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Les règles relatives au sacrifice des bêtes (1)

complexe du roi Fahd

 

1 - Définitions et statuts
D’un point de vue linguistique le terme « dhabâ’ih », qui est le pluriel de « dhabîha », désigne toute bête égorgée. Dans la terminologie islamique, il s’agit de tout animal sacrifié conformément à la législation. Quant à la méthode d’abattage « At-tadhkiya », elle consiste à égorger (adh-dhabh) ; saigner (an-nahr) l’animal qui est maîtrisé dont la consommation est licite, vivant sur terre, en lui coupant la trachée et l’œsophage ; ou encore le blesser mortellement (al-‘aqr) s’il l’on ne peut pas le maîtriser.
 
Les différents types d’abattage
Il convient de clarifier plus en détails les différentes méthodes d’abattage qui rendent la bête licite à la consommation. Nous venons d’affirmer qu’il existe trois types de méthodes :
 
a)      Adh-dhabh qui désigne l’égorgement de la bête et consiste à passer l’outil tranchant au niveau de la gorge en respectant certaines conditions.
 
b)      An-nahr qui désigne l’action de saigner la bête au niveau du creux à la base du cou, c’est la méthode utilisée pour l’abattage des chameaux, comme il est fait référence dans le verset : « Accomplis la salât pour ton Seigneur et sacrifie (anhar) »[1].
 
c)      Al-‘aqr qui désigne l’action d’abattre un animal que l’on ne maîtrise pas en le blessant mortellement à n’importe quel endroit du corps, comme l’indique le hadith relaté par Râfi’ Ibn Khadîj en ces termes : « Nous étions en voyage avec le Messager d’Allah (paix et bénédiction d’Allah sur lui) lorsqu’un chameau s’échappa. Nous n’avions pas de chevaux [pour le rattraper], alors un homme lui décocha une flèche et le stoppa. Le Prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui) dit alors : « Ces animaux peuvent parfois devenir aussi sauvage que les bêtes sauvages. Si l’un d’eux qui agit de la sorte, agissez avec lui de cette manière »[2].
 
Statut juridique
Le sacrifice de la bête maîtrisée demeure une obligation sans laquelle la licéité des animaux en question ne peut être avérée, et ce, selon l’unanimité des gens de science, conformément à la parole d’Allah : « Vous sont interdits la bête trouvée morte,… »[3]. De ce fait, tout animal destiné à la consommation non sacrifié selon les méthodes d’abattage précitées, est considéré comme une bête morte, à l’exception des poissons, des criquets et tous les animaux qui ne vivent que dans l’eau, pour qui le sacrifice n’est pas nécessaire.
 
2 – Les conditions de validité du sacrifice
Ces conditions sont de trois types :
-          Les conditions relatives au sacrificateur
-          Les conditions relatives à la bête sacrifiée
-          Les conditions relatives à l’instrument utilisé
 
Les conditions relatives au sacrificateur
L’aptitude du sacrificateur : ce dernier doit être sain d’esprit et avoir atteint l’âge du discernement (environ 7 ans), qu’il s’agisse d’un homme ou d’une femme, d’un musulman ou d’un kitâbi parmi les gens du Livre, juif ou chrétien. En effet, Allah dit : « …sauf celle que vous égorgez »[4], et il est question ici du sacrifice effectué par le musulman. Allah dit : « Vous est permise la nourriture des gens du Livre »[5], il s’agit dans ce verset des sacrifices des gens du Livre, comme l’affirme Ibn ‘Abbas dans l’interprétation de ce verset : « Leur nourriture, c'est-à-dire leurs sacrifices »[6]. Quant au reste des mécréants en dehors des gens du Livre, du fou, de la personne ivre, et de l’enfant n’ayant pas atteint l’âge de discernement, leur sacrifice n’est pas licite à la consommation.
 
De plus, pour que la bête soit licite, le sacrificateur ne doit pas l’égorger pour un autre qu’Allah, par la mention d’un autre nom que celui d’Allah. Ainsi, s’il voue son sacrifie à une statue, un homme, un prophète, ou autre, la bête n’est pas licite, en vertu de la parole d’Allah : « Vous sont interdits la bête trouvée morte, le sang, la chair de porc, ce sur quoi on a invoqué un autre nom que celui d’Allah »[7].
 
