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       Le fait que le Messager d’Allah r soit proche de ses Compagnons et les fréquente. Cela est sans doute appuyé par notre connaissance parfaite de toutes les affaires de sa vie et de tout ce qui le concerne, qu’il s’agisse du domaine privé ou de sa vie publique. Il est en effet le modèle à suivre et celui qu’il convient de prendre comme exemple en toutes choses. Jarir ibn Abdullah t a dit : «Jamais, depuis que je suis musulman, le Prophète r n’a refusé de me recevoir et jamais il ne m’a vu sans me montrer un visage souriant. Comme je me plaignais à lui de ne pas être solide à cheval, il me frappa sur la poitrine avec sa main et dit : « Ô Allah ! Fais qu’il soit solide à cheval, qu’il conduise les autres dans la bonne voie, et qu’il y reste lui-même »[1].

Le Prophète r plaisantait et s’amusait avec ses Compagnons. Anas ibn Malik t rapporte : « Le Messager d’Allah r était le meilleur des hommes en conduite morale. J’avais un frère surnommé Abû Oumair. Le rapporteur du hadith dit : Je crois qu’il a dit : Il était sevré. Il dit : Lorsque le Messager d’Allah venait, il le voyait et disait : « Ô Abû Oumair, qu’a fait le petit oisillon ? » Il dit : Il jouait avec lui »[2].

Sa plaisanterie ne se limitait pas à la parole. Il plaisantait avec ses Compagnons par l’acte. En effet, Anas Ibn Malik t rapporte qu’un homme parmi les bédouins nommé Zâhir donnait des cadeaux du désert au Messager r puis le Prophète r lui procurait des choses nécessaires lorsqu’il voulait sortir. Le Prophète r dit : « En vérité, Zâhir est notre désert et nous sommes sa ville. » Un jour, le Prophète r vint le trouver pendant qu’il vendait ses marchandises. Le Prophète r l’enlaça par derrière alors qu’il ne le voyait pas. « Laisse-moi, qui es-tu ? » dit-il. Il se retourna et reconnut le Prophète r. Il ne se débattit plus pour dégager son dos de la poitrine du Prophète r quand il sut que c’était lui. Alors, le Prophète r se mit à dire : « Qui va acheter l’esclave ? » Il dit : « Par Allah, Ô Messager d’Allah, tu verras que je suis une marchandise invendable ». Le Prophète r lui dit : « Mais auprès d’Allah, tu n’es pas une marchandise invendable –ou bien il a dit : Cependant, tu coûtes cher auprès d’Allah »[3]       

Le fait de consulter ses Compagnons et de demander leurs avis concernant toutes les choses sur lesquelles il n’y a pas un texte de la révélation. Abû Houreira t rapporte : « Je n’ai vu personne consulter ses compagnons plus que le Messager d’Allah r »[4].

     La visite du malade, qu’il soit musulman ou mécréant. Le Messager d’Allah r s’enquerrait au sujet de ses Compagnons et lorsqu’on l’informait d’un cas de maladie parmi eux, il s’empressait de lui rendre visite lui et ceux de ses Compagnons qui se trouvaient avec lui. Ses visites ne se limitaient pas aux malades musulmans ; au contraire il visitait les malades parmi les non musulmans. Anas t rapporte qu’un garçon juif au service du Messager d’Allah r tomba malade. Alors l’Envoyé de Dieu r dit à ses Compagnons : « Allons chez lui, lui rendre visite ». Ils entrèrent chez lui pendant que son père était assis à son chevet. Le Messager d’Allah r lui dit : « Dis : Il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah. Ainsi, je pourrais intercéder en ta faveur le Jour de la Résurrection ». Le garçon se mit à observer son père et ce dernier lui dit : Ecoute ce que te dit Abû Qassim ! Il dit : Je témoigne qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah et je témoigne que Muhammad est le Messager d’Allah. Le Prophète r dit : «Louange à Allah qui l’a sauvé du feu de la Géhenne »[5].

     La gratitude et la récompense du bienfait. C’est lui en effet qui a dit : « Protégez quiconque demande votre protection au nom d’Allah. Donnez à quiconque vous demande au nom d’Allah. Répondez à l’invitation de quiconque vous vous invite. Rétribuez quiconque vous fait un bien, si vous ne trouvez les moyens de le rétribuer, priez pour lui au point d’avoir la certitude que vous l’avez rétribué »[6].

Son épouse Aïcha –qu’Allah soit satisfait d’elle- dit à propos de lui : « L’Envoyé d’Allah r acceptait les cadeaux et en rendait d’autres en échange »[7].

 5-      Son amour de l’intercession dans tous les domaines du bien et de la bonne action. Ibn Abbas t rapporte que le mari de Barîra était un esclave nommé Moghîts. « il me semble encore le voir se promenant derrière elle tout en pleurs et les larmes coulant sur sa barbe ». Le Prophète r dit à Abbas : « Ô Abbas, n’es-tu pas surpris de l’affection qu’a Moghîts pour Barîra et de l’aversion que Barîra éprouve pour Moghîts ? Tu devrais reprendre ton mari, dit le Prophète r à Barîra. –Ô Envoyé d’Allah, répondit-elle, est-ce un ordre ? –Non, reprit-il, j’intercède seulement. –Alors non, reprit Barîra, je n’ai nulle envie de lui »[8].

 

Muhammad le Messager d’Allah par Dr.Abdou-Rahman Al-Sheha



[1]               Al Boukhari.

[2]               Mouslim.

[3]               Ibn Hibban.

[4]               At-Tirmidzi.

[5]               Ibn Hibban.

[6]               Ahmad.

[7]               Al Boukhari.

[8]               Al Boukhari.

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