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La police allemande a annoncé vendredi 22 janvier que Tarek Belgacem n’avait pas de lien avec un quelconque « réseau islamiste ». Celui qui est surnommé « l'assaillant du commissariat du 18e » avait été abattu dans le quartier de la Goutte d'Or à Paris le 7 janvier dernier, date anniversaire des attentats de Charlie Hebdo.

D’après un rapport d’enquête, l’homme aurait couru au devant des policiers avec un hachoir de boucher en criant « Allah Akbar ». Les forces de l’ordre ont alors fait feu, puis auraient retrouvé sur lui un engin explosif factice ainsi qu’un papier mentionnant une allégeance à l'État islamique et une volonté de venger les attaques en Syrie. « Je suis Abou Jihad Tounsi, Tarek Belgacem », aurait-il été écrit sur ce document.

Tarek Belgacem, Tunisien de 24 ans, vivait jusqu’ici dans un foyer en Allemagne, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie. D’après ses parents, il s’est rendu à Paris pour récupérer son passeport et régulariser sa situation. Taoufik Belgacem, son père, a annoncé mardi 19 janvier qu’il portait plainte contre X pour homicide volontaire. Il exige des éclaircissements sur les circonstances de l’évènement. « Si on s'en tient à la thèse du parquet, elle explique qu'il a "exhibé" une hache. Est-ce que le fait d'exhiber une arme justifie de tuer quelqu'un ? Est-ce que c'est proportionné ? », expliquai alors Nasr Azaiez, l'avocat de la famille.

Dans une interview à Streetpress, Taoufik Belgacem affirme que son fils ne s’est pas radicalisé : « Mon fils n’est pas un terroriste. Il ne fait pas la prière, fréquente les filles, va en boîte, boit de l’alcool… Vous trouvez que c’est le comportement d’un terroriste ? ». Il a par ailleurs profité pour solliciter de l’aide : « Je demande aux témoins qu’ils se fassent connaitre et racontent la vérité. »

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