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Questions relatives à la ‘Omra

Cheykh Salih El Fawzan

Voyager pour se rendre à Djeddah pour une affaire et vouloir accomplir la ‘Omra
Quiconque voyage pour se rendre à Djeddah pour une affaireet désire accomplir la ‘Omra présente un cas de figure soumis à plusieurs éventualités :
 
-       S’il entreprend ce voyage dans le but d’accomplir les rites de la ‘Omra et que la raison qui le pousse à se rendre à Djeddah n’est que secondaire, dans ce cas il est une obligation pour lui de se mettre en état de sacralité lors de son passage aux miqats ou arriver à hauteur de l’un d’eux, tel Dhoul-l-Houleyfa par exemple, et ce, conformément à la parole du Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) : « Ces cinq points d'entrée conviennent aux pèlerins de ces régions là et à tous les autres pèlerins qui empruntent des chemins passant par ces points pour quiconque désire accomplir le pèlerinage et la ‘Omra »[1]. Par conséquent, toute personne dans ce cas de figure est considérée en tant que tel, il devra donc obligatoirement se mettre en état de sacralité.
 
-       S’il entreprend ce voyage pour une affaire et que l’accomplissement des rites de la ‘Omra n’est que secondaire, dans le sens où, s’il a éventuellement le temps de se rendre à la Mecque pour accomplir la ‘Omra il s’y rendra, dans ce cas il ne sera pas obligé de se mettre en état de sacralité lors de son passage par l’un des miqats, il pourra normalement passer ces points, car il n’avait pas l’intention à ce moment là, d’accomplir le pèlerinage ou la ‘Omra. Donc, s’il termine ses affaires à Djeddah et décide ensuite d’accomplir la ‘Omra, il devra se mettre pour ce faire en état de sacralité de l’endroit où il se trouve sans avoir à se rendre à l’un des miqats, car Djeddah est le miqat de ceux qui y résident et de tous ceux qui, arrivés à Djeddah, n’ont l’intention d’accomplir le pèlerinage ou la ‘Omra qu’après s’y être rendu. Contrairement à ceux qui se rendent à Djeddah avec l’intention d’accomplir la ‘Omra, pour qui Djeddah ne constitue pas un miqat car la ville se trouve à l’intérieur de la distance séparant le miqat des lieux sacrés. Par conséquent, quiconque aurait procéder à la sacralisation depuis Djeddah (ayant eu au préalable l’intention d’accomplir l’Omra) aura franchi le miqat à tort, et Allah est plus savant.
 
Remettre ses vêtements avant de se raser durant la ‘Omra
Si le pèlerin effectue le tawaf et le sa’y et se vêt par la suite de ses vêtements par oubli avant de se raser ou de se couper les cheveux, il doit immédiatement ôter ses habits au moment il s’en souvient et remettre ses vêtements de sacralisation, puis doit se raser ou se couper les cheveux. C’est alors qu’il pourra se revêtir de ses vêtements, et ce, qu’il s’en souvienne alors qu’il se trouve encore à la Mecque ou à tout autre endroit. Il en est ainsi car le rasage ou la coupe des cheveux demeure un devoir rituel qu’il est impératif d’accomplir en état de sacralité.
 
Toutefois, s’il se rase ou se coupe les cheveux après s’être revêtu des ses habits par ignorance ou par oubli, il n’a rien à faire en compensation. De même, s’il commet par oubli une des interdictions liées à l’état de sacralité, il n’a rien à faire en compensation, conformément au sens général de la parole d’Allah : « Seigneur, ne nous châtie pas s’il nous arrive d’oublier ou de commettre une erreur »[2], et la parole de Son Messager (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) : « De ma communauté, Allah ne tiendra pas grief pour (les péchés) commis suite à l’erreur, l’oubli et ce qui a été accomplit sous la contrainte »[3] rapportée par nombre de ses compagnons, et ce hadith comporte d’autres chaines auxquelles viennent s’ajouter des versets qui prouvent son authenticité.
 
Le tawaf d’adieu (tawaf al-wada’) pour la ‘Omra
La Sounnah authentique indique que le tawaf d’adieu fait parti des rituels emblématiques du pèlerinage, conformément au hadith d’Ibn ‘Abbas où il dit en ces termes : « Il était ordonné aux gens de faire de la Maison sacrée le dernier rite accomplit, excepté les femmes indisposées qui étaient autorisées à quitter la Mecque sans accomplir de tawaf »[4]. D’après lui également, les gens déferlaient pour quitter la Mecque, le Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) dit alors : « Que nul d’entre vous ne s’en aille sans que la dernière de ses actions ne soit le tawaf autour de la Ka‘ba »[5]. Dans une autre version : « Les gens s’en allaient de Mina marchant droit devant eux, le Prophèteleur commanda de faire de la Maison sacrée le dernier rite accomplit, et dispensa les femmes indisposées »[6]. Par conséquent, ce hadith, de par ses propos, prouve de manière évidente que le tawaf d’adieu est particulier au pèlerinage de deux points de vue :
 
-       Le Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) tint ce discours lors de son pèlerinage d’adieu qu’il adressa aux pèlerins, et il n’a jamais été rapporté qu’il tint ce discours lors d’une ‘Omra quelconque.
 
