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Questions relatives à la Rouqyah tirées des propos de gens de science (2)

Le message de l'Islam

Les effets réels de la rouqyah
Il ne fait aucun doute que les formules de conjuration ont un effet physique sur le corps, et sur les âmes par la permission d’Allah. Elles ont un effet sur les maladies touchant les membres tels que les blessures, les migraines, les maux de ventres, etc. Mais aussi sur les maladies liées aux âmes, tels que le mauvais œil, la sorcellerie ou les crises d’épilepsie (as-sar’ou). L’imam Ibn Al-Qayyim dit au sujet des effets produits par les formules de conjuration tirées du Coran, sur les individus touchés par ces maux divers : « Il est bien connu que certaines paroles ont une particularité et des effets bénéfiques notoires approuvés, que dire donc des paroles du Seigneur de l’univers qui sont une guérison parfaite, une préservation utile, une lumière qui guide et une miséricorde qui embrasse toute chose, et qui, si elles étaient descendues sur une montagne l’auraient fendue de par sa grandeur et son caractère honorable… Il y a certes dans les effets produits par les formules de conjuration par l’utilisation de la Fatiha[1] contre les venins et autre, un aspect subtile… »[2]. Il dit également dans le même ouvrage : « Quant aux formules de conjuration, elles sont utilisées pour préserver la santé et prévenir contre toute maladie »[3].
 
Les conditions requises lors de la rouqyah
Les formules de conjuration légiférées requièrent certaines conditions que les gens de sciences mentionnent afin de permettre de les distinguer des formules hérétiques et polythéistes. Ils sont même unanimes quant à la présence impérative de ces conditions. Al-Hâfidh Ibn Hadjar a dit dans son ouvrage « Fathou-l-bari » : « Les gens de science sont certes unanimes quant à la permission de la rouqyah lorsque trois conditions sont réunis :
1 – Qu’elle contienne les paroles d’Allah, Ses noms et attributs.
2 – Qu’elle soit en langue arabe ou une langue autre mais compréhensible.
3 – Que le patient croit que la rouqyah n’a pas d’effets notoires indépendamment de la volonté d’Allah ».
 
D’autre part, Cheykh Al-Islam Ibn Taymiyya est l’auteur de paroles précieuses concernant ce sujet. Il dit : « Quant au traitement de l’individu touché par l’épilepsie, par le moyen des formules de conjuration et les formules de protection, il est de deux sortes :
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Si ces formules se composent de termes dont le sens est connu et permis d’employer en Islam lors des invocations et évocations d’Allah, et par lesquels on s’adresse aux gens, il est alors permis d’utiliser ces formules de conjuration pour la guérison d’un individu touché par l’épilepsie et de l’en protéger par leur biais. En effet, il est rapporté de manière authentique que le Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) autorisa l’emploi des formules de conjuration tant qu’elles ne comportaient pas de polythéisme en ces termes : « Que celui d’entre vous qui peut se rendre utile envers son frère (en récitant des formules de conjuration) qu’il le fasse »[4].
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    En revanche, si ces formules de conjuration comportent des paroles interdites, telles que des paroles comportant du polythéisme, ou qu’elles soient récitées dans une langue incompréhensible pouvant comporter de la mécréance, il est alors interdit pour quiconque d’en faire usage, et ce, même si cela permet de faire sortir le djinn présent en l’individu touché par l’épilepsie car le mal que comportent les interdits d’Allah et de Son Prophète est plus grand que le bien éventuel »[5].
 
Il dit aussi dans le même ouvrage : « …c’est pour cette raison que les gens de science à la tête des musulmans ont interdit l’utilisation de formules de conjuration dont le sens est incompréhensible, pour l’éventuel polythéisme qu’elles pourraient comporter, et ce, même si l’utilisateur de telles formules ignore leur caractère polythéiste »[6].
 
Il dit également dans un autre ouvrage : « Si l’on ignore le sens du terme employé lors de la récitation de la rouqyah, il n’est par conséquent pas impossible qu’elle comporte un sens qui soit interdit. Le musulman ne doit donc pas employer ce dont il ne connait le sens et c’est pour cette raison que l’utilisation de formules de conjuration dans d’autres langues que l’arabe, comme l’hébreux, l’araméen ou autre, est détestable, de peur qu’elles ne comportent un sens défendu »[7].
 
L’imam An-Nawawi a dit dans son commentaire du recueil authentique de l’imam Mouslim : « L’éloge faite à l’abandon de la récitation des formules de conjuration vise en fait celles utilisées dans la langue des mécréants, ou les formules dont on ignore le sens du fait qu’elles ne soient pas en langue arabe. C’est celles-ci qui sont répréhensibles pour le risque qu’elles puissent comporter un sens qui induise la mécréance ou presque, ou un sens détestable. Cependant, la récitation de formules de conjuration comportant des versets coraniques ou des évocations (adh-dhikr) bien connues, ne fait l’objet d’aucune interdiction, c’est même là une Sounnah…. Certes, les gens de science relatent l’avis unanime attestant de la permission de l’utilisation de formules de conjuration provenant des versets et évocations (adh-dhikr) divines »[8].
 