Par conséquent, si ces deux conditions sont réunies chez le sacrificateur, son sacrifice est valide et il n’y a aucune distinction entre un homme, une femme, un adulte, un enfant (ayant atteint l’âge de discernement), une personnel libre ou esclave.
 
Les conditions relatives à la bête sacrifiée
Pour que la bête sacrifiée soit licite, il faut couper la trachée, l’œsophage, et les deux veines jugulaires. La trachée (al-houlqoûm) désigne le conduit par lequel l’air est acheminé aux poumons. L’œsophage est le conduit par lequel transite la nourriture. Les veines jugulaires sont les deux veines qui se trouvent de part et d’autre de la trachée. D’après Râfi’ ibn Khadîj, le Messager d’Allah (paix et bénédiction d’Allah sur lui) a dit : « Tant [qu’un instrument] a fait jaillir le sang et que le Nom d’Allah a été mentionné, alors mangez, sauf [ce qui a été égorgé avec] une dent et un ongle »[8].
 
Il est donc impératif de faire couler le sang pour que le sacrifice soit valable. Pour cela, il faut couper les conduits au niveau de la gorge de l’animal, car cela permet de faire couler le sang plus vite, et cela provoque plus rapidement la mort de l’animal, qui de surcroît rend la viande meilleure et épargne l’animal. En ce qui concerne la bête étouffée, la bête assommée, celle morte d’une chute ou morte d’un coup de corne, celle qu’une bête féroce a dévorée, la bête malade, la bête prise dans un filet ou celle sauvée d’un danger, si elle est trouvée encore vivante, et qu’elle est égorgée, cette dernière est licite à la consommation, comme l’indique le verset : « …sauf celle que vous égorgez avant qu’elle ne soit morte »[9], qui elle, est licite. On reconnait une bête encore vivante par le clignement des yeux, le mouvement des pattes, etc.
 
En revanche, le sacrifice de la bête qu’on ne maîtrise pas et qu’il est impossible d’égorger, telle que la bête que l’on chasse, la bête sauvage, celle tombée dans un puits, etc., s’effectue en la blessant mortellement à n’importe quel endroit du corps, conformément au hadith précité de Râfi’ ibn Khadîj au sujet du chameau en fuite, et qui fut stoppé par la flèche d’un homme, et à propos duquel le prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui) dit : « Si l’un d’eux qui agit de la sorte, agissez avec lui de cette manière ».
 
Parmi les conditions de validité du sacrifice relative à la bête, on compte notamment la mention du nom d’Allah au moment de l’égorger [ou de la chasser], conformément à la parole d’Allah : « Et ne mangez pas de ce sur quoi le nom d’Allah n’a pas été prononcé, car ce serait (assurément) une perversité »[10]. Il également conseillé de prononcer la formule de takbîr (Allahou akbar) avec la mention du nom d’Allah, comme l’indique le geste du Prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui) lors du sacrifice de la fête de l’Aïd où il égorgea sa bête après avoir mentionner le nom d’Allah et dit Allahou akbar[11]. Et dans une version du hadith il est rapporté qu’il disait : « Au nom d’Allah et Allah est grand (Bismillah wA-llahou akbar) »[12].

 

A Suivre


[1] Sourate 108 L’abondance verset 2
[2] Rapporté par Al Boukhari (5509) et Mouslim (1968)
[3] Sourate 5 La table servie verset 3
[4] Sourate 5 La table servie verset 3
[5] Sourate 5 La table servie verset 5
[6] Rapporté par Al Boukhari (voir Fath al bâri 9/552)
[7] Sourate 5 La table servie verset 3
[8] Rapporté par Al Boukhari (5503) et Mouslim (1968)
[9] Sourate 5 La table servie verset 3
[10] Sourate 6 Les bestiaux, verset 121
[11] Rapporté par Mouslim (1966)
[12] Rapporté par Mouslim (1966)     

 

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