-       La description mentionnée dont il est question ici, ne peut correspondre qu’au pèlerinage, car si ce n’eut été le tawaf d’adieu les gens auraient quitté Mina après la lapidation des stèles pour regagner le lieu de leur choix, au lieu de cela, ils furent ordonnés de faire de la Maison sacrée la dernière action accomplie.
 
Quant à la ‘Omra, elle ne comporte pas de tawaf d’adieu. Ainsi, le savant Ibn Rouchd relate dans son ouvrage « Bidayyatou-l-moudjtahid » le consensus des gens de science quant au fait que, seul le tawaf d’arrivée (tawaf al-qoudoum) demeure une obligation pour le mou’tamir[7], c'est-à-dire le tawaf de la ‘Omra. De plus, la majeure partie des savants de la jurisprudence islamique affirment clairement que, mis à part le pèlerin, le tawaf d’adieu n’est pas une obligation, car rien n’a été rapporté de manière authentique prouvant l’ordre du Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) à sa communauté d’accomplir le tawaf d’adieu lors de la ‘Omra. D’ailleurs il a accompli la ‘Omra à quatre reprises au total, et rien n’a été rapporté indiquant qu’il effectua un tawaf d’adieu lors de l’une d’entre elles, ou qu’il ordonna à l’un de ses compagnons de le faire. En outre, si cela était le cas, cela nous serait parvenu comme c’est le cas pour l’ensemble des rites, en l’occurrence le tawaf d’adieu durant le pèlerinage.
 
Par ailleurs, ses compagnons ainsi que les générations qui les suivirent de la meilleure façon accomplirent maintes ‘Omra, et il ne fut jamais rapporté qu’ils effectuèrent le tawaf d’adieu, ni qu’ils en firent mention. Ainsi, le principe de base est qu’en l’absence de preuve aucune responsabilité ne pèse sur le musulman et il n’est possible de se dispenser de ce principe qu’en présence de preuve authentique, ne faisant l’objet d’aucune divergence d'opinion. Par conséquent, la ‘Omra ne comporte pas de tawaf d’adieu, que l’on quitte la Mecque juste après avoir accomplit celle-ci, ou que l’on réside un moment après cela, et Allah est plus savant.
 
Réitérer la ‘Omra
Les ahadiths authentiques indiquent les mérites de la ‘Omra et la recommandation de l’accomplir fréquemment. Parmi ces ahadiths, il y a ceux précédemment cités (lors des questions relatives au pèlerinage), tel que le hadith d’Abou Houreyra qui attribue ces propos au Messager d’Allah (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) : « Deux Oumra consécutives constituent une expiation pour les péchés commis dans l’intervalle et le pèlerinage agréé n’a d’autre récompense que le Paradis »[8], mais aussi le hadith d’Ibn Mass’oud qui attribue ces propos au Messager d’Allah (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) : « Accomplissez fréquemment le Pèlerinage et la ‘Omra de manière successive, car ils suppriment la pauvreté et les péchés à l'instar du soufflet qui éradique les résidus du fer, de l’or et de l’argent pour les épurer. Et le pèlerinage agréé n’a d’autre récompense que le Paradis »[9]
 
Néanmoins, il faut savoir que la répétition de l’accomplissement de la ‘Omra à propos de laquelle est rapportée cette récompense, concerne la ‘Omra effectuée à partir d’un miqat lors d’un seul et même voyage, comme le décrète les gens de science, et parmi eux, l’érudit savant Ibn Al-Qayyim dans son ouvrage « Zadou-l-ma’ad »[10].
 
Quant à se sacraliser pour accomplir la ‘Omra, puis recommencer après avoir achevé la première, cela ne fait pas parti de la voie de prédécesseurs de cette communauté alors qu’ils ont meilleure connaissance que nous du sens des textes de la législation. De plus, la ‘Omra est une adoration, il faut donc impérativement une preuve indiquant le caractère recommandé de cette pratique. Cheykh Al-Islam dit à ce sujet : « Multiplier les tawafs (surérogatoires) fait parti des œuvres pieuses, cela est préférable au fait de sortir de la limite sacrée pour accomplir à nouveau une ‘Omra « mecquoise », car cela ne fait pas parti de la pratique des tous premiers croyants parmi les émigrés et les auxiliaires[11]. Le Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) n’a jamais encouragé sa communauté à cette pratique, plus encore, les prédécesseurs jugeaient cette pratique détestable »[12]. Il dit également : « Quant au fait que la tawaf autour de la Maison sacrée est préférable à la ‘Omra pour quiconque réside à la Mecque, cela ne fait l’ombre d’un doute pour quiconque a une connaissance de la Sounnah du Messager d’Allah (Paix et bénédiction d’Allah sur lui), de ses califes, des traces des compagnons et des prédécesseurs de cette communauté ainsi que de leurs guides »[13]. Il dit également : « Tel l’avis que nous avons mentionné qui indique que le tawaf est préférable, et que l’accomplissement de la ‘Omra à partir de la Mecque en se passant d’accomplir des tawafs n’est nullement recommandé, ce qui est plutôt recommandé c’est d’accomplir des tawafs et de délaisser la ‘Omra, plus encore, la ‘Omra dans ce cas est considéré comme une innovation qui ne fut pas pratiquée par les prédécesseurs et nullement ordonné par le Coran, ni la Sounnah. Ainsi, aucun argument tiré de la législation islamique prouve cette recommandation, et puisque tel est la cas, cette pratique s’inscrit donc parmi les innovations détestables selon l’unanimité des gens de science »[14].
 
