Birmanie: une bombe artisanale explose dans une mosquée     Birmanie : Les ministres des Affaires étrangères d'Egypte et du Bangladesh discutent des moyens de protéger les musulmans Rohingyas     Canada : Un colloque sur l'islamophobie à Québec     Allemagne : l'entrée tonitruante de l’AfD, parti islamophobe et xénophobe, au Bundestag     France : Les Turcs abandonnent leur projet de mosquée à Quimper
 
Discussion en ligne avec l’administrateur du site (En cours de construction)
 
 
 
  

Il est donc interdit de les imiter en décalant une festivité de quelques jours, telle que la fête de Pâques ou de Noël...
L’Association cultuellede Sens et sa région a acheté à la commune un terrain...
Photo et commentaire  
 




 
Accueil>Histoire et Géographie de l'islam

Le traité de Houdeybiyyah (1)

Le message de l'Islam

Il est un point crucial de l’histoire de l’expansion de l’Islam que le musulman se doit de connaitre. Il s’agit du traité de Houdeybia dans lequel nous avons certes un bel exemple à suivre dans la conduite de notre Prophète, que les éloges et le salut soient sur lui, pour quiconque à un cœur et prête l’oreille. En effet, lors de l’an 628, soit la sixième année du calendrier hégirien, ce qui indique par ailleurs qu’au moment de ce traité cela faisait 19 années que l’Islam avait fait son apparition dans la péninsule arabique, le Messager d’Allah, que les éloges et le salut soient sur lui, fit un rêve dans lequel il se voyait entrer à la Mecque en toute sécurité et tourner autour de la Maison Sacrée. Il fit donc part aux musulmans de son intention d'aller effectuer un petit pèlerinage à la Mecque, ces derniers s'enthousiasmèrent à l'idée de revenir dans cette terre bénie. Au courant de leurs mouvements et anxieux, les quoraychites se consultèrent d'urgence et décidèrent d'employer toutes les manœuvres afin de compromettre leur chance d'accéder à la Mecque.

Clairvoyant, notre Prophète, que les éloges et le salut soient sur lui, envoya chercher des nouvelles des Quouraychs, il sut qu'ils voulaient entraver son entrée à la Mecque,  c'est ainsi qu'il changea son itinéraire et emprunta un chemin périlleux, arrivé près de la gorge de Mirar, il fit un détour par les ravins des montagnes, il arriva près de la Mecque et installa son camp à Houdeybia. Mille quatre cents compagnons voyageaient avec lui.

Perturbés, les quoraychites envoyèrent des émissaires afin de connaître l'intention réelle de notre Prophète, que les éloges et le salut soient sur lui. Le Messager d’Allah, que les éloges et le salut soient sur lui, envoya à son tour Othmâne Ibn Affân aux quoraychites afin qu'il leur expose explicitement que le projet était pacifique.

Ils décidèrent donc d’envoyer Souhayl ibn ‘Amr pour négocier les termes du traité. Dès que le Prophète, que les éloges et le salut soient sur lui, le vit arriver, il dit : « Le fait qu’ils envoient cet homme semble signifier qu’ils veulent faire la paix ».

Les pourparlers avec les quoraychites débutèrent. Le traité conclu entre les musulmans et Quouraychs stipulait que les deux parties observeraient une trêve de dix ans, de façon à ce que les hommes puissent vivre en paix. Aucune des deux parties ne devrait initier les hostilités de quelque façon que ce soit.

Le dessein de ce traité permettrait de propager l'Islam dans de meilleures conditions. Néanmoins, les conditions pour le moins humiliantes du traité laissèrent les compagnons réticents et ces derniers ne comprirent pas tout de suite la souplesse de notre prophète, que les éloges et le salut soient sur lui, face aux exigences des Quouraychs, mais ils surent plus tard, suite à la révélation divine, que ce fut un véritable succès.

En effet, une des conditions du traité stipulait que si un membre quelconque de Quouraych venait trouver refuge auprès du Prophète, que les éloges et le salut soient sur lui, il serait renvoyé aux Quouraychs même s’il est musulman. Mais si une personne quelconque parmi celles qui se trouvaient avec le Prophète, que les éloges et le salut soient sur lui, décidait de joindre les rangs des Quouraychs, elle ne serait pas renvoyée aux musulmans. De plus, Souhayl souleva une objection : « Je crains que les Arabes disent que nous avons été trop souples avec vous en acceptant cette clause. Vous pourrez circuler librement autour de la Ka’ba l’an prochain». Le Prophète, que les éloges et le salut soient sur lui, accepta d’inclure cette clause au traité.

Qu’auraient fait les groupuscules d’aujourd’hui devant une telle situation ! Négocier de la sorte avec des mécréants impies, leur livrer des musulmans sans broncher ! Il ne fait aucun doute qu’à leurs yeux, il n’y aurait pas de mécréance plus évidente ! Pourtant, c’est ce qu’accepta le meilleur des hommes, le sceau des messagers. Que diront-ils pour se dérober devant cette leçon que nous offre l’histoire de sa biographie ? « Croyez-vous donc en une partie du Livre et rejetez-vous le reste ? »[1].