Partant de là, et comme nous l’avons cité précédemment, à savoir le consensus des gens de science quant au caractère illicite de l’utilisation de formules de conjuration tant que celles-ci comportent ce qui s’oppose à la législation saine, que les utilisateurs de ces formules prennent donc garde d’en faire le moindre usage, et les patients d’accepter que leur soient récitées de telles formules, en l’occurrence, celles utilisées par les sorciers, les imposteurs et les innovateurs égarés.
 
Dans quel cas a-t-on recours aux formules de conjuration
Nombreux sont les textes authentiques faisant mention de la permission de la récitation de ces formules, et de leurs effets notoires. Ainsi, aussi diverses que puissent être les maux corporels ou psychique, la rouqyah reste une moyen légiférée de prévenir de ces maux comme l’indiquent les différents ahadiths que nous allons successivement cités.
 
1 - Les maladies corporelles
Il est légiféré d’avoir recours aux formules de conjuration pour traiter les douleurs corporelles diverses ou des maladies liées aux membres telles que les blessures ou les plaies. D’après ‘Othman ibn Abil-’Ass Ath-Thaqafi, alors qu’il se plaignait d’une douleur qu’il ressentait dans son corps depuis sa conversion, le Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) lui dit : « Pose ta main à l’endroit de ton corps qui te fait mal et dit « Bismillah » trois fois puis répète sept fois : « Je cherche refuge auprès d'Allah et de Son pouvoir contre le mal que je ressens et que je redoute »[9]. Dans une version il dit : « Le Messager d’Allah vint à moi alors que je ressentais une douleur qui faillit mettre fin à mes jours, passe la main à l’endroit de la douleur et dis ensuite : « je cherche refuge auprès de la puissance d’Allah et de Son pouvoir contre le mal que je ressens », ce que je fis et Allah dissipa la douleur qui était présente en moi, je ne cessai alors de commander à ma famille et aux autres personne (de mon entourage) de faire ainsi »[10].
 
De même, ceci est légiféré pour traiter les piqures de scorpions ou morsure de serpent injectant un venin quelconque. En effet, d'après Jabir Ibn Abdillah : « Le Prophète nous avait interdit de réciter des formules de conjuration pour guérir des maladies. Alors, les gens du clan de 'Amr Ibn Hazm vinrent et dirent : «  Nous avions une formule que nous récitions sur les gens pour les guérir des piqûres de scorpions. Mais tu nous as interdit cette pratique ». Alors ils récitèrent devant lui les mots qu'ils utilisaient. Sur ce, le Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) dit : «  Je n'y vois aucun mal, aussi que celui qui peut se montrer utile envers son frère le fasse »[11].
 

D’après Abou Saïd Al-Khoudhri, certains compagnons du Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) s’étaient arrêtés (lors d’une expédition) près d’un clan d'une tribu arabe. Ces derniers ne leur accordèrent pas hospitalité. Puis le chef du clan fut piqué par un scorpion. Ils vinrent à nous demander : « Y a-t-il parmi vous quelqu'un qui possède un remède ou qui sait guérir par les formules de conjuration contre la piqûre de scorpion ? ». Les compagnons dirent alors : « Vous ne nous avez pas offert l’hospitalité, nous ne ferons rien pour vous jusqu’à ce que vous nous octroyez quelque chose en échange ». Ils convinrent donc d’une partie de leur bétail. L’un d’entre eux se mit alors à réciter la Fatiha et à souffler, ce qui entraina la guérison immédiate. Ils se virent alors remettre leur part de bétail et dirent « Nous n’y toucherons qu’après avoir interrogé le Messager d’Allah ». Puis lorsqu’ils l’interrogèrent il se mit à rire et dit : « Comment as-tu su qu’elle constituait une formule de conjuration ? Prenez la part de bétail et réservez m’en une part »[12].



[1] Premier chapitre du Saint Coran comportant sept versets que l’on récite lors des prières quotidiennes.
[2] « Zadou-l-ma’ad » p162-165.
[3] « Zadou-l-ma’ad » p168.
[4]  Rapporté par Mouslim n.2199
[5] « Majmou’ al-fatawa » (24/277-278).
[6] « Majmou’ al-fatawa » (19/13).
[7] « Iqtida siratou-l-moustaqim » (1/519).
[8] Commentaire du recueil authentique de l’imam Mouslim (14/131-132).
[9] Rapporté par Mouslim n.2202
[10] Rapporté par Abou Daoud n.3891 et At-Tirmidhi n.2080.
[11] Rapporté par Mouslim n.2199
[12]  Rapporté par Al-Boukhari n.5404

 

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