oummou Salamah, le Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) vît dans sa maison une servante dont le visage avait une couleur anormale. Il dit alors : « Récitez lui des formules de conjuration car elle est touchée par le mauvais œil »[15].
 
3 - D’après ‘Awf ibn Malik Al-Achdja’i qui attribue ces paroles au Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) en ces termes : « Nous avions recours aux formules de conjuration durant la période préislamique, c’est alors que nous dîmes : « Ô Messager d’Allah, qu’en penses-tu » ? Il nous dit alors : « présentez-moi ces formules, il n’y a pas de mal à réciter des formules de conjuration tant que celles-ci ne comportent pas de polythéisme »[16].
 
4 - D'après Jabir Ibn Abdillah t qui attribue ces paroles au Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) en ces termes : « Le Prophète nous avait interdit de réciter des formules de conjuration pour guérir des maladies. Alors, les gens du clan de 'Amr Ibn Hazm vinrent et dirent : «  Nous avions une formule que nous récitions sur les gens pour les guérir des piqûres de scorpions. Mais tu nous as interdit cette pratique ». Alors ils récitèrent devant lui les mots qu'ils utilisaient. Sur ce, le Prophète dit : « Je n'y vois aucun mal, aussi que celui qui peut se montrer utile envers son frère le fasse »[17].
 
5 – D’après ‘Aicha, qu’Allah l’agrée, « le Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) avait pour habitude lorsqu’un membre de sa famille tombait malade de réciter les dernières sourates du Coran en soufflant sur eux, puis lorsqu’il fut touché par la maladie qui précéda sa mort, je soufflais à sa place et passait ses propres mains sur son corps car elles étaient plus bénites que les miennes »[18].
 
6 – D’après Ibn ‘Abbas : « le Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) conjurait Al-Hassan et Al-Hossein disant : « Votre père (Ibrahim) conjurait Ismâ’îl et Ishaq de la sorte, je conjure donc par les paroles d’Allah parfaites tout démon et bête venimeuse, et tout mauvais œil qui puisse vous atteindre »[19].
 
7 - D’après ‘Aicha, qu’Allah l’agrée,Djibril récitait des formules de conjuration au Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) lorsque celui-ci se plaignait de douleurs en ces termes : « Au nom d’Allah je conjure tout ce qui peut te nuire, tous les maux issus des mauvaises âmes et du mauvais œil des jaloux. Qu’Allah te guérisse. Au nom d’Allah, je conjure (tout mal qui t’atteint) »[20].
 
Le consensus
L’imam Ibn Abdel-Barr a dit : « Je ne connais aucune divergence d’opinion concernant la permission de recourir aux formules de conjuration contre le mauvais œil, le venin, et autres maux similaires si ces formules comportent les noms d’Allah et tout ce dont au moyen duquel il est permis de réciter ces formules si l’on y a recours après l’apparition de la douleur ou la manifestation du trouble et de la maladie en question ».
 

Al-Hâfidh Ibn Hadjar a dit dans son ouvrage « Fathou-l-bari » : « Les gens de science sont certes unanimes quant à la permission de la rouqyah lorsque (ses) trois conditions sont réunies ».



[1] Ibn Al-Athir dans son ouvrage « An-nihayyatou fi gharibi-l-hadith » (2/254).
[2] « ‘Awnou-l-ma’boud » (10/370).
[3]  Rapporté par Mouslim n.2200
[4] Rapporté par Mouslim n.2200
[5] Terme qui désigne un type d’amulette que l’on fabrique et sur lesquelles le sorcier récite quelques formules de conjuration polythéistes, qui a pour effet de susciter l’amour de l’épouse pour son conjoint et réciproquement comme ils le prétendent.
[6] Rapporté par Ahmed (1/381) et Abou Daoud (3883).
[7] « Charh As-Sounnah » (12/159).
[8] Sourate 17 le voyage nocturne verset 82.
[9] Sourate 10 Younous verset 57.
[10] Sourate 41 les versets détaillés verset 44.
[11] Sourate 75 la résurrection verset 26-27.
[12] Exégèse du Coran de l’imam As-Sa’di.
[13] On entend par souffler ici le fait de souffler en expectorant légèrement sa salive sans en arriver à cracher.
[14] Rapporté par Al-Boukhari n.5404
[15] Rapporté par Al-Boukhari n.5407
[16]  Rapporté par Mouslim n.2200
[17] Rapporté par Mouslim n.2199
[18] Rapporté par Mouslim n.2192
[19] Rapporté par Al-Boukhari n.3191
[20] Rapporté par Mouslim n.2185.

 

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