Le Prophète,  que les éloges et le salut soient sur lui, leva ensuite le camp et reprit le chemin vers Médine. En cours de route, Allah lui confirma que la trêve de Houdeybia était en fait une victoire éclatante en lui révélant la sourate « La victoire » : « En vérité, Nous t’avons accordé une victoire éclatante afin qu’Allah te pardonne tes péchés, passés et futurs, qu’Il parachève sur toi Son bienfait, te guide sur une voie droite et te donne un puissant secours »[2].

‘Omar, comme tous les autre compagnons, était affligé de ne pouvoir entrer à la Mecque et consterné devant l’attitude insolente de Souhayl à l’égard du Messager d’Allah. Après la révélation de cette sourate, il demanda au Prophète, que les éloges et le salut soient sur lui : «Est-ce une victoire, ô Messager d’Allah ?» «Oui», répondit ce dernier[3]. C’est d’ailleurs en ces termes qu’il rapporte les propos qu’il tenu au terme de la conclusion du traité : « Je suis allé voir le Messager d’Allah et lui dit : « N’es-tu pas le Messager d’Allah en toute vérité ? ». Il répondit : « Si ! ». « Ne sommes-nous pas sur la vérité et nos ennemis sur le faux ? ». Il répondit : « Si ! ». Je dis alors : « Pourquoi accepterions-nous d’être humiliés ainsi dans notre religion ? ». Il me dit : « Je suis le Messager d’Allah, je ne lui désobéirai point, et Il me viendra en aide ».[…] Je suis allé alors voir Abou Bakr et je lui dit : « Ne sommes-nous pas les partisans de la vérité et nos ennemis les partisans du faux ? ». Il me répondit : « Si ! ». Je dis alors : « Pourquoi accepterions-nous d’être humiliés ainsi dans notre religion ? ». Il me dit : « Ô homme ! Il est le Messager d’Allah, il ne désobéira pas à Son Seigneur, et Celui-ci lui portera secours, accroches-toi donc à lui, car par Allah il est sur la vérité ! »[4].

Les événements qui suivirent prouvèrent que la trêve de Houdeybia avait constitué un pas décisif pour la victoire de l’Islam. Au lendemain de l’accord, les marchands et hommes d’État de la Mecque exultaient d’avoir pu arracher au Prophète, que les éloges et le salut soient sur lui, des concessions excessives tandis que les musulmans, de leur côté, n’avaient eu d’autre choix que de les accepter bien qu’elles leur parussent totalement inadmissibles. Cependant, chaque partie pu bientôt constater la rapide propagation de l’Islam dans la péninsule arabe. Ce phénomène ouvrit rapidement la porte à l’occupation de la Mecque et il devint alors possible d’envoyer des délégations chez César, Chosroes et Négus pour les inviter à l’islam. La révélation d’Allah s’était enfin réalisée. Allah dit : « Il se peut que vous ayez de l’aversion pour une chose alors qu’elle vous est un bien. Et il se peut que vous aimiez une chose alors qu’elle vous est mauvaise. C’est Allah qui sait, alors que vous ne savez pas »[5].

L’imam Az-Zouhrî commente ce hadith en ces termes : « Il n’y a pas eu de victoire plus grande pour l’Islam que celle de Houdeybia. Auparavant, les gens s’entretuaient, mais lorsque le traité fut conclu, les guerres cessèrent, et les gens connurent la sécurité. Après cela, les gens se parlaient calmement, se mêlaient les uns aux autres et s’échangeaient leurs idées, et débattaient sereinement. Pas une personne censée à qui l’on exposait l’Islam durant cette période refusait de se convertir. Et bien plus que cela, il entra dans l’Islam durant ces deux années un nombre de gens parmi les Quouraychs équivalent à ceux qui avait embrassé l’Islam depuis son avènement ou plus »[6]. Fin de citation….

A suivre…                                              



[1] Sourate 2 La vache verset 85

[2] Sourate 48 La victoire versets 1 à 3

[3] Rapporté par Mouslim

[4] Rapporté par Al Boukhâri (1192)

[5] Sourate 2 La vache verset 216

[6] Voir « Fath Al Bâri » d’Ibn Hadjar au livre des conditions

 

Notez  




Autres articles
La modestie du Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui)
Quelques traits du comportement de notre prophète avec les gens
Histoire d'Oumar avec le Nil d'Egypte
L'histoire des premières heures de la révélation du Coran
Salâhuddîn Al-Ayyûbî, le sauveur de Palestine
 

Nouveau commentaire


 
 
 
512 caractères max

Les commentaires sont modérés : votre contribution n'apparaîtra qu'après avoir été validée par un modérateur du site.

Il est évident que les affirmations diffamatoires et les propos racistes, antisémites, islamophobes ne seront pas publiés. Les contributions trop longues ou n'ayant aucun rapport avec le sujet de l'article ou incorrecte d’un point de vue islamique ne seront pas prises en compte.


 
 
 
     
       
 
Website for Muslims
Website for non Muslims
Francais
Espanol
Chinese site
Pусский
 
Copyright © 2011 - Tout droits réservés - islammessage.com