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Le livre des aliments (2)

complexe du roi Fahd

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3 - Les aliments dont l’interdiction est mentionnée par les textes
La base concernant ce type d’aliments consiste à dire que tout aliment de nature impure, répugnante et nocive pour la santé est illicite à la consommation. En outre, cette catégorie d’aliments peut être évoquée comme suit :
 
       I.            Les aliments illicites à la consommation mentionnés dans le Livre d’Allah qui sont au nombre de dix : « Vous sont interdits la bête trouvée morte, le sang, la chair de porc, ce sur quoi on a invoqué un autre nom que celui d’Allah, la bête étouffée, la bête assommée ou morte d’une chute ou morte d’un coup de corne, et celle qu’une bête féroce a dévorée – sauf celle que vous égorgez avant qu’elle ne soit morte – (vous est interdit aussi la bête) qu’on a immolée sur les pierres dressées… »[1].
 
-          La bête morte est celle qui meurt de mort naturel ou sans avoir été rituellement sacrifiée. Elle est illicite à la consommation en raison des risques qu’elle présente dus au sang coagulé et à la répugnance que sa consommation inspire. Néanmoins, il est permis d’en manger le strict minimum nécessaire en cas de force majeure, exception faite pour le poisson et la sauterelle [trouvés morts] qui sont tout deux licites à la consommation.
 
-          Le sang dont il est question dans le verset est le sang qui coule au moment d’égorger une bête conformément à la parole d’Allah : «…ou le sang que l’on a fait couler »[2]. Quant au sang qui reste dans la viande de la bête et ses veines après son sacrifice, il est licite, comme c’est également le cas du foie et du pancréas que la législation a rendu licite.
 
-          La viande de porc, elle est illicite à la consommation car le porc est un animal répugnant qui mange ses propres excréments et, en raison des risques liés à sa consommation. Allah a certes conjointement cité ces trois aliments dans Sa parole : « Dis : « Dans ce qui m’a été révélé, je ne trouve d’interdit, à aucun mangeur d’en manger, que la bête trouvée morte, ou le sang que l’on a fait couler, ou la chair de porc – car c’est une souillure – ou ce qui, par perversité, a été sacrifié à un autre qu’ Allah.»[3].
 
-          La bête immolée pour autre qu’Allah, qui à été rituellement sacrifiée par la mention d’un nom autre que celui d’Allah. Cette bête est illicite en raison du caractère polythéiste de ce sacrifice qui est contraire au monothéisme. En effet, le sacrifice est une adoration qu’il est par conséquent interdit de vouer à un autre qu’Allah, conformément à la parole d’Allah : « Accomplis la prière pour ton Seigneur et sacrifie »[4].
 
-          « Al mounkhaniqah », la bête étouffée de manière volontaire ou involontaire.
 
-          « Al mawqoûdhah », la bête assommée qui meurt des suites d’un coup porté par un bâton ou quelque chose de lourd.
 
-          « Al moutaraddiyah », la bête qui meurt après la chute d’un endroit élevé.
 
-          « An-natîhah », la bête qui meurt après avoir reçu un coup de corne.
 
-          La bête dévoré par un animal féroce, c’est celle qui est attaquée par un lion, un tigre, un loup, un guépard, un chien, etc., et meurt après qu’une partie d’elle ait été dévorée. Cependant, si le musulman trouve une des bêtes citées ci-dessus encore en vie, et qu’il l’égorge, celle-ci devient licite à la consommation en vertu de la parole d’Allah : « …sauf celle que vous égorgez avant qu’elle ne soit morte »[5].
 
-          La bête immolée sur les pierres dressées, qui étaient autour de la Ka’ba et auprès desquelles les polythéistes de la période antéislamique sacrifiaient leurs bêtes. Ces bêtes sont illicites à la consommation, car il s’agit d’un acte de polythéisme qu’Allah a interdit comme nous l’avons cité concernant les bêtes immolées pour autre qu’Allah.
 
    II.            Tous les aliments qui présente une nocivité tel que le poison, l’alcool et tout ce qui enivre ou engourdit conformément à la parole d’Allah : « Ne vous exposez pas, de votre propre initiative, à la perdition »[6], et Sa parole : « Et ne vous donnez pas la mort volontairement »[7].
 
 III.            La partie extrait d’une bête encore vivante, en vertu du hadith d’Abi Wâqid Al-Laythi qui attribue ces paroles au Messager d’Allah (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) : « Ce qui est coupé d’une bête vivante est considéré comme (viande) morte »[8].
 
 IV.            Les bêtes féroces parmi les animaux terrestres qui utilisent leurs crocs pour attaquer leurs proies tel que le lion, le loup, le tigre, le léopard, le chien, et ce, conformément au hadith de Abou Tha’laba Al Khouchani en ces termes : « Le Messager d’Allah a interdit la consommation des bêtes féroces à crocs »[9], et sa parole : « Toute bête féroce à crocs est illicite à la consommation »[10].
 
