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L’intégrité et l’humilité faites homme, le Canadien Wael Wahba se targue d’une seule chose dans la vie, c’est de ne jamais déroger aux préceptes fondamentaux de l’islam qui guident chacun de ses pas, chacun de ses actes, ici-bas.

Alors que Toronto chante ses louanges pour avoir restitué une veste d’hiver volée à son propriétaire, cet employé d’un restaurant très prisé pour sa cuisine syrienne estime qu’il n’a fait que son devoir de musulman, même si sa détermination à retrouver David Cohen, la victime dépouillée de son bien, n’a eu d’égal que son refus de recevoir une récompense financière de sa part : elle fut inébranlable !

« Je suis musulman », clame-t-il, à l’heure où ses concitoyens sont enclins à lui tresser des lauriers et le Toronto Star à l’élever au rang de « héros du jour », répétant inlassablement devant l’engouement soudain qui l’entoure : « Dans ma religion, le vol est haram, en d’autres termes, c’est un acte blâmable qui est illicite ».

Avec une modestie qui l’honore, Wael Wahba se garde bien de mettre en avant les efforts qu’il a dû déployer pour localiser et entrer en contact avec David Cohen, dont la voiture avait été vandalisée quelques jours auparavant. C’est un sans-abri, à qui il offre régulièrement des repas chauds, qui lui a remis la parka polaire de ce dernier, contenant son portefeuille intact et sa carte d’identité, après l’avoir trouvée par hasard. Malgré sa situation d’extrême précarité, celui-ci n’a rien exigé en échange. Un tel désintéressement ne pouvait pas laisser insensible Wael Wahba, qui a tenu à le gratifier d’une certaine somme d’argent pour sa bonne action.

A l’évocation de l’accueil chaleureux et débordant de gratitude que lui ont réservé David Cohen et son épouse, l’employé musulman modèle,  dont la notoriété fulgurante rejaillit sur le restaurant où il travaille, et ce, pour la plus grande joie de son patron, se souvient avoir répondu par un « Non » sonore à la généreuse proposition de le dédommager émise par le couple. «  Je leur ai dit non ! », s’est exclamé celui que Toronto couvre d’éloges et dont l’éthique et la fidélité à ses convictions profondes ont fortement impressionné David Cohen.

« Je leur ai alors suggéré de remettre cette somme d’argent à une personne démunie qui pourrait en faire un bien meilleur usage que moi », a-t-il précisé, avant d’esquisser un large sourire en révélant que, quelques jours plus tard, il a eu l’agréable surprise de voir David Cohen et sa femme confortablement attablés dans la salle de son restaurant pour y déguster des spécialités syriennes.

Mais le très humble Wael Wahba n’était pas encore au bout de ses surprises… Il ignorait, en effet, que David Cohen, éternellement reconnaissant, allait faire des compliments de lui à son employeur, le qualifiant « d’être rare et solaire, doté de qualités humaines exceptionnelles » , au point de lui faire monter le rouge aux joues. « Je reviendrai certainement, c’était délicieux », lui a-t-il promis avant de partir, en lui adressant un clin d’œil amical.

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