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Alors que le gouvernement rêve déjà de prolonger l’état d’urgence, le Conseil d’Etat vient de lever l’assignation à résidence de Halim. Ce musulman, chef d’entreprise, n’avait pas le droit de quitter sa ville depuis le 15 décembre, jour de sa perquisition.

La raison invoquée par le préfet était la présence de Halim dans un quartier de Paris proche du lieu d’habitation d’un journaliste de Charlie Hebdo. Une accusation gravissime qui pour le principal accusé n’aurait jamais eu lieu s’il ne portait pas la barbe. Ce dernier se rendait en fait chez sa mère souffrante qui habite le même quartier.

Depuis le 13 novembre, la France vit en état d’urgence. Plus de 3300 perquisitions et des centaines d’assignations à résidence ont été mises en place grâce à des mesures exceptionnelles qui permettent aux préfets de se passer de l’aval d’un juge. Les dérives sécuritaires et les erreurs de “casting” ont provoqué la montée de l’indignation au sein de la communauté musulmane et même au-delà.

L’ONU, par la voix de plusieurs experts des Droits de l’Homme, ou encore Amnesty International pointent du doigt des mesures disproportionnées et dangereuses la garantie de la préservation des droits et libertés individuelles. Malgré ces accusations graves contre la patrie des droits de l’Homme, Manuel Valls a indiqué que l’état d’urgence serait prolongé “aussi longtemps que l’organisation jihadiste Etat Islamique ne serait pas détruite”.

Quelques jours avant, François Hollande avait indiqué qu’il souhaitait voir l’état d’urgence prolongé tant que les nouvelles réformes constitutionnelles n’étaient pas adoptées.

 

 

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