    V.            Les oiseaux prédateurs qui chassent leurs proies à l’aide de leurs griffes tel que l’aigle, la buse, le faucon, le milan, la chouette en vertu du hadith d’Ibn ‘Abbas en ces termes : « Le Messager d’Allah a interdit la consommation des animaux féroces à crocs et des oiseaux prédateurs à griffes »[11].
 
 VI.                 Les oiseaux charognards qui mangent toute sorte de cadavres, tel que le vautour, le corbeau en raison de la répugnance de ce dont il se nourrit.
 
VII.            Les animaux qu’il est permis de tuer, tel que le serpent, le scorpion, le rat, le milan, conformément au hadith de ‘Aicha selon lequel le Messager d’Allah (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) a dit : « Il y a cinq animaux qui sont tous nuisibles et qui peuvent être tués, même en lieu sacré : le corbeau, le milan, le scorpion, la souris et le chien enragé »[12], et ce, en raison de leur caractère répugnant et infâme.
 
VIII.            Les ânes domestiques en vertu de ce que rapporte Djâbir en ces termes : « Le Prophète a interdit la consommation de viande d’âne domestique le jour de Khaybar »[13].
 
 IX.            Les aliments qui inspirent répugnance tel que la chair de souris, de serpent, la mouche, la guêpe, l’abeille, conformément à la parole d’Allah : « …leur rend licites les bonnes choses, leur interdit les mauvaises »[14].
 
    X.            « Al Djallâla », il s’agit de la bête qui consomme en majeur partie toute sorte de souillures. Selon Ibn ‘Omar : « Le Prophète a interdit la consommation d’al djallâla », et ce, qu’il s’agisse du chameau, de la vache, du mouton, de la volaille, etc. Toutefois, si elle est tenue à l’écart des souillures un certain temps, et mange de ce qui est pur, elle redevient licite à la consommation. Lorsqu’il voulait manger al djallâla, Ibn ‘Omar la tenait à l’écart des souillures durant trois jours toutefois certains gens de science sont d’avis qu’il faut un peu plus de temps.
 
4 – Les aliments à propos desquels le Législateur s’est tu
Tout les aliments au sujet desquels le Législateur n’a pas évoquer le statut et à propos desquels aucun texte ne fait mention quant à leur caractère illicite, sont par définition licites à la consommation, car la base est que toute chose est licite jusqu’à preuve du contraire, comme l’indique la parole d’Allah : « C’est Lui qui a créé pour vous tout ce qui est sur la terre »[15], et le hadith d’Abou Dardâ qui attribue ces paroles au Messager d’Allah (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) en ces termes : « Tout ce qu’Allah a décrété licite dans Son Livre est permis, de même, tout ce qu’Il a interdit et illicite, et toutes les choses au sujet desquelles Il s’est tu est une exemption de Sa part, acceptez donc Sa dispense, car il ne sied qu’Allah puisse oublier quelque chose, puis il récita : « Ton Seigneur n’oublie rien »[16].
 
5 – Les aliments dont la consommation est déconseillée
La consommation de l’oignon, de l’ail et les aliments qui leur sont assimilable en terme d’odeur, tel que le poireau, le radis, est déconseillée ; surtout lorsque l’on se rend à la mosquée ou tout autre endroit de rassemblement où l’on s’adonne à l’adoration, conformément au hadith de Djâbir qui attribue ces propos au Messager d’Allah (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) : « Que celui qui à mangé de cette plante [potagère] à forte odeur, ne s’approche pas de notre lieu de prière, car les anges sont sujets aux mêmes nuisances que les êtres humains »[17]. Il s’agit ici de l’ail, et dans une version du hadith : « Jusqu’à ce que son odeur s’estompe ». Néanmoins, si ces deux condiments sont cuits au point de faire disparaitre leurs fortes odeurs, il n’y a alors aucun mal à en consommer, comme l’indique la parole de ‘Omar ibn Al Khattâb « Que celui qui désire en manger, estompe leur odeur en les faisant cuire »[18].


[1] Sourate 5 La table servie verset 3
[2] Sourate 6 Les bestiaux, verset 145
[3] Sourate 6 Les bestiaux, verset 145
[4] Sourate 108 verset 3
[5] Sourate 5 La table servie verset 3
[6] Sourate 2 La vache verset 195
[7] Sourate 4 Les femmes verset 29. L’imam Ibn Sa’di dit dans son exégèse du Coran à propos du sens de ce verset : « Ne vous entretuez pas ou ne vous donnez pas la mort volontairement ».
[8] Rapporté par Ahmed (5/218), Abou Daoud (2858), At-Tirmidhi (1480) et jugé authentique par Al Albâni
[9] Rapporté par Al Boukhari (5530) et Mouslim (1932)
[10] Rapporté par Mouslim (1933)
[11] Rapporté par Mouslim (1934)
[12] Rapporté par Al Boukhari (1829) et Mouslim (1198)
[13] Rapporté par Al Boukhari (5204) et Mouslim (1941)
[14] Sourate 7 Al A’râf verset 157
[15] Sourate 2 La vache verset 29
[16] Rapporté par Al Hâkam (2/375)
[17] Rapporté par Al Boukhari (5425) et Mouslim (564)
[18] Rapporté par Mouslim (567)

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