Partant de là, ce que pratiquent énormément de gens, à savoir multiplier les ‘Omras durant le mois de Ramadan, juste après le pèlerinage ou durant tout autre moment de l’année, de sorte qu’ils sortent pour se rendre au Tan’im ou autre lieu en dehors de la limite des lieux sacrés (pour se mettre en état de sacralité) alors qu’ils ont déjà accomplit une ‘Omra auparavant lors de leur passage par le miqat, tout ceci n’est pas légiféré en raison de l’absence de preuve à ce sujet comme cité précédemment. Les preuves indiquent plutôt l’abandon de cette pratique, car le Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) ainsi que ses compagnons n’ont pas observé ce rite de la sorte, ni durant le pèlerinage ni à un autre moment, à l’exception de ‘Aicha, qu’Allah l’agrée. Sans parler de la difficulté que cela peut entrainer en raison de la foule de gens autour de la Maison sacrée qui accomplissent le tawaf pour terminer les rites de leur pèlerinage comme c’est le cas lors de cette période, de ceux qui accomplissent le tawaf pour un rite qu’ils viennent de commencer à partir du miqat comme c’est le cas durant le Ramadan ou autre, ou de ceux qui accomplissent tout simplement des tawafs surérogatoires qui quant à eux sont plus méritants.
 
En revanche, en ce qui concerne ‘Aicha, qu’Allah l’agrée, et le fait qu’elle a accompli la ‘Omra après le pèlerinage, son acte ne constitue pas un argument autorisant la répétition de la ‘Omra ou de l’accomplir juste après le pèlerinage pour quiconque l’aurait déjà accomplit auparavant, et ce, pour deux raisons :
 
-       La première raison est que la ‘Omra de ‘Aicha, qu’Allah l’agrée, à partir de Tan’im représente vraisemblablement une ‘Omra de rattrapage pour celle inaccomplie lors de son arrivée selon un avis, ou demeure seulement un acte purement surérogatoire et fut autorisé dans le but d’apaiser son cœur selon l’avis de ceux qui affirment qu’elle accomplissait le pèlerinage en « Qiran ».
 
-       La deuxième raison est que le Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) attendait ‘Aicha, qu’Allah l’agrée, dans le lit d’une rivière asséchée en compagnie de ses compagnons, et prirent du retard à l’attendre. Si la ‘Omra était donc légiférée, ils se seraient tous rendus (au Tan’im) en raison de leur convoitise de la récompense, et afin d’occuper leur temps de manière utile, ce qui ne fut pas le cas. Le musulman doit donc s’efforcer de prendre pour exemple son Prophète et modèle Mohammed fils de ‘Abdoullah, et de multiplier les tawafs autour de la Maison sacré et les invocations, voila ce qui est préférable, et Allah est plus savant.


[1] Rapporté par Al-Boukhari n.1524 et Mouslim n.1181 d’après Ibn ‘Abbas.
[2] Sourate 2 le vache verset 286.
[3] Rapporté par Ibn Majah n.2045, Al-Bayhaqi (7/356).
[4] Rapporté par Al-Boukhari n.1755 et Mouslim n. 380 et 1328.
[5] Rapporté par Mouslim n.1327.
[6] Rapporté par Al-Hakam (1/476) qui juge ce hadith authentique et soumis aux conditions d’authenticité d’Al-Boukhari et Mouslim, et fut approuvé par Ad-Dhahabi.
[7] Terme qui désigne tout musulman accomplissant une ‘Omra.
[8] Rapporté par Al-Boukhari n.1683 et Mouslim n.1349
[9] Rapporté par Ahmed (1/387), An-Nassa’i (5/115) et At-Tirmidhi n.810, hadith jugé bon. At-Tirmidhi le juge authentique
[10] « Zadou-l-ma’ad » (2/94-175-176)
[11] Al-mouhadjirina et les Ansars
[12] Fatawa Ibn Taymiyya (26/145)
[13] Fatawa Ibn Taymiyya (26/249)
[14] Fatawa Ibn Taymiyya (26/264)

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