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Ce matin, le « Parisien » département Essonne, a annoncé que le gouvernement avait formés 3500 personnes à détecter les individus radicalisés depuis plusieurs mois. Cette décision aurait été prise bien avant les attentats perpétrés à Paris en 2015.

3500 personnes sensibilisées aux signes de la radicalisation

 

Un dispositif de suivi pour relever les signes de radicalisation a donc été imposé à des milliers de cadres de la santé, de l’Education Nationale, d’élus, de fonctionnaires de la préfecture, d’assistantes sociales ou à des membres d’associations familiales, à travers une formation de plusieurs mois. Le ciblage de ces professions n’est pas anodin, ces personnes sont en constante relation avec des citoyens de tout âges et de différents sexes, un de ces agents auraient plus de chance d’être confronté à un présumé jihadiste ou à un terroriste. Or, c’est un sujet sur lequel « la préfecture doit rester discrète, comme l’a indiqué Bernard Schmeltz, préfet du département de l’Essonne en banlieue parisienne, selon lui « la discrétion est plus efficace ». Cette formation est dirigée depuis plusieurs mois par un ancien commissaire spécialiste des renseignements généraux, il doit enseigner sur les signes de la radicalisation: rupture avec la famille et les amis, bouleversement des habitudes vestimentaires et alimentaires, refus de recevoir des cours de science de la vie, ou encore flux de sms trop importants… En bref, une panoplie d’avertissements qui sont censés mettre la puce à l’oreille. De plus, des cours de géopolitique ont aussi été imposé (conflits au Proche et Moyen-Orient, différence entre sunnisme et chiisme, forces influentes dans la région etc.) afin que le contexte soit mieux assimilé.

 Différents profils élaborés

Durant la réunion d’information, plusieurs profils ont été dressé par le formateur, 4 précisément. Il y a d’abord le « Call of Duty », comme le célébre jeu video, c’est un garçon qui souhaite s’engager pour une cause quelconque à condition, avant toutes choses, de manier des armes. « Zeus », il correspond plutôt à un ancien délinquant, au lourd passé, qui sait facilement où trouver des armes. La « Mère Teresa », elle représente cette fille qui part en Syrie pour des raisons humanitaires. Et enfin, il y a le « Lancelot », « cet adolescent boutonneux au romantisme mal placé prêt à tout pour se faire accepter, quel que soit le groupe ». Le spécialiste du renseignement a toutefois précisé qu’il ne fallait pas focaliser sa vigilance sur les habitants de banlieue, de nombreux fugueurs provenaient aussi de zones rurales et venaient fraîchement de se convertir.

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